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 Le coût de la (non-)vie

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Von Essen
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Lun 23 Déc 2013 - 23:45

Salut !

Suivant ton aimable invitation, je poste mon avis sur cette longue histoire.

Je rejoins la plupart des avis déjà exprimés : ta qualité de narration va crescendo depuis le début de l'écriture, continue ainsi !  Cool 

Je prends le relai pour indiquer quelques fautes de frappe, certain que leurs jours sont à présent comptés : "vaincre ces vampires une bonne fois pour 'toutes' "

"Ce qui implique que si un homme tente de me séduire, tu ne réagisses pas."
'tu ne réagis' Le subjonctif ici n'est pas requis, il le serait dans le cas où tu dirais "il faut que tu ne réagisses pas".

"Tout comme tout nouveau père d’ailleurs."
'ton nouveau père' ? Surement une faute de frappe.

"Tu lui va beaucoup mieux qu’à une autre robe."
'Cette robe te va mieux qu'aucune autre' ? Sinon ça me parait étrange...

"C’est justement pour ça qu’aucun n’autre ne t’arrive à la cheville."
Aucun autre. La liaison fait le 'n' entre les deux.

"sa chambre, situé quelques mètres plus loin"
'située'

"comme le voulait les règles du savoir-vivre"
'le voulaient'

"sur lequel tu peux dormir"
'tu puisses dormir' De mémoire, le subjonctif s'applique en l'occurrence. Il est possible que je me trompe.

"C’est ici que notre ordre a été créé il y a de cela bien des décennies."
'de cela' est superflu dans cette phrase. Il est sensé désigner un autre événement particulier mentionné précédemment.

"« Là-bas se trouve le Fort du Sang. Notre forteresse. C’est ici que notre ordre a été créé il y a de cela bien des décennies. C’est là que nous allons. Nous l’atteindrons dans deux ou trois jours. Selon s’il faudra nous nourrir ou non au milieu. »
Ils pénétrèrent alors dans la forêt.
Le voyage dura dix jours. Les vampires et les trois nécromanciens n’avaient eu aucun souci à part quelques bandes de pillards qui avaient exterminées par les premiers."
'dans deux ou trois jours' et le voyage prend dix jours ? Est-ce une incohérence ou ai-je mal compris ?
'bandes de pillards qui avaient été exterminées'
De plus, tu devrais plutôt écrire 'n'eurent aucun souci', pour la concordance des temps.

"Et rien ne semblaient pouvoir les détruire."
'ne semblait'

"après qu’ils eurent démontés"
'démontés' cela existe vraiment ? J'apprends un nouveau verbe alors. Autrement 'ils eurent mis pied à terre' peut passer aussi.

"En effet, mais ce n’est pas une rais on"
'raison' -> faute de frappe


Petite remarque concernant les dialogues : j'adore les sourires, mais j'ai eu l'impression d'en voir un peu partout, ou plutôt deux fois de suite à chaque fois : "avec un sourire" ...... "avec un sourire"
Par exemple "lui rendant son sourire" rendrait la lecture plus agréable.


Voilà pour ça, la langue française pure et dure, je peux maintenant passer à la sémantique, fluff, RP, mes sujets favoris en somme  respect 

A propos de la lignée des dragons de sang : je n'ai pas encore eu le plaisir de voir une véritable démonstration d'honneur martial, mais je suppose que ça va bientôt arriver, vu les solides préparatifs au Fort de Sang !
Concernant les femmes au sein de l'ordre : loin d'être moi-même misogyne, n'y a-t-il pas un certain conservatisme parmi les chevaliers qui interdise l'accès à la gent féminine ? Après chacun y va de son propre style, naturellement, et je puis supposer que les prouesses martiales de Klara et de Mathilda leur valent leur place de plein droit.
Enfin, mes connaissance quelque peu limitées indiquent que les dragons de sang sont la faction la plus éparpillée des vampires (sauf peut-être les striges qui le sont encore plus...). J'ai lu dans l'extension JDR "Les Maîtres de la Nuit" que les chevaliers se baladent surtout en petits groupes, et ont des doctrines souvent différentes de celle prônée au départ par Walach Harkon, le fondateur. Je suppose toutefois trouver l'explication à cette dernière question... Dans la suite !

J'attends la suite ! Tout le monde dans le manoir d'Essen attend la suite !  Very Happy
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Gilgalad
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mar 24 Déc 2013 - 9:09

Déjà merci pour ta réponse  Very Happy  Ça fait toujours plaisir d'avoir un nouveau lecteur.  

Ensuite, en ce qui concerne les fautes, en effet elles ont eu un temps de vie limité après ta remarque. Mais je vais te répondre sur quelques unes.

Citation :
"Tu lui va beaucoup mieux qu’à une autre robe."
'Cette robe te va mieux qu'aucune autre' ? Sinon ça me parait étrange...
C'est un compliment qui veut dire que c'est Mathilda qui rend la robe belle et non l'inverse. Ce qui signifie que la fille en question est très belle puisqu'elle embellit tout ce qu'elle porte  Very Happy 

Citation :
"après qu’ils eurent démontés"
'démontés' cela existe vraiment ? J'apprends un nouveau verbe alors. Autrement 'ils eurent mis pied à terre' peut passer aussi.
Ici, "démontés" veut dire qu'ils sont descendus de leurs chevaux. En effet, on monte à cheval. De plus, je l'ai déjà vu dans plusieurs romans même si je ne me souviens plus lesquels.



Ensuite, je vais te répondre sur le fluff.
Pour les femmes au sein de l'ordre, il s'agit, pour Klara et Mathilda, d'exceptions. Comme tu l'as dit, ce sont leurs qualités au combat qui leur ont donné le droit de rentrer dans celui-ci. De plus, comme ils sont peu nombreux et que leurs capacités d'éveiller les morts sont moins bonne que celles des vampires de Sylvanie (même si elles restent plutôt bonnes). Il leur faut donc perdurer et pour cela ils ont du accepter quelques femmes. Cependant, il y en a très peu puisqu'elles ne combattent pas très souvent dans l'Empire et dans la Bretonnie. Et si c'est une entorse au fluff officiel, elle est volontaire.
En ce qui concerne les dragons de sang, en effet ils se baladent par petits groupes mais il ne faut pas oublier qu'ils sont rassemblés par les "chefs" de l'ordre. Ils se rassemblent donc au Fort du Sang, pour ceux qui le veulent du moins. De plus, leur forteresse est menacée par des orques. Et face aux événements agitant le Vieux Monde, ils décident de se rassembler dans cet endroit plutôt sûr.

Et je ne t'ai rien révélé sur la suite quand même  Whistling 



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Von Essen
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mar 24 Déc 2013 - 10:16

Ce fut un plaisir 😉

Je retiens "démonter", cela pourrait m'être utile.

Niveau fluff, je me suis rappelé d'un détail poignant : les connaisseurs pourront me détromper, mais il me semble que la chasteté faisait partie des préceptes imposés par Walach Harkon à ses chevaliers. Par la suite, la ramification des doctrines fit que ce principe fut souvent mis de côté, mais je te le dis car cela pourrait par exemple t'aider à décrire un dragon de sang totalement puritain, ou puriste, enfin, tu vois le genre.

Par ailleurs, je ne suis toujours pas convaincu par le compliment d'Erik : si sa fiancée embellit tout ce qu'elle porte, pourquoi une robe lui irait mieux qu'une autre ?
Je souhaite que les compliments faits à mademoiselle Mathilda soient parfaits ! 😆
Je m'en remets au jugement d'Arken, qui doit bien connaître les bons moyens de complimenter une jeune vampire 😇

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Von Essen
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mar 24 Déc 2013 - 10:18

P.S. zut, les smileys de ma tablette ne passent pas. Il doit y en avoir, ne vas surtout pas croire que mon commentaire est dénué d'humour ! Smile

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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mar 24 Déc 2013 - 12:29

Citation :
la ramification des doctrines fit que ce principe fut souvent mis de côté, mais je te le dis car cela pourrait par exemple t'aider à décrire un dragon de sang totalement puritain, ou puriste, enfin, tu vois le genre.
Merci beaucoup. Il y en aura comme ça mais pas dans l'immédiat.

Sinon pour les compliments à Mathilda, je m'en remettrai aussi au jugement d'Arken, la seule fille que je complimente dans la vie réelle étant ma sœur.

Et pour les smileys, je les voie sur mon téléphone portable mais pas sur mon ordinateur portable. De toute façon j'avais compris qu'il y avait de l'humour dans ton message.



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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mar 24 Déc 2013 - 12:42

Bien bien.  Innocent 

J'espère que le calme avant la tempête laissera vite place aux affrontements sans merci qui sont tant valorisés au Fort du Sang !

Von Essen

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Arken
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mer 25 Déc 2013 - 12:33

J'ai rattrapé mon léger retard  Mrgreen

Alors, pour la forme, voilà quelques remarques :
Le dernier texte de la page 2, j'ai trouvé une ch'tite faute qui fait mal aux yeux. Tu as marqué "allez" au lieu de "aller". Après, comme dit, tu répète souvent 'avec un sourire'. Et dans les liens logiques entre tes phrases, tu utilises souvent 'alors'. Je trouve ça dommage car ça fait des répétitions alors qu'il existe plein d'autres moyens de connecter tes phrases entre elles (d'ailleurs, j'avais aussi repéré une répétition de 'cependant' qui apparaît dans deux phrases à la suite). Et dernier point de syntaxe : dans un dialogue, tu dois mettre une virgule pour séparer le discours de l'enclise. Sinon, il y a un problème de clarté entre le dialogue et le récit. Exemple (hors texte) :
- Je suis sûr que tu le feras, dit-il.
- Je l'espère aussi, répondit-elle, mais ce sera une rude épreuve.
Quand le verbe-enclise est en fin de réplique, c'est une virgule puis un point. Quand il est au milieu, il est séparé par deux virgules. Enfin, petit détail, quand une réplique se finit par ? ou ! il n'y a pas besoin de virgule pour l'enclise de fin.

Voilà. Maintenant le problème de forme sur la robe...  Mrgreen 
Je vois ce que veut dire Gilgalad, mais Von Essen a aussi raison. La façon dont tu l'as écris Gilgalad nous donne l'impression qu'il complimente la robe et que Mathilda n'est au final qu'un objet servant à la rendre plus belle. Ce qui abouti à un compliment assez ambiguë  Happy 
Alors soit il y a la solution classique proposée par Von Essen du style "cette robe te va à ravir"
ou alors la solution tarabiscotée qui permet de respecter ton idée : "Ta beauté a réussi a embellir cette robe d'apparence banale" ou une autre phrase du genre.

Sinon je trouve que ton style se fluidifie de plus en plus et devient plus cohérent. Avant on avait du mal à tout saisir à cause d'un manque de détail, de réaction ou encore à cause d'une scène pas assez développée. Mais maintenant tu as réussi à faire progresser tes personnages et leur déplacements avec plus de finesse.

Bref, j'attends de voir que vont décider tous ces Dragons de sang réunis au même endroit...
La suite !  Clap

Edit : 1000 messages, roi revenant !  Rock & Roll banane banane 

_________________
Les mots sont un don. Les mots sont une arme. Les mots ne se gaspillent pas. P.B.
"Despierta y ponte a soñar"
Ceux qui ne croient pas en la magie ne la trouveront jamais.
Spoiler:
 


Dernière édition par Arken le Mer 25 Déc 2013 - 13:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mer 25 Déc 2013 - 13:47

Déjà merci de m'avoir lu. Ça fait toujours plaisir.

Merci beaucoup pour le petit point sur les enclises.
Vu que les remarques étaient bien faites, notamment pour la robe, j'ai édité le texte pour suivre des conseils.

En ce qui concerne les répétitions, je les chercherais plus tard en détail et y ferai attention dans la suite en cours d'écriture.

Pour le style qui se fluidifie etc..., on peut dire que le "métier" commence à rentrer. En fin, à mon niveau bien sûr.

Pour la suite, en ce qui concerne la décision des dragons de sang, il faudra attendre un peu. Cela ne sera pas dans la prochaine suite ni probablement dans la suivante.


Gilgalad
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Ven 31 Jan 2014 - 14:49

Avec un peu de retard (environ trois semaines), je vous présente la suite de mon récit. Tout commence à se mettre un peu en place. Il y a un peu d'action, mais l'essentiel de celle-ci sera non pas dans les suites suivantes (à l'exception de la prochaine).

Comme d'habitude, vous pouvez critiquer en bon et en mauvais, du moment que c'est justifié, tout comme me signaler les fautes que j'aurais louper au bout de six relectures plus celles intermédiaires.

Trêves de bavardages et voici la suite promise il y a un peu plus d'un mois :




CHAPITRE 4 :


« Comme vous le savez probablement tous, les comtes de la Sylvanie rassemblent à nouveau leurs armées. Il nous faudra donc déterminer notre camp. Cependant, ce n’est pas à l’ordre du jour. En effet, une grande armée de peaux-vertes se dirige droit sur le Fort. Comme vous le supposez certainement tous, le Fort doit rester entre nos mains et non tomber dans celles de peaux-vertes incapables de nous égaler à tous les points de vue. Je vous demande donc à tous et à toutes, dit-il en regardant les quelques femmes de l’assemblée, de prendre part à la défense de cette forteresse contre cette armée nous attaquant. Ils seront là en début de journée. Cependant, certains des nécromanciens présents vont invoquer des nuages pour masquer le Soleil et ainsi nous permettre de nous battre en pleine journée. En effet, ils ne vont pas attaquer de nuit, mais de jour. »
Cependant, la demande avait été prononcée sur un ton n’admettant aucune fuite du Fort. Et tous les vampires présents l’avaient bien compris.

Les créatures de la non-vie se séparèrent alors et partirent dans leurs chambres respectives afin de se reposer et de se préparer à la bataille du lendemain. Une fois arrivés à la leur, Erik et Mathilda virent qu’une roue destinée à aiguiser les épées avait été placée au milieu de leur chambre. Chacun enleva alors à l’autre son armure avant de passer à tour de rôle au niveau de la roue. Tout cela se fit en silence. En effet, cela allait être la première fois depuis leur transformation qu’ils allaient être dans une bataille. Après avoir terminé, ils allèrent se reposer pour tenter de trouver un sommeil  qui aurait bien du mal à venir.

L’astre éclairant le monde était à peine levé quand Erik et Mathilda furent tirés de leur somme. Chacun avait l’impression de ne s’être reposé que quelques minutes. Un serviteur apparemment humain était entré dans la chambre et leur dit d’un ton exprimant l’urgence :
« Mes seigneurs, il faut vous préparer au combat le plus vite possible, l’ennemi est déjà devant la place.
_D’accord, va dire à nos pères que nous arrivons dans quelques minutes, lui répondit Erik avec un air ensommeillé. »
Le serviteur repartit aussitôt dans le couloir en prenant soin de refermer la porte derrière lui. Les deux vampires se rincèrent le visage afin de se réveiller totalement avant de s’équiper entièrement. Cependant, ils laissèrent leurs arcs dans l’armoire. En effet, peu de vampires en portaient. Ils ne seraient pas d’une grande utilité pendant la bataille à venir. Lorsqu’ils sortirent de leur chambre, ils virent que leurs pères étaient déjà près. Ils se dirigèrent alors vers les remparts Sud de la forteresse. Ceux-ci étaient orientés vers une partie de la vallée. En arrivant sur ces derniers, Erik et Mathilda furent estomaqués. La vallée était littéralement recouverte de peaux-vertes. Au moins soixante mille étaient présents. Le vampire le plus récent se tourna alors vers son père. Il lui demanda d’un ton inquiet :
« Combien va-t-on être face à ceux-là ?
_A peine deux cent cinquante. Mais cela sera largement suffisant. Je te conseille d’ailleurs de ne pas goûter au sang de gobelin.
_Pourquoi donc ?
_Il est infect. Et ne t’inquiète pas. Nous arriverons à les repousser. Personne ne nous a jamais détruits entièrement. »
Il adressa un sourire rassurant à son fils. Cependant celui-ci ne le crut pas entièrement. Mais il trouva vite quelque chose d’autre pour s’occuper l’esprit. En effet, l’armée d’orques et de gobelins avançait vers les remparts.

