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 Chroniques d'Alaric Blutenwulf.

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Dalamyre
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MessageSujet: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Jeu 5 Mar 2015 - 1:50

Bonsoir, je me permet de poster ici une première partie du background crée pour mon seigneur vampire. J'ai commencer à l'écrire à l'occasion d'une campagne que nous avons entamée il y a peu, au sein de l'association que je côtoie. Le pitch est simple, de nouvelles terres fertiles on étés découvertes et de nombreuses races envoient des force pour coloniser et piller ces terres. Parmi ces races, mes CVs. Géographiquement parlant, la campagne se déroule dans l'archipel qui se situe à l'ouest de Naggaroth (la Californie). En espérant que ces éléments de backgrouds vous plaisent.

**********************

     On trouvait de tout à Marienburg. Qu'elles soient légales ou non, des marchandises en provenance de tout le Vieux Monde et au-delà transitaient par la cité-état. Tout s'y achetait, bien comme service, pourvu qu'on y mette le prix. Elle était également l'une des principales villes portuaires de l'Empire. C'était ce dernier point qui intéressait Alaric Blutenwulf.
Malgré l'heure tardive, de nombreux marchands et autres colporteurs cherchaient encore à pénétrer dans la cité, à tel point que l'on avait repoussé à plus tard la fermeture des portes. La densité de la foule lui permis de passer inaperçu et de franchir le corps de garde sans attirer l'attention.

Peu après avoir pénétré dans la cité, il s'était diriger vers le port, dans le but de se renseigner sur les bateaux en partance. Il traversait les venelles sombre, sans se presser, écoutant les sons de la ville endormie. Les noctambules avinés avaient remplacés les honnêtes passants et l'on ne trouvait guère plus que les tavernes et les maisons clauses d'ouvertes. C'est alors que le répurgateur avait tenté de l'abattre au détour d'une ruelle déserte  qui menait aux docks. Il était le seul survivant du groupe de cinq templiers qui l'avaient pris en chasse, plusieurs mois auparavant.
Par Ulric, celui là avait été tenace. Il avait découvert la nature vampirique de Alaric à Nuln et ne l'avait plus lâché depuis. Une telle obstination frisait la sorcellerie. Le répurgateur avait un talent certain, mais la précision avec laquelle il le pistait dépassait les compétence d'un simple humain et Alaric craignait qu'il n'ait été aidé dans sa traque par d'autres factions, attachées à sa perte. Et par les couilles de Nagash, la liste de tels groupes était sans fin.
La sororité des Lahmianes le voulait mort, et ce depuis qu'il avait mis à mal un de leurs couvent, à la suite d'une sombre histoire d'artefact magique. Elles auraient  pu aiguiller les braves templiers sur sa piste pour éviter de se salir les mains, tout en s'assurant de son élimination. De telles fourberies leur seyaient bien.
Il aurait aussi bien pu s'agir d'une tentative des Von Carstein pour le réduire au silence, mais ils ne s'abaisseraient probablement pas à utiliser un répurgateur.
Quoiqu'il en soit, le répurgateur en question gisait sur le pavé d'une sinistre ruelle de la cité. Il était brave et avait été un adversaire intéressant. Alaric avait presque été peiné lorsqu'il lui avait broyé le crane contre un mur. Presque.
Maintenant qu'il était débarrassé de ses derniers poursuivant, il pouvait se concentrer sur son principal objectif : atteindre un bateau qui lui permettrait de quitter l'Empire et de se faire oublier de ses habitants les plus rancuniers, mortels et immortels.

