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 La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang

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Arcanide valtek
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MessageSujet: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Sam 5 Mai 2018 - 14:12

Bonjour à tous.

Cela fait longtemps que j'ai l'intention de raconter cette histoire. L'histoire de Wilhelm Kruger, chevalier vampire, créé lors du tournoi du fort de sang il y a maintenant 2 ans.

Mais avant de vous poster le texte en lui-même, permettez moi de vous narrer l'histoire de la création ce personnage, qui est en quelques sortes le mec que j'ai rencontré par hasard dans la rue et qui a finit par devenir un de mes meilleurs amis.

Von Essen m'avait demandé plusieurs fois de participer au tournoi du fort de sang, et au bout d'un moment je me suis dit "pourquoi pas". Mais n'ayant pas de livre d'armée sous la main, je lui ai répondu que je ne pourrais pas le monter moi-même. À cela il m'a répondu que lui pouvait s'en charger, et que j'avais simplement besoin de lui donner un nom, une apparence et une vague personnalité. J'ai été tenté par lui sortir Ser Tiberius Kael, dragon de sang (et personnage officilel de WHJDR V2) qui parcoure le monde en quête de défis. Le concept m'a plu, mais j'ai préféré créer mon propre dragon de sang. Le nom lui même "Wilhelm Kruger" a été trouvé par je ne sais quelle association d'idées, et je lui ai donné une personnalité de chevalier bien classique, ce qui est finalement assez rare dans la race vampirique. Le tout prenait une-demi page au mieux.

Lors du tournoi, j'ai vu que les intermèdes étaient ma foi très agréables à lire, et j'ai commencé à me prêter au jeu. La défaite de mon personnage au premier tour du tournoi ( Skull ) m'empêchant de le revoir d'une autre façon. J'ai donc peu à peu étoffé ce personnage, et son histoire s'est mêlée à celle de trois autres lors du final.

Puis un an plus tard est arrivé le grand tournoi de la Reiksguard. Une foule de participants sont arrivés, et Wilhelm parmi eux. Bien sûr, mon second personnage a eu plus d'importance que Wilhelm lors de cette évènement (ah Helmut  Love , un jour toi aussi tu auras ton récit), mais ce n'est pas ce qui nous intéresse. Wilhelm a pu lors de ce tournoi avoir un vrai développement de personnalité, et même prendre sa revanche sur Silvère. Sa défaite en finale l'a lancé sur les routes du Nord, mais ce n'est pas ce que je vais raconter dans ce premier tome.

Car à la suite du deuxième tournoi j'ai eu la soudaine envie, motivé par la lecture de la saga d'Oksilden, de lui écrire une origin story. L'exercice me paraissait faisable, mais a prit beaucoup plus de temps que prévu à commencer réellement.

Désormais j'en suis au chapitre 3, et je continue d'avancer. Il y aura sans aucun doutes des pauses, que j'espère courtes, mais on ne peut y couper. Voici en tous cas en premier lieu le prologue de cette histoire, en espérant que cela vous donnera envie de lire la suite.

La geste de Wilhelm Kruger

Tome 1 : La voie du sang.



Prologue


Le soleil entamait lentement sa courbe descendante, projetant les ombres de la forêt sur les deux chevaliers. Ils avaient laissé leurs chevaux au début du sentier, privilégiant une approche discrète face à l’inconnu. Ferragus était en tête, le poing serré sur le pommeau de son épée et son bouclier bien accroché au bras gauche. Tous ses sens étaient en alerte, et il essayait le plus souvent possible de marcher sur de l’herbe ou de la mousse afin d’étouffer le cliquetis causé par son armure intégrale. « La dame me protège », pria-t-il silencieusement, « cet endroit est lugubre ».

Lugubre, il l’était en effet, principalement à cause du silence. D’habitude, la forêt du duché de Parravon grouillait de vie, mais aucune créature ne semblait vouloir s’approcher de cet endroit. Paradoxalement, cela leur avait confirmé que leur but était proche. Dans ces conditions, il était facile de voir en chaque arbre une forme inquiétante aux airs menaçants. Un léger vent frais vint les faire frissonner, malgré la température.

« On s’approche, chuchota Guy, j’aperçois des tours sur la droite. » D’un rapide coup d’œil Ferragus confirma que le regard acéré de son compagnon avait encore vu juste, malgré son casque. « Je n’entends toujours rien, continua-t-il. S’il y a qui que ce soit ils sont extrêmement bien cachés. » Ferragus hocha la tête, puis se dirigea vers l’édifice repéré par Guy. Il s’agissait d’un fortin en ruines, datant très certainement de plusieurs siècles auparavant. Ses murs avaient fait la joie des plantes grimpantes, et les remparts étaient majoritairement effondrés. Faisant corps avec le rempart Ouest, la tour avait l’air d’être la seule section encore viable, mais ses fenêtres ne révélaient de l’intérieur que l’obscurité.

Guy et Ferragus entrèrent lentement dans l’enceinte de la ruine, prêts à bondir au moindre bruit déplacé. Cependant, les plantes avaient également envahi la cour intérieure, rendant leur surveillance superflue : si quelqu’un ou quelque chose les attendait là, il leur serait impossible de le savoir. Mais c’est sans rencontrer le moindre danger qu’ils atteignirent la porte de la tour après quelque pas. Guy colla son oreille au battant de bois usé, et écouta durant une dizaine de secondes avant de secouer la tête en direction de son compagnon. S’il y avait la moindre forme de vie à l’intérieur, elle ne faisait aucun bruit.

Ferragus commençait à penser qu’ils ne trouveraient rien ici, mais Guy posa résolument la main sur la poignée et tourna, sans aucun succès. La porte était verrouillée. « Par la dame du lac, pensa-t-il, cette ruine commence à me vriller les nerfs », et sans plus de cérémonies il leva son pied et le projeta violemment vers le panneau de bois, heurtant la porte de son soleret. Le verrou sauta dans un claquement, et le battant tourna si vite qu’il heurta le mur à droite, dissipant tous leurs espoirs de discrétion en un grand fracas. Dans la lumière intérieure les deux chevaliers purent s’apercevoir que leurs soupçons étaient fondés. L’endroit était visiblement occupé, proprement meublé avec une table, quelques tapis, et plusieurs bibliothèques remplies de livres. Des bougeoirs décorés disséminés un peu partout éclairaient efficacement la pièce. Sur la droite une autre porte en bois menait très certainement vers un escalier, aucun n’étant visible. C’est alors que Guy et Ferragus entraient, leurs mines étonnées dissimulées derrière leurs armets d’acier, que cette même porte s’ouvrit.

