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 Taverne : le coin lecture...

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ethgri wyrda
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MessageSujet: Taverne : le coin lecture...   Mer 27 Mai 2015 - 23:31

Je lance ça, pour rire, pour se détendre, et pour rendre le monde souvent glauque de warhammer plus amusant.
le but est donc de faire rire sur un sujet de warhammer. Libre à n'importe qui de s'y essayer, avec pour seules critères:
-racontez comme si vous étiez à la taverne
-des détails stupides à foison:fou:
-un titre en plus de "autour d'une chopine n°X"

voilà le premier:

AUTOUR D’UNE CHOPINE 1
L’AUTRE HISTOIRE DE GLUMHOF

         Si vous êtes un minimum érudit sur le monde de warhammer, vous connaissez forcement le petit village de glumhof. Le monde entier semble s’acharner dessus, et la honte s’abat sur celui qui ne l’a pas pillé au moins une fois. Petit résumé de ce que les livres écrivent :

« Les citoyens de Glumhof sont maussades, et les lieux sont impreniés d’une atmosphère de mélancolie due aux malheurs qu’ils ont traversés aux fils des siècles.
1114. Tout les habitants succombent de la peste noire
1450. La population entière rejoint les croisades mais n’en revient jamais
1560. Glumhof est rasée durant la guerre civile
2022. détruite durant les guerres civiles
2303. Tout les habitants sont dévorés par les hommes-bêtes
2511. Incendiée par les gobelins des forets »

     Et c’est tout. Mais ce que les livres ne disent pas, les buveurs le racontent. Voici donc la véritable histoire de Glumhof, telle qu’elle est racontée dans les tavernes, sa fondation, ses légendes, et la raison de son incroyable éternelle existence (au moins six destructions et toujours toutes ses dents). Bonne lecture.

     Nul ne sait quand fut fondé le village. On raconte qu’un obscure sorcier aurait un jour eut la bonne idée de cuisiner une soupe de potiron à cet endroit, et que les tribus primitives de l’époque ont pensées qu’il était question d’un rituel magique basé sur la sorcellerie, et sur la convergence des vents magiques venants de toute la plaine environnante, ou sur tout autre chose auquel nul autre que le chaman de la tribus ne comprenait. Après avoir brulé le sorcier hérétique sur son propre feu, la tribu, inspirée par ses mages avides de s’accaparer l’endroit, décida de s’y installer. Les mages humains ont très vite désertés le lieu finalement sans intérêt (si ce n’est pour l’odeur de soupe qui paraît-il flotte encore dans l’air), mais le village est resté.

     Plusieurs années plus tard, en l’an 162 du calendrier impérial pour être précis, le village fut frappé par le destin pour la première fois : un géant attaqua le village et une très grande partie de ses habitants ne fut retrouvée que sous la forme de galettes plates incrustées dans le sol (ces galettes ont d’ailleurs inspirés le nom de la pâtisserie typique de Glumhof, les gueuxsouspieds). Les rares survivants se réunirent (dans la taverne) et se mirent à discuter de la marche à suivre : les jeunes voulaient tuer le géant (qui mourut des années plus tard en avalant de travers une grosse vache à lait, il s’appelait Grup et avait 59ans), d’autres souhaitaient quitter le village. C’est alors qu’un vieillard, dont le temps n’a pas gardé le nom, raconta qu’il était hors de question de partir, car Sigmar en personne y avait passé une nuit quand son arrière grand-père était encore jeune. Cette histoire, inconnue de tous, fit le tour du village en une nuit, et le tour de la province en une semaine. Mais ce que les ragots et commérages retinrent, c’est que le Dieu des hommes était passé la nuit. Et qu’avait-il fait durant cette nuit ? Personne ne put penser que Sigmar ronflait dans un bon lit, et les gens se mirent à imaginer d’autres aventures nocturnes, d’autres conquêtes et d’autres actions que je me  refuse, par bienséance, à raconter ici. On disait même qu’il avait conçut trente enfants la même nuit, dont des septuplés ! De véritables pèlerinages se créèrent vers ce haut lieu de la fertilité divine, faisant croitre la population de ce village modeste très, très rapidement. Des « établissements » appropriés à la légende virent le jour, tel que « la nuit de Sigmar », ou que « La divine halte », encore en place de nos jours. La réputation du village attira un culte au marteau très nombreux,  qui sut tirer profit des bourses des pèlerins pour devenir l’un des plus riche de la région. Cette richesse fut bien sur à l’origine de bien des convoitises, et de bien des destructions, mais la légende resta au fil des siècles, remplaçant finalement assez vite la population perdue par de nouveau pèlerins avides de s’approprier les pouvoirs de Sigmar.


