Armées Comtes Vampires et mort-vivants


 
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 Le Dragon Noir

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MessageSujet: Le Dragon Noir   Sam 20 Nov 2004 - 18:31

Les Désolations du Chaos. Des milliers de kilomètres d’étendue de terre stérile, noire et corrompue par les puissances maléfiques. De nombreuses abominations s’y trouvent, sans compter les tribus de barbares et de guerriers sanguinaires s’y regroupant pour la gloire des dieux Chaotiques. Les créatures qui croisent sur ces landes sont pour la plupart corrompues par les vents de Magie, et rares sont ceux qui viennent dans les Désolations, pour un motif quelconque.
L’être qui pourtant marchait d’un pas lent sur la terre sèche avait en tête un but précis. La Mort. Il l’avait cherché partout depuis des temps immémoriaux. Il l’avait trouvé à de nombreuses reprises, mais Elle ne l’avait jamais vaincu. De toute façon, il était déjà mort.
Arrivé en haut d’une colline désertique, il aperçu en contrebas un de ces villages nordiques qui campaient dans les landes. Il avait déjà rencontré deux de ces campements depuis son arrivée dans le pôle. Il en avait d’ailleurs massacré tous les guerriers rencontrés sans même en trouvé un qui puisse avoir une chance de le blesser. Même les guerriers en armure lourde n’avaient rien pu faire. Un rictus méprisant passa sur ses lèvres lorsqu’il repensa au puissant chef de guerre qui l’avait défié et dont il avait tranché la tête d’un revers que le champion chaotique n’avait pas eu le temps de voir. Peut-être que ce misérable village de maraudeurs contiendrait un adversaire digne de ce nom. Il aperçut que le campement était établit autour d’un cercle de pierre, où apparemment, au vu des pierres rouge du sang des sacrifices, des invocations de démons devaient avoir lieues assez souvent. Il aurait peut-être la chance d’affronter quelques uns de ces monstres sanguinaires. D’ailleurs c’était ainsi que l’on appelait ces démons du dieu du sang. Des sanguinaires. Nom étrange, pour des créatures qui l’étaient encore plus.
Il entreprit de descendre le monticule, et arriva au campement d’un pas à peine plus rapide que celui qu’il utilisait lorsqu’il se promenait. Deux guerriers tatoués de signe tribaux, à la peau pâle et aux cheveux noirs le virent alors qu’il entrait dans le village. Le plus grand des deux poussa un beuglement, saisit sa hache et chargea, suivit de près par l’autre maraudeur, tandis que d’autres encore surgissaient des tentes de toiles brunâtres couvertes de trophées. L’être s’arrêta et ne prit même pas la peine de dégainer la grande épée qui barrait son dos derrière son épaule gauche. Les guerriers arrivaient en masse sur lui. Il ricana, et attendit le choc. Le combat promettait d’être intéressant.


Alors que le maraudeur levait sa grande hache de guerre pour le décapiter, le guerrier en armure noire saisit sa lame d’un ample geste et trancha la gorge du barbare de la pointe, le tout d’un mouvement fluide qui paraissait presque naturel, chose pour le moins étrange étant donné la longueur de la lame, et la rapidité avec laquelle le mouvement avait été exécuté. Le deuxième homme, emporté par son élan, eu la vitesse de frapper avec sa bardiche mais le corps de sa victime disparut brusquement, et il sentit alors une force le soulever et le jeter en l’air avec une puissance incroyable. Le maraudeur alla s’écraser contre ses compagnons qui chargeaient, alors que la créature se déplaçait à une vitesse surhumaine pour contre-attaquer ces pitoyables humains. Cinq chaotiques furent tués par lame ténébreuse avant même d’avoir pu comprendre à quelle sorte de démon ils avaient affaire. Sept autres furent exécutés alors qu’ils tentaient de fuir. Les guerriers restants se regroupèrent vers un sorcier qui venait de surgir d’une des tentes les plus imposantes. Le guerrier maudit s’arrêta et à ce moment apparut le chef des barbares.
Un colosse encore plus grand que les autres, qui portait une hache à la tête rouge sang qui crépitait d’une énergie mauvaise à la volonté de tuer. Le chef maraudeur n’attaqua pas , ce qui surpris le guerrier en armure noire. Il comprit quelques secondes plus tard lorsqu’il entendit le sorcier commencer à pasmoldier des incantations. Il sentit que les vents de magies ne se dressaient pas contre lui et s’aperçut que le sorcier lançait une invocation de démons !!! Ce pathétique mage noir essayait de recourir à ses sombres alliés !!! Et bien qu’il invoque, ceci ne ferait que rajouter un peu de piment au combat. De la brume commença à apparaître dans le cercle de pierre, tandis que les barbares se demandaient pourquoi l’être en armure noire qui se tenait à quelques mètres d’eux n’attaquait pas. Il se demandèrent dans la tension qui montait qui était cet homme qui paraissait plus puissant que n’importe lequel des plus grands champions du chaos. Il virent l’armure noire du guerrier, d’un style ancien qui rappelait celles des elfes qui les combattaient et qui s’appelait Elfes Noirs, bien que n’étant pas pareille: des sortes de lames se trouvaient sur les jambières et bras de l’armure. Une grande cape noire entourait le personnage, et son heaume de jais était couronné d’un dragon noir. La lame qu’il tenait dans sa main gauche portait des runes elfiques et une sorte de nuage se dégageait de l’arme. Ils purent encore apercevoirent une peau d’ivoire et des yeux bleus glacés avant que la créature ne repasse à l’attaque.