Ce fut comme une immense vague se lançant à l’assaut d’un petit rocher. A plusieurs endroits, on pouvait voir de très grandes échelles. De temps en temps, des rochers étaient lancés vers les remparts et « tuaient » une dizaine de squelettes à la fois.  Mais rapidement les orques parvinrent sur les remparts. Malgré les renforts des morts, les vampires ne pouvaient être partout à la fois. Les peaux-vertes finirent par mettre le pied sur les remparts non loin d’Erik et de Mathilda. Ces derniers se battaient côte-à-côte. Cela ne faisait qu’une heure qu’ils se battaient mais ils étaient déjà entourés d’orques morts. Aucun des deux ne réfléchissait vraiment à ce qu’il faisait. Ils se contentaient la plupart du temps de tailler les orques en pièce avant qu’ils n’aient le temps de frapper. Quand un orque essayait de les frapper, ils se contentaient d’esquiver le coup et de le tuer dans le même mouvement. A la faveur d’une petite pause dans les combats ils purent évaluer la situation dans la quelle était la forteresse. Dans l’ensemble, ils tenaient les murs sans problèmes. Chaque vampire tuait des dizaines d’orques et de gobelins, mais cela ne suffisait à faire pencher la balance en leur faveur. Les vents de magie n’étaient pas assez forts pour assurer un renouvellement permanent des squelettes. Un certain nombre de vampires  avaient été tués par le nombre et ne se relèveraient jamais. Chacun d’eux était irremplaçable. Les orques étaient beaucoup trop nombreux. Mais les vampires ne l’étaient pas assez pour espérer vaincre facilement leurs ennemis. Il leur fallait un exploit permettant de les vaincre et ne par conséquent ne pas être obliger de tous les tuer.

Les peaux-vertes revinrent à la charge. Toutefois, Erik remarqua quelque chose. Ces orques avaient une peau plus foncée que les autres. Il comprit que c’était une troupe d’élite car tous les peaux-vertes aux alentours se battaient bien mieux depuis leur arrivée. Mais cela n’affecta guère le jeune vampire. Il avait commencé à se battre à l’âge de cinq ans. Un regard sur le côté l’informa qu’Erkan était gravement blessé. Celui-ci avait laissé tomber son bouclier et tenait son bras gauche contre son corps. Son heaume était tombé au sol et sa tête présentait de nombreuses blessures. Son armure était méconnaissable tellement elle était cabossée par les coups de leurs ennemis. C’est alors qu’un rugissement éclata. Un orque plus grand que les autres était apparu au milieu des orques noirs. Sur sa gauche, un autre orque sombre portait un grand étendard représentant  probablement un dieu. Le premier cria alors sur Erik :
« Affronte-moi ‘spèce de sale mauviette ! »
Celui-ci monta alors la garde de son épée jusqu’à son menton pour saluer l’orque et ainsi signifier son défi était accepté. Autour d’eux, les orques noirs et les squelettes arrêtèrent de se battre.

Toutefois, Mathilda se jeta sur celui qui tenait la bannière. Le grand orque se jeta sur Erik en tenant sa hache levée au-dessus de sa tête. Le vampire fit un léger pas de côté tout en levant son épée vers les aisselles de son ennemi. Juste au point faible de son armure. Le seigneur des orques passa alors derrière Erik qui s’était déjà retourné et frappa trois fois celui-ci au niveau du dos. Son adversaire tomba alors au sol. Des flots de sang s’échappaient de ses blessures. Une seconde après, le porteur de l’étendard le suivait dans la mort, décapité par Mathilda. Voyant le chef et son étendard personnel de l’armée peaux-vertes tomber, les vampires se ressaisirent et chargèrent une nouvelle les rangs ennemis. Si les orques noirs chargèrent de nouveau les squelettes, ce ne fut pas le cas des orques les plus proches. Ceux-ci s’enfuirent à toutes jambes. Une fuite entraînant une autre, ce fut bientôt toute l’armée assiégeante qui s’enfuyait des remparts du Fort du Sang, à l’exception des quelques régiments composés d’orques noirs. Ces derniers furent alors attaqués de toutes parts par les squelettes et les vampires revanchards. La horde finit par s’enfuir de la vallée en direction des terres de Bretonnie. Lorsque Mathilda tua le dernier orque noir, un silence de mort s’abattit sur la forteresse.

De nombreux vampires étaient blessés. Et certains très gravement. Erkan faisait partie de ceux-là. Herman se dirigea alors vers lui et le ramena vers la commanderie. Klara rejoignis alors son frère et sa future belle-sœur. Elle aussi paraissait indemne. Toutefois, Erik pouvait lire aisément sur son visage qu’elle était exténuée. Ils se mirent alors en route pour le réfectoire.


C’est alors qu’ils virent le prix payé par les seigneurs de la nuit pour cette victoire. Malgré leurs capacités de régénération rapide, de très nombreux vampires portaient des bandages à divers endroits. Aucun n’avait son armure intacte. C’est alors que le même vampire qui les avait prévenus de l’attaque la veille apparut. Le silence se fit rapidement dans la salle. Erkan, l’air très faible et  Hermann apparurent alors à ses côtés. Ce dernier avait l’air de se soucier de son ami et le soutenait. Le plus vieux des vampires prirent alors la parole.
« Aujourd’hui, nous avons remporté une grande victoire. Cependant, nombre d’entre nous ont péri au-delà de tout retour. Si les pertes des squelettes peuvent être facilement comblées, ce n’est pas le cas de nos frères d’armes. Deux seigneurs des dragons ont péri aujourd’hui. Deux autres dragons doivent donc les remplacer. Moi, Walach Harkon, devant le courage, le talent et l’honneur dont ils ont fait preuve, ai décidé de nommer Mathilda Mörderin et Erik Kranowski seigneurs des dragons de sang. Que les deux concernés s’avancent. »
Les deux vampires nommés étaient abasourdis. Qu’ils soient désignés comme des h »ros de la bataille par le commandant de l’ordre était un honneur immense. Qu’ils soient nommés seigneur des dragons l’était encore plus. Les autres vampires s’écartèrent devant eux leur traçant un chemin jusqu’à leur commandant. Les deux fiancés s’avancèrent alors lentement. Pour Erik, cela lui semblait être comme dans un rêve. Ils avançaient lentement, très lentement vers l’estrade. Osant à peine croire l’honneur qui leur était fait par le plus grand d’entre eux. Car ils n’ignoraient point que Walach descendait directement d’Abhorash. Le premier des Dragons de Sang. Lorsqu’ils atteignirent l’estrade, celui-ci leur souri, puis les fit monter à côté de lui.  Il les fit alors agenouiller. Il dégaina son épée et la leva face à son visage. Puis il la posa alternativement sur les épaules d’Erik puis sur celles de Mathilda. Puis, il fit venir deux servants humains. Ces derniers  portaient chacun un coussin. Sur ceux-ci étaient posés une épée. Le seigneur de l’ordre fit alors relever les deux jeunes vampires et détacha leurs épées de leur flanc d’un seul geste.  Il prit alors une épée sur un coussin et la donna à Hermann. Celui-ci s’agenouilla alors devant son fils et plaça l’arme sur son flanc puis se releva. Walach donna alors l’autre lame à Erkan, qui répéta les gestes de son ami devant sa fille. La cérémonie était maintenant terminée. Les autres vampires se dispersèrent alors vers leurs chambres respectives.  

Toutefois, le chef de leur ordre n’en avait pas fini avec eux. Il les conduisit dans l’armurerie de la forteresse. Il les arrêta et se tourna lors vers eux en leur disant :
« Je sais que vous êtes étonnés de l’honneur que je vous ai fait. Mais je n’ai pas perdu une miette de vos duels respectifs. L’ordre a besoin de guerriers de votre trempe. Les épées offertes sont enchantées. La tienne Erik, te donne la force d’un dragon de feu. La tienne Mathilda t’offre une rapidité sans commune mesure et qui ne peut être égalée que par très peu de monde sur cette planète. Si je vous ai amené ici, c’est pour que vous preniez une armure aux couleurs de l’ordre que choisirez demain. Je dois vous confier ce qui se passe réellement en ce moment. »
Les deux fiancés se mirent alors à écouter attentivement.

« Comme vous le savez, Mannfred Von Carstein est très probablement de retour. En fait, tout laisse à croire qu’il l’est. Cela implique quelque chose. Il va nous falloir choisir un camp. Ou nous nous allions avec le Comte, ou nous nous allions avec l’Empire, ou nous ne faisons rien et restons ici. I faut que vous sachiez que nous ne visons pas encore, la destruction de l’Empire. En effet, s’il tombe aux mains du chaos, plus rien ne nous protègera de ces forces-là et nous serons loin d’être assez nombreux pour les repousser. S’il tombe aux mains de Mannfred, cela pourra dépendre de notre position durant la guerre.
Si nous luttons contre lui, nous pourrons appuyer les forces impériales soir contre le chaos, soit contre les comtes de Sylvanie. De plus, nous serons alors alliés au Lahmianes. Dans tous les cas, nous ne pourrons nous battre aux côtés des impériaux sans quoi ils nous attaqueraient.
Si nous luttons avec lui, l’Empire sera sûr de tomber. Toutefois, nous serons alors obligés d’affronte les forces du Chaos même si nous serons beaucoup plus fort qu’avant. En revanche, on s’aliénera les Lahmianes et un certain ombre de peuples dont les hauts elfes, ce qu’il vaut mieux éviter de faire.
C’est pourquoi je suggère que l’on soutienne l’Empire. Du moins pour le moment. Après, nous serons tranquilles pour l’attaquer. »

Un long silence s’abattit sur la pièce. Erik et Mathilda réfléchissaient. Le premier prit alors la parole :
« Vous avez raison. De plus, il n’a jamais été réellement l’allié des Dragons de Sang. Je suggère que l’on envoie quelques-uns en Sylvanie pour combattre certains de ses lieutenants. Pendant ce temps, d’autres iront au Nord pour ralentir les forces des dieux du Chaos. Les autres resteront ici pour garder la forteresse et empêcher une invasion venant du Sud de contrecarrer nos plans.
_Je rejoins totalement Erik, continua Mathilda. Toutefois, les éventuelles troupes levées devront l’être le plus près possible de l’éventuelle bataille. Et ce à chaque fois afin d’éviter de se faire facilement repérer. Toutefois, nous pourrons garder une épine dorsale pour éviter d’avoir trop de troupes à lever. De plus, nous serons beaucoup plus fort puisque si ne défaisons les forces de Mannfred, nous pourrons les relever, ainsi que les impériaux et serviteurs du chaos tombés, pour les utiliser contre l’Empire.
_Je vois que vous avez bien réfléchi à la question. Comme vos parents respectifs étaient du même avis, nous nous battrons donc contre les Von Carstein et le chaos. Toutefois, il  faut que vous sachiez que nous ne pourrons pas obliger les autres Dragons de Sang à se battre. Ils pourront même rejoindre nos ennemis s’ils le veulent. Même si cela sera peu probable je le sais. Maintenant, il nous faut prendre du repos, car nous devrons annoncer cela demain aux autres. » Les trois vampires sortirent alors de la salle avant de se diriger vers les chambres.
Sur tout le long du chemin, les deux fiancés réfléchissaient. Les décisions prises ce soir pouvaient changer le cours de la guerre. S’ils n’allaient pas affronter Archaon et son armée directement, en revanche, ils allaient affronter certains de ses lieutenants ou des démons majeurs des dieux sombres. Ils pourraient également rencontrer des serviteurs des Von Carstein sur leur route puisqu’ils devraient passer par la Sylvanie. Lorsqu’ils arrivèrent à leur chambre, ils virent qu’une cruche remplie de sang frais avait été disposée à leur attention sur la petite table. Chacun débarrassa l’autre de son armure avant d’aller s’asseoir près de celle-ci. Cependant, ils allèrent rapidement se coucher, fatigués d’avoir dû se battre une majeure partie de la journée. En se glissant sous leur épaisse couette, Mathilda se mit en position fœtale avant de se blottir contre Erik. Cela lui tira un sourire attendri même si sa fiancée ne pouvait le voir. Il lui murmura alors à l’oreille :
« Je vois que les années ne t’ont pas changée. Tu adoptais toujours le même comportement quand on se couchait ensemble le soir après les escarmouches ou les batailles. Surtout si on avait perdu des hommes.
_Déformation amoureuse. C’est à cause de toi. Ce n’est pas de ma faute si j’ai toujours trouvé que tes bras étaient réconfortants après une bataille.
_Comment ça ?
_Ils m’aident toujours à ne pas penser à ce qui s’est passé pendant celle-ci.
_Si tu le dis »
La conversation retomba après cette phrase. Quelques minutes après, Erik entendit la respiration de Mathilda devenir plus régulière. Il la sera encore un peu plus, et se laissa entraîner dans un profond sommeil.


Erik se réveilla en ayant l’impression de n’avoir jamais aussi bien dormi. Il senti qu’il avait passé une jambe par-dessus celles de Mathilda tandis qu’une jambe de cette dernière était passée entre les siennes. Il ne pouvait donc se lever sans la réveiller. Quelques secondes plus tard, il vit les yeux de sa fiancée le regarder. Elle lui demanda alors :
« Bien dormi ?
_On ne peut mieux. On va se lever non ?
_D’accord. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Ils se levèrent rapidement avant de passer une tunique pour faire un peu de toilette. Après celle-ci, ils mirent chacun une tenue d’apparat qui avait été placée dans leur armoire. Pour Erik, elle était constituée d’un pantalon rouge sang et d’un haut de la même couleur. Sur celui-ci, était brodé un dragon doré. Pour Mathilda, c’était une robe à manches longues de la même couleur que la tenue d’Erik. Sur celle-ci avait été brodé un dragon de couleur argent. Après avoir arrangé la coiffure de sa fiancée en une couronne sur sa tête, et prit chacun leur épée, ils sortirent de leur chambre pour gagner la salle commune servant de réfectoire. Ils ne croisèrent personne dans les couloirs. Tout le monde semblait être là-bas.

Ils arrivèrent par derrière l’estrade et montèrent dessus. Ils arrivaient juste au moment où Walach venait d’expliquer la décision prise par les différents seigneurs des dragons. Celui-ci demanda alors à l’assemblée :
« Que tous ceux qui veulent nous aider restent. Tous les autres, qu’ils ne veulent pas participer ou qu’ils veulent rejoindre les Von Carstein quittent immédiatement la salle. »
Personne ne quitta la pièce. Le commandant de l’ordre décida alors de répartir les chevaliers par groupes. Chaque ancien guerrier commanderai un plusieurs groupes selon son ancienneté et sa mission. Erik et Mathilda se virent confier une armée qui devra passer par la Sylvanie pour détruire un château et le vampire qu’il contenait. Puis ils devront remonter vers le Nord Pour passer par les Montagnes du Bord Du Monde pour aller affronter un seigneur du chaos voulant probablement prendre à revers l’Ostermark. Après avoir terminé la répartition des tâches, Walach leur donna jusqu’au lendemain pour se préparer pour ceux qui devaient partir le plus vite possible. Il se tourna ensuite vers les deux plus jeunes vampires de l’assemblée. Il leur dit de le suivre jusqu’à l’armurerie pour choisir leur armure.