L’individu qui en franchit le seuil était vêtu d’une robe pourpre couverte par une pèlerine de la même couleur brodée de dorures. Une ceinture de cuir lui serrait la taille et soulignait un léger embonpoint. Son visage rond était éclairé par un sourire affable, et sa maigre couronne de cheveux blancs lui donnait presque un air saint. « Bonjours mes sires, sourit le nouveau venu, bienvenue. Je crains de ne pas pouvoir vous recevoir correctement, n’ayant en aucun cas été prévenu de votre visite. Cela dit, je pense que mon maître sera ravi que vous lui fassiez part de la raison de votre présence ici. Si vous voulez bien me suivre. » Il n’avait pas bougé durant toute sa tirade, mais leur fit signe de l’accompagner vers l’étage supérieur, un escalier étant effectivement visible derrière lui. Ferragus n’avait pas quitté l’homme en pourpre des yeux, mais Guy avait commencé à inspecter la pièce sans perdre un instant, qu’il s’agisse du contenu des bibliothèques ou des ornements des bougeoirs. Toutefois, lorsque leur interlocuteur mentionna l’invitation, il interrogea Ferragus du regard. Ce dernier finit par faire un signe de tête en direction de leur hôte, et avança vers lui. « Tu n’as pas intérêt à nous entourlouper, menaça-t-il, parce que sinon je jure sur la dame que ton chef ne restera pas longtemps aussi solidement fixé à tes épaules. »

Si l’homme en robe fut impressionné par cette menace il n’en montra rien, maintenant son sourire tout en faisant signe à Guy de venir. Il les mena dans un escalier droit qui faisait un demi-tour pour remonter ensuite vers l’étage. Une fenêtre située sur le mur du palier permettait à la lumière du jour d’éclairer leur ascension. Au terme de celle-ci l’homme frappa un seul coup sur le battant d’une porte en bois cerclée de fer, et l’ouvrit sans attendre de réponse. « Nous avons des visiteurs, mon maître » déclara-t-il en entrant. La pièce était en partie plongée dans la pénombre, la seule lumière provenant de deux autres fenêtres sur le mur de gauche. Une cheminée était fixée au mur droit, mais elle semblait inutilisée depuis aussi longtemps que les murailles à l’extérieur. L’homme en robe se dirigea vers l’intérieur, suivi par les deux chevaliers, qui se figèrent après quelques pas.

La décoration de cette pièce n’avait rien à voir avec le charme coquet de celle de l’étage en-dessous. Sur le sol étaient tracés au charbon plusieurs symboles étranges, et les meubles, de simples tables posées contre les murs, étaient couverts d’outils et d’éléments que ni Ferragus ni Guy ne parvinrent à identifier. De plus, sur le mur en face d’eux était dressée une large tenture d’un bleu turquoise, avec pour seule décoration le dessin très détaillé d’un œil multicolore au regard pénétrant.

« Quel est cet endroit ?» La voix de Ferragus avait perdu de son autorité, mais il se reprit rapidement. « Qui êtes-vous, et que signifie tout ceci ? » commanda-t-il tout en s’avançant. Guy posa la main sur la poignée de son épée, et ils s’aperçurent que dans leur étonnement ils n’avaient pas remarqué la quatrième présence dans la pièce.

Leur guide s’était approché d’un individu qui leur tournait le dos, enveloppé d’une longue cape sombre qui le dissimulait à leur vue. Il les regarda rapidement alors qu’ils approchaient avant de se tourner vers la forme encapuchonnée. « Maître, commença-t-il d’une voix doucereuse, voici les étrangers qui viennent de pénétrer chez nous. Faut-il que nous les considérions comme des…invités ? » En prononçant ce dernier mot, son visage s’était désormais fendu d’un sourire carnassier. Guy et Ferragus s’apprêtaient à couper court à la conversation quand la voix du second homme retentit dans la pièce. Cette voix les tétanisa sur place par son étrangeté. Elle semblait être faite de plusieurs voix mélangées, comme si une dizaine de personnes avaient prononcé les mêmes mots en même temps. Et son timbre ne ressemblait à rien de ce qu’ils connaissaient, une sorte de mélange d’aigus et de graves qui aurait dû être discordant mais qui, par quelque miracle, ne l’était pas. « Leur venue ne semble pas perturber notre avenir mon cher, prononça cette fameuse voix sur un ton indescriptible. Autant régler cela immédiatement, et retourner ensuite à nos préparatifs. Il reste beaucoup à faire. » L’homme en cape se tourna alors vers eux, dévoilant son physique aux deux chevaliers qui écarquillèrent les yeux d’horreur.

Sa tête bleutée n’avait plus rien d’humain, et ressemblait de loin à celle de quelque oiseau exotique. Mais de près Guy s’aperçut que sa peau semblait onduler constamment, et c’est avec dégoût qu’il s’aperçut qu’en réalité des visages apparaissaient et disparaissaient sans cesses dans les replis de son épiderme. Ces visages arboraient une infinité d’expression, tantôt pleurante tantôt grimaçante, allant de la joie à la colère, le tout dans un ballet sans ordre ni logique. Le visage même de l’individu était lui bien visible au milieu de ce capharnaüm, ses yeux noirs les fixant alors que son bec se tordait d’un rictus malfaisant. Ses mains, bleues elles aussi, qui ressemblaient plus à des griffes garnies de plumes, étaient les seuls autres appendices visibles, le reste de son corps maigre étant dissimulé par une longue robe bleue et or richement tissée.

« Pour la daaaame ! » s’écria Ferragus tout en chargeant, l’épée levée bien haut. S’il n’avait aucune idée de ce à quoi ils faisaient face, une chose était certaine : il fallait l’éliminer sans perdre un instant. Tout en ricanant, l’homme-oiseau pointa alors un doigt dans sa direction et murmura quelques paroles inaudibles. Aussitôt un jet de flammes multicolores surgit de l’appendice griffu et enveloppa Ferragus, qui s’effondra alors en hurlant. De son côté, Guy avait profité de la distraction générée par son compagnon. Dépassant Ferragus, alors à terre, il asséna un coup de taille à leur démoniaque adversaire avec la ferme intention de le décapiter. Mais son mouvement fut interrompu d’une manière inattendue : la main-serre de l’étrange créature avait attrapé son bras et avait arrêté son attaque avec une force surprenante. Il n’eut pas le temps de se reprendre, car il se sentit être violemment frappé au niveau du torse, ce qui le propulsa près des fenêtres. Encore sonné par l’intensité du coup, Guy se releva péniblement, et n’eut que le temps de brandir son bouclier alors que l’homme-oiseau faisait apparaître un orbe enflammée qu’il projeta dans sa direction. Cela fut suffisant pour le protéger du feu, mais le souffle de l’explosion résultant de l’impact le catapulta en arrière, c’est avec surprise et effroi qu’il se sentit alors chuter : il était passé par la fenêtre.

Sa chute fut courte. Il eut le temps d’entendre le ricanement de leur ennemi, qui se mua soudain en un cri désincarné, puis ce fut la douleur. Et le noir.

*

À son réveil, Guy ne put dire combien de temps il était resté évanoui. Son corps tout entier lui faisait mal, et bouger le moindre muscle relevait du calvaire. Pourtant, indescriptiblement, il sentait que quelque chose d’autre le dérangeait, quelque chose qui n’était pas comme avant. Ce n’est qu’au bout de longues minutes qu’il parvint à identifier ce qui avait changé : les oiseaux s’étaient remis à chanter.

Il lui fallut du temps pour se remettre debout et parvenir à marcher. De pénibles moments s’ensuivirent où il traîna son corps endolori jusqu’à la porte de la tour, s’appuyant sur son épée et sur les murs pour avancer. Ce qu’il y découvrit ne fit qu’augmenter son malaise : l’endroit était vide. Les meubles, les livres, tout avait disparu. Et pire que tout, les pièces étaient désertes. Le seul signe de leur combat était une grosse trace de brûlé dans la pièce où ils avaient affronté la créature.

De Ferragus il ne retrouva rien.


EDIT : la balise [recit] ne marche plus ? Parce que je voulais rajouter des alinéas à chaque paragraphe et je ne trouve plus comment faire...