Le vampire se rua sur la troupe de nordique avec une violence extraordinaire. Les maraudeurs, habitués aux corps à corps sanglants où seule la force triomphe, furent décimés en quelques instants: la créature surnaturelle qui s’attaquait à eux employait un style de combat particulièrement étrange: il tournoyait, virevoltait, sautait avec une grâce et une élégance majestueuses, et chacun de ses coups portait la mort. Le dernier protecteur du sorcier à tomber fut le chef: il parvint grâce à sa lourde hache tribale à tenir en respect le buveur de sang. Mais le guerrier noir, lassé de l’incompétence de ses ennemis, exécuta un salto pour parvenir derrière le champion chaotique, et sans même se retourner il planta sa lame noire dans le corps de son adversaire, et son épée fit entendre une fois de plus son terrible chant de mort.
Le sorcier était toujours dans sa transe et ne s’était pas aperçut du sort de son clan. Le vampire s’approcha, et curieux de savoir ce que le mage noir tentait, il planta ses crocs effilés dans la gorge sans protection, plus pour connaître les intentions de sa victime que besoin de sang. Il y avait longtemps qu’il n’en avait plus besoin. Le vampire commença à aspirer l’essence du chaotique, et entra en communion avec sa victime. L’âme du sorcier s’aperçut de l’intrusion et comprit que son clan avait périt, et que lui même était en train de perdre la vie. Il essaya de regagner son corps mais l’incantation le bloquait. Il la termina alors qu’il exhalait son dernier soupir.
Le vampire but jusqu’à la dernière goutte du sang corrompu et comprit qu’il avait mésestimer le sorcier du chaos. Celui-ci était, ou plus exactement avait été, relativement puissant, pour avoir réussit à invoqué la chose qui devait maintenant se mouvoir dans le cercle de pierre. Mais la brume noirâtre s’était épaissit durant l’invocation et l’être des Ténèbres dut attendre quelques instants avant de pouvoir voir la créature. Il l’entendit avant de la voir: des rugissements retentirent soudain dans l’arène et une bête se mouvant comme l’éclair frappa à travers le nuage en direction du vampire. Mais l’arme démoniaque ne put franchir le cercle. La chose était prisonnière du pentacle incantatoire. Le guerrier noir sourit, et se dit que finalement le sorcier n’était pas si puissant puisqu’il n’avait pas réussit à ce que le démon s’échappe de sa prison. La brume finit par se dissiper et le vampire eu confirmation de ce qu’il avait lu dans l’esprit du magicien mourant. Un sourire sardonique apparut sur ses lèvres, et il se dit que finalement il avait enfin trouvé un adversaire à sa taille. Le Démon Majeur de Khorne apparut enfin, dans les derniers relents de brume se dissipant, et contempla un instant son minuscule ennemi, avant de pousser un nouveau mugissement de rage et de porter un nouveau coup de hache, qui fut une fois de plus bloquer par la magie des pierres. A travers les beuglements de rage de son démoniaque adversaire, Sirius Draken-Torin, le Seigneur Vampire Dragon de Sang, à l’emblème du Dragon Noir, se dit qu’il avait enfin trouvé la Mort. Toujours souriant, il entra dans l’arène affronter le Buveur de Sang.
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MessageSujet: Re: Le Dragon Noir   Sam 20 Nov 2004 - 18:34

