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 Trucs et astuces d'écriture

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Von Essen
Collecteur de Sang
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Age : 21
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Date d'inscription : 22/12/2013

MessageSujet: Trucs et astuces d'écriture   Jeu 22 Juin 2017 - 10:14


Trucs et astuces d'écriture




Mais qu'est-ce donc ?  
Comment rédiger un historique/background sympa pour son armée ?
Comment agrémenter ses rapports de bataille de jolis textes d'ambiance ?
Comment, enfin, rédiger de fantastiques récits se déroulant dans le monde de Warhammer ?

Ce topic a été ouvert pour que chaque membre du forum puisse y publier sa propre réponse à ces quelques questions, et partager ses savoirs et son expérience avec toute notre belle communauté.


Comment s'en servir ?
Ce topic est destiné uniquement aux trucs et astuces de chacun. Chacun aura donc droit à un seul post au sein du topic, qu'il éditera au fur et à mesure que d'autres idées/conseils lui viennent en tête.

Un autre topic "Discussions" sera ouvert dans cette même section : ce sera l'espace interactif, dédié aux questions/réponses.

Rappel, donc, une fois de plus, qu'afin de rendre le topic "Trucs et Astuces" propre et lisible, chaque membre ne devra y poster qu'un seul post, qu'il éditera selon sa fantaisie.

Conseil du chroniqueur : un post avec une belle organisation et une belle mise en page sera plus facile à comprendre, plus agréable à lire et donc plus utile pour tout le monde Happy

Pour toute question technique ou doute éventuel, ne posez pas votre question ici, envoyez un MP à votre humble serviteur ou à Dame Arken  Happy


Faites couler l'encre le sang  Vampire




_________________
L'eau, ça mouille. Et ça fait des vagues puis ça devient plat. Et on voit dedans comme dans une vitre. Et ça fait froid quand ça mouille.

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vg11k
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Vainqueur de concours : Concour de texte

MessageSujet: Re: Trucs et astuces d'écriture   Dim 25 Juin 2017 - 15:32

- Toi qui oses te présenter devant moi. Qui es-tu ? Et quel intérêt motive ta présence en ce lieu ?
- Mon nom est Darkula. Je voudrais m'améliorer, être un véritable auteur de récits pour transcender cette passion et devenir un maître pokémon ! un écrivain reconnut qui gagnerait plein d'oseille avec ses écrits !
- Je vois. Ce n'est ni la sagesse, ni l'immortalité et encore moins le Graal que tu recherches... Tu as soif de connaissances, de pouvoir. Et bien sache Darkula que pour améliorer tes textes tu viens d'ouvrir le bon topic. Pour l'or en revanche c'est un autre débat... Mais à compté de cette ligne, je te reconnais officiellement comme notre apprenti.
- Topic ? Ligne ? 'Notre' ? Je ne comprends pas...
- Ignore tes deux premières question. Quant à la troisième : je ne suis pas une entité omnisciente et mes compétences vont puiser auprès des meilleurs. Nous sommes plus d'un et mes talents sont répartis à travers moi. Enfin tu m'as compris. Pour toi mon apprenti, je regrouperais et compilerais les connaissances des plus grands maîtres de ce forum...
- Par le Précieux, me voilà bien...



Gnark gnark gnark... Mon pouvoir est sans limite...





Je vais répartir mes conseils en trois catégories mon apprenti. Ne soit pas surpris si un jour l'une d'elle évolue et vient à s'étoffer. Cet art n'est pas figé dans le marbre et il te faudra suivre le flux des lecteurs si tu souhaites conserver ton statut acquis de dure lutte.