Dernière édition par Arcanide valtek le Ven 18 Mai 2018 - 0:35, édité 3 fois
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Gromdal
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Sam 5 Mai 2018 - 14:51

Wow

Il n'est point de mot qui puisse décrire mon engouement face à la nouvelle d'une origin story de Kruger. Fou

Et ce prologue ne nous dévoile rien ! Ou du moins rien qui nous fasse du sens pour l'instant... Ô malicieuse torture ! lol



Juste le découpage de la phrase, qui me paraît lui un rythme étrange, ici :
Citation :
Dans un claquement le verrou sauta, et le battant tourna si vite qu’il heurta le mur à droite, dissipant tous leurs espoirs de discrétion en un grand fracas.
J'aurais mis une virgule entre "claquement" et "le verrou", mais ça hacherait trop la phrase... Peut-être juste changer avec "Le verrou sauta dans un claquement" ? Ça me paraît un peu plus agréable à lire. Bon après c'est que mon avis. Smile

Citation :
ce personnage, qui est en quelques sortes le mec que j'ai rencontré par hasard dans la rue et qui a finit par devenir un de mes meilleurs amis.
J'crois que ça nous a tous fait ça avec nos persos du Tournoi du Fort de Sang, que ce soit moi Hjalmar avec Oldrick et Anthezar, ou moi avec le Roi Muet. Happy

Et que dire sinon : la suite !

Grom'


Dernière édition par Gromdal le Lun 7 Mai 2018 - 1:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Sam 5 Mai 2018 - 17:30

Quelle joie de savoir que la geste de Wilhelm Kruger est en bon chemin ! Et avec un début fort énigmatique qui plus est... Sourire

Je ne saurais dire à quel point j'attends la suite avec impatience. Il faut dire que le lien entre des chevaliers bretonniens qui partent combattre du magus de tzeentch et notre Kruger impérial est assez indistinct pour le moment. Mais c'est justement ce qui attise ma curiosité ! Comment tout cela va t-il se rejoindre ? Voilà une question qui demande une réponse Fou

@Arcanide Valtek a écrit:
Car à la suite du deuxième tournoi j'ai eu la soudaine envie, motivé par la lecture de la saga d'Oksilden, de lui écrire une origin story.
Je suis flatté d'avoir en partie motivé la création d'un tel récit Wow (ça me motive encore plus à me grouiller pour sortir la suite avec le 4e tome tiens, on se motivera mutuellement !)


Citation :

@Arcanide Valtek a écrit:
ce personnage, qui est en quelques sortes le mec que j'ai rencontré par hasard dans la rue et qui a finit par devenir un de mes meilleurs amis.

J'crois que ça nous a tous fait ça avec nos persos du Tournoi du Fort de Sang, que ce soit moi Hjalmar avec Oldrick et Anthezar, ou moi avec le Roi Muet.
Eh bien, c'est une description extrêmement bien adaptée en fait. De mon côté, Anthezar et Oldrick ont été créé au pif complet parce que je voulais tenter de mettre un pied dans le monde des morts-vivants pour une fois. A la base, j'avais aidé Magnan en lui pondant Valmond au passage, un personnage qui m'intéressait bien plus au début. Mais la relation maître-mentor du duo est venue d'elle-même avec l'écriture et s'est développée presque toute seule quand les autres membres du quatuor se sont rajoutés lol

La suite est rentrée dans la légende Rock & Roll Donc je comprends parfaitement ton point de vue sur la question Sourire
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Dim 6 Mai 2018 - 21:59

Merci à tous les deux Cool . Vos commentaires me motivent encore plus à continuer.

@Gromdal a écrit:

Il n'est point de mot qui puisse décrire mon engouement face à la nouvelle d'une origin story de Kruber.
Tu vas avoir des problèmes toi Dry .

@Gromdal a écrit:

Et ce prologue ne nous dévoile rien ! Ou du moins rien qui nous fasse du sens pour l'instant... Ô malicieuse torture !
Hjalmarr Oksilden a écrit:
Il faut dire que le lien entre des chevaliers bretonniens qui partent combattre du magus de tzeentch et notre Kruger impérial est assez indistinct pour le moment.
Mystère en effet Mr. Green . Tout finira par se révéler en temps voulu. Ou même plus tard, qui sait Camouflé Ninja .

J'ai corrigé la phrase Gromdal, effectivement après relecture ça me semblait bizarre à moi aussi.

@Gromdal a écrit:
Et que dire sinon : la suite !
Elle est prête, mais je ne sais pas trop quand je vais la poster. Je vais peut-être prendre un rythme régulier, peut-être pas. Mais je compte prendre mon temps, alors je crains qu'il ne vous faille faire de même avec votre mal en patience Innocent .
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Lun 7 Mai 2018 - 1:31

@Arcanide valtek a écrit:
@Gromdal a écrit:
Il n'est point de mot qui puisse décrire mon engouement face à la nouvelle d'une origin story de Kruber.
Tu vas avoir des problèmes toi Dry .
Ventredieu ! J'ai mélangé le prénom avec celui d'un personnage de Vermintide... Il faut croire qu'à passer mes journées dessus, ça m'a grillé le cerveau. Mr. Green
Et je ne peux pas garantir que je ne referai pas l'erreur dans l'avenir, je n'en suis pas à ma première fois à confondre leurs noms. Fou

Grom'
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Von Essen
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Ven 11 Mai 2018 - 21:07

J'ai tout lu, et je suis sur ma faim ! Skull

WILHELM ! WILHELM ! WILHELM !

Impatient de le voir apparaître, l'improbable chevalier vampire.

Cela dit, le texte d'introduction est de grande qualité, fluide, avec des scènes d'action bien dosée et bien narrée Cool  
Le seul endroit qui, à mon goût, mériterait un peu plus d'espace serait la description physique des chevaliers. Leurs antagonistes sont affreux à souhait, ce qui du coup donne envie de savoir à quoi ressemblent nos deux héros.
Spoiler:
 
Ne serait que de savoir s'ils portent la barbe ou s'ils portent des marques de leurs combats précédents, deux-trois bricoles du genre Innocent  

Spoiler:
 

La suite ! Clap

_________________
L'eau, ça mouille. Et ça fait des vagues puis ça devient plat. Et on voit dedans comme dans une vitre. Et ça fait froid quand ça mouille.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Sam 12 Mai 2018 - 1:46

Merci de ton commentaire Von Essen ! banane

@Von Essen a écrit:

Le seul endroit qui, à mon goût, mériterait un peu plus d'espace serait la description physique des chevaliers. Leurs antagonistes sont affreux à souhait, ce qui du coup donne envie de savoir à quoi ressemblent nos deux héros.
(...)
Ne serait que de savoir s'ils portent la barbe ou s'ils portent des marques de leurs combats précédents, deux-trois bricoles du genre
Ce n'est pas réellement voulu, mais j'avoue ne pas y avoir trop prêté attention. C'est vrai que je m'attarde rarement sur les descriptions physiques anodines, alors qu'un ou deux commentaires pourraient suffire. J'y penserai pour la suite (qui du coup va y gagner une nouvelle relecture avec modifications à la clé).

@Von Essen a écrit:

Impatient de le voir apparaître, l'improbable chevalier vampire.
Histoire de clarifier les esprits, c'est une origin-story, donc Wilhelm ne sera pas vampire au début.

La suite est là, toute chaude, et devrait arriver sous peu (mais peu de quoi, nous verrons).
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Mar 15 Mai 2018 - 21:09

Bon, je fais un double post pour vous poster le premier chapitre. Bonne lecture à tous Wink .