Assis au sommet d’une colline désertique, Sirius Draken-Torin contemplait les Désolations du Chaos. Il repensait au combat qu’il avait mené quelques jours plus tôt contre le Démon Majeur de Khorne. Le monstre avait quasiment réussit à le tuer, mais le dragon de sang avait quand même réussit à renvoyer le démon auprès de son maître. Draken-Torin n’était pas très heureux. Il était venu dans les Désolations pour y trouver le repos éternel au combat mais même le plus puissant démon n’avait pas réussit à le tuer. Même si quand il était sorti du cercle de pierre il était à demi-mort, quelques mots de pouvoir l’avait guéris des blessures infligées. Sirius repensa alors à la série d’événements qui l’avaient conduit là, faisant de lui sûrement un des plus grands combattants qui ai jamais vu le monde. Un croisement d’elfe et de vampire. Une combinaison indestructible.
Draken-Torin était né en forêt D’Athel Loren il y avait plus de mille cinq cents ans auparavant, d’un père Chantelame et d’une mère enchanteresse. Habituellement les enfants elfes étaient doués de seulement un des talents de leurs géniteurs mais Sirius avait révélé très tôt qu’il était aussi doué pour les arts guerriers que pour la magie. Adolescent, lors du choix qui ferait de lui un guerrier ou un mage, le seigneur du clan avait décidé que pour ne pas gâcher le potentiel du jeune elfe celui-ci recevrait une double formation: Sirius avait choisit la voix de son père comme danseur de guerre et il lui fut imposé en plus l’apprentissage de la magie. La période qui suivit, à peu près un siècle, avait été éprouvante pour Draken-Torin. Non content de s’entraîner au combat le jour, il apprenait les sorts la nuit. Un siècle plus tard il avait maîtrisé l’art des danses et de la magie et fut ordonné Chantelame et sorcier. Une combinaison qui au combat s’avérait particulièrement redoutable. Ni homme, orque, ou bête ne pouvaient lui résister. Le tournant de sa vie était survenu alors qu’il n’était âgé que de cent cinquante ans. Il se promenait seul près de la lisière de la forêt qui séparait le domaine bretonnien du Parravon avec celui des elfes sylvains, lorsqu’ il avait entendu des bruits sur la plaine. Il s’était approché furtivement et avait aperçut une bande d’orques et gobelins qui se dépêchait en direction de la forêt, sans doute pour le précieux bois des arbres. Sirius avait prit sa décision en quelques instants: il ne pouvait prévenir ses frères qui étaient trop loin de là et s’il partait maintenant pour les chercher des arbres mouraient. Il décida donc de rester et de combattre. Il sortit du bois et attendit les gobs. Lorsque la bande de peaux-vertes arriva assez près et s’aperçut de sa présence, ils s’arrêtèrent et commencèrent à rigoler bêtement. Ils étaient une centaine et ne pouvaient imaginer que ce pitoyable elfe allait leur résister plus de quelques secondes. Les orques chargèrent et Sirius dégaina et commença sa danse de mort. Les fanatiques qui surgirent des rangs ne réussirent pas à le toucher car il avait exécuter un saut qui l’avait mené au milieu de la horde. Les fanatiques avaient alors percutés leur propres rangs avec une violence inouïe. Après quelques instants de combats plusieurs orques et une dizaine de gobelins étaient déjà morts. Sirius virevoltait et tuait déjà avec un talent inespéré, mais le poids du nombre l’affaiblissait lentement. Alors que la moitié des peaux-vertes était morte, il sut qu’il allait tomber. Il entendit alors un vol qui se rapprochait à grande vitesse. Il résista de plus belle et alors apparut dans le ciel un Bretonnien en armure d’argent sur un pégase blanc. Les bretonniens avaient conclut un pacte avec les elfes sylvains: ils ne tuaient pas les arbres et les elfes leur permettaient à l’automne de ramasser le bois mort à la lisière de la forêt. Parfois ils avaient repousser ensemble des ennemis communs, mais rarement. Le chevalier chargea les orques par derrière et ceux-ci commencèrent à paniquer: l’elfe recevait des renforts inattendus!!! ils paniquèrent à la vue de cet elfe qui ne voulait pas mourir et de ce chevalier qui frappait avec la puissance d’un démon. Ils s’enfuirent et les deux compagnons de combat ne les poursuivirent pas. Sirius, blessé se crispa quand le bretonnien descendit de sa monture mais l’homme curieusement s’approcha de l’elfe et lui dit: « Beau combat mon ami! Les peaux-vertes ont été massacré! Comment t’appelles-tu? Je suis Tristan de Parravon, vicomte de cette même cité. Mon père en est le maître. » Draken-Torin connaissait la langue pour l’avoir étudié avec sa maîtresse de magie.
Il répondit au jeune homme: « Les miens me nomme Sirius Draken-Torin, et j’appartient au clan du Dragon. Je te remercie pour ton aide. » Et sur ce le bretonnien éclata de rire et lui dit de passer dans la cité pour qu’il fasse plus ample plus connaissance. Il enfourcha son pégase et s’envola en direction de la ville. L’elfe se dit que cet homme était étrange, et retourna dans la forêt panser ses blessures.
Le dragon de sang se releva, et après avoir regarder une dernière fois le paysage désolé il repartit en quête de son repos.