  1. La forme
  2. Le fond
  3. Trucs, astuces et conseils divers







Tout d'abord, rendons à césar ce qui appartient à césar. Concernant l'organisation de ce topic je me suis grandement inspiré d'autres guides et remettrais même au goût du jour plusieurs de mes sources. :


Comment ne pas écrire de haldu sur le warfo
La méthode de travail de Feurnard sur le warfo
Comment améliorer son jeu de rôle de Thu'umin, un guide de jeu rp sur skyrim que je trouve très pertinent et que j'exploiterais en section 2 de mon guide.
Comment bâtir la meilleure aventure dnd de tout les temps par James Haek des Geek & Sundry. Là encore ce n'est pas du Warhammer mais leurs conseils sont tout aussi justes





La forme






  1. Aérer son texte


Cela en jette d'écrire de longues phrases compliquées. C'est une preuve d'intelligence. Ou pas. L'intérêt est de transmettre un message au lecteur. Pas l'endormir avec des tournures tarabiscotées. Ou réfléchir à quel était le sujet trois lignes plus haut. Si un phrase fait plus de deux lignes, c'est probablement qu'il faut la découper.

Également, au sein de votre phrase, poser des virgules permet en quelque sorte au lecteur de « reprendre son souffle ». N'hésitez pas à fractionner vos phrases en courtes séquences. Sans non plus en abuser.

Prenons deux exemples d'haldu :
Citation :
Le motard pris d'un soudain élan fit rugir le moteur de sa moto rutilante sous le Soleil et il partit sur la célèbre route 66 à la recherche d'aventures.

En fractionnant cette phrase longue et pénible, puis en posant quelques virgules pour la fluidité de lecture, nous obtenons :
Citation :
Le motard, pris d'un soudain élan, fit rugir le moteur de sa moto, rutilante sous le Soleil. Et il partit sur la célèbre route 66, à la recherche d'aventures.


*


Courte digression concernant l'aération de texte: dans ce second exemple il met en lumière les changements que peuvent apporter les virgules :
Citation :
On mange, papy ?
On mange papy ?

Dans le premier cas nous demandons à grand-père si nous pouvons manger. Dans le second, grand-père devient le plat de résistance... Toujours pour citer haldu : « Utilisez la ponctuation, sauvez des vies »


*


Je rajouterais une astuce concernant la ponctuation. A l'inverse de phrases longues et soporifiques, une suite de phrases très courtes peuvent rapidement donner du dynamisme à un texte. Et même transmettre un côté oppressant. Idéal pour les situations intenses :

Citation :
Brusquement, de la poussière suinta du toit. Et s'ensuivit un craquement sonore. Son sang ne fit qu'un tour : tout allait s'effondrer. N'écoutant que son instinct, il se jeta en avant. Puis enchaîna par une roulade. Un fracas résonna dans son dos, mais il l'ignora, focalisé sur une pensée : Courir. Courir pour sa vie.

Une poutre manqua l'écraser. Rebondissant sur la paroi, il l'évita de justesse. La lumière était visible, tout au bout du couloir. Et d'une glissade il parvint à sortir. Il était arrivé à l'extérieur. Il était sauf.

Plié en deux pour reprendre son souffle, il s'autorisa enfin un regard en arrière. Un nuage de poussières était soufflé par l'entrée de la grotte dont il venait de s'extraire.

A ne pas abuser toutefois. Cela ne devrait être réservé qu'à la courte séquence où l'on souhaite transmettre un stress au lecteur. Une demi-page de ce traitement et non seulement il s'acclimate à l'effet, mais en plus cela va devenir lassant. Faire aussi cours signifie également peu de descriptions ce qui sur la durée nuit à l'immersion.


*


Enfin et en particulier sur forum, une quatrième astuce est d'éviter les enchaînements de gros pavés indigestes. Déjà qu'un unique gros paragraphe est décourageant à lire avant même d'attaquer la première ligne, savoir qu'il y en a dix autres comme celui-là plus bas...

D'ailleurs une anecdote : il m'arrive ici de surligner la ligne que je suis en train de lire, sur ce genre de textes aux paragraphes consistants. Et ce afin de ne pas la relire deux fois par mégarde. Vous en conviendrez, ce n'est pas vraiment confortable...