Une fois arrivés là-bas, ils essayèrent plusieurs armures. Ils finirent par prendre deux armures totalement identiques si ce n’est la taille. En effet, celle d’Erik était légèrement plus grande que celle de Mathilda. Puis ils repartirent vers le centre de la forteresse où ils devaient retrouver les chevaliers et les nécromanciens qui les accompagneraient pendant leur traversée vers le Nord. Walach les introduisit dans une pièce ayant probablement servi de salon d’apparat lorsque des humains occupaient encore le Fort. Les vampires déjà présents étaient assis sur des fauteuils en soie brodée. Les nécromanciens, au nombre de deux, qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau, étaient, quant à eux, assis sur un sofa. Cependant, ils se levèrent tous dès qu’ils les aperçurent. Ils décidèrent alors de se présenter aux nouveaux arrivants. Les chevaliers étaient au nombre de cinq. Ils se nommaient Karl, Richard, Kristian, Sigismund et celui que si présenta comme leur chef, Vlad. Les deux nécromanciens se présentèrent comme étant des jumeaux et se désignèrent comme étant Dyris et Valianar. Tous deux étaient originaires de Tillé. Les deux fiancés s’assirent alors sur le deuxième sofa de la salle, Walach les laissant faire connaissance avec les autres.  Erik prit alors la parole :
« Bonjour à tous. Si jamais il y en a parmi vous qui décide de ne finalement pas nous suivre, il part sur le champ. Sinon, vous resterez jusqu’à ce notre mission sera terminée. En cas de trahison de qui que ce soit, vous regretterez d’avoir accepté de servir les Dragons de Sang. Alors, est-ce que vous voulez rester ou partir ?
_Nous restons, répondirent les concernés les uns après les autres.
_Bien, Mathilda et moi allons vous dévoiler les grandes lignes de notre voyage.
_La première étape sera d’aller jusqu’en Sylvanie en passant par le Reikland, commença-t-elle.
_Puis nous remonterons vers le nord le long des montagnes du Bord Du Monde. Ensuite, nous les traverserons pour attaquer une forteresse d’un des lieutenants d’Archaon. Des questions ?
_Quelle sera notre mission ? demanda Valianar
_Votre mission et celle de votre frère sera de nous aider à lever des troupes et à les maintenir. D’autres questions ? »
Personne ne répondit.
« Bien, nous partirons demain matin. Je veux que vous alliez vous reposez et que vous vous prépariez à partir juste avant le lever de soleil. »
Ils partirent tous et se dépêchèrent de retourner là où ils logeaient afin de se préparer pour le départ.

Mathilda se tourna alors vers son fiancé et lui sourit. Celui-ci lui retourna son sourire. Elle se mit alors à éclater de rire. Rire, qui fut aussitôt suivi de sien. Ils continuèrent ainsi pendant quelques minutes. Heureux d’avoir cru qu’ils ne permettraient pas la moindre petite contestation ou idée de la part de leurs suivants.
Une fois qu’ils eurent sécher leurs larmes, ils allèrent au réfectoire pour se nourrir de sang sur des personnes apportées par des serviteurs. Puis ils rejoignirent leur chambre. Une fois arrivés, ils commencèrent à ranger leurs affaires pour le voyage. Chacun prit une tunique de rechange dans ses affaires. Ils préparèrent également leurs affaires pour le lendemain. Erik posa ainsi son armure complète, son épée, son bouclier, son arc et son carquois sur un fauteuil, le tout revêtu de la tunique qu’il mettrait le lendemain  et de sa cape. Mathilda fit de même mais en posant les sien sur la table. Puis ils se couchèrent dans la même position que la veille.

Ils furent réveillés par un serviteur vers six heures du matin. Les deux fiancés se levèrent alors et s’habillèrent en silence. Une fois prêts, ils descendirent dans la cour du Fort pour récupérer leurs montures. Les cinq chevaliers de sang et les deux nécromanciens les attendaient déjà. Deux squelettes amenèrent alors les deux chevaux et les donnèrent aux fiancés. Ces derniers montèrent alors sur leurs montures respectives et prirent la direction des portes. Les cinq chevaliers de sang se rangèrent derrière eux et les deux nécromanciens fermaient la marche. Lorsqu’ils franchirent les portes et prirent la route de Nuln, le soleil n’était pas encore levé.




C'est fini pour le moment. La suite arrivera avant le début du mois de mars. En y pensant, j'aurai moins de jours que pour celle-là. Ce qui fait que je vais devoir tenir mon rythme d'écriture pour une fois  Ermm 
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Ven 31 Jan 2014 - 22:11

Ce service vous est offert par Corbeau Air Lines

Cher Gilgalad,

Vu que je ne vois pas d'autre solution pour l'instant, j'attends le dragon avec impatience.

Pour la suite du récit que tu m'as envoyée, j'ai eu, je dois l'avouer, quelques soucis à saisir la suite des événements, mais pour les commentaires qui vont suivre, il s'agit strictement de mon avis personnel, sans aucune offense intentée : l'histoire m'a semblé avancé à un rythme effréné : le conseil, la nuit, la grosse baston, la promotion, la cérémonie, la nuit, le départ. Peut-être quelques descriptions des lieux, insertions de pensées ou une description plus détaillée de l'assaut pourraient mieux contribuer à mettre à de l'ambiance dans ton récit. Ou alors, tu aurais pu à un moment prendre un autre point de vue, celui des orques par exemple.
Par ailleurs, je pense que la promotion d'Erik et Mathilda est arrivée un chouia trop vite, même si je n'ai aucune idée de la manière de répartir les grades parmi les dragons de sang.
Et j'aimerais un peu plus de clarifications dans les motivations diplomatiques de Walach Harkon. Il prend carrément les lahmianes en compte ? Et pourquoi pas les nécrarques ou les striges ? Enfin, pour moi ça semble un tout petit peu confus.

Je laisse les appréciations de fautes de frappe de côté cette fois-ci, mon bout de parchemin n'étant pas assez grand.

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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Ven 31 Jan 2014 - 22:29

Citation :
Par ailleurs, je pense que la promotion d'Erik et Mathilda est arrivée un chouia trop vite, même si je n'ai aucune idée de la manière de répartir les grades parmi les dragons de sang.
Je considère que cela se fait au mérite puisqu'ils considèrent que la valeur au combat prime par-dessus tout.

Citation :
Et j'aimerais un peu plus de clarifications dans les motivations diplomatiques de Walach Harkon. Il prend carrément les lahmianes en compte ? Et pourquoi pas les nécrarques ou les striges ? Enfin, pour moi ça semble un tout petit peu confus.
Si je révèle tout d'un coup, je crois que cela n'aura plus d'intérêt. Non ? Si tu es patient, tu le sauras. Du coup, je te donne quelques hypothèse, soit il ne les considère pas comme dangereux, soit il veut s'en occuper à un autre moment. C'est à toi de pronostiquer ce qui est la bonne chose.

Citation :
l'histoire m'a semblé avancé à un rythme effréné : le conseil, la nuit, la grosse baston, la promotion, la cérémonie, la nuit, le départ. Peut-être quelques descriptions des lieux, insertions de pensées ou une description plus détaillée de l'assaut pourraient
Je sais que j'aurai pu faire beaucoup mieux à ce niveau et c'est ce que j'avais voulu faire au début. Mais j'ai décidé de décrire tout cela à travers les yeux des deux personnages principaux. Quant aux diffrents points de vue, cela viendra plus tard (notamment dans la prochaine suite dont l'écriture a commencée ce soir).

Et la dragon vole. Mon parchemin étant un peu plus long, j'ai pu te faire une réponse un peu plus longue. Le dragon arrivera dans une deux ou trois heures.
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Dim 2 Fév 2014 - 15:00

Fais assez attention aux fautes de frappes, surtout dans la première moitié  Tongue 

C'est vrai que je suis de l'avis de Von Essen. Un peu plus de description des scènes et un approfondissement des pensées des persos à certains moment amèneraient plus de brillant à ton récit.

Mais sinon, j'aime toujours ton histoire et j'attends la suite  Shifty

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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Dim 2 Fév 2014 - 15:05

Citation :
C'est vrai que je suis de l'avis de Von Essen. Un peu plus de description des scènes et un approfondissement des pensées des persos à certains moment amèneraient plus de brillant à ton récit.
Ce sera le cas juste après, il y aura aussi l'introduction de d'autres personnages.

Sinon, message reçu pour les frappes, je corrige demain après-midi pour ce texte là.
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Sam 15 Fév 2014 - 19:21

pouf pouf

Je ne sais trop part où commencer car, désolé de te blesser, j'ai eu un peu de mal à tout lire

La qualité d'écriture c'est clairement amélioré depuis le chapitre un, mais j'ai énormément de mal à m'imprégner des différents personnages. Nous avons eu une bonne description d'Erik puis rien pour tout les personnages suivants.

Comme les premiers commentaires le soulignaient, ton aventure est écrite de façon "hachée" et c'est l'une des raisons pour lesquelles il est difficile de rentrer dedans. Je vais prendre comme exemple que tes premiers textes, mêmes si cela c'est moins senti par la suite et donc ne reflète pas bien tes progrès. Cela sera plus flagrant et tu pourras mieux saisir ce sur quoi je mets le doigt pour t'améliorer. Après tout c'est en forgeant qu'on devient forgeron et l'écriture suit cette règle.


Lors de sa fuite notamment, tu as fait passer les jours très rapidement avec 2-3 événements dont on cherche le lien avec l'intrigue. Il a tué un écureuil. A dormis attaché à un tronc. A croisé une troupe d'orques, tué un gobelin sur warg et fissa a+ les peaux vertes. Non pour accrocher il faut de la fluidité dans le texte. Autant on ressent que tu as des idées (manger de l’écureuil ??) dont certaines à conserver (s'attacher au tronc pour dormir sereinement) mais pour l'organisation il faudrait plancher davantage.

De plus, suite à ces premiers événements, Erik n'a pas l'air si perturbé par le sort de sa famille. Il rencontre Klara et aller hop pourquoi pas la suivre, le lendemain penser à elle sous un autre angle, le jour suivant décimer par paire de l'homme-bête jaillit de nulle part, puis encore le suivant être mordu et ne trouver à déclarer que ok père ou presque.

Du coup, pour les chapitres suivants, j'ai l'impression d'avoir des personnages plus où moins issus du même moule, des automates qui agissent plus ou moins de la même façon avec très peu de différences les uns des autres si ce n'est leurs noms.


C'est dommage car malgré ces défauts on sent que tu es motivé à partager quelque chose avec nous, à nous montrer qui est Erik et que son aventure mérite d'être écoutée.

Même si tout ce que je dis là est dur - ça l'est assurément j'en suis conscient - tu as le potentiel pour produire d’excellents textes. La motivation et la rigueur sont des atouts à ne pas négliger. La preuve en est que le premier post à plus d'un an, ce qui montre que tu fais preuve de ténacité. Maintenant c'est sur la forme, la façon de raconter et de donner vie à tes personnages, d'exposer leurs aventures de façon détailler que tu pourras gagner.

En un sens, je te conseille de visualiser ton histoire comme un film. En HD, avec des détails et des personnages hauts en couleurs aux caractères et défauts bien définis. Et à toi de nous la raconter pour que nous voyons exactement le même film. Les mêmes actions. Les mêmes personnages. Les mêmes décors. Si tu relis ton propre texte 6 mois plus tard le même film doit pouvoir te revenir en mémoire au pixel près. Et là tu sauras que ton texte est nickel  Very Happy

Aller mon Noldor, continues à partager ce film, je veux voir la suite des aventures d'Erik !
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Sam 15 Fév 2014 - 21:14

Merci pour cette longue critique. Mais qui dit longue critique, dit aussi longue réponse à celle-ci.

Citation :
Je ne sais trop part où commencer car, désolé de te blesser, j'ai eu un peu de mal à tout lire
Ce n'est pas grave du tout, je ne t'en veux pas.

Citation :
Comme les premiers commentaires le soulignaient, ton aventure est écrite de façon "hachée" et c'est l'une des raisons pour lesquelles il est difficile de rentrer dedans. Je vais prendre comme exemple que tes premiers textes, mêmes si cela c'est moins senti par la suite et donc ne reflète pas bien tes progrès. Cela sera plus flagrant et tu pourras mieux saisir ce sur quoi je mets le doigt pour t'améliorer. Après tout c'est en forgeant qu'on devient forgeron et l'écriture suit cette règle.
Comme tu l'as dit, c'était dans les premiers textes. Merci pour la suite. Je ne sais si cela se sent moins dans les derniers textes, ayant du mal à être objectif à propos de mon propre travail. En effet, j'ai toujours tendance à le trouver pas assez bien. Je demande donc à Von Essen et Arken de m'indiquer si mes textes sont moins hachés ces derniers temps.

Citation :
Lors de sa fuite notamment, tu as fait passer les jours très rapidement avec 2-3 événements dont on cherche le lien avec l'intrigue. Il a tué un écureuil. A dormis attaché à un tronc. A croisé une troupe d'orques, tué un gobelin sur warg et fissa a+ les peaux vertes. Non pour accrocher il faut de la fluidité dans le texte. Autant on ressent que tu as des idées (manger de l’écureuil ??) dont certaines à conserver (s'attacher au tronc pour dormir sereinement) mais pour l'organisation il faudrait plancher davantage.
Même si cela remonte à un an, je me souviens encore un peu de ce que je voulais faire.  Le but était justement qu'il n'y ait pas de lien principal avec l'intrigue. C'était à un moment où Erik ne savait pas trop quoi faire et se contentait juste de fuir son village natal. C'était donc plus ou moins voulu, du moins pour l'aspect, il ne sait pas trop quoi faire. Mais pas à ce point là. Même qi pour la fluidité je suis d'accord avec toi. Peut-être que je reprendrai les premières parties un jour si j'en ai l'occasion. Mais pas pour l'instant parce que c'est soit je fais la suite, soit je mes reprends parce que je n'ai pas le temps pour les deux avec la fac.  

Citation :
De plus, suite à ces premiers événements, Erik n'a pas l'air si perturbé par le sort de sa famille.
Cela est probablement du au fait que j'ai tendance à intérioriser mes émotions ce qui est une conséquence de mon expérience personnelle. Et je remarque, maintenant que tu l'as fait remarqué, que cela a déteint sur mes personnages. C'est voulu pour Erik et Klara, car ils ont vu des horreurs que beaucoup d'hommes n'ont pas vu, de même que pour les vampires. Mais j'essayerai de changer cela pour les suites.

Citation :
Il rencontre Klara et aller hop pourquoi pas la suivre, le lendemain penser à elle sous un autre angle, le jour suivant décimer par paire de l'homme-bête jaillit de nulle part,
S'il décide de la suivre, c'est tout simplement parce qu'ils sont sensés se rendre au même endroit ou presque. Un peu comme si tu prenais un auto-stoppeur ou si ton voisin de train faites connaissance et que vous vous rendez au même hôtel par le même moyen de transport et décidiez d'y aller ensemble. Tu comprends ce que je veux dire ?

Citation :
puis encore le suivant être mordu et ne trouver à déclarer que ok père ou presque.
C'est parce qu'il est encore un peu sous le choc et ne sait pas trop quoi dire. Et cela renvoie aussi à ma remarque ci-dessus sur l'intériorisation des sentiments. Et comme il peut absorber beaucoup de nouvelles d'un coup sans trop flancher. A ce sujet, c'est la "mort" de Mathilda qui lui a fait construire une sorte de barrière contre tout ce que peux lui faire le monde extérieur.

Citation :
Du coup, pour les chapitres suivants, j'ai l'impression d'avoir des personnages plus où moins issus du même moule, des automates qui agissent plus ou moins de la même façon avec très peu de différences les uns des autres si ce n'est leurs noms.
N'oublie pas que ce sont tous des dragons de sang et des chevaliers de sang. Ils sont donc tous plus ou moins issus du même moule. Toutefois, des différences plus notables entre les différents personnages auront lieu plus tard. En effet, comme ils sont séparés, ils n'ont plus aucune autorité morale directe, que ce soit celle d'un père ou celle de montrer l'exemple pour Hermann et Erkan.

Citation :
C'est dommage car malgré ces défauts on sent que tu es motivé à partager quelque chose avec nous, à nous montrer qui est Erik et que son aventure mérite d'être écoutée.
Merci beaucoup, ça me fait plaisir.

Citation :
Même si tout ce que je dis là est dur - ça l'est assurément j'en suis conscient - tu as le potentiel pour produire d’excellents textes. La motivation et la rigueur sont des atouts à ne pas négliger.
Cela n'est pas si dur que ça. En effet, tes remarques sont parfaitement justifiées et explicitées. Et à mes yeux c'est très important puisque cela me permet de progresser beaucoup plus facilement. Et je le prends très bien puisque j'accepte très facilement la critique si elle justifiée (le cas ici). Et merci pour l'encouragement.

Citation :
En un sens, je te conseille de visualiser ton histoire comme un film. En HD, avec des détails et des personnages hauts en couleurs aux caractères et défauts bien définis. Et à toi de nous la raconter pour que nous voyons exactement le même film. Les mêmes actions. Les mêmes personnages. Les mêmes décors. Si tu relis ton propre texte 6 mois plus tard le même film doit pouvoir te revenir en mémoire au pixel près. Et là tu sauras que ton texte est nickel
Je prends note du conseil. C'est comme cela que je fait en partie, mais je n'avais pas pensé à la comparaison avec le HD, puisque je ne vais pas souvent au cinéma et que sinon je ne vois jamais de film en HD.