à vous, j'espère un effet boule de neige messieurs-dames Mr. Green


Dernière édition par ethgri wyrda le Jeu 15 Oct 2015 - 23:41, édité 1 fois
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ethgri wyrda
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MessageSujet: Re: Taverne : le coin lecture...   Ven 12 Juin 2015 - 9:07

AUTOUR D’UNE CHOPINE 2
LE BOUFFON DE SIGMAR

Il existe peu de représentations du premier empereur humain. On peut le voir posant avec son marteau devant le peintre, avec des orques heureux de fixer l’homme-dieu les massacrer sans qu’ils ne bougent. On possède aussi une autre image dans le Grand Livre Universel Rouge : moins flatteuse, celle-ci le présente avachi sur son trône, avec une cape si longue que je suppose que c’est en réalité sa couette de lit. Il a rasé sa barbe pour le tableau (une erreur). Et à ses pieds se tient un petit bouffon.

Il n’est pas très grand, porte un chapeau étrange, et a un anneau dans le nez. Il tient en laisse une fouine. Voici son histoire :

Redor naquît dans une grande ville de l’ouest de l’empire. Très jeune, c’est à dire entre huit et quarante huit ans, il décida d’intégrer une des très nombreuses bandes de pillards qui infestaient la région. Très vite, avec une ruse qui lui donna le nom de « demi-gobelin », il gravit les échelons hiérarchiques parmi les voleurs : par exemple, son premier chef, qui sautait de cheval pour surprendre ses victimes et piller plus rapidement, fut retrouvé en petit bouts sur plusieurs lieux, un de ses pieds étant resté accroché (attaché, même) à l’étrier. Une fois devenu chef à la place du chef, il décida d’éliminer tout ceux qui risquaient un jour de prendre sa place. En deux semaines, tous les membres de la bande étaient en fuite, ou morts « par accident ».

Mais Redor n’avait pas renoncé au pouvoir : quelques années plus tard, il enleva la fille d’un baron voisin et l’enferma dans une cage. Pour être sûr que personne ne puisse prendre la clef, il les accrocha à un anneau de fer qu’il mit dans son nez. Il fut finalement retrouvé des semaines plus tard par le fiancé de la jeune fille. Malheureusement pour tout le monde, le premier geste de celui-ci fut d’assener un magnifique coup de poing à Redor, enfonçant l’anneau profondément dans le nez de ce dernier, rendant les clefs définitivement inaccessibles et blessant le prince à la main. Il fut achevé par la gangrène peu de temps après. Le petit bandit fit le mort et s’enfuit sans demander son reste dès que le prince eut le dos tourné. Quand à la princesse prisonnière, elle mourut de faim car personne ne vint la délivrer, une autre princesse plus riche ayant été kidnappée à la même période.

Le « demi-gobelin » continua sa quête de gloire. Par chance, il entendit un jour des bruits de bataille. Se disant qu’il y aurait probablement des blessés à achever, il s’approcha et vit Sigmar, encore jeune à l’époque, affronter des orques sauvages par dizaines. Redor avait entendu les rumeurs sur celui que l’on appelait déjà l’unificateur, et il pensa qu’il y avait peut-être là une occasion à ne pas manquer.

Il s’approcha sans être vu, s’arma d’un couteau et souleva le cadavre d’un peau-verte. Profitant d’un instant où Sigmar avait le dos tourné, il se mit derrière lui, et laissa l’orque tomber sur la pointe de son arme tout en criant « attention !» à plein poumon. Surpris, Sigmar se retourna et vit un petit homme fort laid qui venait probablement de lui sauver la vie en tuant cet ennemi qu’il n’avait pas vu venir. En guise de remerciement, Sigmar lui jura devant Ulric qu’il lui donnerait une place proche de trône quand il deviendra le roi des hommes.