Découpez votre texte. Si un paragraphe fait 20 lignes, il y a certainement moyen de le fractionner en plusieurs plus modestes. Et n'hésitez pas, à la publication, à bien les démarquer par un simple saut de ligne. Cela peut paraître anodin, et pourtant. Comparons mon tout premier texte posté ici auquel j'applique ce découpage :





Convaincus ?
Non seulement les sections narratives sont plus clairement délimitées, mais en plus nous remarquons au premier coup d’œil que notre texte inclut du dialogue !







    2. Les répétitions



Les synonymes sont la vie. Sauf s'il s'agit d'une répétition volontaire (comique ou martèlement du mot) retrouver trop souvent le même mot peut être très lassant à lire. A nouveau, j'emprunte son exemple à haldu :

Citation :
Le sergent Harkan Enoch se battaient de son mieux au milieu de la Garde Impériale, contre les sauvages qui peuplaient cette zone de la planète. Déjà l'ennemi se précipitait contre les lignes de l'Impérium, brandissant ses épées. Quand ceux qui survécurent aux lasers rentrèrent en contact avec les soldats, ils commencèrent à les combattre grâce à leurs épées. Les coups d'épées pleuvaient. Chaque épée était teintée de rouge sang. Un sauvage se jeta sur Harkan, qui évita de justesse un coup d'épée. Puis une feinte portée avec l'épée. Puis le sergent dégaina son pistolet-bolter et abattit à bout-portant dans le visage du possesseur de l'épée.

7 épées et 2 sauvages en un paragraphe. Fortiche.


*


En général, la lecture sera laborieuse voire énervante. Et passé plusieurs pages de ce traitement, c'est le décrochage assuré.
Les synonymes permettent d'éviter cela. J'en profite d'ailleurs pour vous présenter mon fidèle assistant, toujours présent lorsque j'écris :

http://www.synonymes.com/

Ici pour épée il nous propose : arme blanche, cimeterre, couteau, coutelas, dague, estoc, flamberge, fleuret, glaive, lame, rapière, sabre, yatagan . 13 mots alternatifs. Je concède qu'il ratisse large en incluant dague et flamberge, mais au moins il y a du choix.


*


A cela nous pouvons :
généraliser lorsque nous parlons de celle-ci : arme, instrument, outil de mort
faire de l'humour si le texte s'y prête : aiguille à tricoter, cure-dents
utiliser son petit nom si elle en possède un : croc céleste, marchand de mort, faiseuse de veuves

D'ailleurs, en complément, rappeler ce qui éventuellement la rends unique peut être une bonne chose si elle a déjà été décrite plus tôt tout en recyclant un mot pourtant déjà utilisé : l'épée Lahmianne, la lame antique, le sabre aux reflets mauves... L'adjectif ici permet de s'accorder une répétition sans pour autant que s'en soit une. De recyclage pour faire simple.


*


Comment repérer ces vilaines répétitions mes direz vous. Tout simplement en relisant len-te-ment votre texte dans un éditeur digne de ce nom (word, openoffice, notepad++...). Et si soudain un mot vous paraît suspect, selection + ctrl F.


Flagrant non ?


*


Et pour finir ce point, je vais vous mettre en avant deux verbes à banir autant que possible : Dire et Faire

Ils sont passes-partout et n'expriment rien de particulier. Je reviendrais d'ailleurs en détail sur le premier un peu plus bas.






    3. Rester sur les rails


Un défaut que je remarque parfois est d'orienter le texte dans une direction précise, développer celle-ci à outrance... et au final ne strictement rien en faire dans le récit.

A quoi cela sert-il de savoir :
- qu'une chapelle possède quinze bancs
- un confessionnal
- un autel
- une crypte où reposent trois saints
- la chambre du prêtre
- celle de son futur remplaçant
- des latrines
- une écurie attenante

...si le héro va entrer, botter le derrière du méchant qui procède à un sacrifice humain sur l'autel, et enfin repartir en emmenant la donzelle ? D'autant plus s'il ne repasse à cette chapelle que pour récupérer son bracelet, oublié sur le-dit autel.

Inutile donc de noyer le lecteur dans une marrée d'éléments que nous savons superflus.