Au fait, est-ce que tu pourras critiquer les textes non lus, même si c'est dur pour toi de les lire, afin que je progresse plus facilement ? En effet, ils ont plus proches de ma façon d'écrire actuelle et c'est encore plus facile pour moi d'essayer fortement d'évoluer. Car mon style a un peu évolué depuis le début de l'année dernière.
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Dim 16 Fév 2014 - 12:03

gilgalad a écrit:
 la comparaison avec le HD

je voulais surtout souligner le sens du détail en parlant de HD.

Même s'ils sont tous du même type, des chevaliers et dragons, des petits tics/différences de caractères/physique permettent vraiment de distinguer les personnages les uns des autres. Par exemple du place brièvement que ton personnage est chauve, ou que la fille est rousse, l'un des personnage fait souvent de l'humoir noir, un autre prends toujours le temps de réfléchir avant de parler, encore un cligne plusieurs fois des yeux lorsqu'il est étonné ou ne comprends pas, devient complètement fou lorsqu'il à soif... se sont de petites choses bêtes, mais si elles reviennent 2-3 fois le lecteur fini par attribuer ces caractéristiques au personnage et donc le replace très rapidement dès qu'il intervient. Après bon pas la peine de nous sortir un joker de dc comics ou igor du roman de shelley. Mais cela aide quand même.

 
gilgalad a écrit:
il peut absorber beaucoup de nouvelles d'un coup sans trop flancher. A ce sujet, c'est la "mort" de Mathilda qui lui a fait construire une sorte de barrière contre tout ce que peux lui faire le monde extérieur. 

je pense que ce genre de détails doivent être mis en avant. Du genre "étonnamment il n'eut pas de réaction notable..." "elle fut surprise qu'il reste de marbre..." "s'isolant dans son habituel mutisme, il ignora son compagnon...", car c'est tout à fait plausible, mais le lecteur ne le devine pas si ce n'est pas précisé ^^


gilgalad a écrit:
Un peu comme si tu prenais un auto-stoppeur ou si ton voisin de train faites connaissance et que vous vous rendez au même hôtel par le même moyen de transport et décidiez d'y aller ensemble. Tu comprends ce que je veux dire ? 

pourquoi pas. Encore qu'il lui accorde sa pleine confiance bien rapidement je trouve, pas un instant il ne prends le temps de l'étudier, de chercher à savoir qui elle est ou n'a de doutes sur elle. Enfin. Anyway, why not.


gilgalad a écrit:
 tu pourras critiquer les textes non lus, même si c'est dur pour toi de les lire, afin que je progresse plus facilement ? 

la fin, pas de souci. Juste lorsque j'aurais le temps, je vais en manquer dans les jours qui viennent.
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Lun 17 Fév 2014 - 9:55

Vu que je lis assez souvent les suites que tu postes, je ne faisais plus trop de remarques constructives... J'ai vu que tu t'es amélioré depuis le début, et donc je voulais juste t'encourager pour que tu progresse encore. 
Car je rejoints d'une certaine façon la critique de Vg11k, ainsi que ces conseils. J'ai très souvent des images de film dans ma tête, et des fois c'est à peine si je ne vois pas une caméra à côté de Tilla  Happy 
Donc le seul conseil de plus que je te donne, c'est de toujours penser au point de vue du lecteur. Ici, tu as justifié l'absence de réaction d'Erik en dehors de ton texte, après une remarque. Normalement, tu ne devrais pas en avoir besoin. Dis toi qu'à chaque fois qu'on te demande un éclaircissement sur un personnage, c'est qu'il n’apparaît pas bien dans le texte. 
Donc, pour régler le problème, il faut penser aux futurs lecteurs quand tu écris. Car même si tu mets des tous petits indices, ils se remarquent, et ton texte prend plus de forme, de clarté et de compréhension. 

Voilà, j'espère que tu m'as comprise  Happy 

La suite  !  Mrgreen

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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Lun 17 Fév 2014 - 13:12

Maintenant je comprends.

Mais en même temps, on me disait que je progressais mais pas où. Et on ne me disait pas où il restait ds trucs à améliorer. Comme je l'ai dit, j'ai du mal à être impartial vis-à-vis de mon travail et ai tendance à le dénigrer. Même si je ne sais pas pourquoi. Donc, à l'avenir, même si cela fait répétition, si vous pouvez m'indiquer où j'ai progressé et où il me reste des progrès à faire. Car, malheureusement pour moi je ne suis pas magicien et donc ne peut pas lire les pensées des gens.

Sinon, je comprends pour les détails et suis entrain de commencer à régler cela dans la suite. De plus, peut-être que je reprendrai à un moment où l'autre depuis le début mais je dois avouer que reprendre 30 pages a de quoi me décourager.

Et je précise que ce message est sans animosité envers quiconque même si ça peut en avoir l'apparence. C'est juste que je demandais de me dire ce qui ne vas pas et ce qui va mais on ne me le disais pas vraiment. D'ailleurs, merci vg11k de m'avoir souligné ces points pour que je puisse m'améliorer.
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mer 19 Fév 2014 - 8:56

*un corbeau se pose à la taverne et zombie vient prendre ce qui est enroulé à sa patte avant de l'ouvrir et de poser les parchemins sur le comptoir*

Bon, alors voilà les chapitres 5 et 6 de ce récit. Je me suis dirigé vers une taille plus ou moins standard en nombre de pages Word afin de mieux répartir ma charge de travail concernant le récit. J'espère que c'est déjà mieux qu'avant car j'ai essayé de tenir compte de vos remarque quitté à réécrire tout le début du chapitre 5 qui avait été déjà écrit à ce moment. Si c'est mieux dites les moi mais si je n'ai rien changé par rapport à avant dites-le moi aussi.

Dans ces chapitres, on en apprend un peu plus sur les différents personnages. Et on peut aussi deviner quelle sera la suite. Pour la bataille dont on entend parler. Elle ne sera pas dans la prochaine que je publierai à mon retour de Naggaroth mais dans la suivante qui sera publiée ce week-end.
Je sais que ce post est long mais prenez le temps de tout lire et de me dire ce que vous en pensez.




CHAPITRE 5 :



C’est ainsi que les quelques compagnons gagnèrent la route menant vers la deuxième cité de l’Empire en terme d’importance. Ils rejoignirent un affluent du Reik en milieu de matinée. Ils pénétrèrent alors dans le Wissenland, la province la plus au Sud de l’Empire des Hommes. Cependant, ils restèrent sur des routes peu fréquentées. Et ce, même si elles ne l’étaient guère en temps normal dans cette région. Ils ne croisèrent ainsi que quelques personnes durant une grande partie de la journée.

Plusieurs, fois, quand des personnes insistaient un peu trop, Mathilda faisait jouer sa capacité à les envoûter par sa beauté pour les faire passer leur chemin. Elle était le mieux placée pour cela. En effet, malgré ses quelques années en tant que vampire, ses cheveux étaient restés d’un blond éclatant. De plus, sa peau très pâle, ses yeux bleu ciel quand elle n’était pas en colère et son visage lui donnait un air de bébé qui charmait presque tout le monde.
Elle était heureuse de repartir à l’aventure comme lors du temps où elle partait avec Erik des semaines et des semaines ensemble pour patrouiller dans les forêts de l’Empire. Pendant ces moments, ils n’obéissaient qu’à une seule loi : vivre le jour présent et ne pas faire de grands projets d’avenir. En effet, la mort pouvait les frapper à tout instant. Et même maintenant, ils n’étaient pas à l’abri d’un ennemi beaucoup trop fort pour eux et qui pourrait les vaincre. Et c’était exactement ce vers quoi ils couraient. Ils allaient droit vers les meilleurs guerriers du Vieux Monde, les Seigneurs du Chaos. Comme quoi, même s’ils étaient à nouveaux réunis, leur union demeurait encore très fragile. Et tout pouvait à nouveaux basculer dans le mauvais sens. Mais il y avait des différences avec avant sa mort. Ils étaient tous deux des vampires maintenant ce qui signifiait qu’ils n’avaient que très peu de chances de mourir et pourrait rester ensemble pour l’éternité. De plus, elle avait appris un secret sur ses origines et sur celles d’Erik.
Toutefois, elle ne se sentait pas encore prête à le lui révéler. Elle le ferait plus tard. Peut-être après la guerre qui s’annonçait. Ou peut-être avant. Elle ne l’avait pas encore vraiment décidé.

Cependant, elle avait mesuré la tâche qu’ils devaient accomplir avec leurs nouveaux alliés. Elle faisait facilement confiance aux deux nécromanciens car ils avaient l’air de les admirer, Erik et elle. De plus, elle connaissait un peu mieux la magie, malgré le fait qu’elle était un Dragon de Sang. En effet, Erkan avait dû apprendre la magie à une époque où les nécromanciens étaient repérés et pourchassés plus facilement par les serviteurs de l’Empereur. Et depuis, ses enfants ont tous appris la magie. Si elle n’était pas aussi douée que les nécromanciens, elle en savait en revanche suffisamment pour créer des illusions ou affaiblir les forces d’ennemis potentiels. Et cela l’avait déjà sauvée plusieurs fois. Valianar avait commencé à apprendre à maîtriser les vents nécromantiques il y a déjà plus d’une bonne cinquantaine d’années. Elle discutait donc avec lui pour en apprendre un peu plus sur ces vents très étranges. En effet, elle n’avait pas encore eu le temps d’approfondir ces vents en particulier, s’étant concentrée sur l’apprentissage du vent d’Ulgu. Dyris, lui maîtrisait le vent de Shysh, le plus difficile de tous à maîtriser. Et il discutait en ce moment avec Erik. En effet, ce dernier voulait en apprendre le plus possible dessus. Et cela pour une seule raison, son fiancé avait toujours aimé essayer les choses les plus difficiles et ce, depuis sa plus tendre enfance. Et c’était d’ailleurs ce qui l’avait attirée à l’aube de leur adolescence. En le regardant discuter, elle se sentit retourner en arrière. Au jour où un elfe était venu dans leur village et y avait tué un serviteur des ténèbres. Il avait discuté avec Erik pendant huit heures d’affilé, et lui avait donné quelques conseils pour mieux se battre. Elle avait également remarqué qu’il l’avait regardé étrangement quand ils s’étaient croisés. Et ce alors que son futur fiancé ne l’avait pas accosté. Elle se souvenait encore du regard de l’elfe qui l’avait transpercée elle aussi ce jour-là. Avec du recul, elle se demanda plus tard s’il n’avait pas déjà deviné leur futur, sa grande épée dans le dos, son heaume surmonté d’un panache, et son armure dorée témoignant d’un statut supérieur à celui des autres elfes. Après avoir passé une heure dans un mutisme complet, elle s’aperçut que Valianar s’était tu pour respecter son silence mais restait à côté d’elle au cas où elle décidait de reprendre la conversation.
Mathilda se perdit alors dans ses pensées. Etant stressée, elle se mit à repenser encore une fois au moment où Erik lui avait déclaré qu’il l’aimait.

Je m’en souviens encore comme si c’était hier. Et à chaque fois que j’y pense, je ressens toujours la même sensation de chaleur à l’intérieur de moi. Même depuis ma transformation et mon passage chez les vampires. On avait tous les deux à peine seize ans. Mais cela faisait depuis notre plus tendre enfance que nous nous connaissions. A vrai dire, je ne me souviens pas de la première fois où je l’ai vu. Ce fameux jour, il faisait un grand soleil dehors. Il m’avait prévenu deux jours avant qu’il voudrait me dire quelque chose de très important. Sur le coup j’avais pensé qu’il allait s’engager dans les ordres et dans l’armée impériale. Nous étions partis patrouiller tous les deux car des bûcherons avaient signalés la présence d’animaux tués par des hommes-bêtes. Nous n’avions rien trouvé après douze heures de patrouille quasi-ininterrompue. La nuit commençait à tomber et nous avions remarqué que nous étions loin du campement. On avait fait un petit feu pour faire cuire des lapins en guise de repas du soir. Dans le ciel, les lunes commençaient à peine leur course. Mais des étoiles apparaissaient déjà.
C’est à ce moment que j’ai remarqué qu’il n’avait rien mangé. Et qu’il me regardait fixement. Et cela durait probablement depuis des dizaines de minutes entières. Je savais qu’il avait du mal à se confier. Je lui alors demandé ce qu’il voulait me dire. Il m’a alors répondu :
« Tu te souviens il y a deux jours quand je t’ai dit que j’avais quelque chose d’important à t’annoncer ?
_Bien sûr. Et je suppose que tu veux me le dire maintenant.
_En effet. »
Cependant, j’avais remarqué, grâce à la lueur du feu, qu’il avait rougi. C’est à ce moment qu’il m’a dit de but en blanc « Je t’aime. » J’avais détourné le regard juste avant. Je me mis alors à le fixer. Je pensais qu’il plaisantait même si au fond de moi j’espérais le contraire. Je vis que ce n’était pas le cas. J’eu alors l’impression d‘étouffer. Je me rapprochai de lui en contournant le feu. Il m’avait suivi du regard tout le long et attendait visiblement ma réaction. Après un petit moment d’hésitation, je me mis à l’embrasser.
Ce fut le plus doux baiser de ma vie. Il n’était comparable à aucun autre. Après de longues minutes, on s’est rendu compte que l’on était allongé sur le dos. Le feu embellissait son visage et probablement le mien vu la façon dont il me regardait. Les arbres semblaient nous protéger de tout intrus. Nous avions déjà entendu qu’ils étaient magiques mais nous n’y avions jamais cru. Jusqu’à cette nuit. Ce fut ma plus belle nuit. La plus belle et personne mis à part nous deux ne savent ce qui s’y ait passé. Car nous ne l’avons jamais dit à quiconque.


Se sentant rassurée, Mathilda décida de reprendre sa conversation avec Valianar. Cependant, elle remarqua qu’Erik l’avait observée. Elle se rappela qu’il pouvait savoir ce qu’elle ressentait depuis cette fameuse nuit. Valianar lui dit alors :
« Ma Dame, je devine ce que vous pouvez partager avec le Seigneur Erik. Si vous le permettez, je peux vous apprendre comment faire un meilleur usage de ce lien particulier entre vous.
_Je le veux bien. »
C’est ainsi qu’ils commencèrent à discourir pendant des heures entières. Valianar ne s’arrêtant de parler que pour se sustenter.

Vers huit heures du soir, les neufs cavaliers devaient passer par un chemin menant à travers des marais. Tout le monde suivait Erik qui tâtait le terrain devant lui. Après quelques minutes, les Chevaliers de Sang décidèrent d’accélérer le rythme. Mais ils n’auraient jamais dû le faire. Car ce dut leur perte. Ils pénétrèrent droit dans un marais et commencèrent à être engloutis par les eaux. Mathilda cria alors à Erik :
« Pourquoi est-ce que tu ne vas pas les aidés ?
_Parce que sinon nous allons tous y passer. Voilà pourquoi, lui cria-t-il en retour.
_Comment ça ? Ils sont sous ta responsabilité ! Tu dois les sauver ! Sans eux nous ne pourrons réussir !
_Si l’un de nous tente les sauver, il mourra de la même façon qu’eux, hurla Erik sur sa fiancée.
_Ce n’est pas parce que tu es le chef que tu dois n’en faire qu’à ta tête !
_Si tu n’es pas d’accord avec ma façon de commander, je ne te retiens pas. Tu peux t’en aller et même mettre les Von Carstein au courant de nos plans. »
Il avait prononcé ces mots avec une froideur telle que les nécromanciens en furent stupéfaits. Cependant, cela ne fit qu’attiser la colère de sa fiancée. En lui jetant un regard noir, elle fit demi-tour et prit le chemin qu’ils venaient de prendre.

A une dizaines de lieues, un Duc du Changement de Tzeentch souriait. Il avait réussi à les diviser. Il avait juste eu besoin de pousser les chevaliers à aller plus vite et il n’avait pas eu besoin de forcer leur nature pour le faire. Car ils avaient été des fonceurs. Il ne lui restait maintenant plus qu’à laisser la situation évoluer dans ce sens. Car les ressentiments entre les deux vampires lui semblaient trop forts pour être surmontés. Il s’envola alors vers le Nord.