Des années plus tard, L’homme-dieu était le premier empereur. C’est à ce moment là que Redor décida de se manifester à nouveau. Il lui rappela sa promesse devant toute la récente cours impériale. Mais entre temps, Sigmar avait reçu de nombreux dons, et de très nombreuses visions. Il savait. Se levant, il dit :

« Je t’ai promis une place proche de mon trône ? La voici, au bas des marches d’une gloire que tu n’obtiendras pas. »

Il fit de Redor son bouffon attitré et ne se préoccupa plus jamais de lui.
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Taverne : le coin lecture...   Ven 12 Juin 2015 - 19:36

AUTOUR D’UNE CHOPINE 3
LA DECHEANCE INCOMPRISE


C'était quelque part en Nehekhara, donc au milieu de nulle part, mis à part le fait qu'il y avait beaucoup de sable qui semblait faire partie intégrante du désert local. Une armée du Chaos, auréolée de la puissance incomprise de Tzeentch, affrontait les dunes afin de remplir je ne sais trop quel dessein de leur déïté énigmatique, guidée par un seigneur sorcier qui avait quelques soucis avec l'orientation, car les dunes ne font pas des repères très efficaces. Toutefois, il possédait une foi inébranlable envers son dieu, son armée et sa manticore, qui, elle, n'avait foi en rien du tout. Cela n'empêcha pas l'armée d'arriver finalement à son but précis : une sorte de statue érigée au milieu de nulle part, défiant le Changement par son immobilité. C'est donc avec un fanatisme exemplaire que le héraut de Tzeentch décréta qu'il fallait enlever la statue, la broyer en farine, en faire un pain complet, et donner ce pain à sa manticore. Pour changer un peu.
Quand l'armée des squelettes sous le sable arriva, le seigneur sorcier questionna Tzeentch pourquoi elle les empêchait d'enlever la statue. C'est alors que Tzeentch lui répondit dans sa tête, avec une voix un peu étrange de normalité :
"Tu peux paaas comprendre."
Prenant cela au pied de la lettre, le sorcier interpréta ce message en ordonnant à ses troupes de marcher sur les squelettes, de broyer leurs os en farine, d'en faire du pain complet, et de donner ce pain à sa manticore. Pour changer un peu.
Seulement, il fut contrarié en voyant sa mutalithe à vortex favorite se faire écraser par un tas de crânes enflammés. Voyant ce soudain mélange de flammes bleues chaotiques et de flammes vertes hurlantes, il questionna à nouveau son dieu, et celui-ci répondit :
"Tu peux paaas comprendre."
Donc le changement faisait partie de ce qui était prévu dans le dessein du Grand Corrupteur.
La bataille faisait un vacarme terrible, mais ça changeait bien pour un désert d'habitude si silencieux. Le sorcier ordonna ensuite que pour changer, ils allaient non pas fuir comme ils le faisaient d'habitude, mais se battre et réduire l'ennemi en farine, avec laquelle ils feraient un pain complet, pain qu'ils donneraient à sa manticore. Pour changer un peu.  
Les yeux du sorcier, qui étaient aussi nombreux que les poils qu'il avait dans sa main, virent apparaître derrière lui, en silence, trois gros serpents qui le regardèrent droit dans l’œil. Quand son troisième œil de Tzeentch se transforma en sable, le sorcier ne comprit pas. Et son dieu lui souffla, pour changer :
"Tu peux paaas comprendre."
Il comprenait cependant que son armée restait trop fidèle à certaines mauvaises habitudes. Les maraudeurs mouraient par dizaines, les guerriers ne faisaient pas assez de poudre pour faire de la farine, et puis en plus celle-ci se mélangeait instantanément dans le sable, voire redevenait de l'os pur et dur. Il ne pouvait tolérer pareille hérésie.
Il était en train de réfléchir à une solution quand sa manticore qui devait manger le pain complet que l'on devait faire avec la farine tirée des os des squelettes qui les attaquaient, bref, pour changer, sa manticore chérie, tomba à la renverse, grignotée aux mollets par des dizaines de squelettes. Voyant que ces derniers étaient sur le point de le submerger, il questionna son dieu, et Tzeentch lui susurra :
"Tu peux paaas comprendre."
Il ne comprit pas non plus quand ce furent ces mollets à lui que mordirent les squelettes. La douleur étant source de doute sur la toute puissance de Tzeentch, le sorcier décida de questionner son dieu avant de mourir. Et le Grand Corrupteur lui répondit, alors qu'il se faisait écarteler avec ses hommes :
"Tu peux paaas comprendre."

_________________
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ethgri wyrda
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MessageSujet: Re: Taverne : le coin lecture...   Ven 12 Juin 2015 - 21:02

Sourire Sourire Sourire

Whistling

Bientôt le film
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Taverne : le coin lecture...   Ven 2 Oct 2015 - 22:13

Von Essen, Tzeentch et la skub.