*


Éventuellement, si vous souhaitez mettre discrètement un détail en avant que vous allez exploiter plus loin, c'est une bonne idée. Mais il ne faut pas non plus que se soit une aiguille dans une botte de foin. Déclarer 2-3 éléments autour suffit amplement.

Digression : pour ce coup du détail inséré discrètement, un excellent exemple se trouve dans le film Abyss que j'ai découvert juste avant d'écrire ces lignes. Attention spoil.

Spoiler:
 


*


Également, restons focalisés.

Surtout lors de scènes d'action ou de tragédie. On se contre-fout que le guerrier aime sa technique de combat : cette technique qu'il a parfaite avec son papa, puis éprouvée contre des enfants, qu'il a des sentiments lorsqu'il l'applique... alors qu'il est complètement dépassé par les coups de boutoir de cet orque puant face à lui !

Spoiler:
 

A cet instant, nous sommes bien plus intéressé par l'esquive rotative des cheveux qu'il effectue. Ce mouvement subtil réalisé pour ne pas être tranché en deux. Plutôt que par l'histoire attachante d'une fente, qu'à cet instant précis, il ne peut pas réaliser.


*


Ensuite, question de fluidité, mieux vaut être régulier dans son développement :

Enchaîner une suite de description de péripéties, narrée comme l'on raconte un résumé, puis embrayer par un dialogue. Et repartir sur un résumé... C'est assez déstabilisant.

Nous avançons très vite. Puis l'on s'arrête, de retour au temps réel avec un dialogue. Puis on repart en accéléré...
L'impression est la même qu'en voiture, avec une personne qui à le champignon facile MAIS passe son temps à piler.

Si un résumé rapide doit être effectué, des transitions en douceur sont absolument nécessaire. Notamment lors du retour à "vitesse normale" : quelle est la situation, où sommes-nous, qui est présent ? Quelques lignes suffisent.

Le cas échéant, cela signifie que notre récit n'est qu'un vaste résumé. Et que les dialogues n'y ont pas leur place. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Regardons nos LA : ils sont des pages et des pages de résumés. Sans le moindre dialogue. Et pourtant, personnellement, j'adore les relire. Il n'y a aucun mal a rédiger un texte sous ce format.


*


Comment décrire une séquence d'action ultra-rapide ? C'est en effet un problème parfois épineux.

En pleine phase d'action, insérer toute une explication détaillée de comment l'on a
A) paré la lame
B) balayé la cheville de l'ennemi
C) évité la flèche qui nous arrivait dans le dos
D) grignoté un kebab

...autant en film les slow-motion à la matrix/300 c'est rigolo... autant à l'écrit cela tue complètement l'action.
d'ailleurs même dans les films l'abus de slowmo est généralement pas terrible...

Votre personnage peut être le nouveau Flash, si rapide qu'il remonte le temps. Mais le narrateur qui décrit cette scène est comme vous et moi. Un humain. Et ne pourras pas forcément tout voir et donc tout raconter.

Tite astuce dans notre cas :

Citation :
Bob para la lame et son ennemi qui se retrouva les quatre fers en l'air, suite à un mouvement si rapide que le vaincu ne put le voir. Le guerrier se tourna vers la flèche, plantée dans le mur derrière lui, et esquissa un sourire. Puis jeta son emballage de kebab à la figure de son adversaire à terre, dépité. Juste pour la forme.






    4. Les dialogues


Chacun à sa façon à lui d'écrire un dialogue. Le point commun est généralement un '-' suivit des propos d'un personnage. Toutefois, un enchaînement de réplique peut très vite devenir difficile à suivre, d'autant plus s'il y a plus de 2 individus. Si en tant qu'auteur, il peut sembler évident de déterminer qui dit quoi et comment, cela l'est beaucoup moins pour le lecteur.

Ne pas hésiter donc à insérer une indication de qui est en train de parler dans la 1e phrase. Dans la littérature, cette indication commence généralement par une virgule dans la première phrase. Et se termine par le point de cette même phrase.