Le Dragon de Sang parcourait les Landes chaotiques sans se soucier de ce qui l’entourait. L’Umbra Chaotica n’était de toute façon qu’un paysage particulièrement désolé, ne présentant guère d’intérêt.
Sirius Draken-Torin ressassait ses souvenirs. Peu de temps après la bataille contre les orques, le danseur de guerre avait repensé à ce que lui avait dit le chevalier. L’idée de visiter la ville et de revoir le vicomte, qui au début lui semblait totalement saugrenue, ne cessait de trotter dans sa tête. L’elfe se décida quelque temps après: il répondrait à l’invitation de Tristan de Parravon. Sirius ayant l’habitude de se déplacer seul dans la forêt, le clan du dragon ne s’inquièterait pas de son absence, qui ne durerait d’ailleurs peut-être que peu de temps. Il prit ses armes et partit. Sirius arriva à Parravon peut après le lever du jour. Malgré sa rapidité elfique, il avait mis toute la nuit pour atteindre la cité. Alors qu’il s’avançait sur la route sablonneuse qui serpentait jusqu’au château, Sirius entraperçut les grands pégases qui volaient dans le ciel doré du matin, et cela lui réchauffa le cœur. Après tout des humains qui avaient réussit à acquérir l’amitié de tels animaux ne pouvaient être foncièrement mauvais n’est-ce pas ? Il arriva au pont-levis, et ce ne fut qu’à ce moment que la sentinelle endormie qui gardait la porte du haut de la muraille de pierre grise l’aperçut. Sirius l’entendit sonner du cor, un coup long et un court. Quelques minutes plus tard, une petite garde de soldats aux armes de la cité sortit. L’un deux, un énorme gaillard aux cheveux blond hirsutes l’apostropha, lui demandant ce qu’il désirait. L’elfe allait répondre lorsqu’il entendit d’autres pas qui approchaient. Il reconnut la voix dynamique, sourit lorsque Tristan apparut, un grand éclat de rire sortant de ses lèvres. Décidément cet humain lui inspirait les meilleurs sentiments !!!
Le chevalier le prit par le bras et l’emmena à l’intérieur de la cité. Stupéfait, l’elfe s’arrêta net lorsque il entra dans l’enceinte de pierre et aperçut l’intérieur de Parravon. Jamais il n’avait vu cela: les maisons qui dans la forêt étaient faites d’arbres chantés, étaient ici construites de pierre !!! Toute la ville était construite de cette même pierre grisâtre. Le danseur affichait une mine si stupéfaite que le vicomte de Parravon dû quasiment le traîner pour l’arracher à la contemplation de ces murs de rocs et de mortier. Arrivés au donjon, Tristan le conduisit dans une grande pièce où siégeait son père lorsque il recevait de la visite. Ils entrèrent dans une salle accueillante, où brûlait un grand feu dans une cheminée immense. L’elfe put sentir que le bois qui brûlait était bien du bois mort, celui que les humains pouvaient ramasser, conformément aux accords passés. Le comte était un homme aux cheveux grisonnants et aux traits réguliers, le visage empreint de sagesse. Le comte contempla l’elfe dont son turbulent fils lui avait parlé quelque temps auparavant. L’elfe était grand, mesurant peut-être un peu moins de six pieds et demi. Ses longs cheveux noirs aux reflets d’argent noués en arrière encadraient une figure aux traits fins si caractéristiques de l’espèce elfique. Deux yeux bleus glacés le regardaient d’un air insondable. Des tatouages tribaux couvraient ses épaules et ses bras musclés, ainsi que le haut de son dos, dos barré par deux lames qui semblaient d’une exquise manufacture. Il portait un pantalon noir, et des chausses de ce même cuir noir. Le vieil homme se leva et s’inclina devant son hôte: « Bienvenue au domaine de Parravon. Vous serez mon invité aussi longtemps que vous le désirerez. »