Les lignes qui vont suivre sont nocives pour l'esprit et réduisent votre potentiel cognitif pour une durée indéterminée. Soyez prévenus:
 



Le rideau tombe. La Crypte Noire. Personne n'a l'air de rien avoir vu d'anormal.
Von Essen, debout, s'asseoit, perplexité étant trop peu pour qualifier son état d'esprit.

_________________
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ethgri wyrda
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MessageSujet: Re: Taverne : le coin lecture...   Ven 16 Oct 2015 - 0:05

AUTOUR D’UNE CHOPINE 5

LE PLUS GRAND CROYANT DE SON TEMPS

         Cette histoire n’aurait pas eut lieu si, par une aube splendide de printemps, un chien n’avait pas poussé un petit caillou entre les pavés de la rue du mercenaire.
Cette histoire n’aurait pas eut lieu si, par un beau matin de printemps, le presque honnête marchand Fardof n’avait pas mis dans sa boutique un diamant valant au moins un demi lingot d’Aldorf.

Cette histoire n’aurait pas eut lieu si, pendant un grisâtre midi de printemps, le malheureux Rovath, estropié de son état, n’avait pas décidé de mendier à l’angle de la rue des tanneurs.

Cette histoire n’aurait pas eut lieu si, par une nuageuse après-midi de printemps, le très saint Volkmar le sévère n’avait pas décidé d’arpenter incognito les rues de la Capitale pour sonder la foi des badauds.

Cette histoire, enfin, n’aurait pas eut lieu si, par une pluvieuse soirée de printemps, le bourgeois Trouptili de Carrousel n’était pas aller s’abreuver dans l’auberge du boit-sans-soif.

Trouptili était un homme assez petit, ventripotent, et possédant moins d’esprit que le commun des hommes, sauf en ce qui concerne l’argent. Comme son nom l’indique, il était le fils d’un riche marchand de Bretonnie et d’une baronne de Tilée, l’inverse étant moins rare. Son visage était si peu expressif, si ordinaire, que le pauvre homme avait tenté de se laisser pousser la barbe,  hélas, seuls avaient poussés quelques poils sur le bout de son menton qui n’aidaient pas à le rendre plus intéressant. Mais, à ses dépends, cette banalité lui avait sans doute sauvée la vie plus d’une fois. Car l’individu était collecteur d’impôts, profession peu appréciée. Trouptili était régulièrement haï, quelques fois recherché, rarement décrit et jamais identifié par des hommes en armes de riches commerciaux à qui il prélevait des sommes non négligeables pour financer la guerre, la religion, les ports, les armureries, les magiciens, les fonctionnaires, les milices, les routes, les places fortes, les bâtisseurs et évidemment les collecteurs d’impôts de l’empire. Sur ce dernier point, il est d’ailleurs intéressant de noter que notre ami prélevait souvent un relatif pourcentage de ses collectes pour, citons, « permettre au pauvre misérable homme que je suis de vivre avec juste ce qu’il faut pour m’assurer, à moi et à mes enfants, un avenir viable».  Notons aussi que l’homme n’avait pas d’enfants, et que sa maison de trois étages dans le centre d’Aldorf n’était pas habitée par plus d’une dizaine de serviteurs, en plus de lui.

Toujours est-il que ce jour là, Trouptili entra dans la boutique du marchand de bijoux, avec dans ses poches des sacs entiers de pièces d’or. Après de longues tractations et négociations (arts subtils dans lesquels le vendeur et l’acheteur étaient tout deux des maitres), une importante somme d’argent changeât de main. Et notre collecteur d’impôts se retrouva en possession d’un énorme rubis. Si notre homme (pourquoi « notre » d’ailleurs, il n’est pas à nous, que je sache, mais reprenons) faisait cet achat onéreux, c’était, aussi étrange que cela pouvait paraître, pour faire un cadeau, une preuve d’amour. Car Trouptili était amoureux. Il était récemment tombé sous le charme d’une comtesse (certes un peu pâle, et si peu matinale que peu de gens l’avaient vu de jour, mais à la beauté inhumaine, c’était certain) qui avait demandé à l’homme des bijoux par dizaines, jusqu’à ce jour où il avait décidé de lui offrir cette magnifique pierre précieuse.