Chapitre I


Sa main s’agrippa fermement à la prise, lui permettant de se stabiliser. À quatre mètres du sol, Wilhelm n’avait pas l’intention de se rompre le cou lors d’une chute mortelle, et il ne lui restait que peu de temps pour terminer son ascension. Prenant une grande inspiration, il leva les yeux pour chercher sur ce mur de pierres un éventuel endroit pouvant servir d’appui. Son regard s’arrêta sur une brique qui saillait légèrement à quelques centimètres au-dessus, lui offrant une prise idéale. Tendant précautionneusement la main vers elle, Wilhelm put ensuite placer ses pieds à l’endroit où quelques secondes plus tôt se trouvaient ses mains, et il s’aperçut qu’il pouvait désormais facilement toucher le toit de l’édifice. Il s’y accrocha, le sourire aux lèvres, et d’une poussée sur ses bras maigres mais déjà musculeux il parvint à se hisser sur la surface légèrement pentue de la toiture. C’est en roulant sur les tuiles qu’il arriva sur le toit, et, ainsi allongé et immobile, il savoura les premières secondes de sa réussite, profitant de cet instant, les yeux perdus dans les teintes rougeâtres du crépuscule.

La vie à Wissenburg était belle, et ces petits plaisirs lui apportaient toujours une grande joie. Courir dans les ruelles, escalader des maisons, observer le crépuscule depuis un endroit élevé, tout cela était pour lui source de bonheur. Wilhelm se releva, les muscles encore échauffés, et s’appuya sur une cheminée pour observer la ville. Le palais ducal était loin, mais on devinait facilement ses murs et ses tours, que le jeune garçon aurait bien aimé gravir. Tout autour de lui la ville bourdonnait encore d’activité en ce début de soirée, les commerces ouvrant leurs portes aux derniers clients qui s’y pressaient après leur journée de travail. Partout on entendait des voix qui parlaient, criaient, pleuraient, congratulaient, remerciaient, suppliaient, et ainsi de suite, dans un concert ininterrompu ponctué par des cris d’animaux, des bruits domestiques et le son de milliers de semelles foulant le sol. La ville était ainsi même quand on ne la voyait pas : vivante, grouillante, à la fois jeune et âgée, enjouée et triste, lumineuse et obscure. Et ses odeurs étaient multiples, offrant aux narines des passants un subtil mélange des senteurs du pain frais, du musc des animaux de trait et d’élevage, et des relents venant des bas quartiers. Lorsqu’on se rapprochait du fleuve s’ajoutait à cela une forte odeur de poisson et de bois humide, le tout formant un fumet qui, il en était sûr, ne se trouvait qu’ici.

Wilhelm aimait et détestait cet endroit, car il ne connaissait que lui, et le connaissait bien. Il avait passé, dans cette ville du Wissenland, toutes les quelques années de son existence. Il en connaissait chaque ruelle, chaque porche, chaque magasin. Il savait où acheter le meilleur pain de temps en temps lorsqu’on lui confiait assez d’argent, il savait où il pouvait grimper sans être inquiété par la garde. Il connaissait les coins où il ne valait mieux pas aller la nuit tombée, et ceux où au contraire personne n’irait lui chercher des ennuis. Mais pour l’heure il avait les yeux braqués sur tout autre chose, qui fascinait et terrifiait à la fois son esprit de jeune adolescent : le monde extérieur. Au-delà des murs d’enceinte, la nature reprenait entièrement ses droits, en-dehors de la route pavée reliant Nuln à Pfeildorf qui partait des deux extrémités de la ville. Mais sinon il n’y avait que des champs, des vallées fertiles et pleines de vies. De plus, les gens qui en venaient ne tarissaient pas sur les nombreux périls qui s’y trouvaient. Ils parlaient d’hommes-bêtes, de peaux-vertes, et de milles autres dangers qui n’en finissaient pas de le faire frissonner. La vie au-dehors avait l’air d’être dangereuse certes, mais incroyablement fascinante, faite de forêts, de chevaliers, de monstres, de joies et de tristesses, avec des villes faisant passer Wissenburg pour un hameau, et des fleuves aux côtés desquelles le Reik ferait office de ruisseau. En définitive, le monde l’attirait et l’effrayait en une fascinante dualité.

Une voix, dont il connaissait le timbre par cœur, retentit quelques mètres plus bas : « Wilheeeeeeelm ! Tu peux descendre ? Papa veut que tu viennes ! » Le jeune homme soupira en réalisant que la magie de l’instant était brisée. Tournant les talons, il regarda en-dessous de lui pour voir le visage de son petit frère, la tête relevée au maximum, qui lui souriait de toutes ses dents. « J’arrive » lui répondit-il, conscient que cela était plus rapide à dire qu’à faire. La descente fut en effet au moins aussi longue que la montée, Wilhelm devant faire attention à chaque mouvement pour éviter de tomber. Une fois arrivé deux mètres du sol, il sauta en arrière et atterrit souplement, faisant au passage sursauter Samuel qui ne s’y attendait pas.

Le cheveu brun, l’œil bleu acier et la face avenante dotée d’une mâchoire volontaire, Wilhelm, alors jeune adolescent, avait bien entamé sa croissance, et son corps maigre développait petit à petit une musculature élancée. La grande quantité d’activités physiques qu’il pratiquait chaque jour contribuait à cette progression, mais il restait encore un jeune garçon. Se redressant après son saut, il sourit à son frère et lui passa la main dans les cheveux. « Merci d’être passé me chercher, petite puce, je vais me dépêcher. » Le surnom fit sourire le visage encore rond de Samuel, qui était habitué à se faire appeler ainsi par son frère. Âgé de dix ans, Samuel était encore un enfant plein d’émerveillement pour le monde, et qui ne se déparait que très rarement de son air enjoué. Ses cheveux blonds étaient constamment en bataille, malgré tout le travail fourni par le coiffeur de la famille, et ce bien au contraire de la chevelure brune de Wilhelm, qu’il affectionnait courte. En outre, Samuel avait le don pour se faire apprécier des gens dès leur première rencontre, de par son sourire désarmant et son innocence charmante. Mais si Wilhelm l’appelait « petite puce », c’était surtout parce que Samuel débordait littéralement d’énergie. Fasciné par un rien, il était capable de se focaliser pendant des heures sur le battement d’ailes d’un papillon, qu’il suivra alors à travers la ville sans s’arrêter. En revanche Wilhelm s’apercevait que cela le rendait aussi très insouciant envers certains dangers très réels, et il essayait constamment de tempérer le comportement parfois étourdi de son petit frère. Pour l’heure, il lui était cependant reconnaissant de l’avoir prévenu de l’appel de leur père, car celui-ci n’aimait en effet pas se faire attendre. Les deux garçons prirent donc immédiatement le chemin de la résidence urbaine de leur famille, sise dans le quartier huppé de la ville.