Sirius Draken-Torin était perché au sommet d’un arbre immense et contemplait sa forêt natale. Il repensait à la visite qu’il avait faite aux Bretonniens quelques semaines plus tôt. Il avait séjourné plusieurs jours dans la cité et avait beaucoup apprit sur les manières de vivre et les mœurs des habitants de cette ville de pierre. Une amitié naissante s’était très vite nouée entre l’elfe et le jeune vicomte. Après ces quelques jours passés en cette agréable compagnie, Sirius avait dû rejoindre la Loren, pour ne pas inquêter les membres de son clan. Il avait d’ailleurs dû expliquer au seigneur des forêts son amitié pour ces bretonniens, pour que celui-ci le laisse poursuivre sa relation. Comme le chef des dragons verts n’avait rien à reprocher aux humains il avait autorisé Sirius à les revoir.
Durant plusieurs années Sirius et Tristan se promenèrent, combattirent, firent la fête, s’entraînèrent ensemble. Le temps passa et les compétences martiales des deux jeunes gens se renforçait, en même temps que leur amitié et que les pouvoirs de Sirius.
Un jour, alors que Sirius était à Parravon, Tristan lui apprit que sur ordre du roi il devait se joindre aux armées pour reprendre le duché maudit de Moussillon où une force maléfique régnait depuis quelques temps. Il proposa à son elfe d’ami de l’accompagner, et bien entendu le chantelame accepta sans hésiter. Ils partirent quelques semaines plus tard, la présence de l’elfe dans l’armée bretonnienne étant particulièrement remarquée, même si personne ne lui chercha de noises car il était sous la protection du jeune seigneur de Parravon et de ses Chevaliers Pégases. Ils arrivèrent en peu de temps à Moussillon.
Sirius sentit immédiatement l’œuvre d’une puissante magie malfaisante. Il ne réussit pas à déterminer quelle était son origine: il avait déjà combattu des sorciers et reconnaissait les magies, mais celle-ci était très étrange, et particulièrement noire. Alors qu’ils montaient le camps, Sirius fit part de ses inquiétude à Tristan, qui lui n’avait pas l’air très alarmé. La nuit fut calme, mais l’aube n’arriva pas. De sombres nuages s’étaient installés et la plaine était maintenant aussi noire que la suie. Les feux brûlaient dans le camps et Sirius sentit alors un pouvoir se déchaîner. Il sentit les morts s’éveiller au loin et il aperçut la créature qui les ranimait. L’elfe sentit que la bataille s’annonçait difficile. Il avertit Tristan et les généraux bretonniens et certains d’entres eux émirent des doutes, la plupart le crurent, car on savait que l’elfe était un sorcier et l’armée n’en possédait aucun. Les soldats se préparèrent au combats, les destriers furent sellés, les chevaliers prirent leurs armes et les roturiers leur matériel de combat, des arcs miteux et de pauvres armes d’hast dont Sirius doutait fortement de l’efficacité. Il percevait le pouvoir destructeur de l’armée en marche. Des squelettes pourris, et de grands loups décomposés. Des morts en armures lourdes ainsi que des chevaliers noirs. Dans les cieux des chauves-souris géantes, qui survolaient des nuées d’esprits immatériels. Le seigneur de l’armée, lui était entouré de pénombres que le troisième œil de Sirius n’arrivait pas à percer. Il comprit néanmoins que l’être était meilleur guerrier que sorcier: la créature ne s’était pas aperçut de l’intrusion mentale du chantelame magicien.
Les morts et les vivants se rencontrèrent sur une morne plaine, et les nuages empêchaient toujours les bretonniens d’y voir correctement. Sirius Draken-Torin décida alors de se révéler à son ennemi. Il lança un sortilège et des éclairs sortirent des nuages, révélant aux humains leurs cauchemardesques adversaires. Les éclairs étaient continuent et permirent aux combattants de voir les morts. Le sorcier ennemi tenta de dissiper le sort mais il n’y parvint pas. Alors les armées chargèrent. Les pégases se heurtèrent aux chauves-souris géantes et prirent le dessus rapidement. Mais au sol les morts prirent l’avantage: les loups chargèrent les chevaliers et les bloquèrent. Les revenants commencèrent à faire fléchir les roturiers, et ceux-ci auraient prit la fuite sans les généraux bretonniens. Mais la ligne menaçait de céder car le général ennemi tuait tous ceux qui combattaient contre lui. Son emblème était un dragon de sang et Sirius comprit que la chose était un vampire. Le combat s’annonçait serré. Il n’avait jamais affronté une créature pareille mais Tristan lui en avait parlé et apparemment c’étaient des guerriers puissants, tant en magie qu’en talents martiaux. Sirius contra une lame rouillée d’un mort et le décapita. Il continua sur sa lancée et trancha un guerrier en deux. Il virevolta et ses lames abattirent deux morts de plus. Alors il prit appui sur un cadavre et sauta hors de la mêlée d’un bond extraordinaire. Il atterrit sur les flancs de son unité de paysans qui galvanisés par son exploits tenir bon. Il invoqua alors un sort qu’il n’avait jamais lancé: la Comète de Cassandora !!! Il concentra les vents de magie et lança le sort. Le chevalier de sang s’aperçut trop tard que le sort était lancé, trop occupé à massacrer de la lourde épée les pauvres humains qui se battait contre lui. Ce fut à ce moment que la bataille tourna: dans les cieux les pégases tuèrent les immenses ailes de la nuit et fondirent sur les cavaliers noirs qui se préparaient à charger les chevaliers embourbés par les loups, chevaliers qui se débarrassèrent des monstres et lancèrent leurs montures contre les squelettes et les revenants pour aider les roturiers. Sirius retourna au combat et se déplaça dans les mêlées pour arriver près du dragon de sang. Il aperçut du coin de l’œil sa comète arriver à grande vitesse et heurter de plein fouet les rangs des morts-vivants, annihilant du même coup les unités qui se trouvaient à l’arrière de l’armée ennemie. Le vampire aperçut alors l’elfe comprit que celui-ci était la cause de la défaite qui se profilait à l’horizon. Son défit résonna dans les oreilles fragiles de l’elfe comme son arrêt de mort. Mais Sirius Draken-Torin l’accepta: les elfes ne sont pas des lâches et le vampire ignorait que l’elfe savait manier ses lames en plus d’être un sorcier.
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MessageSujet: Re: Le Dragon Noir   Sam 20 Nov 2004 - 18:35