Erik se tourna vers les deux nécromanciens et leur dit :
« Si l’un d’entre vous désire  partir avec elle, qu’il le fasse maintenant. Ou sinon, vous me suivrez et m’obéirez quoiqu’il arrive. Alors ?
_J’ai promis à Harkon de vous suivre où que vous alliez et de vous aider à remplir notre mission. Je n’ai qu’une seule parole. Je vous suis, répondis Valianar.
_Moi de même répondit avec douceur Dyris. »
Les trois cavaliers jetèrent un dernier regard vers le marais et les deux nécromanciens vers le chemin d’où ils venaient pour regarder s’éloigner Mathilda. Celle-ci avait lancé sa monture au galop et était déjà loin. Ils comprirent alors qu’ils ne risquaient pas de la revoir de sitôt.

Ils continuèrent ainsi à chevaucher pendant des jours et des nuits. Ils ne se reposaient que rarement, le temps de laisser aux nécromanciens se reposer ou d’autres choses. Ils longeaient les limites du Wissenland. Et ils n’avaient qu’un but. C’était d’atteindre les contreforts des Montagnes du Bord du Monde le plus vite possible. Erik avait décidé de modifier leur itinéraire, pour prévenir d’éventuels risques de trahison de la part de Mathilda. Au départ, il était encore en colère contre elle. Il s’était enfermé dans un silence qui pouvait durer des semaines entières. Sa perte l’affectait, mais il considérait cela comme une trahison, qu’elle quitte le groupe au moment critique. Mais après quelques jours à se remettre en question, il découvrit qu’il était maintenant en colère contre lui-même à cause de sa conduite. Mais cela ne fit que renforcer son mutisme au lieu de l’en libérer.

Après quinze jours, ils arrivèrent au niveau des contreforts de la plus grande chaîne de montagne au niveau de la longueur au monde. Les trois cavaliers bifurquèrent vers le Nord. Ils éviteraient ainsi les troupes de l’Empire mais aussi les Von Carstein, les Nains et les peaux-vertes qui rodaient dans les montagnes. Pendant tous ces jours, si parfois les deux nécromanciens faisaient la conversation entre eux, Erik ne parlait jamais. Il sentait que la bataille qu’il devrait livrer serait peut-être la dernière et il s’en voulait d’avoir perdu Mathilda à ce moment. A un moment où il aurait lui confier ses doutes et ses inquiétudes. Mais il savait qu’il ne pouvait revenir sur le passé. Il n’avait envoyé de corbeau à Erkan ou Hermann pour les prévenir de l’évolution de la situation et ainsi provoquer la colère du meilleur ami de son père envers sa fille.

Trois jours après avoir bifurqué vers le Nord, ils virent plusieurs cadavres près de ce qui avait été un campement. Les trois cavaliers se dirigèrent alors vers cet endroit pour voir ce qu’ils s’était passé. Ils étaient tous sur leurs gardes et Erik avait tiré son épée de son dos. En lui-même, il l’avait baptisée Ersanil ou La Tueuse en langage des Premiers Elfes. Ils avançaient ainsi prudemment. Ils démontèrent à quelques pas de la pile de cadavres. Le regard de Dyris s’illumina. En effet, les cadavres étaient frais et ils pourraient les transformer en zombies. Alors qu’il s’apprêtait à lancer l’invocation, Erik se mit à retourner chaque cadavre les uns après les autres pour voir qui était mort.

C’est à ce moment qu’il les vit. Sa mère et sa petite sœur biologiques. Ses yeux s’agrandirent démesurément. Il fixait les corps et semblait abattu. Il tomba alors à genoux sur le sol et commença à serrer les deux corps contre lui. Ils n’étaient pas beaux à voir. Elles avaient été éventrées et avait apparemment souffert avant de mourir. Il lui semblait que les dieux voulaient lui retirer tous ceux qu’il aimait. Il remarqua ensuite quelques marques sur les corps. Il les avaient déjà vues à Drachedorf. C’était des marques du chaos. Elles avaient été torturées par des serviteurs des puissances de la Ruine. Il se releva alors et commença à faire un bûcher. Il mit trois heures à rassembler suffisamment de branches pour le faire. Les deux nécromanciens l’aidèrent du mieux qu’ils pouvaient mais ils n’avaient ni son expérience de la coupe du bois, ni son endurance, ni sa force. Ils se résolurent alors à monter la garde.

Après avoir entassé les corps de sa sœur et de sa mère sur le bûcher, Erik mit le feu à celui-ci. Il regarda ensuite ses deux compagnons. Se yeux flambaient de haine envers ceux qui avaient cela. Dyris comprit alors ce que cela impliquait. Il se résigna à ne relever aucun de ces cadavres restants. Néanmoins, il mit le feu à chacun d’entre eux, respectant ainsi la volonté de son commandant. Valianar et son ami comprirent qu’à partir de maintenant il valait mieux ne pas se trouver en travers du chemin d’Erik. Ils remontèrent à cheval et continuèrent leur chemin. Intérieurement, le jeune vampire était complètement anéanti. Toute sa première famille était morte. Sa fiancée l’avait quitté à cause de lui. Il n’avait personne à qui se confier. Même Klara n’était pas là pour qu’il puisse lui parler. Il avait l’impression d’être seul au monde. Secrètement, il se mit à espérer que son prochain combat serait son dernier. Car il ne voulait pas vivre une telle éternité. Il ne voulait pas vivre une éternité loin de ceux qu’il aimait. C’est à ce moment qu’il se rendit compte du coût de ce cadeau qui pouvait se révéler empoisonné finalement.



CHAPITRE 6 :



Cela faisait deux jours qu’elle avait quitté le groupe. Mathlida avançait droit au Sud. Pourtant, elle avait le sentiment que quelque chose se déchirait en elle au fur et à mesure qu’elle avançait. Elle n’avait pas vraiment d’endroit où aller. Mais elle savait néanmoins que les terres des Hommes lui seraient interdites pour les prochaines décennies au moins.  Elle décida donc de partir droit au Sud. Droit vers l’ancienne Lahmia. Droit vers la cité d’origine des vampires. Cependant quelque chose la retenait dans les terres de l’Empire. Quelque chose dont elle ignorait la nature. Et cela la rendait nerveuse, très nerveuse. Elle poussa alors sa monture au triple galop pendant trois heures complètes. Il était déjà dix heures du soir quand elle s’aperçut qu’elle avait faim. Elle vit un petit groupe de voyageur non loin devant elle. Peu importe qui ils étaient, elle décida se s’en servir pour repas.

Elle se rapprocha lors de sa cible. Faisant semblant d’être une voyageuse égarée, les marchands qui formaient la caravane l’accueillirent facilement parmi eux. C’est alors que le massacre commença. En quelques minutes, tous les humains étaient morts. Mathilda se déchaîna littéralement sur eux. Cependant, elle fit un festin comme jamais. Soixante personnes entièrement vidées de leur sang rien que pour elle. Cela ne lui était jamais arrivé jusqu’ici.  Après avoir passé trois heures à se rassasier, elle se remit en route.

Elle chevaucha ainsi pendant des jours et des jours. Elle passait régulièrement dans des villages presque déserts. Une bonne partie des hommes étaient partis à la guerre dans le Nord de l’Empire. Elle pouvait voir tout autour d’elle la misère, la peur de l’avenir, la crainte de la défaite des forces de l’Empire. Car tous les habitants savaient que le destin du monde se jouerait dans le Nord, comme depuis des siècles. Ils savaient que la dernière fois qu’il y avait eu une telle mobilisation c’était juste avant l’avènement de Magnus le Pieux, celui qui avait vaincu le Chaos devant les portes de Kislev. Elle entendait parfois les nouvelles. Archaon avait déjà pénétré dans le Royaume des Glaces et se dirigeait droit vers l’Empire, ignorant les villes des Kislévites. Il y aurait aussi eu le débarquement d’une armée d’hauts elfes à Marienburg. Selon les rumeurs, ils seraient accompagnés de Teclis, celui-là même qui avait fondé les Collèges de Magie. Mathilda sentait bien que l’espoir naissait dès qu’ils prononçaient le nom de Karl Franz ou celui de Téclis. Car ses exploits étaient renommés. Même si elle en avait entendu parler. Elle se souvenait que c’était par cet elfe qui avait parlé à Erik.

Elle continua ainsi pendant des jours et des jours, jusqu’à ce qu’elle atteigne le Col du Feu Noir, lieu qui souda l’Empire autour de Sigmar. Alors qu’elle était descendue de son cheval pour se dégourdir les jambes, elle sentit son cœur se briser. Elle tomba à genoux presque aussitôt. Un cri résonna dans sa tête. Elle comprit. Erkan venait de disparaître à jamais. Et Erik venait de subir une peine terrible. Elle n’osait même pas savoir ce qui pouvait lui causer une telle peine. Si son père était mort, elle était alors la dernière personne de cette lignée. Et son fiancé avait besoin d’elle. Malgré les douleurs, elle se mit à réfléchir. Qu’est-ce qui pouvait causer autant de peine à Erik ? Elle était déjà partie, et si Hermann avait disparu, elle n’aurait rien senti. C’était donc qu’il venait de perdre quelqu’un de très proche. Qui donc cela pouvait-il être pour que son cœur soit si douloureux ? Après trois heures de réflexion intense, elle se rendit compte. Il avait trouvé sa sœur et sa mère. Et il les avait trouvées mortes. Alors qu’elle lui avait dit qu’elles étaient en vie. Elle l’avait abandonné alors que c’était un moment où il avait besoin d’elle. Elle l’avait abandonné alors qu’elle avait promis à ses beaux-parents de ne jamais le laisser tomber. Et c’était ce qu’elle avait fait. Elle avait trahi sa plus importante promesse. Celle de prendre soin de celui avec qui elle voulait vivre pour l’éternité. Sous le poids de la honte, elle se mit à pleurer, à pleurer, à pleurer. Mais il n’était plus là à cause d’elle. C’était de sa faute à elle s’il était inconsolable.

Mais elle se reprit. Elle comprit que si elle s’apitoyait comme cela, il serait encore plus triste et il n’avait pas besoin de cela en ce moment. Elle voulait le rejoindre. Mais elle ne savait pas où il était car elle savait qu’il avait modifié son itinéraire pour prévenir une éventuelle trahison de sa part. Elle ne savait que faire. Désespérée, elle regarda en direction du champ de bataille légendaire. Et elle demanda conseil à celui-ci à haute voix. Elle attendit une réponse et sut quoi faire. Elle savait où aller, elle n’avait qu’à suivre son cœur et celui-ci lui indiquerait le chemin à suivre. Elle se relava et remonta sur son cheval. Elle lui dit alors :
« Galope jusqu’à ce que tu ne puisses plus continuer. »
La monture partit alors au triple galop. Il faisait déjà nuit mais elle ne s’inquiéta pas de ce qui pouvait lui arriver. Rien ni personne ne pourrait se mettre en travers de son chemin. Rien ne pourrait l’empêcher de rejoindre son fiancé. Après une nuit de chevauchée, elle aperçut un groupe de voyageurs. Apparemment, ils s’étaient placés en travers de la route. Etaient-ils venus pour elle ou pour un autre ? Elle ralentit le rythme. Elle arriva alors à leur hauteur. C’est à ce moment qu’elle reconnut le répurgateur dont lui avait parlé Erik.

Elle prit un air décontracté même si elle savait que sa monture la trahirait. Son cheval avançant au pas, elle leur demanda :
« Qu’est-ce qui vous amène aussi loin du Nord messieurs ? Je pensais que tous les serviteurs de Sigmar étaient partis au Nord pour affronter les puissances des ténèbres.
_Je crois que vous savez pourquoi. Et même lorsque l’Empire est menacé de l’extérieur, il faut lutter contre l’ennemi de l’intérieur, répondit le prêtre-guerrier.
_Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. Si je dois être un ennemi de l’intérieur, pourquoi serais-je seule sur un chemin ?
_Parce que vous n’avez pas besoin d’une escorte. Il n’y a jamais eu de massacre de caravane pareil dans le Wissenland depuis des siècles. Et il n’y a qu’une seule créature capable de faire cela et surtout de cette façon-là.
_Eclairez donc mon pauvre esprit. Je ne connais pas aussi bien que vous les forces des ténèbres. »
Pendant qu’ils discutaient, Mathilda avait remarqué qu’il y avait des soldats dans les fourrés. Probablement armés avec des arcs ou des armes à feux. Devant elle, il y avait une vingtaine de soldats plus un magicien de la lumière. Sans compter son interlocuteur et le répurgateur. Le mage n’avait pas l’air très avancé et elle pouvait le battre en duel magique même si elle ne devait pas le sous-estimer. Pour le reste, ce n’était que des faire-valoir. Elle décida alors de passer à l’action. Par la pensée, elle ordonna à sa monture de charger pendant qu’elle dégainait. Cela eut l’effet escompté. Les soldats eurent peur et eurent du mal à réagir. Il lui suffit d’un seul coup pour trancher la tête du mage et du répurgateur qui malgré son expérience n’eut pas le temps de réagir. Elle en profita pour massacrer des soldats. Mais le prêtre-guerrier était encore en vie. Il tenta de briser les jambes de la monture mais il n’y parvint pas. Mathilda descendit de son cheval pour l’envoyer contre les soldats dans les fourrés. Ceux-ci étaient sortis pour prêter main-forte à leurs compagnons. C’est ce qui causa leur perte. L’impact du destrier en renversa trois et les tua. Les autres s’enfuirent sans demander leur reste.
Pendant ce temps, Mathilda affrontait le prêtre de Sigmar. Il se contentait de parer ses coups et était en mauvaise posture. Et ce même si dès le début du combat il l’avait blessée. Elle était visiblement déchaînée et en colère contre lui. Elle réalisa alors une série de coups à une vitesse extraordinaire. En quelques secondes, il gisait à terre, mort. Devant le massacre de leur chef, les derniers soldats s’enfuirent dans les bois. La vampiresse remonta alors sur sa monture et reprit son chemin.

Alors qu’elle remontait vers le Nord en suivant les Montagnes du Bord du Monde, elle se mit à réfléchir à comment revenir et revoir Erik sans attirer son courroux. Elle savait qu’il était ravagé intérieurement par la perte de sa mère et de Maria, sa sœur. Mais elle ne savait pas comment il avait pris son départ du groupe après avoir contesté devant les autres sa décision. Comme elle le connaissait, il prendrait probablement cela comme une trahison. Et si c’était le cas, ce serait difficile pour elle de revenir auprès de lui. Mais elle le devait. Elle en avait donné sa parole à sa parole. Et elle devrait accepter la décision qu’il prendrait. Mais elle combattrait quand même pendant la bataille. Qu’il le veuille ou non. Cela la rendit encore plus confiante. Elle savait que rien ou presque ne pouvait arrêter un vampire déterminé. Elle espérait juste qu’il n’essayerait pas de faire n’importe quoi. Et cela ne dépendait pas d’elle.

Mathilda se mit alors à galoper jours et nuits. Elle ne souciait aucunement des regards des rares voyageurs. Après dix jours de chevauchée ininterrompue, elle atteignit les frontières des terres de Sylvanie. Elle s’arrêta pour réfléchir un instant. Les forces des Von Carstein étaient probablement dans l’Ouest de la région pour attaquer l’Empire. L’Est était donc dégarni. Ou tout du moins contenait moins d’effectifs et des lieutenants. En longeant les montagnes pour s’y réfugier dès que possible et ainsi attirer les morts-vivants dans les terres des nains et des peaux-vertes.

En souriant, elle remarqua que c’était probablement la raison pour laquelle Erik avait décidé de passer par là. Quoi de mieux pour éviter un ennemi que de passer là où il s’y attend le moins. C’est-à-dire sur ses terres ? Elle pensa en souriant que malgré tout ce qu’il venait de subir, son fiancé n’en avait pas moins gardé une certaine logique. Et cette tactique était bien de lui. Elle les avait sauvés plusieurs fois quand ils patrouillaient dans les forêts de l’Empire quand ils étaient encore des adolescents ou de jeunes adultes. Il avait appliqué cette méthode aussi bien contre des hommes-bêtes que contre des forces de maraudeurs du chaos. Et cela avait marché à chaque fois. Elle se dit que finalement, il n’avait pas beaucoup changé depuis sa transformation. Et cela la rassura car ainsi elle pourrait prévoir un peu plus facilement ses réactions quand il la verrait revenir.