La vérité était qu'au cour de ses quelques décennies de non-vie, Alaric Blutenwulf s'était mis à dos les deux lignés vampiriques les plus fermement implantés dans le vieux-monde, ainsi que plusieurs cultes du Chaos et les Templiers de Sigmar. Il avait combattu pour divers aristocrates de la nuit, et même au coté d'humains, quand il estimait leur cause valable, ou que le défi proposé était satisfaisant. Mais ces imbéciles avaient tous commis l'erreur de penser que sa lame leur était acquise. Il était son seul maître et il n'avait pour l'instant trouvé aucune cause qui vaille la peine qu'il lui sacrifie sa sacro-sainte liberté. Alaric prenait un malin plaisir à rappeler cet état de fait aux puissants, le plus souvent de façon soudaine et violente.
Plusieurs serviteurs, ainsi que quelques vampires en avaient fait les frais.
Différentes lignés vampiriques avaient donc commencé à envoyer des agents pour supprimer le vampire rebelle. Ils n'étaient que de menu fretin, mais progressivement, les assassins dépêchés pour le tuer avaient augmentés en nombre, ainsi qu'en qualité. A cette mortelle procession s'ajoutait dorénavant des chasseurs de primes et des chasseurs de sorcière.
Même si il ne refusait jamais un bon combat, Alaric n'était pas dupe au point d’espérer survivre à un combat avec les plus puissants seigneurs de la non-vie si ils décidaient de s'occuper personnellement de son cas. Il était âgé de moins d'un siècle et ne disposait pas des réseaux de serviteurs de ses adversaires, ni de la puissance requise pour traiter à pied d'égalité avec eux.
D’où sa décision de quitter le Vieux-monde pendant qu'il était temps.

L'officier du port lui avait indiqué que plusieurs vaisseaux avec à leur bord des compagnies de mercenaires et des troupes régulières appareillaient dans la soirée pour une mystérieuse destination. Parfait. Tant que la flottille s'éloignait du vieux-monde, Alaric était satisfait. Si nécessaire, il pourrait toujours « convaincre » l'équipage de changer de cap.

Alors qu'il observait la flottille depuis un quai isolé, le vampire ressentit une présence derrière lui. Il se retourna, la main posé sur le pommeau de son épée longue.
Face à lui se tenait une troupe d'hommes vêtus de cuir noir. Au moins quatre braquaient leurs pistolets sur le vampire et les autres avaient leurs épées tirées.
« Je te préviens, leurs balles sont en argent. » lança une voix mielleuse. Un homme sortit des rangs, prenant soin de ne pas obstruer les fenêtres de tire de ses camarades. « Au cas où une idée belliqueuse  te venait à l'esprit ».
L'individu était blond, grand et mince. Il se déplaçait avec le calme et l'assurance d'un prédateur, conscient de son indéniable supériorité. Il portait de luxueux vêtements, recouverts d'un plastron ornementé, ainsi qu'une lame d'excellente facture.
Son pâle visage se fendit d'un sourire moqueur tandis qu'il jaugeait son opposant.
« Moi aussi je suis ravis de vous revoir, Friedrich  » répliqua Alaric d'un ton sarcastique.
Le sourire de Friedrich Von Carstein s'élargit.
« Tu devrais l’être. As-tu la moindre idée de ce que les autres membres de la lignée veulent te faire subir ? Tu nous as trahis, et ce plusieurs fois. Tu as même eu l'audace de mutiler l'un des nôtres. Note que je ne te blâme pas pour ce dernier point. Se faquin de Ludwig méritait que quelqu'un le remette à sa place. Cependant, tu t'es officiellement parjuré aux yeux de la cour de Drakenhof et tu sais quelle châtiment est réservé aux parjures. »

Le vampire blond interrompit son monologue, probablement pour jauger l'expression de son unique spectateur. Visiblement déçu de ne déceler aucune appréhension, il reprit :
« Cependant, ton créateur a des amis haut placé. Des amis prêts à te laisser une seconde chance. Sans compter qu'il serait dommage de gâcher un tel potentiel. »
Comme Alaric ne répondait pas, le Von Carstein poursuivit, toute trace de légèreté envolée :
« Quelque chose se prépare et nous auront besoin d'aide le moment venu. Tu es jeune pour un vampire, et pourtant tu as survécu à tout ceux que nous avons envoyé pour te tuer. Pour l'instant » ajoutât-il après un regard vers les canons des pistolets toujours braqués sur son interlocuteur.
« Enfin tu n'as que mépris pour les sycophantes qui polluent la cour de Drakenhof. Certains t’apprécient pour cela. Les autre te veulent mort, mais tu t'en doute déjà. Quoiqu'il en soit, le soutient de ta lame semble être désiré. »