Tout en marchant, Samuel jeta un œil espiègle à son frère. « C’est ton anniversaire aujourd’hui non ? Est-ce que tu auras un gâteau, comme l’an dernier ? » Wilhelm prit un air interdit, ayant complètement oublié qu’il allait en effet fêter ses quinze ans le soir même. La journée n’avait en effet pas été très différente des autres, commençant par l’entraînement à l’épée et à l’équitation avec maître Ketzhofer le matin et continuant avec les cours donnés par son précepteur en langues, en philosophie et en mathématiques l’après-midi. Son père et sa mère avaient été absents, mais cela ne l’avait pas étonné outre mesure, car ils étaient rarement présents durant la journée. Samuel, lui, avait eu droit au même programme, mais en des lieux différents et avec d’autres maîtres, afin que leurs formations respectives « ne soient pas mises en comparaison ni en compétition ». Les mots exacts de leur père. Son anniversaire était donc passé complètement inaperçu aux yeux de tous, et Wilhelm ne pouvait pas s’empêcher d’en éprouver quelque chagrin en se rappelant que Samuel avait eu droit à un traitement nettement meilleur lors de ses dix ans quelques mois auparavant. Mais quoi qu’il en fût, il ne devait pas montrer ce genre de sentiment devant leur père, sachant très bien ce que ce dernier en penserait.

Les deux frères finirent par arriver dans le quartier de leur maison. Le pavé était de bien meilleure qualité, et les différents bâtiments des deux côtés de la rue faisaient montre d’un travail bien plus minutieux que dans le reste de la ville. Les façades étaient sculptées, les fenêtres disposaient de rideaux et de volets solides, et les murs étaient impeccablement lisses, n’offrant que peu de prises au grand regret de Wilhelm. Les personnes habitant-là étaient au choix des bourgeois ayant réussi ou des nobles de petite envergure. Le jeu permanent de ces quartiers était tourné vers une forme de rivalité entre ces deux castes, les premiers cherchant toujours à montrer aux seconds qu’ils étaient au moins aussi riches, et les seconds faisant de leur mieux pour les ignorer. Cependant, une sorte de tradition les unissait contre les nobles plus importants, résidant dans les quartiers les plus proches du palais ducal, qui eux les dédaignaient les uns comme les autres.

C’est dans cette ambiance que Wilhelm avait été éduqué, sa famille appartenant à la petite noblesse après que son arrière-arrière-grand-père ait été récompensé et anobli par l’empereur –ou du moins un des prétendants, en cette époque troublée de guerre des trois empereurs - pour sa bravoure au combat. Depuis, la famille Kruger possédait une parcelle de terre proche de Wissenburg, leur donnant une source de revenus constante par son exploitation. Outre une demeure fortifiée sur ce domaine, ils disposaient d’une autre résidence à l’intérieur de la ville, où Wilhelm et ses frères avaient été élevés. Cette demeure était une représentante parfaite de l’architecture de ce quartier, avec sa façade décorée par les armes de la famille, son balcon en bronze forgé avec des effigies d’aigles, ses pointes gothiques et ses statues entourant la porte d’entrée. Celle-ci, en chêne massif, s’ouvrit dès que Wilhelm eut frappé, laissant apparaître la mine ridée et soucieuse, entourée de cheveux blancs de Rolf, le majordome de leur famille.

Ayant servi le père et le grand-père de Wilhelm, il était totalement dévoué à la famille de ses maîtres et ne quittait pour ainsi dire jamais l’imposante résidence. Vieux de près de soixante-dix ans, il était encore suffisamment vigoureux pour superviser l’intégralité des taches de la gestion de la maisonnée. Sa femme, Imma, en était d’ailleurs la cuisinière, et Wilhelm la considérait quasiment comme sa grand-mère. Rolf avait un visage allongé, avec un menton pointu et de petits yeux toujours plissés. Ses cheveux coupés mi long lui donnaient un style presque guerrier, qu’il semblait apprécier. Après avoir laissé rentrer les deux jeunes garçons, il referma la porte alors qu’ils pénétraient dans le hall et se tourna vers eux, un léger sourire éclairant son visage. « Vous pouvez vous vanter d’arriver pile à l’heure, petits garnements. Le dîner sera servi d’ici peu de temps, mais vous devez vous décrasser avant. Si Monsieur et Madame vous voient assis à sa table dans cet état de crasse, je ne donne pas cher de mon emploi, et vous écoperez en sus d’une sévère punition. » Wilhelm sourit à son tour au vieux majordome, sachant parfaitement que son père et sa mère estimaient Rolf bien plus que ce qu’il ne venait de le laisser entendre. « D’autant, continua ce dernier, que nous recevons quelques invités ce soir, à l’occasion de votre anniversaire jeune monsieur Wilhelm. D’ailleurs, à ce sujet, votre père désire vous voir séance tenante, donc je vous suggère de vous rendre à son bureau, où il vous attend. » Il tourna ensuite son regard vers Samuel, qui n’avait pas quitté son sourire depuis qu’il avait retrouvé son frère en ville, et le fixa d’un regard perçant. « Jeune monsieur Samuel, c’est donc vous qui irez faire vos ablutions en premier, et pas d’histoires. » Disant cela, il attrapa la main du garçon et le traîna dans un couloir, faisant peu cas des protestations de son captif qui, loin d’obéir docilement, arguait qu’il n’était pas si sale et que le bain pouvait bien attendre. Laissé seul dans l’entrée, Wilhelm était soulagé. Au moins, ses parents n’avaient pas oublié son anniversaire, c’était déjà ça. Peut-être lui préparaient-ils une surprise ? En tous cas, la demande de son père de le voir était inhabituelle, et c’est la curiosité qui lui fit presser le pas en direction du bureau de son géniteur.

*

Gerhardt Kruger, à cinquante et un an, était un homme accompli. Elevé dans le plus grand respect des traditions familiales, de l’honneur et de la valeur, il était entré dans l’ordre des chevaliers du soleil flamboyant après un service exemplaire en tant que pistolier et en était ressorti avec le grade de capitaine, après treize ans de service entrecoupés de l’enseignement nécessaire à la gestion d’une maisonnée. Grand, le corps svelte et musclé par une pratique sportive assidue et régulière, ses cheveux bruns courts et impeccablement peignés ne recelaient d’aucune blancheur. Son visage, agrémenté d’un bouc impeccable, était comme taillé dans la pierre, ne montrant que rarement des signes d’émotions, et seule son épouse arrivait à voir derrière ce masque les signes de son humeur. Il était à cet instant vêtu comme à son habitude d’un sobre pourpoint de couleur vert sombre, avec une veste de la même teinte et des bottes de cuir souple. Une épée pendait à son côté, symbole permanent de son titre et de la valeur qu’il lui attachait. Il savait que certains voyaient en lui un homme sans cœur, à l’esprit sombre, sans pitié pour ses enfants, mais la réalité était toute autre. À vingt-cinq ans il avait peu à peu commencé à prendre les rênes des affaires de la famille, son propre père étant atteint d’une maladie le faisant progressivement perdre pied dans la réalité. Marié à une fille de bonne famille lors d’une union politique, il fut agréablement surpris de trouver en son épouse Lisabeth une personne capable et intelligente en plus d’être d’une grande beauté. Très vite naquit entre eux une affection profonde, renforcée par la naissance successive de leurs trois fils.