Puis elle pénétra sur les terres de ses ennemis. Elle lança sa monture au galop pour aller plus vite. Cependant, de temps en temps, elle s’arrêtait pour scruter la région et coller son oreille au sol. Et cela dans le but de savoir si elle était suivie ou non. Mais ce n’était pas le cas. Elle mit deux jours à traverser la contrée désolée. Les nuages cachaient en permanence le ciel. Elle ne doutait pas un instant que Mannfred Von Carstein  y était pour quelque chose. Elle réussit à éviter deux armées prenant le chemin de l’Ouest. A ce moment, elle eut l’impression que le Vieux Monde était devenu un échiquier géant où chaque camp avançait ses pièces. Cela lui fit froid dans le dos. Car après tout, elle était aussi une pièce. Elle ne savait pas encore quel type de pièce mais n’espérait pas être un simple pion d’Harkon auquel cas celui-ci le lui paierait cher, très cher.

Après avoir traversé la Sylvanie, Mathilda s’engagea sur les terres de l’Ostermark. Elle aperçut un front nuageux non à environ une demi-journée de chevauchée de là où elle était. Elle en déduisit aussitôt que c’était Erik, Dyris et Valianar. Pour quelles autres raisons y aurait-il une telle masse de nuages noirs aussi loin des forces de Von Carstein et de forces du Chaos. Elle devina qu’ils attendaient l’armée. Elle vit au Sud que le Soleil était haut dans le ciel. Elle se dit qu’elle ferait mieux de se dépêcher. Elle lança alors sa monture au triple galop. Prête à tout pour rejoindre la personne avec qui elle avait décidé de vivre pour l’éternité. Et cela l’excitait. Elle avait l’impression de rentrer à la maison après un long voyage dans une lointaine contrée. On pouvait lire cette impatience dans ses yeux. Mathilda trouvait que le temps ne passait pas assez vite et rêvait de pouvoir l’accélérer. Mais cela lui était impossible comme cela était impossible à tous les mages et même aux dieux. Le temps et les distances étaient malheureusement incompressibles. Et cela ne la faisait qu’enrager d’avantage.

Après quatre heures de chevauchée, Mathilda vit l’armée rassemblée par son fiancé et ses nécromanciens. Elle remarqua cependant qu’ils n’avaient pas relevé tout ce qu’ils pouvaient. Elle se mit aussitôt au travail. Ayant exercé cet art plusieurs fois depuis sa transformation, elle n’eut aucun mal à relever des centaines de guerriers antiques et des cavaliers millénaires. Parmi les revenants se trouvaient aussi des guerriers nains morts au champ de bataille. Tous ces hommes et ces nains revenaient ainsi d’entre les morts pour défendre à nouveaux leurs terres et ce, même si c’était contre leur volonté. Après avoir relevé quatre milles créatures, elle se rendit compte que d’autres créatures venaient à elle. Des goules et de horreurs des cryptes. Elle en déduisit qu’un roi stryge avait été présent il y a peu de temps mais que quelque chose lui était arrivé. Et c’était sa puissance magique à elle qui avait fait changer ces créatures de camp. Sa troupe fut ainsi gonflée de quatre mille créatures. Des monstres l’avaient rejointe. Elle se dirigea alors droit vers l’armée de son fiancé. Au loin, par-dessus les montagnes, elle aperçut des créatures volantes tout en sentant la présence de démons. Au fur et à mesure des lieues que parcourait son armée, Mathilda raffermissait son contrôle sur elle.

Après trois heures de marche forcée, toute l’armée arriva près de celle d’Erik. Celui-ci avait déjà senti la présence magique de sa fiancée et était venu sur le flanc droit de sa propre armée pour l’accueillir. Mathilda ordonna par la pensée à son armée de s’arrêter. Ce qu’elle fit aussitôt. Elle avança alors seule, vers lui. Il fit de même vers elle. Quand ils furent très proches l’un de l’autre, Erik eut une réaction qui surprit totalement Mathilda. Il la prit dans ses bras et la serra fort contre lui.




EDIT : le point de vue d'Erik correspondant à la fin du chapitre 6 aura lieu dans le prochain chapitre qui sera publié demain ou vendredi matin avec le chapitre 8. Donc ne vous inquiétez pas s'il y a une différence de fin entre les chapitres 5 et 6. C'est totalement voulu et même fait exprès.

EDIT N°2 : texte modifié en partie suites aux remarques de Von Essen et d'Arken. Et les suites ne respecteront pas le calendrier ci-dessus par ce que je dois améliorer celles-ci.


Dernière édition par Gilgalad le Jeu 20 Fév 2014 - 16:25, édité 3 fois
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Arken
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mer 19 Fév 2014 - 16:28

Je t'écris déjà un commentaire pour le chapitre 5. Je lirai le 6 tout de suite après.
Alors on voit que tu veux faire des efforts sur les points qu'on a relevé. Mais il y a encore quelques détails à améliorer. 
Tu écris énormément de fois la locution "en effet" ce qui devient pénible car le texte en devient monotone. Et surtout vers la fin, tu as beaucoup de faute de frappe ou d'oubli de mots. 

Point positif : le passage avec les souvenirs de Mathilda sur sa première nuit d'amour est celui auquel je me suis vraiment immergée dans l'histoire. Et je sais pourquoi ^^
Cette scène est unique, écrite pour montrer l'instant présent. Et du coup tu prends le temps de décrire les réactions des personnages, leurs gestes et le décor qui les entoure.
Et en fait, c'est ce que tu devrais faire à chaque fois. Par exemple, la scène de dispute mériterait fortement à être aussi bien développé que ce flash back. 

Voilà pour les premières remarques. Je m'attaque au chapitre 6  Tongue

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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mer 19 Fév 2014 - 16:36

Le chapitre 5 est en partie édité. Je laisse la dispute comme cela pour l'instant car c'est volontaire qu'elle soit courte. Vous en saurez plus dans le prochain chapitre. C'est pour ça que j'ai fait comme ça. C'est pour ne pas tout dire non plus sur les personnages et sur les événements.
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mer 19 Fév 2014 - 16:49

Développer une scène ne t'oblige pas à en dire plus sur les personnages  Tongue 
Mais il faudrait simplement que tu poses la scène et que tu prennes le temps de l'écrire. Si on prend cette scène en exemple, les infos sont :
- Dispute
- Colère
- Départ de Mathilda
Si on veut faire simple, ça se résume à ça. Après, tu as mille et une manières de le mettre en scène :
1 : "Les deux vampires virent les conséquences de leur précipitation. Ils se disputèrent. La colère dominant leur esprit, Mathilda décida de partir."
2 : "Les deux vampires virent avec horreur les conséquences de leur précipitation. Face à un tel drame, la tension monta très vite au sein du groupe. Mathilda voulut aller les aider, mais une réflexion de son compagnon la stoppa dans son élan. 
*Dialogue*
Ils se fixèrent un long moment. Leurs regards, lourds de reproches, n'arrivaient pas à se désenlacer. Face à l'incompréhension d'Erik, Mathilda prit une décision. Elle hocha la tête en direction des nécromanciens pour les saluer brièvement. Et après un dernier regard envers le vampire, elle tourna les talons et partit avec dignité."

Tu remarqueras qu'au final, les informations transmises sont les mêmes, mais la deuxième version est beaucoup plus développée et je pense plus agréable à lire. 
Donc ce n'est pas de rajouter des actions ou des révélations qui pourrait étoffer ton texte, mais simplement prendre le temps de l'écrire.
Et donc après cette nouvelle remarque, je repars sur le chapitre 6  Happy

Edit : J'ai donc fini de lire le chapitre 6. Et je dois dire qu'il me plait assez  Smile Le fait que Mathilda soit seule te permet de te concentrer exclusivement sur elle, et tu arrives donc à mieux la développer (surtout que le passage de ses souvenirs dans le chapitre 5 l'avait déjà fait gagné en profondeur  Wink ). Cette partie est du coup plus facile à lire, car tu n'as qu'un seul personnage à gérer en même temps, et c'est là qu'on remarque que tu sais prendre ton temps pour écrire quand tu veux  Cool 
Juste encore quelques fautes de frappe par ci par là, mais rien de bien méchant.

La suite !  Very Happy

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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mer 19 Fév 2014 - 17:07

Je comprends mieux ce que tu veux dire maintenant.

Par contre, si la première méthode peut convenir, la deuxième ne le peut pas. Je vais juste expliciter pourquoi.

La première raison est que je me suis "un peu" inspiré de mes propres colères (heureusement assez rares) et de mes réactions lors de celles-ci. Et comme je pars raidement après quelques paroles pour ruminer mes pensées, j'ai appliqué cela à Mathilda. Elle fait donc la même chose mais au lieu de partir dans sa chambre, elle quitte le groupe. Mais comme dit, j'en dirais plus dans le prochain chapitre quand je détaillerai les retrouvailles (fin chapitre 6 pour ça).

J'essaie de prendre du temps pour écrire, la preuve, je passe tout mon temps libre à le faire et je passe même malgré moi parfois une partie des cours à penser comment écrire. Et je reviens souvent sur ce que j'ai déjà écrit mais pas sur ce qui a été déjà posté sauf si c'est important).


EDIT suite à l’édit d'Arken : merci beaucoup. Comme dit, le fait qu'elle soit seule un moment est volontaire. Quant à la suite, ce sera pour demain après-midi, le temps de faire des modifications et de faire gagner un peu de profondeur à un nouveau personnage.

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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mer 19 Fév 2014 - 17:18

Citation :
J'essaie de prendre du temps pour écrire, la preuve, je passe tout mon temps libre à le faire et je passe même malgré moi parfois une partie des cours à penser comment écrire.

Juste une dernière réponse. Quand je te dis "prends ton temps pour écrire", ce n'est pas dans le sens où tu dois prendre plus d'heures de ton temps à consacrer à l'écriture en elle-même (même si je t'avoue que moi aussi il m'arrive d'écrire en plein cours  Innocent ). Mais de prendre plus de temps à écrire chaque scène. Exemple : tu écris deux scènes en deux heures par jour. Et bien au lieu de prendre trois heures pour écrire les deux scènes, tu restes toujours à deux heures, mais tu consacres les deux à une seule et même scène. D'accord, ton rythme d'écriture/post sera légèrement plus lent, mais ce n'est pas le plus important  Wink

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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mer 19 Fév 2014 - 17:31

Le problème est que je suis déjà à environ deux heures par scène le temps de réfléchir à quoi dire, comment tourner les phrases, comment se déroulent les choses, etc...

Et je n'ai pas l'impression que malgré le temps passé à écrire j'écris beaucoup. Et c'est parce que j'ai l'habitude de supprimer parfois des phrases entières qui ne me conviennent pas, de rajouter d'autres choses au milieu de certaines, parfois je supprime des passages entiers pour les réécrire (exemple avec ces deux chapitres où j'ai supprimé et réécrit des passages entiers). Ce qui fait que je prends énormément de temps à écrire des scène parfois plutôt courtes selon certains standards.

Et puis de toute façon, si tu as bien suivis mon journal de mon voyage, tu sauras que mon rythme de post ne pourra pas vraiment ralentir à l'avenir. Et mis à part des ajouts plus ou moins importants dans les trois derniers chapitres, je n'ai plus grand chose à faire.
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Mer 19 Fév 2014 - 18:50

Deux longs chapitres méritent un long commentaire, merci à Arken d'avoir écrit déjà une bonne part de ce que je souhaitais exprimer  respect 
Dragon de sang, tire encore plus sur la bride de ta monture : tu galopes trop vite sans prendre le temps d'admirer la route ! Des jours passent, des mois passent, et les épisodes qui méritent une plus ample description passent dans le passé, à mon franc déplaisir. Donc comme l'a si bien dit Arken : prends le temps d'écrire, et je rajoute : n'hésite pas à tenter des défis. Je m'explique par un exemple qui t'est connu : la scène de dialogue où ma comtesse implora Ashur de la transformer en vampire fut pour moi un défi, je ne pensais pas avoir les capacités de la décrire, et je l'ai quand même fait. Je pense maintenant que j'aurais pu faire encore mieux, mais pour reprendre l'expression bateau : "c'est en forgeant que l'on devient forgeron"  Shifty 
Dans le roman de Nagash que je suis en train de lire (on se demande d'où sort l'hallucination de ma comtesse  Rolleyes ), il y a des ellipses (passage de temps non narré dans la récit) qui durent des années ! L'auteur prend ensuite le temps d'y consacrer une page d'explications sur ce qui s'est passé entretemps, en l'insérant bien dans le moment présent, puis rebondit sur un riche narration de la scène qui se déroule dans la chapitre qui y est consacré. Voilà une bonne méthode pour faire des ellipses au cas où dans le récit, rien de notable ne se passe pendant un long moment.

 Je passe ensuite à des remarques plus personnelles, commençant par le positif : oui, je rejoins totalement Arken sur le fait que consacrer un chapitre entier à Mathilda fut une idée judicieuse, et cette fois-ci tu as bien veillé à approfondir sa personnalité, quoiqu'à la différence de la dame des fouets, j'ai moins aimé la scène de déclaration (mais c'est certainement parce que.. parce que.. parce que je suis célibataire depuis toujours oui  Crying ...).
Bref, tu as bien réagi aux conseils qui t'ont été soufflés, et je t'en félicite  Cool 

Points qui m'ont fait sourire mais qui, je pense, n'en tiennent qu'à mon exécrable nature de perfectionniste maudit pour la non-vie : quelques passages isolés qui jurent un peu avec l'ambiance générale.
-au début du voyage, la séduction de Mathilda : est-ce qu'elle aime envoûter les passants de la sorte ? Sinon, je veux dire...  Ce sont des dragons de sang ! Les manants trop curieux, ils les défoncent et ils boivent leur sang !  Vampire 
Et puis donner à Mathilda "air de bébé"... Je trouve ça plus comme une insulte pour une créature sanguinaire engoncée dans une armure lourde. Enfin, je ne trouve cette expression pas sérieuse, jurant avec ma conception de la beauté vampirique.
- les nécromanciens : leur description diffère des necros de base que je connais. Honnêtement leurs noms et leur attitude me rappellent plus des elfes. A moins que ce ne soit voulu ?
- les marais : à moins que le destin ou une autre force extérieure ne s'acharne sur les preux défenseurs du Fort de Sang, ils ne sont pas bien dégourdis, les pauvres, à trépasser de la sorte dans un marais. Je m'attends en général à plus de la part de guerriers aux capacités surhumaines...
- la rencontre de Mathilda avec les mortels (prêtre de guerre & cie) : vraiment les gars, vous méritez de crever, tellement vous êtes morts stupidement. Le mage de la lumière aurait du la blaster à vue alors que les péons embusqués la couvriraient sous une pluie de projectiles... Bref,  RIP 

Et j'ai pu relever deux tendances générales dans ton récit : la première m'a été reprochée, je me contenterai uniquement de la redire une fois, car on est deux à avoir ce penchant : le grosbillisme. Nos persos viennent à bout de n'importe quel obstacle et disposent de pouvoirs dignes de la v8 la plus immonde.
Seconde tendance : les femmes faisant les mêmes trucs que les hommes : la modernité n'est pas ausdi présente dans le Vieux Monde que chez nous ! Les femmes ne vont pas à la guerre en général ! Or, chez toi, toutes celles que je vois n'ont aucun mal à être embauchées. Oui nous, les hommes, sommes seuls et en quête de femmes fortes pour combattre à nos côtés, mais il y a des limites quand-même  Tongue  Et si je ne vois des femmes parmi les dragons de sang ou les princes dragons ou les chevaliers du soleil ou l'ordre du loup blanc, et j'en passe, c'est que ce n'est pas par hasard ! Je suis sûr c'est Arken. Neferata lui a ordonner de poser ses sbires partout dans nos récits ! Luttons ! Ou tout sera perdu par sa corruption !  Fou 

Voilaa j'ai enfin ce que je n'ai pas eu le temps de dire ce matin  Mrgreen 
La suite !  Clap

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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Jeu 20 Fév 2014 - 10:41

Enfin une longue réponse qui me permet de faire une longue réponse à la longue réponse (la répétition de "réponse est volontaire").