« Vous le savez, je n'ai pas plus de sympathie pour vous et votre idéologie décadente que je n'en ai pour les Lahmianes, Friedrich  »
« Arrêtes donc ! Tu n'es pas plus proche des Dragons de Sang. D'aussi loin que je me souvienne, les vieux concepts de chevaleries t'ont toujours ennuyés. »
Alaric s'accorda un sourire.
« C'est vrai, mais comme eux j'ai des principes, et je m'y tiens. »
Le regard de Friedrich s'attarda un instant sur l'amulette qui pendait à son cou et ne put réprimer un mouvement de recul instinctif. Malgré sa condition de vampire, Alaric arborait toujours son amulette consacré à Ulric, apparemment sans ressentir la moindre gène. Certains vampires avaient la bonne fortune d'être immunisés aux effets du sacré .

« Je te l'accorde. Venons en au fait. Mes maîtres sont disposés à te laisser une seule et unique chance de prouver que tu es de notre côté. Tu vois ces vaisseaux sur le point de lever l'ancre ? De telles expéditions se mettent en place un peu partout. On aurait découvert une terre vierge et fertiles aux ressources abondantes. De nombreuses factions sont intéressées par la promesse de richesses et de nouvelles terres à coloniser. Il est bien entendu nécessaire que nous ayons des agents sur place, afin d'établir une tête de pont et de voir de quoi il retourne. Empêcher nos adversaires de bénéficier de ces ressources serait également bénéfique. Nul doute que loin de toutes civilisation, es conflits seront nombreux. » Friedrich sourit, voyant qu'il avait piqué l'intérêt de son interlocuteur. « Nous souhaitons te donner la possibilité de repartir sur de nouvelles bases. Accomplis la volonté des seigneurs de Sylvanie, tu seras récompensé. »

Alaric réfléchit. La proposition été tentante. La promesse de grandes batailles, notamment. Cette campagne laissait présager quelques carnages fort distrayants.
« Et je suis censé croire que vous me faites confiance pour respecter vos ordre à la lettre ? »

« Ne te méprends pas, tu n'es pas le seul vampire que nous ayons envoyé. Tes pairs seront chargés de te juger et de te supprimer si nécessaire. Notre représentant sur place sera seul juge. Considère ceci comme une simple précaution. »

Alaric se retourna, contemplant l'horizon d'un air pensif.
« Nul doute que les sœurs du Pinacle d'Argent infiltreront les expéditions. Quelles est la conduite à tenir ? »
« Compose avec elles si possible. Détruits les si nécessaires. La flotte appareille à l'aube. Nous avons arrangé ta traversée à bord d'un navire mercenaire, le Lorelei . Tu peux disposer de l'équipage comme tu l'entends. Une fois débarqué, l'un des nôtres te contacteras. Tu te plieras à ses ordres. Ou tu mourras. »
Le jeune vampire acquiesça lentement, il serait toujours possible de s'occuper de son « supérieur » une fois sur place … Nul n'était immortel, après tout.

**********************

Voilà, je suis ouvert à toute critique/remarque/compliment/insulte.
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Sam 7 Mar 2015 - 5:46

Sympathique, très sympathique même Cool

Une grande question me vient à l'esprit : prévois-tu des rapports de bataille dans ton récit ? Pour te donner une idée de la chose, tu peux aller voir Les errances de Thomov le Poussiéreux : il y a des photos, de la narration, des explications tactiques... Bref, vu que tu nous parles de batailles sanglantes, je ne peux que t'encourager à les jouer d'abord sur une table Wink

La suite ! Smile

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L'eau, ça mouille. Et ça fait des vagues puis ça devient plat. Et on voit dedans comme dans une vitre. Et ça fait froid quand ça mouille.