Une exception est faite lorsque cette première phrase se termine par un '?' ou un '!'. Dans ce cas l'indication va venir se greffer dans son sillage. Majuscule ou pas majuscule, là en revanche même moi je ne saurais dire à cet instant...

Ainsi, pour toutes les phrases suivantes, nous saurons qui est en train de s'exprimer :

Citation :
- En es-tu sûr ? dit Legolas. Pourtant je ne vois rien. Et je puis t'assurer que mes yeux voient loin.
- Tout à fait sur, dit Gimli. Et cela ne comptera quand même que pour un !
- Ils mourront tous, dit Aragorn.



- Hey mais tu as utilisé le verbe Dire !
- C'est très juste, mon jeune apprenti. Et je suis fier que tu l'ais remarqué. C'est une preuve que tu es attentif.



J'ai évoqué plus haut que le verbe Dire était à bannir. Il n'exprime rien concernant le ton, la formulation, le stress qu'expriment le personnage. Pour ne citer qu'eux. Et pourtant notre belle langue possède tant de mots pour remplacer ce suppôt du mal.

Je vous copie la liste érigée par Inxi-Huinzi. Je l'ai re-découvert par hasard en rédigeant ce tuto, mais je vous conseille chaudement de la garder sous le coude.




liste qui tue:
 




Reformulons la réponse de notre elfe. J'ajoute également des petites description pour la forme :

Citation :
- En es-tu sûr ? S'étonna Legolas en fronçant les sourcils. Pourtant je ne vois rien. Et je puis t'assurer que mes yeux voient loin.
- Tout à fait sur,  insista Gimli en assurant sa prise sur sa hache. Et cela ne comptera quand même que pour un !
- Ils mourront tous, annonça sombrement Aragorn avant d'engager la poursuite.



D'ailleurs... Gimli a un accent ! C'est tout bête, mais cela peut grandement aider à imaginer la façon de s'exprimer d'un personnage, tout en l'identifiant. Quant bien même aucune indication n'aurait été donnée :
Citation :
- Et c'la n'comptera quand même que pou' un !

Spoiler:
 

*


Une petite astuce que j'affectionne dans mes écrits - qui m'a parfois été reprochée - est d'indiquer directement dans la réponse d'un personnage qui a parlé auparavant.

- Mais, je croyais que les indications étaient une bonne chose pour...
- Je sais mon cher apprenti, m'empressais-je de répondre dans un murmure. Je sais. Mais ne soit pas effrayé, tout va bien se passer.

A n'utiliser toutefois que lorsque le-dit personnage n'a pas prononcé beaucoup de mots et donc en tout début de dialogue. Sinon le lecteur va chercher à déterminer qui s'exprime alors qu'il a un échange verbal à suivre. Et donc perdre le fil de ce qui se dit.





Le fond

en chantier:
 








Trucs, astuces et conseils divers






    1. Le syndrome de la feuille blanche, formuler ses idées



Un personnage, un lieu, une situation d'un autre auteur ou réalisateur vous plait énormément ? Vous souhaitez l'intégrer à vos propres travaux ? Qu'est-ce qui vous retiens de le faire ? La peur du plagiat ?

- Pauvre apprenti, si tu savais... Éprouver ce genre d'entraves n'est pas digne d'un immortel ! Nous sommes bien au-dessus de cela !

Tout cela pour dire : si quelque chose vous plaît, utilisez le. Ne posez pas vous-même des bâtons dans vos roues pour ce genre de choses. Et si réellement vous éprouvez un quelconque remords, demandez l'autorisation à l'auteur initial. Qui, peut-être, vous avouera lui-même s'être inspiré de quelqu'un d'autre...

D'ailleurs, je vais illustrer mon propos avec cette petite image du mini-tuto de création de campagne de jdr des G&S

notez qu'eux-même avouent l'avoir gentiment volé au blog de Nendroid !



*



Vous avez des idées, le scenario du prochain blockbuster en tête... et pourtant l'avez sur le bout des doigts. Votre feuille reste blanche.