Pour la description de certains passages dont les voyages, si tu veux qu'il y ait une description de la monotonie de ceux-ci, libre à toi de la faire et de me l'envoyée pour que je puisse l'inclure dans le récit. Sinon, il va y avoir un peu plus de description dans les derniers chapitres grâce à vos remarques. Ensuite, quant à me lancer des défis, le problème est justement quand je m'en lance, j'ai tendance à tout foirer et ce quel que soit le domaine. Et y compris dans l'écriture.

Pour la scène de la déclaration, je suis célibataire depuis plus longtemps que toi vu que je suis non seulement plus vieux que toi mais aussi, je n'ai jamais eu de petite amie, et cela ne m'a pas dérangé de l'écrire. Au contraire, ce fut difficile, car tout ce que je pouvais imaginer comme exemple de déclaration provenait de lectures. Et comme Arken trouve cela très bien, ça me va. Cela dit, si tu me fais une scène de déclaration en prenant le même cadre mais en beaucoup mieux et en tenant compte de la personnalité des personnages, je verrais pour mettre la tienne à la place de la mienne.

Pour le charme de Mathilda, je m'était mal exprimé et modifierai cela en conséquence.
Pour les noms des nécromanciens, je venais de regarder trois épisodes de Games of Thrones et c'est probablement ce qui m'a inspiré. Et j'aime bien leurs noms.
Pour les chevaliers de sang, je vais prendre en compte la remarque et modifierai cela par l'intervention d'une force extérieure très puissante (mais je ne vais dire maintenant qui ou quoi même si je le sais).
Pour la rencontre de Mathilda avec les soldats et ceux qui les accompagnent, je rajouterai un ou deux petits trucs.

Ensuite pour les remarques générales, je vais expliquer deux ou trois trucs.
Pour le grosbillisme, comme tu l'as dit cela t'a été reproché, mais je veux juste dire qu'Erik et Mathilda ne s'appellent pas Ashur ou Delphine et ils le découvriront plus tard. Tu ne t'es jamais demandé ce que ça pouvait faire de croire un personnage invincible et pourtant le voir mourir ? Si ce n'est pas le cas, je te prêterais bien LEGENDE L'ultime combat de David Gemmel. Parce que dedans on croit un personnage invincible et pourtant il meurt.
Ensuite en ce qui concerne les femmes, je comprends parfaitement bien ce que tu veux dire. Toutefois, je précise juste qu'elles sont parfois "recrutées" comme tu dis. Pour les Chevaliers de Sang, si elle a fait preuve de meilleurs capacités qu'un homme, pourquoi ne serait-elle pas prise ? Mis-à-part parce qu'elle soit une femme, il n'y pas de raisons. Dois-je te rappeler, que les vampires peuvent donner le Baiser de Sang à qui ils veulent ? Et que par conséquent, s'ils veulent le donner à une femme parce qu'ils pensent qu'elle le mérite, qu'il en soit ainsi. Pour les Princes dragons de Caledor, il y en a même si elles sont extrêmement rares à cause du conservatisme des elfes, et les rares qui y sont, sont originaires de famille très anciennes
de Caledor, maisons dont les ancêtres étaient parmi les plus proches lieutenants de Caledor Dompteur de Dragons. Ensuite, si l'on additionne l'influence de la famille (très important en Ulthuan) et les capacités de la jeune femme, et qu'elle réussit à se faire accepter, je ne vois pas de raison de les refuser. Et puis les femmes et les hommes elfes se ressemblent si ce n'est l'appareil génital et les arguments en faveur du sexe féminin. Il n'est dit nul part que les femmes sont plus faibles que les hommes. La preuve, il y a des femmes maîtres des épées (la série les défenseurs d'Ulthuan) et même Heaumes d'Argent (même série). On peut donc supposer que si elles sont suffisamment bonnes au maniement des armes, elles peuvent intégrer l'ordre. Et puis, en ce qui concerne Aryana (je suppose que c'est d'elle dont tu parle), il s'agit d'une exception comme les autres femmes Princes Dragons.

Bon, j'espère que cette réponse te satisfait  Happy
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Jeu 27 Fév 2014 - 12:53

Assez tardivement (sept jours, comme le temps passe vite !), je me permets d'écrire ces quelques lignes avant ton retour définitif à la taverne et la publication de ta suite.

La description étant pour moi aussi un objet d'apprentissage dont je ne vois que le début, je ne me permettrais pas de prétendre à pouvoir rédiger des paragraphes descriptifs qui s'insèrent bien dans 'ton' récit. Chacun y va de sa propre plume (sauf si vraiment la coopération est prévue à l'avance) et chacun s'améliore au fil de sa pratique et des conseils de ses pairs.
En gros, tu te débrouilles   Shifty  et nous t'aidons comme nous le pouvons  Shifty 

Pareil pour ta scène de déclaration  Tongue 

Pour tes nécromanciens... En mon humble rôle de lecteur assidu, j'attends un petit développement qui puisse m'aider à mieux comprendre leurs origines.
Strictement entre auteurs et afin d'éviter de publier des spoilers, je passe aux MP pour le Duc du Changement.
Concernant l'embuscade de Mathilde, c'est peut-être ma vue, mais je ne vois pas ce qui a changé dans cet épisode.

Je passe sur le gigantisme de nos héros...
... Pour revenir aux femmes : elles ne sont pas 'parfois' recrutées. Elles ne le sont en principe jamais. Chez Neferata c'est l'exact contraire, respectant les mêmes nécessités d'efficacité militaire qui vise (d'après ce que j'en sais) à éviter justement toute sorte de romance, batifolage et autres triangles amoureux qui ne font que de nuire à la discipline.
Comme je vois venir de loin un gros débat à ce sujet, et que là n'est pas mon intention, je me bornerai juste à te prévenir encore une fois : cette 'rareté' sur laquelle nous semblons nous accorder est à mon avis mal soulignée dans ton récit, pour ne pas dire franchement ignorée. C'est un défaut selon moi, mais après, libre à toi de faire comme tu le sens  Happy 

Voilà, n'hésite pas à nous envoyer ta suite à dos de pigeon s'il le faut  Mrgreen 




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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Jeu 27 Fév 2014 - 13:45

Merci beaucoup pour ce commentaire explicatif de ta pensée. Je prends note de tout ce que tu dit. Mais les femmes sont parfois recrutées même si cela reste rare, je ne l'ai pas assez souligné. Toutefois, j'essaierai de le faire mieux à l'avenir. Après, ma propre expérience et mon intérêt pour la chose militaire ont aussi probablement influencé mon écriture puisque des pays comme Israël ou plus récemment les USA autorisent les femmes dans les unités en première ligne. Alors que cela n'était pas le cas jusqu'ici.

Pour la suite, je ne sais pas encore quand je la donnerais, mais pas tout de suite, car il y a quelque chose qui ne me convient pas dedans mais je ne sais pas quoi. Et cela me trouble au point de me bloquer. Et tant que je n'aurais pas mis la main dessus, je préfère éviter de la poster.
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MessageSujet: Re: Le coût de la (non-)vie   Ven 28 Fév 2014 - 15:44

Bon, je vous envoie à tous un pigeon pour que vous puissiez me donner votre avis sur la suite de mon récit. Ne voyant toujours pas ou était mon blocage après dix jours passé à les relire et à les décortiquer, je les publie afin que tout le monde puisse en profiter et éventuellement me dire où il y en a un. Si toutefois il y en a un. J'ai essayé de continuer à m'améliorer en suivant vos conseils. Et n'hésitez pas à me dire ce qui va et surtout ce qui ne va pas. Comme ça je pourrais mieux faire le chapitre 10 et les suivants.

Je vous donne ici les chapitres 7 et 8. Le chapitre 9 à savoir la grosse bataille arrivera ce week-end ou la semaine prochaine en fonction de mon envie de le poster. Trêves de plaisanteries et voici le bestiau :





CHAPITRE 7 :



Erik était toujours suivi par Dyris et Valianar. Le premier enseignait à son commandant comment relever et contrôler les morts. Le jeune vampire était un élève attentif et talentueux. Si le nécromancien lui avait conseillé de le faire s’était pour pallier à la mort de l’un deux et en même temps relever plus de troupes. C’est ainsi que le groupe finit par être suivi par une troupe de cavaliers revenus d’entre les morts pour servir un nouveau maître.

Quelques jours après avoir découvert les cadavres des derniers membres de sa famille, Erik eut une douleur fulgurante à la tête. Il sentait que quelque chose ne tournait pas rond. Il entendit alors Hermann crier et s’éteindre. Il sentait que le lien du sang était rompu. Et cela ne pouvait signifier qu’une seule chose. Son père dans cette nouvelle existence était mort. Et définitivement. Et Klara, qui l’avait considéré comme son père ne le saurait pas. Car il ne pouvait lui délivrer de message. Mais il savait qu’Erkan était mort lui aussi. C’était Hermann qui le lui avait dit par un message transporté par une chauve-souris. Erik avait l’impression qu’il venait de perdre absolument tous ceux à qui il pouvait tenir. Il sentait que quelque chose de grave allait se passer pendant la bataille. Et la dernière fois qu’il avait eu se pressentiment, c’était juste avant que Mathilda ne meure pendant le siège de Drachedorf. Il espérait juste qu’il se trompait. Et qu’il parviendrait tout de même à arrêter l’armée ennemie. Qu’importe s’il devait disparaître à jamais, tant qu’il réalisait sa mission. Et cela, ce n’était pas la première fois qu’il y pensait.

Je me souviens encore de mes patrouilles avec les patrouilleurs du comte électeur. Dans ces moments nous étions seuls au monde. Nous ne pouvions compter sur l’aide de personne quand on était dans les forêts. Rien ne comptait plus au monde pour nous que de réussir notre mission et de patrouiller dans les zones où on suspectait des hommes-bêtes d’avoir élu domicile. Sans compter les raids de maraudeurs du chaos qui parfois passaient à travers le Nordland pour venir jusque dans le Middenland. Et ces guerriers-là, nous les redoutions plus que tout. Surtout quand ils étaient accompagnés de soldats en armure noires. Je me souviens d’une mission que l’on avait dû faire. Un capitaine de patrouilleurs était venu me voir à la maison pour que je les aide. J’étais en train de jouer avec Maria, quand il a frappé à la porte. Dès que maman a ouvert celle-ci et que je l’ai vu, j’ai compris pourquoi il était là. Mais ma petite sœur avait compris elle aussi. Elle s’est mise à pleurer toutes les larmes de son corps. Comme à chaque fois que je partais pour plusieurs jours.
Cependant, elle comprit rapidement que je n’avais guère le choix. Je devais partir car j’étais réquisitionné. J’étais allé chercher mes armes et mes affaires dans ma chambre avant de revenir devant l’entrée. Je voyais bien que ma mère était triste mais elle se contenait pour ne pas effrayer ma petite sœur qui ne pouvait s’empêcher de pleurer dès que je sortais du village. Puis je suis sorti de ma maison avec le capitaine.

Il m’informa qu’il avait entendu parler de moi et de mes compétences de pisteur. Il ne me laissa même pas parler. Il me dit également qu’il avait reçu pour ordre de suivre une bande de serviteurs du chaos qui passeraient dans la région. On devait les suivre et essayer de les harceler pour les affaiblir. J’ai rejoint le groupe d’éclaireurs sur la place centrale puis nous sommes partis pour l’Est. On les traqués et harcelés pendant trois semaines sans s’arrêter. Rien ne comptait plus que la réalisation de notre mission car si nous avions échoué, de nombreux villages auraient été ravagés. Et cela, nous voulions l’éviter à tout prix. Je prenais en permanence tous les risques que je pouvais. Mais à un moment je fus blessé. Et c’est à ce moment que je me rendis compte du prix que l’on était prêt à payer pour réussir. Car je voulais continuer avec eux et ne surtout pas être laisser en arrière. En voyant mon regard, notre capitaine comprit que je ne les ralentirais pas. Il me banda alors la jambe où j’étais blessé. Puis, nous nous remîmes en marche. Je serais les dents pour ne pas montrer que je soufrais. Et pourtant chaque pas était très douloureux pour moi. Etrangement, quand on a dû courir, je n’avais plus mal. Peut-être que j’étais trop concentré sur ma course, mais je ne ressentais plus la douleur.

Toutefois, lorsque je dus rentrer au village, j’en eu pour un mois d’immobilisation de la jambe. Ma première patrouille dans les bois après cela fut avec Mathilda. Et ce fut à ce moment que je lui déclarai ma flamme. J’avais eu conscience que j’aurais pu la perdre et les affrontements sporadiques mais brutaux avec des serviteurs des dieux du chaos m’avaient fait prendre conscience du fait que je l’aimais et que je devais le lui dire. Et ne voulant pas rater une autre occasion de le faire, je le fis. Mais je n’oubliais pas que sans cette blessure et cette volonté de faire la mission que l’on m’avait donnée, je n’aurais probablement jamais pu connaître ce bonheur.



Erik se souvint alors de ce qu’il avait perdu à cause de sa colère contre elle. Il sentait encore une fois que quelque chose comme ça n’arriverait pas cette fois-ci. Et cela ne fit que renforcer sa détermination d’apprendre la nécromancie. A partir de ce moment, il devint un élève très assidu et mémorisait chacune des leçons de Dyris. Même s’il ne parlait que pour lancer des sortilèges, ou pour poser des questions très brèves, il faisait des progrès phénoménaux. C’est ainsi qu’il était suivi par vingt cavaliers montés sur des squelettes quand il arriva à la frontière de la Sylvanie. Il pénétra sans hésiter une seule minute dans les terres des Von Carstein. Les vingt-trois cavaliers chevauchèrent ainsi nuits et jours sous les nuages noirs caractérisant ces terres. Les domaines des Von Carstein situés au pied des montagnes du Bord du Monde étaient très peu habités même pas les vampires. Elles étaient presque entièrement désertes. Elles avaient également un aspect lugubre qui semblait vouloir repousser tous visiteur, mortel ou non pour que les maîtres de cette région puissent se protéger de l’extérieur sans avoir à combattre. Les rares forêts traversées semblaient être habitées par un mal qui voulait les ronger jusqu’au bout. Au bout de quelques jours, ils atteignirent les terres de l’Ostermark. Erik savait que le lieu de la bataille était à peine à une demi-journée de chevauchée de la frontière. Ils se dirigèrent alors aussitôt vers l’endroit qu’il avait choisi pour se battre. Une fois arrivé, il remarqua que cela avait été un champ de bataille bien avant. Cela lui facilita la tâche. Dès qu’il fut arrivé, il commença à lever les morts. Passant partout où il pouvait, il récitait à longueur de temps ma même formule. C’était simple et efficace à la fois.

Il passa ainsi une semaine complète à lever les morts et à attirer à lui toutes sortes de créatures mortes ou vivantes. Les soumettant toutes à sa volonté. Il en profita aussi pour raffermir sa volonté sur son armée. Au point qu’elle lui obéissait sans même qu’il n’ait besoin de formuler ses ordres même en pensée. Elle exécutait le moindre de ses désirs dès qu’il y pensait. Sa garde prétorienne de chevaliers avait gonflé ses effectifs à une centaine de cavaliers. Régulièrement, Dyris invoquait, lui, des créatures sorties tout droit des enfers. C’est ainsi que des émissaires des enfers rejoignirent son armée tout comme des spectres et des esprits de soldats morts sur ce champ de bataille des siècles avant.