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Arken
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Sam 7 Mar 2015 - 9:34

Texte fort intéressant !! Clap
Ton histoire est bien menée, on ne se perd pas et ça ne va pas trop vite non plus. Ta syntaxe est bonne et maniée avec brio Cool
J'ai bien aimé le juron d'Alaric à propos de Nagash... Ca fait beaucoup plus réaliste lol

Par contre, tu me vois contrainte d'être assez perturbée/intriguée... Ton histoire a énormément de détails qui me rappellent mon récit (sans être pareil, bien entendu). Il a sa "sacro-sainte liberté", il se balade avec un médaillon d'Ulric, il s'appelle Alaric (comme le frère de mon héroïne), l'homme qui le trouve est un enfoiré au cheveux blonds... Je sais que ce n'est que des détails et coïncidences, mais ce fut assez comique pour mon imagination Fou
Sans compter bien sûr toutes les références au Pinacle d'Argent, avec lequel j'ai beaucoup d'affinités Happy

Bref, hormis ces remarques personnelles, je voulais juste te signaler quelques petites fautes par-ci par-là, pas trop gênantes, mais quand même présentes (surtout des problèmes entre masculin/féminin singulier/pluriel).

Voilà, j'ai hâte de voir la traversée, et de voir sa manière de "disposer" de l'équipage Devil

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Dalamyre
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Dim 8 Mar 2015 - 17:15

Merci beaucoup pour le Feedback, la suite est en chemin. je corrigerai les fautes quand j'aurais 10 minutes.

Je songeait en effet à écrire quelques rapports de bataille mais il n'y a, pour l'instant, pas eu beaucoup d'affrontement et aucun qui ne vaille la peine d’être raconté Very Happy . En effet, il y a aussi une dimension gestion dans la campagne et pour l'instant, mon récit s'articule principalement là dessus. Je posterait bientôt des photos des personnages, convertis pour l'occasion ...

Quand aux similitudes entre nos récits Arken, il ne sont que le fruit du hasard (promis, juré, craché. Pitié pas de procès !!!! Fou ). L'objectif était initialement de faire un vampire typé viking, mais le background de Norsca ne me semblait pas approprié, j'ai donc choisi de créer un nordlander. Le nom d'Alaric était suffisamment germain pour rappeler son ascendance nordique.

Je poste la suite sous peu !
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siegfried der blutdurstig
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Dim 8 Mar 2015 - 17:56

Un nouveau recit ! Prometteur en plus ! Very Happy

Je viens de finir de te lire et j'ai beaucoup aimé ce début, bravo ! Smile

Les dialogues sont bien construits et tu vas droit au but ce qui est un style sympa à lire ( moi je me perds en descriptions et ça avance pas toujours beaucoup par exemple ). De plus, niveau fluff c'est bien fourni, on cerne rapidement le personnage et les références aux lignées m'on bien plu Wink

Un début très alléchant donc, je t'encourage à continuer et je lirai tes suites avec attention Wink

pour finir: " Par les couilles de Nagash " franchement la j'étais mort, le juron était parfait ! Very Happy
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Dalamyre
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Lun 9 Mar 2015 - 10:37

La suite. Comme toujours, les commentaires et les critiques sont les bienvenus. Merci à  celles et ceux qui se sont donné la peine de commenter, ça fait plaisir  Blushing . Je cherche à introduire plus en profondeur le personnage principal, notamment par ce que l'on sait de lui (ou ce que l'on croit savoir).

En d'autre lieux :

Mon Seigneur,
J'ai le regret de vous annoncer que la créature infernale connue sous le nom d'Alaric Blutenwulf a, une fois de plus, échappé à la justice de Sigmar. Otto Von Herrhart, le dernier des Templiers que nous avions dépêchés pour le détruire, a été retrouvé mort dans une ruelle de Marienburg, il y à de cela trois jours. Il ne fait aucun doute que la créature cherchait un transport pour échapper au juste châtiment qui l'attendait. Cependant, une enquête menée par votre serviteur, m'a permis de découvrir sa destination. En croisant les témoignages avec les registres des docks, j'ai appris que l'engeance vampirique avait embarqué à bord d'un navire nommé le Lorelei. Il semblerait que ce vaisseau transporte une compagnie de mercenaires, engagée pour protéger la flotte d'expédition en partance pour l'Est. Je vous recommande respectueusement monseigneur, de dépêcher des forces sur place, le destin de cette expédition me semblant sérieusement compromis tant que  l'existence contre nature de Blutenwulf se poursuivra.

Sigmar vous ait en Sa garde.
Votre serviteur dévoué, Hemrich Tafeln, Répurgateur au service de Sigmar et de l'Empire.