Le Dragon de Sang ne laissa même pas le temps à l’elfe de commencer une danse. Pour éviter le furieux coup de taille de l’épée trempée de sang du vampire il effectua une vrille au-dessus du monstre en essayant de le frapper au visage. Un seul de ses coups trouva une faille dans la protection du dragon le blessa à la tête. Le vampire surprit rompit le combat et dévisagea son adversaire. Sirius sentit que ses coups seraient sans effets si il ne touchait pas un des centres vitaux de la créature. il entreprit donc une danse qui lui permettrait de tuer le guerrier en armure écarlate d’un coup. Le vampire, rompu au combat au corps au corps, ne commit pas une deuxième fois la même erreur en chargeant inconsidérément. Il prit le temps de ramasser un bouclier par terre, et se ramassa sur lui-même pour lancer un assaut mais il fut coupé dans son élan lorsque l’elfe bondit dans sa direction. L’allonge du vampire lui permit de frapper en premier, mais Sirius l’évita et donna deux coups en direction de la gorge du vampire, que celui-ci évita aisément. Le chantelame sentit que si ce combat s’éternisait il en mourrait. La créature surnaturelle qu’il combattait le pousserait à la faute et sa lame damnée le tuerait. Le dragon de sang contre-attaqua rapidement et trouva une ouverture dans la garde de Sirius. La lame maléfique pénétra dans sa cuisse et Sirius la sentit aspira son énergie vitale. Il donna une série de coups sur le visage de son adversaire qui retira sa lame de la chair de l’elfe pour pouvoir se défendre. le vampire sentit que son ennemi cédait et il s’arrêta, tandis qu’un sourire cruel apparaissait sur son visage. Il se débarrassa de son bouclier fracassé par les coups de l’elfe. Mal lui en prit: Sirius Draken-Torin exécuta un double salto pour atterrir derrière son adversaire, et parant le coup d’épée du vampire en l’air il retomba au sol et sans se retourner planta ses deux lames dans le corps de son adversaire: la rapidité et la puissance apportées par le saut triomphèrent de l’endurance du vampire. Le monstre s’effondra lentement, le corps transpercé. Aussitôt les troupes morts-vivantes commencèrent à se désagréger. Les squelettes tombèrent en poussière, tandis que les revenants tinrent plus ou moins bien le choc de la mort de leur général. Sirius épuisé sombra dans l’inconscience, et eût juste le temps de voir Tristan fondre des cieux vers lui, alors que le soleil transparaissait des nuages sombres.
Sirius reprit connaissance quelques jours plus tard, à Parravon. Sa blessure l’avait grandement affaiblit. Les Dragons de Sang n’ont pas pour rien la réputation d’être les meilleurs guerriers de la planète. Tristan entra dans sa chambre quelques instants plus tard.
« - Alors mon ami comment te sens-tu ? As-tu bien dormi ? »
Sirius sourit, la bonne humeur de son ami se propageant. Personne ne pouvait rester maussade au contact de Tristan.
« - Et bien de ce fait je me sens un peu mieux. Comment s’est donc terminé la bataille? D’après mes derniers souvenirs, l’armée mort-vivante était en train d’être détruite.
-Oui en effet. L’armée ennemi a commencé à se désagréger juste après que tu es si brillamment affronté le chevalier rouge. Sa mort est tout à ton honneur, car de tels ennemis ne sont pas facile à vaincre. Enfin bref, les unités de la Mort se sont peu à peu effondrées, et nous avons fini par remporter la victoire. Sois-en remercié. »
Sirius rentra en Loren peu après, et finit son rétablissement auprès de ses chers arbres. Il eût alors une conversation avec le protecteur de son clan depuis sa création. Le Dragon Vert, Vernarthor Le Grand. Ce puissant dragon était sûrement un des plus puissants et des plus anciens vivants encore. Bien que son corps serpentin soit perpétuellement endormi, son âme veille sur le peuple elfique, conseillant continuellement le clan. Le Grand Drake n’eût finalement que peu de mots pour Sirius, alors que d’habitude ils étaient très proches l’un de l’autre: Sirius aimait les dragons, et il prenait soin continuellement du corps du wyrm, ce dont celui-ci lui était gré. Un étrange lien s’était tissé entre les deux êtres, et le Drake était devenu le protecteur et le professeur de Sirius, lui prodiguant conseils sur la manière de se battre et sur les arcanes magiques, que le dragon vert maniait à la perfection, étant un des premiers nés.
Pourtant cette fois-ci son grand ami ne lui donna qu’un conseil: Point ne devrais-Tu T’attacher trop aux humains: la Mort les guettent, et le Temps les rattrape toujours. Draken-Torin décida de garder à l’esprit ce précepte, en retrouvant plus souvent Tristan… Après tout l’amitié de l’humain lui était précieuse, et il préférait avoir de bons souvenirs.