Les terres étaient vides de toute vie humaine excepté les deux nécromanciens, si toutefois on pouvait dire qu’ils étaient encore humains. Et c’est ainsi que le dixième jour, Erik et Dyris avaient invoqué plus de quatre-vingt mille créatures de la non-vie. Il y avait des morts anciens, des zombies, des créatures invulnérables à la magie, quatre varghulfs ayant élu domicile dans les premiers contreforts des montagnes du Bord du Monde avaient même rejoints l’armée, Erik les ayant soumis. Depuis des jours, il pouvait voir un immense nuage noir venant des montagnes à l’Est. Il savait que c’était l’armée du Chaos qui approchait. Il savait qu’ils seraient là avant que la nuit ne tombe. Et que la bataille aurait lieu en partie la nuit. C’est en pensant à cela qu’il sentit une présence magique familière. Une présence dont il avait rêvé ces derniers jours. Une présence qu’il aimait par-dessus tout. La présence de sa fiancée. Il monta alors sur son cheval. Il ordonna mentalement à toute son armée de ne rien faire et partit pour le flanc Sud de sa horde. Lorsqu’il arriva, il vit qu’elle avait démonté. Il fit alors de même et s’avança vers elle. Elle fit la même chose. Lorsqu’ils furent suffisamment près, il ne put se contenir et la serra fort dans ses bras. Il lui murmura alors à l’oreille :
« Je suis vraiment content que tu sois revenue. J’ai eu peur que tu m’abandonnes définitivement. Je suis désolé pour ce que je t’ai fait.
_Ne sois pas désolé, c’est moi qui n’est pas respecté ton autorité. Je ne sais pas du tout ce qui m’a pris. D’habitude je ne me mets pas en colère pas aussi facilement. Et aussi rapidement. Tu n’as rien à te reprocher.
_Maria et maman sont…
_Je sais, le coupa-t-elle. »
Erik l’éloigna alors un peu et regarda ses yeux. Ils ne trahissaient aucun mensonge. Or il savait toujours quand elle mentait rien qu’en regardant ses yeux. Il reprit alors la parole pour lui dire :
« On se bat de nouveau ensemble ?
_Comme au bon vieux temps quand on était des éclaireurs. Toi et moi. Et personne d’autre que nous deux.  
_C’est d’accord. »
Les deux fiancés partirent alors pour rejoindre le centre de l’armée pendant que les troupes de Mathilda se fondaient dans celles de son fiancé.

Ils rattrapèrent alors une partie du temps perdu en se racontant tout ce qui c’était passé entre temps. Erik la prévint qu’Hermann était mort. Mathilda partageait sa peine quant à la perte de sa famille. elle l’avait aimée comme sa propre famille. Famille qui aurait dû devenir la sienne si elle n’avait pas été tuée dans ce siège il y a quelques années. Elle le prévint de la mort d’Erkan, qui l’avait beaucoup affecté. Et c’était pour elle, Mathilda Mörderin, qu’Erkan était resté à Drachedorf pour veiller non seulement sur Erik mais aussi sur la famille de ce dernier. La relation qu’elle avait eue avec lui était vraiment celle d’un père pour son enfant. Car il avait toujours voulu avoir une fille et elle était celle-là. Il l’avait certes élevée comme un dragon de sang mais aussi comme une jeune fille de très haute naissance. C’est ainsi qu’elle avait pu parvenir aux hauts cercles de la noblesse impériale et que nombres d’hommes lui avaient demandé sa main. Mais elle les avait toujours éconduits malgré leurs pressions. Car elle se souvenait encore d’Erik et tant qu’elle le savait vivant, elle ne voulait pas céder à leurs avances, de peur qu’il ne la découvre et qu’elle se sente coupable de l’avoir trahi. Alors même que ce n’aurait pas été vrai.


Il la prévint de son instinct concernant la bataille. Elle lui répondit qu’il était probable qu’aucun d’eux ne devait survivre. Ayant rejoint le centre de l’armée, les deux vampires se tournèrent alors face à la plaine. Elle avait été vidée de tout obstacle pour permettre à l’armée des morts-vivants d’avancer sans aucune entrave. Si bien que l’on ne voyait plus aucun arbre. Seuls quelques buissons parsemaient la lande désolée. Ils formaient quelques points d’appuis éventuels pour l’armée des morts-vivants. Des points où ils pourraient tenir plus facilement leur ligne de bataille pour éviter de se faire contourner. Mathilda reconnut que les zombies avaient vraiment fait de l’excellent travail. Face à eux, le nuage noir annonçant la venue des forces du chaos se rapprochait inexorablement.

Loin à l’Ouest, par-delà les nuages masquant sa lueur, le Soleil commençait à disparaître. C’est à ce moment qu’apparut l’armée du chaos. Ce n’était d’abord que des unités de cavaliers et de chevaliers en armure mais au fur et à mesure venaient des démons, des guerriers, toujours plus de guerriers, des ogres, et même des monstres trop étranges pour être décrits. L’armée ennemie mit trois heures à se déployer. Et lorsqu’elle fut prête, Erik et Mathilda virent pour la première fois une armée des puissances de la Ruine dans toute sa sombre splendeur. Le jeune vampire serra alors sa fiancée contre lui et ils se firent un dernier câlin. Il dura dix minutes entières car ils avaient bel et bien l’impression que ce serait le dernier. Et un dernier baiser. Mais il avait le goût d’un baiser d’adieu. Le goût d’un baiser que l’on fait à une personne alors que l’on sait que l’on va mourir dans peu de temps. Ils se séparèrent après quelques minutes enlacés ainsi. Ce fut l’absence de réaction de leur armée qui les fit réagir. Remplis d’une nouvelle résolution, les deux vampires se séparèrent et se tournèrent face à l’armée du chaos et ordonnèrent quatre-vingt-dix mille créatures de leur armée de marcher sur l’ennemi.




CHAPITRE 8 :



Quelques mois avant.
Il se nommait Harkan. Il était au service des puissances de la Ruine depuis des siècles. Il ne se souvenait même plus de l’époque où il n’était qu’un simple homme de l’Empire. Jusqu’ici, il ne servait que les quatre dieux mais avait juré allégeance à Archaon. Car il avait reconnu en lui le Seigneur de la Fin des Temps, l’Elu des Dieux et celui qui devrait plonger le monde dans des ténèbres éternelles. Celui-ci lui avait confié une mission extrêmement importante. Il devait prendre à revers les forces des nains et de l’Empire pour mieux les écraser après et éviter qu’elles ne s’unissent et déploient toutes leurs armées face à l’Elu et compromette ainsi ses chances. Et pour cela, il devrait traverser les montagnes des nains. Il avait rassemblé une immense armée. Elle était composée de plus de quinze mille guerriers engoncés dans des armures noires. Il tenait ses lieutenants grâce à la peur de l’affronter en combat singulier. Chacun d’eux valait dix de ses élus au combat, et pourtant, tous le craignaient. Des Massacreurs avaient également rejoint son armée. Ils avaient été envoyés par Khorne en personne car les terres qu’il allait devoir traverser regorgeaient de peaux-vertes dont les crânes seraient de belles offrandes pour le dieu de la colère.  Des guerriers de chaque dieu avaient rejoint son armée, tout comme des combattants vénérant les quatre puissances de la Ruine. Mais ses guerriers préférés étaient ses chevaliers du chaos. Des guerriers qui sont ses gardes et ses favoris depuis des décennies. Ils montaient des coursiers tout droit sortis du Royaume du Chaos. Ils semaient la peur dans les tribus du Nord. Des démons l’avaient rejoint conformément aux ordres des Dieux.

Cependant, lui, Harkan des Askranor, seigneur des chevaux des quatre dieux visait un tout autre but que détruire le monde des mortels. Même si cela pouvait l’aider à l’atteindre. Il ne visait rien de moins que la transformation en Prince Démon. Et pouvoir ainsi servir ses dieux pour l’éternité. Et pour cela, quel meilleur moyen que de passer les prochains mois à affronter presque quotidiennement des peaux-vertes, des ogres et éventuellement des nains ? Il pourrait même tuer des dragons dans les montagnes des nains. Si toutefois, ils sortaient de leurs cavernes. Il pouvait parfaitement sentir que rien ne pourrait l’arrêter. Et que quiconque se mettrait en travers de son chemin périrait par son épée. Mais il se souvenait encore du jour où il avait commencé à rassembler sa propre armée.

Il faisait encore nuit. Ils étaient tous près d’un monolithe permettant de vénérer les dieux sombres. C’est alors qu’une colonne de feu surgit du ciel. Après qu’elle fut dissipée, ils levèrent les yeux. Ils virent alors un des favoris des dieux sombres. Un Prince Démon. Un des plus grands guerriers que le monde avait porté. Celui-ci tendit alors son bras vers lui et proclama :
« Toi, Harkan. Tu dois rassembler une armée. Rassemble la plus grande que tu pourras. Car tu es appelé à de grandes choses. Tu dois aller en Norsca. Des tribus t’attendent là-bas pour se mettre sous ta bannière. »
Je ne prenais pas la parole. Car je connaissais ce qu’il fallait faire et ne pas faire devant un Prince Démon. Et je n’étais pas fou au point de tenter d’insulter un serviteur des Dieux aussi puissant. Et c’est cela qui l’attira ses faveurs. Car il reprit rapidement la parole pour dire :
« Devant le respect dont vous avez fait preuve envers moi, moi, Erghranretur le Massacreur et l’Enchanteur décide à toi Harkan seigneur des Askranor de donner la marque des vrais Dieux. Montre-toi digne d’elle ou un destin horrible t’attend. »
Sur ces paroles, il repartit vers le ciel et disparut rapidement. Nous nous sommes alors relevés. Je me suis alors tourné vers mes suivants avant de leur hurler de se dépêcher de se mettre en route pour la Norsca.


Il repensait régulièrement à ce souvenir et il était toujours intact. Il était déjà fort comme un ours et rapide comme un serpent avant cette rencontre. Mais là, il avait été transformé. Il pouvait le sentir au fond de lui. Il sortit alors de sa tente et regarda vers le ciel. Il faisait encore grand jour mais il pouvait presque voir l’ombre du chaos s’étendre au-dessus de l’armée. Non loin, des hommes vénérant Slaanesh se fouettaient pour se procurer du plaisir. Il ne pouvait comprendre comment ils pouvaient en être arrivés là. Un peu plus loin, des sorciers du dieu de la peste faisaient mijoter plusieurs chaudrons, nul doute qu’ils concoctaient quelques maladies. Alors qu’il passait son chemin, il aperçut deux guerriers de Khorne se battant entre eux. L’un d’eux eut la tête tranchée et le combat prit fin. Le vainqueur fut acclamé par ses compagnons. Il retourna alors à sa tente et dit à ses lieutenants de donner l’ordre que l’armée se mette en marche. Aussitôt dit aussitôt fait, le temps que les ordres soient transmis, il ne s’était écoulé qu’une dizaine de minutes. Harkan monta alors sur son destrier muté par le chaos et partit à la tête de son armée. Il dégaina son épée et la leva bien haut. Il hurla alors à ses troupes rassemblées derrière lui :
« Les dieux nous demandent d’aller au Sud pour répandre la mort et la ruine. En route pour le Sud et la Guerre ! »

L’armée se mit alors en marche pour le Sud. Harkan connaissait le chemin par cœur. Il l’avait déjà emprunté pour aller affronter des nains des montagnes et des peaux-vertes des Terres Arides telles qu’elles étaient connues par les Hommes. Tous les jours, de nouvelles tribus soit s’ajoutaient à son armée soit étaient massacrées par elle. C’est ainsi qu’au bout de trois mois, la horde du seigneur du chaos arriva en vue des Montagnes des Bords du Monde. Il décida alors de camper pour la nuit. Préférant éviter les embuscades de la part de gobelins un peu trop farouches. C’est à ce moment que des Ogres apparurent. Harkan se dirigea alors droit vers eux pour voir leur chef. Il connaissait l’attrait de Khorne pour ces brutes. Car ils étaient brutaux et ne vivaient que pour se battre. Il se dit alors qu’ils seraient un renfort bienvenu à son armée. Il parvint non sans difficultés à les acheter. Il parvint à le faire en leur promettant de les nourrir substantiellement chaque jour qu’ils passeraient sous ses ordres. A vrai dire, il ne prenait pas beaucoup de risques car il savait que son armée rencontrerait beaucoup de gobelins, d’orques et de trolls durant sa traversée des montagnes. Le lendemain matin, l’armée se mit en route. Harkan estimait maintenant ses forces à plus de cinquante mille guerriers de toutes sortes et de toutes allégeances. Il donna alors l’ordre de commencer à traverser les montagnes. Ce qu’elle fit.


Maintenant.
Ils venaient de franchir encore un col. Il avait arrêté de compter le nombre de cols passés à soixante. Mais cela ne le décourageait pas. Car il savait ce qui les attendait de l’autre côté. Des terres ne demandant qu’à être ravagées et détruites par les flammes et l’acier.  Et cela leur suffisait pour avancer. Ils avaient ainsi progressé lentement pendant des mois et des mois. Subissant quotidiennement des attaques de la part de créatures étranges et de gobelins des tunnels. Et il avait réussi à perdre des soldats à cause du froid. Un comble pour des hommes venant du Nord. Cependant, maintenant il savait qu’il ne restait qu’une journée de marche à l’armée pour pénétrer dans l’Ostermark et le ravager. Harkan exultait rien qu’en pensant aux carnages qu’il allait pouvoir commettre. Et cela le mettait de bonne humeur. Son armée avait perdu quelques combattants, mais c’étaient les plus faibles et donc les moins dignes des attentions des dieux qui avaient péri dans ces montagnes. C’est en pensant à cela qu’il ordonna à l’armée de camper pour la nuit. Le campement fut vite monté. Les guerriers en armure lourde se placèrent au centre du camp, conformément à leur statut de gardes du commandant de l’armée. Puis les ogres établirent le leur, se plaçant sur une montagne. Ainsi, ils serviraient de boucliers face à une attaque venant de nains ou de gobelins de la nuit.

Lorsque l’aube, ou ce qui devait être l’aube, se leva, toute l’armée était déjà prête à partir. Elle se mit en branle. Serpentant pendant des heures et de heures dans les vallées, parfois passant des cols, les maraudeurs à cheval patrouillant dans les environs pour prévenir toute attaque de la part d’une armée ennemie. Après huit heures de marche, la plaine de L’Ostermark apparut enfin aux unités de tête. Pour elles, se fut comme une libération. Harkan leur donna lors l’ordre d‘avancer plus vite pour que l’arrière puisse sortir lui aussi des montagnes. Devant eux, les cieux étaient littéralement de la couleur de la nuit. Consultant des démons de Tzeentch, il apprit que c’était l’œuvre de la magie. Et pas de n’importe quelle magie. La nécromancie. La magie capable de ramener les morts. Alors que son armée sortait entièrement de la passe qui permettait d’arriver sur la plaine, il la vit. Une immense armée de morts. Au premier coup d’œil, il devait bien y avoir plus de quatre-vingt mille créatures revenues de la mort. Il y avait également des monstres ailés, des chauves-souris. C’est ainsi qu’Harkan des Askranor vit pour la première fois de toute sa vie d’une armée de la non-vie. Il eut quelques instants d’hésitation. Car il ne savait pas exactement comment en affronter. Mais il lui suffisait d’appliquer les principes de Khorne pour y arriver après tout. Car il avait déjà entendu parler de ces armées. Et il savait que les guerriers de celles-ci n’étaient pas réputés pour leur excellence dans le maniement des armes. Il eut conscience que le destin de son armée se jouerait ici et nulle part ailleurs. S’il réussissait, le chaos vaincrait l’Empire, s’il échouait, les forces des ténèbres seraient repoussées vers le Nord. Malgré la journée de marche, sa horde sembla revigorée par l’approche de la bataille. Ils se mirent aussitôt en rangs et formèrent une ligne de bataille.

Les élus et les guerriers en armure noire se placèrent au centre de la ligne. Des ogres se placèrent souvent entre deux régiments. Des régiments de sanguinaires se mirent sur les flancs du centre de la ligne. Les maraudeurs et tous les cavaliers, eux se plaçaient sur les flancs. Le but des derniers était de déborder la ligne ennemie pour la prendre à revers. Et éventuellement tuer des sorciers ennemis qui voudraient relever trop de morts pour les empêcher de passer. Des horreurs du dieu du changement se placèrent en retrait de la ligne. Commandées par un démon majeur de Tzeentch, elles pourraient ainsi faire pleuvoir les sorts sur l’ennemi pour l’affaiblir. Mais celui-ci semblait surpris par le fait qu’il y avait apparemment deux commandants dans l’armée ennemie. Pendant ce temps, des nuées de chiens enragés et mutés par la présence du chaos du Nord se rangeaient devant ses troupes, prêts à bondir sur l’ennemi à son ordre.

Il ordonna à ses troupes de charger leur ennemi qui leur barrait la route de l’Empire. Ce qu’ils firent sans hésiter.





C'est terminé pour aujourd'hui mais comme dit avant, la suite arrivera dans moins de deux semaines (normalement). A vos commentaires.


Dernière édition par Gilgalad le Ven 28 Fév 2014 - 23:10, édité 2 fois
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