Pas de panique. Cela arrive à tout le monde. Je vous propose un fil rouge à suivre :

1 - noter le sujet de l'histoire. C'est un roadtrip ? Une quête pour sauver la princesse ? La conquête du monde ? Essuyer toutes les crasses qui tombent sur un gus qui n'a rien demandé ?
2 - de qui s'agit-il ? bob le barbare, avec son pagne et ses trois haches dont une entre les dents
3 - il est seul ?  il a toto le barde peureux et gandoulf le vieux magicien enrhumé avec lui
4 - qui sont le/les méchants ? beber le chaoteux et son copain mioum le troll
5 - comment bob a-t-il rencontré ses copains et les méchants ? coucher les rencontres sur papier et ce qui uni tout ce petit monde sera-t-il pertinent ?

Rien que là, vous avons le fameux squelette de récit en plusieurs chapitres qui ne demande qu'à être étoffé, celui-là même dont parle James Haek dans son article . Syndrome de la feuille blanche malgré tout un tas d'idées ? La première chose à faire est une profonde réflexion sur ce que l'on souhaite réellement faire. Dresser un plan simple.


Partant de là, le mieux est de définir une chronologie des évènements. Savoir ce qui est prévu pour dans 8 chapitres, à la louche, nous ne sommes pas à une vache près, est un atout de taille pour distiller discrètement les amorces qui viendront justifier les-dites scènes formidables de ce chapitre x+8.

A noter que cela peut aussi être un fardeau : écrire des aventures en se réfrénant, sachant que le feu d'artifice est pour dans 8 chapitres, cela peut être lassant. Mais comme le disais si bien tonton Sam :

ce combat est un marathon, pas un sprint.



(la citation est dans Supernatural s8e14)



Il faut prendre le temps de bien faire les choses. Être patient, endurant et persévérant. Planifier son texte, puis avancer un pas à la fois en s'efforçant de suivre le squelette établit.


- Mais maître, cette histoire de squelette... ils ne sont pas agressifs j'espère ?
- Nom de Ze... mais m'écoutes tu quand je te parles ?





J'ajoute enfin que, si pour un chapitre donné, vous êtes bloqués sur une scène en particulier que vous ne savez pas par quel bout prendre... passez à la suite. Rédigez les scènes suivantes qui vous inspirent le plus. Il est fort probable qu'après les avoir rédigées (ou même pendant !) une clé pour débloquer cette fichue scène vous vienne à l'esprit.

D'ailleurs, un secret d'auteur qui n'en est pas un : généralement, les grands écrivains n'écrivent pas leurs romans d'une traite. Ils rédigent leur intro. Puis un squelette grossier. Leur conclusion. Les différentes scènes clés qu'ils ont bien en tête et veulent avoir comme chevaux de bataille. Puis il écrivent... en commençant par la fin. Chapitre par chapitre. Ils remontent le fil. Du coup, ils savent en permanence ce qu'il faut mentionner pour que ce qui a déjà été écris soit cohérent.

A notre échelle, c'est un chouia marteau-piqueur pour taper des fourmis. Mais dans des récits consistants (au pif : les miens) c'est une bonne technique pour arriver à la conclusion du chapitre en cours sans rien oublier.




*



Si malgré cela vous ne parvenez pas à débloquer votre imagination... peut-être est-ce le moment de poser la plume. Et d'observer.

Cela met en lumière que, si la bonne intention est là, la matière elle manque.

Commencer par lire des romans du même genre - de la fantaisie avec un penchant grimdark dans notre cas - et regarder des films me paraît la base. Connaître son genre et ses ficelles est le minimum à réaliser. Sinon, comme à l'école, c'est le hors-sujet. Et là personne ne pourra vous aider.