         En sortant de la boutique, notre collecteur d’impôts se senti soudainement faiblir sur place : son courage l’abandonnait alors qu’il se rappelait la raison de son achat : il avait enfin décidé de demander à sa belle de l’épouser. Ses jambes ne le portant plus qu’à peine, il prit non pas la route l’avenue des pavanes, mais se mit sur le chemin de la taverne du boit-sans-soif. Après quelques rues, il fut interpellé par un pauvre mendiant qui lui demanda l’aumône, au bord des larmes et en montrant sa jambe et ses yeux (enfin plutôt son absence de jambe et d’yeux). Mais il faut croire que le cœur de Trouptili était déjà trop sollicité par sa belle, car il bouscula sans ménagement l’aveugle et passa son chemin. Mais, avisant le regard désapprobateur des passants, il se ravisa. Il fit quelques pas, tourna dans une ruelle sombre, et, tout en prenant soin de ne pas se faire voire, il ramassa un petit caillou, le mit dans sa poche et se prépara à jouer un tour pendable à l’infirme. Faisant demi-tour, il reparti vers le mendiant, plongea sa main dans sa poche et jeta son projectile dans le bol que tendait le miséreux. Un bruit retentit :

         TING !

Trouptili :  Ting ? Ting ? Quel est ce bruit ? Une pierre ne devrait-elle pas faire un toc ou un tonc ?

Rovath : tâtant son récipient; Qu’est-ce, Messire, qui est tombé dans mon bol ?

Un Commerçant : Mon Dieu, vous avez vu ?

Un passant : que se passe-t-il ?

Un autre passant : Que t‘arrives-t-il ?

Trouptili : à part ; Un doute soudain m’envahie…

Une femme : Qu’est ce qui tinte ainsi ?

Rovath : Cette chose s’est glissée sous mes piécettes de cuivre…

Volkmark : toujours déguisé ; Pourquoi cet attroupement ? Est-il arrivé quelque chose de grave ?

Un Nouveau passant : Regardez, ça brille de milles feux !

Le commerçant : Un rubis !

Trouptili : Qu’ai-je fait !

Le premier passant : Une pierre précieuse !

Rovath : Merci ! Merci mon grand seigneur, mon bon seigneur !

Une autre femme : Quelle générosité !

Un homme : Quelle grandeur d’âme !

Volkmark : rejetant son déguisement : Prosternez-vous tous devant l’homme le généreux de son temps !

Trouptili : à part, dans quel pétrin me suis-je fourré? qui est cet homme, son visage m'est vaguement familier

Tout les autres : se jetant à terre;  Le très grand Volkmark ! Gloire à lui !

Trouptili : s’écroulant sous l’effet de la surprise au pieds du prêtre : Un homme d’église !

Volkmark : ce n’est pas moi qu’il faut vénérer aujourd’hui, mais toi! Relèves-toi, Mon ami, c’est
Sigmar en personne qui a guidé ton bras.

La foule : oh oui, c’est divin, gloire, gloire à lui ! Gloire à lui !

Un passant : c’est un saint !

Trouptili : Voyez où vous mènent les femmes...

Rovath : vous entendez ?

Un marchand : il ne se mariera point !

Une femme : il veut consacrer sa vie à Sigmar,  assurément !

Volkmark : Il sera prêtre ! Que l’on emporte un saint-marteau !

C’est ainsi que Trouptili  devint Prêtre-guerrier de Sigmar, et qu’il vécu d’incroyables aventures.


A suivre…
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Taverne : le coin lecture...   Sam 24 Oct 2015 - 18:40

Une fois n'est pas coutume dans cette rubrique : LA SUITE ! Wow banane

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MessageSujet: Re: Taverne : le coin lecture...   Sam 21 Nov 2015 - 0:03

Les faits sur Abhorash, seulement les faits :