Sirius et Tristan passait de plus en plus de temps ensemble, à parcourir leurs terres en quêtes d’ennemis ou lors de fêtes où les deux jeunes gens s’amusaient, et où Tristan ne manquait jamais de faire tourner les têtes, Sirius préférant généralement rester en retrait de son exubérant compagnon. Il vécurent ainsi quatre ans d’amitié, s’entraînant, combattant, chassant et mangeant ensemble. Leurs compétences martiales et les pouvoirs de Draken-Torin s’accentuant sans cesse, ils pouvaient affronter n’importe quel ennemi. Puis un jour qu’ils venaient de massacrer un groupe d’orques, Tristan annonça à l’elfe la nouvelle qui allait changer leurs vies à jamais. « Au fait, mon oncle Govinn nous a céans envoyé une lettre. Il réclame de l’aide pour une croisade contre les terres de Khemri. Mon comte et père m’a demandé de rejoindre la force de mon oncle avec quelques nobles chevaliers, et je me demandais si au nom de notre amitié tu accepterais d’accompagner ton ami…
- J’ignore si mon clan sera d’accord avec cette proposition pour le moins inattendue mon ami, mais je ne leur laisserais pas le choix. Et quand partirions-nous ?
- Demain. »
Tristan s’enfuit tandis que l’elfe sautait sur ses pieds et commença à poursuivre son ami avant que le vicomte se retourne et que les deux compagnons s’affontrent en un simulacre de combat.
Le lendemain, à l’aube Sirius se présenta au domaine, chevauchant un magnifique coursier elfique, qui surpassait en beauté même les plus beaux étalons de Bretonnie. Il avait réussit à arracher son consentement à Kendar et avait dit ses adieux au Dragon Vert, regrettant de ne pouvoir partir au combat sur le dos du puissant drake. Le wyrm lui avait offert un magnifique cadeau avant qu‘il parte: deux lames enchantées par lui-même, qui pénétrait les armures comme le feuillage des arbres. Sirius partit, le cœur triste.
Tristan apparut enfin, à la tête d’une colonne de chevaliers aux couleurs de la cité. Le jeune homme paraissait de fort méchante humeur. En effet son père n’avait pas voulut le laisser emmener les précieux pégases. Donc le vicomte était obligé de voyager à terre, comme les roturiers !!! Et son ami elfique aussi, lui fit remarquer Sirius, avant que Tristan ne se rende compte de sa gaffe. Et accessoirement toutes les belles jeunes filles de Parravon qui étaient aux fenêtres des maisons et qui pleuraient à chaudes larmes, lançant parfois des fleurs ou des châles à Tristan.
Le voyage se déroula agréablement bien, et ils n’eurent aucun problème, du moins jusqu’à ce qu’ils arrivent à la frontière du pays des morts. Là les habitants leurs racontèrent d’atroces histoires sur des morts qui ne le seraient pas. Sirius repensa au vampire qu’il avait combattu et il ne lui plaisait guère de renouveler l’expérience. Le Duc Govinn, un gros homme musclé dans la force de l’âge ne s’inquiétait pas de ses sornettes. Mais quand ils pénétrèrent dans le désert brûlant, Sirius sentit aussitôt les vibrations maléfiques qui parcouraient ses landes maudites. Après deux semaines sans rencontrer âme qui vive, les soldats commencèrent à rechigner, à cause de la soif, du sable et de la chaleur insoutenable. L’elfe était de plus en plus mal à l’aise, même si son compagnon paraissait on ne peut plus détendu. Ce fut à midi lorsque il arrivèrent en vue d’immenses édifices pyramidales que les hommes commencèrent à prendre peur. A juste titre d’ailleurs car alors qu’ils approchaient ils aperçurent une armée qui avançait à leur rencontre. Une armée de morts. D’innombrables squelettes avançaient en rangs serrés, tandis que dans les cieux volaient sur les ailes décharnées des oiseaux morts depuis des lustres. Ils virent aussi d’énormes statues maniant de grandes faux de guerres, et aussi des chars qui progressaient sans peine sur le sable fin. Cette armée de la non-vie était au moins deux fois plus grande que la leur. Les hommes prirent leurs armes et affûtant leur courage ils chargèrent. Et le massacre commença. Les ennemis semblaient surgirent de tout côtés et les chevaliers combattaient bravement mais ils succombaient lentement au poids du nombre. A la fin du jour il ne restait qu’une poignée de combattants vivants, tandis que les morts semblaient encore un nombre exorbitant. Ils montèrent sur un appontement rocheux et tinrent toute la nuit. Le matin les morts étaient partis, et il ne restait que six chevaliers, Tristan blessé et Sirius. Gauvinn était mort de la lame courbe d’un immense Mort qui paraissait commander l’armée. Le petit groupe s’enfuit alors, laissant la les morts qui semblaient déjà être aspirer par le sable. Après plusieurs jours de marche ils furent attaqués par un immense scorpion qui surgit des sables et les attaqua avec une fureur sans nom. Les hommes ayant perdu leurs montures, ils ne purent fuir et quatre d’entre eux mordirent la poussière avant qu’ils ne détruisent la créature des sables. les deux chevaliers restant périrent alors qu’ils avançaient en avant-garde. Des insectes les dévorèrent vivants, surgissant des sables comme l’avait fait le scorpion géant. Sirius soutenait Tristan et ils réussirent à fuir. Enfin ils arrivèrent en vue d’une colline. Sirius décida qu’ils monteraient au sommet pour avoir une vue des environs. L’escalade leur prit plusieurs heures. Et le cauchemar débuta lorsqu’ils arrivèrent en haut. Assis sur un trône fait d’ossements de Dragon, un homme semblait être dans une profonde méditation. Pas le moindre muscle ne bougeait, et sous son armure d’une époque passée on pouvait distinguer une musculature parfaite. Une immense épée qui luisait d’une sombre couleur rouge sang reposait contre le bord du trône. Alors même qu’ils s’approchait de l’Homme, Sirius sentit son pouvoir. Un pouvoir comme il n’en avait jamais sentit auparavant. Puis l’être parla, mentalement. « Je suis Abhorash, Premier Né, Grand Maître de l’Ordre des Dragons de Sang. ». Sirius sentit son cœur s’arrêter de battre, tandis même que Tristan reculait sous l’aura insoutenable de l’immortel. Le Dragon Rouge. Le Guerrier Suprême. Draken-Torin l’avait lut dans l’esprit du vampire qu’il avait vaincu. Le fondateur de l’ordre. Derrière lui, Tristan s’effondra, le pouvoir du buveur de sang étant trop imposant pour son âme humaine. Alors, sentant en Sirius un adversaire digne d’être affronté, Abhorash l’Immortel s’avança, saisissant sa lame qui devait elle-même mesurée plus de 6 pieds de longs, alors que le Seigneur Vampire devait lui faire plus de 7 pieds et demi. Sirius sentit encore une fois le vampire lui parler. « Affronte-moi, et regarde la Mort en face .» L’elfe saisit ses lames et le combat commença. Sirius Draken-Torin n’avait jamais vu ça. La créature était si rapide qu’il presque impossible de la suivre des yeux. Ses coups étaient d’une force surhumaine et l’elfe ne pouvait qu’essayer de les éviter. Et pourtant le vampire possédait une technique incomparable. Ses coups étaient calculés au millième de millimètre, visant les points vitaux de l’elfe. Sirius essayait de toucher le vampire mais il n’y parvenait jamais, le buveur de sang bloquant tout les coups portés. Sirius avait une quantités de petites blessures qui l’affaiblissaient de plus en plus. Il sentit que si le combat s’éternisait il mourrait. Alors il tenta un coup que son maître d’arme lui avait enseigné comme étant imparable mais particulièrement risqué quant à sa réalisation. lançant le combo, il visa d’une lame la tête et de l’autre la jambe. Puis prenant appuis sur une jambe tandis que le vampire parait le coup à la jambe, Sirius lui donna un coup de pied retourné que l’être évita et l’elfe en profita pour s’envoler en tournoyant sur lui-même, et il retomba derrière l’immortel et alors qu’il allait planter ses lames dans le dos de son adversaire en utilisant la force acquise durant le saut il sentit le mouvement du vampire qui déviait une lame d’une torsade du poignet dans son dos, tandis que la deuxième épée du Chantelame pénétrait profondément dans le dos du vampire. Qui ne broncha pas et se retournant à la vitesse de l’éclair frappa de son poing l’elfe qui alla s’écraser plusieurs mètres plus loin, lâchant ses lames. « Tu t’es bien battu, Sirius Draken-Torin, du clan de Vernarthor Dragon Vert. Tu mérites le Baisé de Sang … » L’elfe ne put que regarder alors que le Premier Né s’approchait de lui. Il ne put rien faire non plus alors même que le vampire lui accordait le don de la Non-Vie, unissant leur sang. Celui pur des Asurs à celui maudis des Damnés. Sirius Draken-Torin sentit le sang vampirique affluer dans ses veines. Il sentit cette puissance. Et lorsqu’il se releva, titubant encore sous le choc, il entendit le Dragon Rouge: « Et maintenant mon fils part. Tu as gagné la vie de ton ami, ainsi que la tienne. »