- C'est quoi Grimdark ?
- Prends cet article Darkula et mange le. lien wikipedia. Quoi, c'est en anglais ? Damned... Je suis trop bon avec toi...




traduction alarach du wiki:
 




Se documenter sur l'univers que l'on emprunte pour mieux le connaître, trouver des pistes exploitables est un bon point. Et les références pointues seront toujours appréciées par les connaisseurs. Pour cela, google est votre ami. Généralement dans la langue de Shakespeare, mais parler anglais est le prix à payer pour accéder au graal. Mais comme je suis bon prince, je vous link ce qui selon moi est la référence des sites de fluffs traduits en français :
 
http://verrahrubicon.free.fr/

Également, arpenter les travaux des autres membres peut être une excellente source d'inspiration. Quelqu'un peut avoir eu une idée intéressante. Et comme vu plus haut, pourquoi ne pas intégrer celle-ci dans votre texte ? Et en requêtant sa permission d'utiliser son artifice, vous êtes sûr d'avoir un lecteur attentif.

Ma dernière astuce, si vous avez déjà des écrits, n'a rien d'original. Nombreux sont les autres membres à l’avoir évoqué avant que je rédige ces lignes dans le topic de commentaire : relisez vous. Outre vous allez repérer des passages de vos textes qui peuvent être améliorés comme vous gagnez en maturité dans votre expression, cela vous remettra sur les rails. Vous reviendrez dans le contexte d'écriture de ces précédents récits et les idées du moment, concernant la suite de votre histoire, vous reviendront progressivement.







    2. Les nouveaux arrivants sur le forum



Concernant les p'tits nouveaux parmi nous, deux cas de figures pourraient être évoqués, avec chacun des conseils bien différents.





pitite illustration à agrandir:
 




Le premier cas de figure concerne nos visiteurs qui viennent lire les récits des membres actifs de notre communauté. Mais qui n'osent pas s'inscrire ou poster pour partager leurs œuvres.

En effet, je peux comprendre qu'entre les 11.000 vues de Thomov, les esquisses de Gromdal, le débit intarissable d'Essen ou les divers vainqueurs de concours qui traînent dans la section, un humble débutant puisse se sentir impressionné. Je n'ai là qu'un unique conseil : prenez votre courage à deux mains et inscrivez-vous si ce n'est pas déjà fait. Puis venez partager vos textes. Nous serons plus que ravis d'avoir une plume de plus parmi nous. Et si vous venez en quête de conseils en tout genre, nous allons probablement nous bousculer pour vous aider.

Nagash m'en est témoin, nous n'avons encore jamais mangé un membre, aussi timide soit-il.



*



- Peuh, j'ai posté y'a deux semaines déjà. Et je n'ai que 15 vues et aucun commentaires...

Il peut en effet arriver qu'un topic tout frais ne trouve pas de commentateur dans l'immédiat. Période creuse ou texte passé entre les mailles durant un tournoi. Se sont des choses qui peuvent arriver.
Toutefois, il ne faut pas désespérer pour autant. D'autant plus si vous avez peu de messages à votre actif, que votre récit est court ou que votre compte est tout récent (  Camouflé Ninja vous-êtes vous seulement présentés dans le topic adéquat ?  Camouflé Ninja  ).

Au contraire. Il faut poursuivre. Persévérer. Montrer aux lecteurs potentiels de ce forum  - ou de tout autre lieu où vous publiez ! -  que vous n'avez pas l'intention de laisser derrière vous une histoire inachevée après seulement une centaine de lignes. C'est en montrant son investissement et le cœur à la tâche que le récit correspondant se fera remarquer. Alors il montera de lui-même en vues et commentaires.



Sinon, une excellente façon "d'attirer le lecteur" serait... d'aller lire les autres œuvres. Je sais, c'est con dit comme cela, mais c'est vrai.


Je ne parle pas d'aller manger les 14 pages des errances de Thomov ou les 16 du prix de la liberté d'Arken. Se sont des œuvres tellement consistantes qu'aujourd'hui mieux vaut les garder pour une nuit froide au coin du feu.

Non, je parle des récits actifs du moment. De les découvrir et surtout, les commenter.  Les commenter d'un message constructif. Pas bêtement "Wha trop fort viens lire mon histoire" mais vraiment quelque chose de constructif, un avis sur tel ou tel point de l'histoire. Ou alors un simple encouragement pour réclamer la suite.