- Abhorash est le plus redoutable vampire qui existe en terme de combat rapproché. Il ne peut utiliser d'armes de tir parce que GW l'a décidé Il tire mieux que n'importe quel humain, vampire, et n'a d'égal qu'Alith Anar au tir à l'arc.
- GW a cessé de parler d'Abhorash pour ne pas faire ombrage à Khorne.
- Abhorash n'a pas su plaire à Neferata seulement parce qu'il passait trop de temps à s'entrainer au combat. La séduction est pour ces débiles de von Carstein.
- Abhorash n'a pas besoin d'épée pour être efficace. Il EST l'épée.
- Si Abhorash devait se mesurer à Sigmar, Sigmar le battrait au lancer de marteau. Uniquement.
- Les sorciers détestent Abhorash parce qu'il a prouvé que la magie est MOINS efficace que sa maitrise du combat.
- Toutes les lahmianes sont secrètement amoureuses d'Abhorash. Si seulement il était moins obnubilé par les armes...
- Abhorash a tranché le warp. Avec ses griffes.
- Abhorash a absorbé dix kilos de malepierre, puis s'est rendu compte qu'il était déjà surpuissant.
- L'Empire tient encore seulement parce qu'Abhorash combat le chaos de son côté.
- Archaon a attaqué l'Empire parce qu'il VOULAIT éviter de rencontrer Abhorash.
- Khaïne a voulu tuer Abhorash. Il a changé d'avis en le voyant.
- Les dieux du chaos ont pactisé pour abattre Abhorash. Or Abhorash était obnubilé par les armes, immunisé aux maladies, et éternel depuis son combat contre le Wyrm rouge. Résultat : Khorne a cédé le sang à Abhorash, qui lui a laissé les crânes en guise de consolation.
- Pourquoi Slaanesh a-t-il failli dans sa tentative de l'abattre ? Abhorash est amoureux de Neferata. Pour TOUJOURS.
- Les slanns ont vu la Prophétie réecrite par les exploits d'Abhorash.
- Abhorash a planté une dague dans le sol. Le sol a eu mal.
- Les tremblements de terre qui ont démoli les forteresses naines ? Ce n'étaient pas les slaans. Abhorash était en colère contre le sol.
- Ceux qui étaient là pour lui dire à quel point c'est stupide sont allés le dire au sol, six pieds sous terre.
- C'est Abhorash qui a appris aux guerriers du Nippon à forger leurs sabres. Abhorash a inventé le bushido.
- Quand Abhorash est né, Tzeentch ne l'avait pas prévu.
- Si Lahmia est tombée, c'est parce qu'Abhorash a vu que Neferata s'en allait.
- L'anneau des von Carstein n'a pas soumis Abhorash à la volonté de Nagash. Il était juste là pour la baston et s'en alla quand c'était fini.
- Abhorash n'ira jamais au Valhalla. Heureusement pour Crom.
- Abhorash aime la poésie. Il en fait lorsqu'il tue ses ennemis.
- Abhorash sauvera le Vieux Monde de la Fin des Temps. Juste pour embêter le chaos.
- Abhorash n'est pas gentil. S'il était en zone habitée, il tuerait tous les criminels, puis ceux qui voudraient les venger, puis ceux qui voudraient venger les vengeurs. Celui qui dit qu'Abhorash manque de bon sens doit vivre cinq millénaires avant de parler.
- Abhorash n'est pas méchant. Si on lui dit que le chaos fait la fête dans la forêt d'à côté, il ira d'abord s'occuper du chaos. Priez à ce que les chaoteux soient assez nombreux pour qu'il oublie le village.
- Abhorash n'aime pas les armures. Il s'en encombre uniquement pour garder un souvenir de sa vie mortelle.
- Abhorash a pris le sang à Khorne pour l'embêter.
- Abhorash a failli changer le cours du destin. Heureusement Tzeentch a caché le destin dans sa poche avant de se cacher dedans lui-même.
- Abhorash n'aime pas les enfants, mais il ne va pas les tuer. Il attendra soit qu'ils deviennent des criminels, soit qu'ils deviennent des légendes. Un jour, Abhorash viendra pour Karl Franz.
...
...
...
- Abhorash peut trancher l'eau. L'eau ne s'en remet pas.
- Abhorash ne peut pas refermer la faille du chaos. Mais il peut en ouvrir une seconde.  
- Abhorash a laissé la Faiseuse de Veuves à Khaïne. Il n'en avait pas besoin.
- Abhorash a défié Skarbrand en duel. Skarbrand a du être refondu à neuf dans les forges de Khorne.
- Si Morathi avait vu Abhorash, elle aurait oublié AEnarion.
- Si Alarielle avait vu Abhorash, elle aurait oublié Tyrion.
- Si un répurgateur avait vu Abhorash, il aurait oublié Sig*BLAM!* Hérésie !
- Les nains et Abhorash n'ont pas eu d'affrontement direct. Le Vieux Monde ne l'aurait pas supporté.
- Gork et Mork cherchent encore Abhorash pour lui montrer qui c'est qu'EULL PLUS FORT. Pour leur propre bien, ils sont trop bêtes pour le trouver.