Hermann Von Strauer, reposa la lettre sur son étude en soupirant. A ses côtés, son lieutenant semblait assimiler le contenu de la dite missive.
  -Tafeln a raison, dit-il enfin, nous devons abattre cette monstruosité de toute urgence. Il en va de la sécurité de cette expédition, ainsi que de la crédibilité des Templiers de Sigmar. Ce démon nous échappe depuis trop longtemps.
  -Vous avez raison, il doit être détruit, acquiesça sombrement Von Strauer. Promettez une récompense substantielle pour quiconque le tuera, cela encouragera probablement les chasseurs de primes à le poursuivre. Ceci détournera son attention des agents que nous lui enverrons.
  -Vous pensez à quelqu'un de particulier seigneur ?
  -En effet. Certaines personnes seraient bien capables de mettre un terme à l'existence impie de cette abomination.
  -Vous ne songez tout de même pas …
  -Si, précisément ! Elle est compétente, et quoiqu'on en dise, sa foi est pure. Elle est la plus qualifiée. Que l'on m'apporte une plume et un vélin !

La lettre fut promptement rédigée. Le Von Strauer ordonna qu'on y joigne les informations collectées dans les archives du Temple d'Altdorf.  Une estafette fut rapidement dépêchée pour porter le message à son destinataire. En prenant en compte les intempéries et l'encombrement des routes, on estimait que le message mettrai au mieux 6 jours pour parvenir à son destinataire. Le plus tôt serait le mieux.

Annexe au cas Blutenwulf :
La créature, appelée Alaric Blutenwulf a toujours échappé aux efforts déployés par notre ordre pour l'abattre. Afin de maximiser les chances de nos collègues, nous avons décidé de compiler les informations que nous possédons sur ce démon.
Il est aussi connu sous le surnom de Boucher d'Ellersberg, depuis qu'il a exterminé l'intégralitée de la garnison de la petite ville. Un chevalier de passage avait regroupé les gardes et les paysans volontaires pour abattre le vampire. Seuls les hommes ayant eu le bon sens de s'enfuir survécurent pour nous faire part de ce massacre.
A en croire son accent, la créature serait originaire du Nordland, mais des doutes persistent. Selon les rapports de certains de nos collègues, on l'aurait aussi entendu s'exprimer en bretonnien et en kislévite. Ses origines demeurent à ce jour indéterminées. Tout porte en tout cas à croire qu'il a beaucoup voyagé au cour de sa vie de mortel, probablement en tant que mercenaire. Les circonstances entourant sa transformation en monstruosité assoiffée de sang nous sont hélas inconnues, de même que l’identité du responsable. Plusieurs indices laissent néanmoins supposer qu'il est apparenté à la maudite lignée des Dragons de Sangs.
Alaric Blutenwulf est un colosse de deux mètres, plus semblable à un sauvage de Norsca qu'à un aristocrate de la nuit. Je vous avertis, ce n'est qu'une façade. Toutes les informations récupérées tendent à prouver que ce monstre est bien plus rusé qu'il n'y paraît au premier abord. Ceux qui n'ont vu en lui qu'une brute hirsute ont pour la plupart quitté ce monde dans la douleur. Il semble néanmoins se plier à une certaine forme d'honneur, ce qui peut constituer une faiblesse à exploiter.
Bien qu'il ne maîtrise la magie que de façon sommaire, ses aptitudes martiales font de lui un adversaire redoutable en combat rapproché.
Ces informations sont précieuses, mais n'oubliez pas qu'après d'un demi siècle de traque, Blutenwulf en a autant appris sur nous, que nous sur lui. Il connaît les méthodes des Templiers de Sigmar et ne se laissera pas avoir par les stratagèmes habituels. Il n'est pas non-plus exclu qu'il ait été en contact avec le clergé durant sa vie de mortel. C'est pourquoi je suggère d'envoyer des Frères particulièrement chevronnés ou de faire appel à des agents extérieurs (des chasseurs de primes par exemple).
Que Sigmar bénisse celui qui abattra la bête.

Recherches effectuées par Théobald Grantz, Chevalier Templier de l'Ordre de Sigmar.