Ceux-ci faisaient sa fierté, et il tenait à ce qu’ils reçoivent une éducation au moins supérieure à celle qu’il avait lui-même reçu. Convaincu des bienfaits de l’expérience militaire, et ayant beaucoup appris de son temps chez les chevaliers du soleil flamboyant, il eut tôt fait de prendre la résolution d’envoyer ses propres enfants faire leurs classes dans les pistolkorps puis dans un ordre. Cela se faisait chez les nobles, et il connaissait la valeur qu’un passé de chevalier et le titre attenant pouvaient avoir dans la haute société. Spécifiquement, ses deux fils les plus jeunes n’allant pas hériter de ses terres ou de ses titres, il était important pour eux d’obtenir rapidement une bonne connaissance du monde afin de s’y faire une place. Gerhardt aimait ses enfants, bien plus qu’il ne pouvait le leur dire, mais il aimait aussi ce qu’il voulait qu’ils soient, et en cela ils n’étaient peut-être pas à la hauteur de ses espérances. Pour l’heure, il faisait face à la fenêtre en attendant son cadet, Wilhelm, dont le quinzième anniversaire serait fêté le soir même. Il avait reçu des rapports mitigés de la part de ses professeurs, le jeune garçon étant « doué, extrêmement persévérant dans l’effort et constant dans les progrès » lors de ses leçons d’escrime et d’équitation, mais « intéressé mais ne se sent pas concerné par les mathématiques et par les dissertations » durant ses cours de l’après-midi. Si mon fils veut pouvoir un jour s’établir et fonder une famille, il va avoir besoin de gérer un domaine avec le meilleur niveau de compétences possible, se disait le capitaine Kruger, soucieux de l’avenir de ses garçons. Mais cela allait devoir attendre un peu désormais.

Quatre coups réguliers retentirent à la porte, suivis d’un silence. Le capitaine Kruger compta jusqu’à cinq mentalement, avant d’élever enfin la voix. « Entre » ordonna-il sans même se retourner, reconnaissant son fils à son pas. C’était une compétence dont il s’enorgueillissait secrètement, n’ayant que rarement besoin de ses yeux pour identifier quelqu’un lorsqu’il marchait. Ce pas, léger et rapide, était indubitablement celui de Wilhelm. « Assieds-toi » continua-t-il lorsqu’il eut compté huit pas successifs, estimant que son fils était alors proche de son bureau. Le bruit d’une chaise tirée suivit ses dires, puis la pièce redevint silencieuse. Gerhardt reprit alors la parole au bout de cinq secondes. « Tu reviens de la ville n’est-ce pas ? J’ai dû envoyer Samuel te chercher. Que faisais-tu donc ?

Un autre silence suivit, que Wilhelm rompit rapidement sans broncher.

- J’étais en train de grimper, Père, sur un des bâtiments proches du quartier marchand. Il savait qu’il était inutile de mentir à son père, celui-ci finissant toujours par apprendre la vérité.

- Je t’avais pourtant dit de ne pas continuer tes petites escalades urbaines, s’énerva le capitaine Kruger. Elles sont indignes d’un noble et ne sont qu’une perte de temps. Si tu avais pris ce temps pour travailler tes cours de mathématiques je n’aurais pas eu le même rapport ce matin. »

Wilhelm resta de marbre face à cette nouvelle. En réalité, ses cours le barbaient au plus haut point, et il n’y accordait que peu d’importance, ne voyant pas tellement en quoi le fait de calculer le résultat d’une équation allait être important pour son avenir. À contrario, il s’entraînait bien plus souvent à l’épée, trouvant cette pratique plus attirante. Les défis physiques le passionnaient, alors qu’il ne voyait rien de motivant dans les mathématiques.

Ce fut le moment que son père choisit pour se retourner, constatant que la tenue de Wilhelm était salie par endroits, et que ses cheveux n’avaient pas été peignés depuis certainement plusieurs heures. Mais en-dehors de ça, le jeune garçon qu’il avait devant lui avait déjà des caractères qu’il reconnaissait en lui-même, avec ce regard pénétrant et ce visage franc et droit. Gerhardt soupira, puis alla s’assoir à son bureau à son tour. « Si je t’ai fait venir, c’est pour une autre raison que te reprocher tes incartades, mon fils. Ne crois pas que j’ai oublié qu’aujourd’hui est le jour de ton quinzième anniversaire. » Il sourit en disant cela, savourant le fait de montrer à son fils qu’il pensait à lui. Ce dernier leva la tête pour le regarder d’un œil intrigué, et le laissa poursuivre. « Pour l’occasion, ce soir sera organisé un repas de fête en cet honneur, et j’ai notamment fait venir ton grand frère de l’académie Oppenhauer de Nuln. Il devrait arriver dans peu de temps. » Cette fois, le changement fut plus manifeste, Wilhelm écarquillant les yeux tout en souriant le moins possible. « De plus, continua Gerhardt, je te rappelle que lui-même est parti pour à l’âge de quinze ans. Dans quelques semaines un nouveau cycle commencera à l’académie, et tu y iras faire tes classes en tant que futur pistolier. Vinzent te conduira là-bas, puis il reviendra ici. Il est temps pour toi d’évoluer dans un monde plus compétitif afin de faire de toi un homme.  »

Cette fois-ci, le capitaine Kruger put se féliciter d’avoir réussi son effet. Mais le résultat ne fut pas celui qu’il attendait. Alors qu’il espérait voir son fils sauter de joie à l’idée de faire honneur à sa famille et de faire un grand pas vers la vie d’adulte, il vit le visage de Wilhelm se fermer tout d’un coup, les yeux toujours écarquillés mais sans trace de son sourire. En vérité, ce dernier était totalement abasourdi. Partir ? Il ne s’était jamais imaginé qu’il allait devoir quitter le foyer familial aussi tôt, sans y être préparé. En y réfléchissant, il se rappelait vaguement que Vinzent n’avait pas particulièrement bien prit la nouvelle non plus trois ans plus tôt. Et pourtant, il avait toujours envié son grand frère d’être parti se préparer à la vie de chevalier, qui plus est dans l’une des plus prestigieuses académies de l’empire. Il avait longtemps espéré que son tour viendrait, mais ne s’attendait pas à ce que cela arrive sans prévenir. « Eh bien Wilhelm » reprit son père d’un ton où pointait une légère ironie, « Je vois que tu en es transporté de bonheur. » Le jeune garçon reprit quelque peu sa contenance, et parvint à articuler quelques mots. « C’est que…en fait…voilà…c’est inattendu. » Wilhelm ne parvenait pas à garder sa contenance, les valves émotionnelles cédant les unes après les autres dans son esprit. Il parvint cependant à garder le regard fixe, et c’est presque dans un état second qu’il s’entendit dire « Je vous remercie, père. Puis-je me retirer pour me préparer ? » Le capitaine Kruger, incertain de ce qu’il venait de provoquer, donna son congé à son fils, lui intimant simplement d’être dans le salon dès sept heures. L’esprit rempli d’émotions contradictoires, Wilhelm quitta la pièce et se dirigea vers sa propre chambre. Gerhardt observa la porte close pendant un long moment, ne sachant que penser de la réaction de son cadet.

Déambulant dans les couloirs de la grande demeure, le jeune garçon laissait libre cours à ses pensées, aux plus tristes comme aux plus excitantes. Il allait partir, longtemps, loin, avec son grand frère qu’il n’avait pas vu depuis des années comme seul rattachement à sa vie actuelle, et encore jusqu’à Nuln, après quoi il serait seul. Il allait devoir dire au-revoir à Samuel, à Rolf, à Imma. À ses parents. À ses maîtres, même s’il soupçonnait l’un d’entre eux au moins d’en être soulagé. Mais il allait aussi quitter Wissenburg, cette ville dont il avait assez, pour aller au-delà, pour devenir chevalier, pour découvrir la grande ville de Nuln, ses beautés, ses dangers, et ses mystères. Il savait que cette cité était grande, puissante, et fourmillant d’une population hétéroclite que son père avait tendance à qualifier de « vulgaire », mais il ignorait tout le reste, de la distance à parcourir, des dangers auxquels il serait confronté, de ce qu’il allait devoir accomplir en tant que futur chevalier, et une infinité d’autres choses. Wilhelm se rendit peu à peu compte de l’insouciance dans laquelle il avait vécu jusque-là, profitant gaiment de la vie sans réellement penser au futur. Et celui-ci l’avait rattrapé avec fracas, le laissant désemparé face à ces nouvelles perspectives.