Surtout si vous avez apprécié, n'hésitez pas à encourager l'auteur avec un traditionnel " Cool  La suite !  Cool  ".
Le moteur d'un artiste, c'est son public. C'est vrai ici aussi.



Après, autant être franc si l'on a pas eu le temps/courage de lire en intégralité une suite trop longue ou un texte que l'on accroche pas. Cela peut arriver et personne n'en fera le reproche.
Citation :
"Je prends en vol à ce chapitre et... je lirais les précédents lorsque le temps me le permettra..."
"J'aime pas trop ce chapitre, la tournure à cette section... j'suis pas fan de ce personnage parce que..."



Tout cela pour justifier qu'en commentant de façon honnête et constructive les autres textes, leurs auteurs respectifs comme les lecteurs qui liront ces mêmes commentaires viendront jeter un œil à votre texte. C'est une façon positive d'attirer l'attention sur soit. De montrer que l'on existe, que l'on souhaite participer et être lut nous aussi.

Puis de vos vues et commentaires, vous pourrez vous-mêmes trouver la motivation de continuer et vous améliorer. C'est un cercle vertueux qui ne demande qu'à être exploité.







    3. Les outils de rédaction



Plus tôt dans ce post j'ai évoqué divers outils informatique pouvant faciliter le travail d'écriture. Que se soit le logiciel de traitement de texte (word, openOffice, libreOffice...) ou des outils en ligne (www.synonymes.com).



Toutefois, un problème auquel j'ai été confronté il y a quelques années a été lorsque j'écrivais sur papier avant de retaper mes texte. Plus ils prenaient de la consistance, plus cela devenait long et fastidieux. Certes, c'est une étape qui permet une relecture complète et permet également de revoir chaque tournure de phrase. Mais j'ai vite trouvé cela abrutissant. J'ai donc investi dans une tablette pour pouvoir écrire en voiture, chez des amis, dans le train, en cachette en cours...

Pour tablettes et téléphones Android, je recommande chaudement la petite appli Jota. Elle permet tout simplement d'éditer des fichiers textes. Pas forcément en .txt , en fait vous choisissez l'extension qui vous plait. Mais cela reste du texte.

J'ai du coup gagné un temps considérable dans mon processus en éliminant le transfert papier vers électronique. Mais venait à présent un nouveau souci. Celui des versions. Comment toujours avoir une version synchronisée entre mes différents ordis (perso et boulot), mon tel et ma tablette ? Épineuse question pour toujours pouvoir travailler en étant "à jour" et ne pas avoir à réfléchir à ce qui se trouve ou ne se trouve pas ailleurs. Ne pas non plus avoir a refaire plusieurs fois le même travail.

La solution que j'ai trouvé n'est probablement pas idéale, mais elle a le mérite de fonctionner. Désormais, lorsque j'écris des sections de texte (pas non plus des blocs de 30pages...) je le fait dans un brouillon de mail. Quelque soit le support suivant que j'utiliserais, la technologie moderne me permettra d’accéder à mes mails et de reprendre mon travail où je l'avais laissé. De retrouver toutes mes notes. Et pour ma part, l'éditeur de gmail fait même office de correcteur orthographique Mrgreen

Lorsque tout a été rédigé, il ne reste plus qu'à mettre en page dans mon logiciel de traitement de texte préféré, vérifier les fautes et partager sur mon forum préféré.

Après, pour ceux d'entre vous parfaitement à l'aise à l'oral mais qui bloquent devant un clavier ou une feuille de papier, pourquoi ne pas simplement parler ? La synthèse vocale de microsoft a fait énormément de progrès et avec un peut de pratique l'on doit pouvoir effectivement gagner un temps fou. Sous Mac je n'en parle même pas, avec leurs outils d'accessibilités aux mal-voyants, leur synthèse est aux petits oignons. Après, si vous avez des sous à investir, Dragon Natural Speaking est la référence de ce domaine, logiciel payant cependant.




en chantier:
 

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Trucs et astuces d'écriture
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