Dernière édition par Dalamyre le Sam 21 Mar 2015 - 15:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Lun 9 Mar 2015 - 11:52

Texte un peu plus court que le premier, mais justifié par la manière de narrer. J'aime bien ce genre de passage où on apprend comment progresse l'histoire par le biais de lettres entre les protagonistes Smile

Je t'ai mis en spoiler ton texte corrigé, pour que tu puisses voir tes fautes (semblables au premier texte) sans toute fois pourrir mon commentaire de simples corrections Happy

Spoiler:
 

Entre les différentes lignées et les Sigmarites, cet homme est décidement très recherché Whistling
J'attends la suite pour savoir lesquels vont se faire défoncer en premier Mrgreen

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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Lun 9 Mar 2015 - 17:50

Que du bon pour le second post ! Ce nouveau recit me plaît de plus en plus, j'aime bien la petite anecdote sur le massacre D'Ellersberg ça lui donne de la profondeur. Tu mène le récit avec d'autres personnages et ça c'est encore mieux, continue ! Wink
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Sam 21 Mar 2015 - 20:07

La suite ! Ravie que cette histoire intéresse quelques personnes, comme toujours, votre feedback est bienvenu. La suite ne serait tarder. (pardonnez moi pour l’orthographe, je n'ai fait qu'une relecture rapide).

       Alaric ruminait dans sa cabine. Rien ne se passait comme prévu. La traversé avait été une catastrophe, la flotte était dispersée et l'essentiel des équipages avaient péris noyés. Finalement, le vampire avait réussit à rallier quelques survivants et avait tenté par deux fois d'établir une tête de pont dans l'archipel bordant la cote du « Nouveaux Monde ». Le premier avant post avait été la cible de raids du Chaos. Les maraudeurs nordiques avaient étés chassés du sud de l'archipel ou ils s'étaient initialement installés.
L'attaque s'était déroulée pendant qu'Alaric explorait les îles avoisinante, à bord du Lorelei. Le vaisseaux fut pris dans une tempête, tant et si bien que les forces de Blutenwulf arrivèrent trop tard pour sauver l'avant post quand celui ci fut attaqué. Ils avaient tout juste eu le temps de recueillir les rescapés du massacre avant de mettre les voiles, s'éloignant ainsi de la menace constituée par les disciples des Dieux Sombres.

Il se retrouvait donc capitaine d'un navire qui peinait à accueillir les colons rescapés, sans port d'attache et sans soutient quelconque. De plus, les vivres commençaient à manquer. Nourrir correctement les mortels serait bientôt tache impossible. Bon sang ! Il était un tueur, pas un intendant et encore moins un capitaine.
Pour couronner le tout, il était de plus en plus ardu de cacher aux colons sa véritable nature.

Parmi l'équipage, seules quelques personnes savaient que celui qu'elles servaient n'était plus humain. Les commandants de la troupe de mercenaires que le Lorelei transportait étaient suffisamment pragmatiques pour accepter de se battre au coté d'une créature de la nuit, aussi, Alaric leur avait immédiatement révélé sa condition.  Leur chef, une brute de Nordlander prénommée Gunther Hussman, n'avait presque pas réagit quand on lui avait expliqué quel monstruosité était son employeurs. Peu importait le commanditaire, tant que la paye était bonne.

      Peut être aurait-il été plus simple d'abattre tous ces malheureux et de les ranimés ensuite comme zombies. Ça n'aurait été que pitié, au vue de leurs situation actuelle. Mais, là n'étaient pas les plans d'Alaric Blutenwulf. Il doutait en effet de pouvoir réanimer autant de cadavres avec ses faibles pouvoirs nécromantiques, et quand bien même il en aurait eu les capacités, il ne l'aurait pas fait. Il était un tueur, mais pas un vulgaire boucher. Massacrer bêtement ces pauvres hères ne rimerait tout simplement à rien. Lui et ces humains étaient littéralement dans le même bateau, et il tacherait de tous les mener à bon port.
De plus, contrairement à nombre de ses semblables, Alaric appréciait davantage la compagnie des humains que celle des cadavres. La traversé lui avait littéralement fait redécouvrir les joies des conversations et d'une certaine camaraderie. Autant de petits plaisir que même un vampire appréciait, et dont il s'était trop longtemps privés. Il avait donc décider de faire tout ce qui était en son pouvoir pour garder l'équipage en vie, aussi longtemps que possible.