Ressassant ces noires pensées, il poussa la porte de sa chambre, une pièce située au premier étage et qui, orientée Nord, était rarement ensoleillée. Spacieuse, elle contenait son lit dans un coin, un bureau devant la fenêtre et plusieurs étagères qui couvraient la plupart des murs. S’empilaient sur celles-ci des objets témoignant de son enfance, tels que des jouets en bois représentant des chevaliers, des nains, des elfes et des dragons. Plus loin, plusieurs répliques d’armes en bois finement ouvragées mais usées montraient la passion que Wilhelm, encore enfant, témoignait pour la pratique militaire. Le reste des étagères était remplies de livres, dont il ne connaissait que très peu le contenu, n’ayant pas d’attrait particulier pour la lecture malgré l’insistance de son père à ce sujet. Sur son bureau s’entassaient pêle-mêle ses cours les plus récents, ainsi que son épée d’entraînement qu’il avait posé là après sa dernière leçon. Il se dirigea vers son armoire, un imposant meuble posé en plein milieu du mur à gauche en rentrant, et se força à écarter momentanément ses soucis pour sélectionner les vêtements de la soirée à venir.

************************


Dernière édition par Arcanide valtek le Sam 19 Mai 2018 - 13:03, édité 5 fois
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Von Essen
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Mer 16 Mai 2018 - 19:06

Eh bien mince alors. Je suis bouleversé, et ce à plusieurs titres.

Disons-le sans faire de détour, le profil d'un cadet d'une famille relativement aisée, qui a jusqu'à présent vécu dans une relative insouciance et qui brusquement se trouve confronté à son avenir, eh bien, ce profil me correspondrait IRL, à quelques détails près Fou  
Et comme je suis en ce moment en train de ruminer sur mon sort, je me trouve également soucieux de pouvoir un jour rédiger la geste d'un héros qui traverserait des tourments similaires, loin des balades alambiquées d'un certain chroniqueur.
Ton entrée en matière pour Wilhelm semble être une soudaine incarnation d'un tel projet, et la coïncidence me paraît fort troublante et amusante à la fois Blink

Tout cela est monumentalement amplifié par la qualité de ta narration, qui nous décrit (sans trop de "gothic darkness" qu'affectionne tant GW) la vie d'un adolescent d'une ville impériale, avec à la fois poésie et simplicité et efficacité.

A bien y repenser, voila qui signifie qu'il a du s'en passer des choses entre les escapades juvéniles au Wissenland et les joutes terrificques d'un certain tournoi. Tout naturellement, j'exige je demande

Clap la suite ! Clap

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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Mer 16 Mai 2018 - 20:34

Je n'ai point grand chose à ajouter de plus, Von Essen ayant déjà dressé une critique plus qu'efficace. Mais je le répète quand même : c'est du bon tout ça Cool

Ton style d'écriture se suit sans problème et le voir en action sur des projets plus long que lors d'interludes de tournoi fait diablement plaisir.

Ah, si. J'ajouterais tout de même un commentaire qui, en un sens, s'adresse à tout ceux qui ont écrit les origines d'un personnage vampire. Il y a un certain côté tragique, de calme avant la tempête, dans ces histoires qui, on le sait, vont mal tourner à un moment. Après tout, le personnage est voué à mourir pour prendre sa nouvelle condition de buveur de sang. Et je trouve ça assez fascinant comme effet sur le lecteur.
Il en résulte une ambiance fataliste, voire de curiosité morbide, où on se demande quand/comment/pourquoi notre héros va "mourir" dans des évènements plus ou moins atroces, qu'est-ce qu'il va y perdre ou y gagner, etc... Pour ensuite le voir affronter l'inconnu avec de nouvelles capacités dans un monde qui a changé, de son point de vue. On y rajoute la sempiternelle question du "qu'est-ce qui a bien pu lui arriver avant son apparition dans [...]" et autant dire que le suspens existe presque tout seul Sourire

Tout ça pour dire, que ça promet et que j'attends, moi aussi, la suite Tongue
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Arcanide valtek
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Mer 16 Mai 2018 - 23:23

Merci beaucoup de vos commentaires, ça fait super plaisir Blushing .

@Von Essen a écrit:
Eh bien mince alors. Je suis bouleversé, et ce à plusieurs titres.

Disons-le sans faire de détour, le profil d'un cadet d'une famille relativement aisée, qui a jusqu'à présent vécu dans une relative insouciance et qui brusquement se trouve confronté à son avenir, eh bien, ce profil me correspondrait IRL, à quelques détails près. Fou

Et comme je suis en ce moment en train de ruminer sur mon sort, je me trouve également soucieux de pouvoir un jour rédiger la geste d'un héros qui traverserait des tourments similaires, loin des balades alambiquées d'un certain chroniqueur.
Ton entrée en matière pour Wilhelm semble être une soudaine incarnation d'un tel projet, et la coïncidence me paraît fort troublante et amusante à la fois Blink
J'en suis très surpris. Et je comprends que la coïncidence te trouble. Je pense que j'aurais réagi de la même façon.

@Von Essen a écrit:

Tout cela est monumentalement amplifié par la qualité de ta narration, qui nous décrit (sans trop de "gothic darkness" qu'affectionne tant GW) la vie d'un adolescent d'une ville impériale, avec à la fois poésie et simplicité et efficacité.
Je dois en cela être pas mal influencé par mes propres lectures. La première qui me vient à l'esprit est "Fortune de France", une saga historique aux XVIeme et XVIIeme siècle écrite par Robert Merle. On y suit l'histoire d'un jeune fils de petite noblesse qui évolue dans la France de l'époque, depuis sa naissance jusqu'à son grand-âge, et avec notamment une grande partie au début consacrée à son apprentissage de la vie (et après on suit même son fils, mais je m'égare).

Enfin bref, j'ai voulu représenter le fait que globalement la vie dans l'empire ce n'est pas que mort et misère. Au début cependant je voulais faire de lui un jeune presque sans le sous, mais je n'arrivais pas à trouver de raison valable de lui faire intégrer les pistolkorps (il y a que les nobles qui peuvent).

@Von Essen a écrit:

A bien y repenser, voila qui signifie qu'il a du s'en passer des choses entre les escapades juvéniles au Wissenland et les joutes terrificques d'un certain tournoi.
Oh oui, un paquet Fou .


@Hjalmar Oksilden a écrit:
Ton style d'écriture se suit sans problème et le voir en action sur des projets plus long que lors d'interludes de tournoi fait diablement plaisir.
Crying C'est beau ce que tu dis. J'en suis tout tourneboulé.