Les deux compagnons mirent plusieurs mois pour regagner leur contrée. Tristan souffrait beaucoup de la fièvre, et Sirius s’était vite aperçut que le soleil brûlait sa peau. Il devait donc trouver à s’abriter pour éviter de finir en cendres et ce ne fut pas chose facile dans le désert brûlant de Khemri.
Mais ils parvinrent enfin à rentrer chez eux, malgré les innombrables difficultés qu’ils rencontrèrent. Ce fut deux êtres décharnés et malades qui arrivèrent un matin à pied et en guenilles en vue du château de Parravon.
Les sentinelles de garde reconnurent leur seigneur au moment où les deux infortunés compagnons atteignaient la cité, et les aidèrent alors à rentrer dans la ville. Tristan était le plus atteint et il fut promptement emmené. Quant à la créature qui se cachait sous une immense cape noire en lambeaux, personne n’eût le temps de l’interroger. Elle repartit en direction de la Loren, le dos courbé , des gémissements s’échappant sans cesse de l’endroit où devait se trouver sa bouche.
Le crépuscule tombait sur l’Athel Loren lorsque Sirius entra dans la forêt, sombre présage pour le peuple fée. La silhouette disparut entre les grands arbres de la lisière, étrange être au visage pâle et émacié, et au corps frêle et malade, dont l’esprit n’était plus à présent qu’une plaie où le sang vampirique luttait contre les pouvoirs resplendissants des Asurs.
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MessageSujet: Re: Le Dragon Noir   Mar 23 Nov 2004 - 16:11

bien sympa ton histoire Smile
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MessageSujet: Re: Le Dragon Noir   Mar 23 Nov 2004 - 19:10

Tres bonne histoire mais si tu l'aurait un peu plus devlopper au moment du combat contre Abhorash mais bon tres bien comme meme
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MessageSujet: Re: Le Dragon Noir   Mar 23 Nov 2004 - 21:48

j'ai prévu d'appronfondir le combat contre le BdS et Abhorash...
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MessageSujet: Re: Le Dragon Noir   

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