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MessageSujet: Re: Taverne : le coin lecture...   Mar 12 Jan 2016 - 15:21

J'écris aussi en Bretonnie, et voici ce que ça donne...

La geste de Jojo le clodo

I

Oyez, messeigneurs, la geste d’un gueux !
Ni fort, ni faiblard, ni jeune ni vieux,
Il vivait d’aumône, n’avait point de toit,
Rien ne présageait ce qui lui arriva.

On l’avait chassé de Paumé-sur-paumé
Et dans la forêt il marchait, déprimé,
Et la nuit tomba pour ne rien arranger,
Et Jojo l’clodo n’avait rien à manger…

Oh joie ! Au milieu des broussailles épaisses
La lueur d’un feu secourut sa détresse
Un fumet de gibier chatouilla ses narines
Et Jojo le clodo s’en lécha les babines.

Il brava les ronciers et les buissons d’épines
S’essouffla, s’écorcha, fit un effort ultime,
Bout à bout, la forêt arracha ses guenilles
Et c’est nu comme un ver qu’il fut sur la clairière !

Des ungors se jetèrent sur lui, mais bernique !
Le Jojo riposta, le combat fut épique !
Un clodo affamé vint à bout des hommes-bêtes,
Il vola leurs vêtements et mangea leurs côtelettes !

II

Au matin du matin se leva le soleil
Et tira le Jojo d’un étrange sommeil.
Dans ses rêves, la Dame avait été très claire :
« Cesse donc tes bêtises, et travaille la terre ! »

Sauf que bon, le Jojo n’écouta pas la Dame
Ses conseils ressemblaient trop à ceux de sa femme.
Il se remit en route, traversa la forêt
Et arriva au bourg de Paumé-sur-forêt.

Il passa la journée à réclamer l’aumône
Et reçut dix écus d’un gars non-autochtone :
Celui-là portait cape, et puait le mystère !
Il invita Jojo dans son sombre repaire.

Il se dit « met de sein », ou « de saint », c’est selon,
Et qu’il gagnait de l’or en mitonnant du plomb,
Qu’il lui fallait quelqu’un pour goûter ses remèdes
Et que Jojo pourrait bien lui venir en aide.

La première potion ne le fit que vomir.
La seconde lui donna envie de dormir.
La troisième… Oh joie ! Tout d’un coup, tout son corps
Scintilla comme s’il était un Jojo en or !

Un combat s’ensuivit entre Jojo l’clodo
Et le « mai de sain » qui voulait garder sa peau…
Mais le mai était vieux, et il finit vaincu !
Et Jojo le quitta, brillant comme un écu !


III

A Paumé-sur-boucher, on voulut l’écorcher !
A Paumé-sur-clocher, il frôla le bûcher !
D’une manière ou d’une autre, on lui voulait sa peau,
L’avenir semblait noir pour Jojo le clodo…

Et alors que le jour à nouveau se levait
Il pensa l’impensable : il devait se laver.
Par bonheur, dans le bois où il errait sans fin,
Il tomba sur un lac, plongea tel un dauphin…

« Non mais ho ! Mais pour qui te prends-tu, le clodo ! »
Oui, la Dame apparut devant lui sur les flots !
Le Jojo, tout penaud, remonta à la berge
Et se prosterna bas devant la Saincte Vierge.

« Tu n’est pas chevalier, que je sache, manant !
Déguerpis, ou tu perdras la vie maintenant ! »
Dit la Dame, respirant châtiment et courroux.
Le Jojo, terrifié, prit ses jambes à son cou !

Par bonheur, lorsqu’enfin il revint dans les prés
Le Jojo constata qu’il n’était plus doré !
Qu’il se sentait plus fort, plus robuste et futé !
Il pensa à la Dame, remercia sa bonté.


IV

On revit le Jojo, homme d'armes d'un duc,
Batailler comme un lion, hallebarde à la main.
Il lui arriva bien des machins et des trucs,
Mais cela, les enfants, ce sera pour demain !



Petite fin d'inspiration, par conséquent la geste se conclut plus tôt que prévu. J'en suis tout de même satisfait drunken



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L'eau, ça mouille. Et ça fait des vagues puis ça devient plat. Et on voit dedans comme dans une vitre. Et ça fait froid quand ça mouille.

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