@Hjalmar Oksilden a écrit:
Ah, si. J'ajouterais tout de même un commentaire qui, en un sens, s'adresse à tout ceux qui ont écrit les origines d'un personnage vampire. Il y a un certain côté tragique, de calme avant la tempête, dans ces histoires qui, on le sait, vont mal tourner à un moment. Après tout, le personnage est voué à mourir pour prendre sa nouvelle condition de buveur de sang. Et je trouve ça assez fascinant comme effet sur le lecteur.
Il en résulte une ambiance fataliste, voire de curiosité morbide, où on se demande quand/comment/pourquoi notre héros va "mourir" dans des évènements plus ou moins atroces, qu'est-ce qu'il va y perdre ou y gagner, etc... Pour ensuite le voir affronter l'inconnu avec de nouvelles capacités dans un monde qui a changé, de son point de vue. On y rajoute la sempiternelle question du "qu'est-ce qui a bien pu lui arriver avant son apparition dans [...]" et autant dire que le suspens existe presque tout seul
J'ajouterais même un point supplémentaire : ça s'applique aussi à moi. Car si en l'état j'ai une très bonne idée de la période durant laquelle Wilhelm sera transformé, je n'ai encore pas décidé des circonstances exactes. Elles vont certainement apparaître comme une révélation, et je me contenterai alors de les raconter.
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vg11k
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Jeu 17 Mai 2018 - 22:05

Heyyy Ferragus c'est un perso breto secondaire à moi ça ! Prem's !

Citation :
Sur le sol étaient tracés au charbon plusieurs symboles étranges, et sur les meubles, de simples tables posées contre les murs, étaient couverts d’outils
Y'a un truc qui colle pas avec cette moitié de phrase je crois

Très sympatosh comme intro avec nos camarades Tzeenshites si je ne m'abuse. Mise en page, orthographe, vocabulaire, c'est propre cela se lit nichel ^^

A mi-lecture je pronostique : Ferragus a rejoint le torse de cette tête de piaf !

Comme expliqué en tchat, la balise [recit] ne faisait pas l'unanimité. Or, étant un script js, il s'agissait un outil couteux en perf à l'affichage des pages. Du coup je l'ai retiré. Pas impossible cependant qu'elle fasse son retour sans js maintenant que j'ai accès aux outils d'admin.




Citation :
Âgé de dix ans, Samuel était encore un enfant
mon coeur de pokédresseur saigne en apprenant cela  Mr. Green

Citation :
Son père et sa mère avait
s'pas au pluriel ici ?


Citation :
« Eh bien Wilhelm » reprit son père d’un ton où pointait une légère ironie, « Je vois que tu en es transporté de bonheur. »
adroite manœuvre de donner le ton, j'aime beaucoup

Citation :
de la réaction de son cadet.
s'il est deuxième sur trois, peut-on dire qu'il est "le cadet" ?

Citation :
qui faisait face au Nord, ce qui fait qu’elle était rarement ensoleillée
le présent coupe un peu le rythme ici. L'imparfait aurait été plus adapté je pense quitte à avoir une répétition (a moins de placer "orientée Nord")



Maintenant je comprends pourquoi tu te renseignais sur le corps des pistoliers impériaux il y a quelques semaines ^^

Tu es un adepte du ", et". J'y succombe moi aussi souvent. Cependant on m'a régulièrement dit que c'était à éviter et que le "et" simple était à privilégier. Mais c'est un détail dont beaucoup se fichent en vrai...

Ma foi une introduction en douceur des évènements à venir. Je me souviens pas aussi bien de Wilhelm que je le voudrais du tournois de la Reiksguard mais c'est avec joie que je vais apprendre à le découvrir dans les prochains chapitres ! Pas courant qui plus est de commencer avec un enfant pour nous vampires car, comme cela a été évoqué par mes camarades... ben il doit mourir. Certes il va surement grandir, mais ici nous avons affaire a un "innocent". Suite prometteuse donc. Next !
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Ven 18 Mai 2018 - 0:43

Un lecteur de plus  Wow .

@vg11k a écrit:
Heyyy Ferragus c'est un perso breto secondaire à moi ça ! Prem's !
Alors tu vas rire mais j'ai sélectionné ce prénom dans le bouquin Wjdr v2 des bretos, sans savoir que tu l'avais déjà utilisé. J'en ai d'ailleurs été surpris, mais j'ai quand-même décidé de le réutiliser.
@vg11k a écrit:

s'il est deuxième sur trois, peut-on dire qu'il est "le cadet" ?
Alors il m'a toujours semblé que le "cadet" était le deuxième. Mais je peux me tromper.

EDIT d'après Wiktionnaire c'est :

   (En parlant d’un fils ou d’une fille, d’un frère ou d’une sœur, considérés absolument) Qui est né après l’aîné, qui est le deuxième ; qui est le plus jeune.

Donc je pense avoir raison.

Sinon j'avoue que je ne me suis jamais posé des questions sur le rythme de lecture. Que ce soit l'apparition du présent ou sur le ", et". Pour ce dernier j'imagine la phrase être prononcée dans ma tête, et quand je sens qu'il faut une pause je la met (tiens d'ailleurs je viens de le faire inconsciemment juste là  Fou ).

Par contre je me suis beaucoup inspiré de tes conseils d'écriture, notamment sur les dialogues. Le verbe "dire" est quasiment proscrit, j'essaie de systématiquement le remplacer.

Ah et la phrase du début a été corrigée. Oui elle clochait, la faute à une tournure de phrase qui change en plein milieu d'écriture, et qui échappe aux relectures.
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vg11k
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Ven 18 Mai 2018 - 9:39

Citation :
je me suis beaucoup inspiré de tes conseils d'écriture
Heureux qu'ils t'aient aidé Love

Citation :
(En parlant d’un fils ou d’une fille, d’un frère ou d’une sœur, considérés absolument) Qui est né après l’aîné, qui est le deuxième ; qui est le plus jeune.
Sans mettre les mains dans les méandres de notre belle langue (je serais bien mal placé pour donner des leçons dessus...), selon moi c'est surtout une affaire de contexte. Cadet sera toujours le membre le plus jeune du groupe désigné. Le cadet d'un groupe de 5 est le plus jeune des cinq. Or : "Gerhardt observa la porte close pendant un long moment, ne sachant que penser de la réaction de son cadet." corrige moi si je me trompe, mais le "groupe" désigné implicitement est les 3 fils. Le Cadet est donc Samuel :-/
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   Ven 18 Mai 2018 - 10:10

@vg11k a écrit:

Citation :
(En parlant d’un fils ou d’une fille, d’un frère ou d’une sœur, considérés absolument) Qui est né après l’aîné, qui est le deuxième ; qui est le plus jeune.
Sans mettre les mains dans les méandres de notre belle langue (je serais bien mal placé pour donner des leçons dessus...), selon moi c'est surtout une affaire de contexte. Cadet sera toujours le membre le plus jeune du groupe désigné. Le cadet d'un groupe de 5 est le plus jeune des cinq. Or : "Gerhardt observa la porte close pendant un long moment, ne sachant que penser de la réaction de son cadet." corrige moi si je me trompe, mais le "groupe" désigné implicitement est les 3 fils. Le Cadet est donc Samuel :-/
Alors mes recherches sur le sujet m'ont révélé que "cadet" faisait souvent référence à un enfant "plus jeune", c'est-à-dire par rapport à un autre. Le mot utilisé pour désigner le dernier enfant est "benjamin" (oui, comme le prénom).

Mais globalement, il est apparu que "cadet" était quand-même plutôt ambigüe dans sa définition exacte. La définition du Wiktionnaire était peu claire sur la question. Je vais essayer de reformuler tout ça.
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MessageSujet: Re: La geste de Wilhelm Kruger Tome 1 : la voie du sang   

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