Pour s'assurer de cela, il faudrait à Alaric une chaîne de commandement solide. Il avait sélectionné des humains parmi les mercenaires, l'équipage et les colons. Ceux qui n'avaient plus rien a perdre. Ceux qui ne craindraient pas de côtoyer la mort. De telles personnes étaient particulièrement nombreuses à bord. Certains avaient perdus leur famille au cour de la traversé, d'autre réalisaient simplement à quelle point la situation était précaire et acceptaient de faire le nécessaire pour survivre. Kurt était un mercenaire désabusé, tourmenté par son passé et prêt à tout pour tourner la page. Anna et Lize étaient deux sœurs, normale en apparence, mais chacune des jeunes femmes était coupable de plusieurs meurtres. Armin était quand à lui le dernier survivant d'une fratrie de 3 enfants, décimée par le scorbut et les attaques pirates. Ces hommes et femmes avaient quelque chose en commun : un besoin de faire partie de quelque chose.
Pendant les plusieurs mois de traversé, il les avait enseigné. Grâce ses dons vampiriques, il avait lié ce groupe hétéroclite, pour en faire quelque chose de plus grand. Ils formeraient un noyau solide de serviteurs, loyaux et efficaces, et lui permettait de maintenir le contrôle de la population.
De nombreux vampires utilisaient des serviteurs humains, mais ils prenaient soin de briser leur volonté au préalable, en jouant sur les faiblesses de l'âme humaine. Par séduction et par des promesses hypothétiques d'immortalité ils créaient des pantins dociles, avides de servir leur nouveaux maîtres. Des méthodes méprisables !
Alaric, lui, avait besoin de subordonnés, pas d'esclaves. Il préférait utiliser son aura et inspirer ces mortels, qu'ils choisissent de le servir d'eux même, en tant que soldats, plutôt que comme de placides animaux. Jouer sur leur soif de combattre et leur volonté de survivre, plutôt que sur leur faiblesse et leur cupidité. Ceci nécessitait du temps et de l'énergie mais l'efficacité de tels acolytes compensait aisément leur faible nombre.
De plus, Alaric rechignait tout simplement à amputer qui que ce soit de son libre arbitre. L'allégeance s'offre et se gagne, elle ne saurait être contrainte d'aucune manière que ce soit. C'est ce qu'elle lui avait enseigné.

Cependant, rares sont les humains prêts suivre volontairement une créature non-morte. Seuls les plus désespérés, peut être les plus fous, acceptaient un tel marché. Ceux dont la vie avait si peu de sens qu'ils acceptaient de se battre jusqu'à la mort pour une cause, pourvu qu'on leur en donne une. Leur survie à tous ferait pour l'instant office de cause. Quand il en eut fini, Alaric disposait de l'allégeance  d'une dizaine d'hommes et femmes, tous ferment acquis à leur nouveau capitaine.
En plus d'Anna, Lyse, Kurt et Armin, leur cercle se composait de cinq autres membres :
Marius était un vétéran qui avait décidé de quitter l'armée pour tenter sa chance dans l'expédition. Il avait tout perdu lorsque le bateau qui le transportait avait été coulé par la tempête. Désormais, il ne possédait plus que son  arquebuse, qu'il maniait d'ailleurs avec une redoutable efficacité. Alaric l'avait chargé de rassembler les colons qui se débrouillaient avec une arme à distance et de les former. les progrès réalisés jusque là étaient spectaculaires.
Frédérique et Lucius étaient quand à eux deux canonniers qui avaient longtemps servi à bord d'un navire de guerre impériale. Le massacre de leurs camarades par les pirates nordiques les avait emplis de chagrin, ainsi que d'une sombre résolution. Celle de les venger.
Et enfin, il y avait le commandant en second de Hussman, Élisa Braus, une femme dans la force de l'age, respectée par tous et toutes. Ambitieuse et féroce, elle avait côtoyé la mort depuis son plus jeune age et gagnait sa vie à la pointe de son épée depuis à peine moins de temps. Elle respectait la force plus que tout. Après que le vampire l'ait (non sans difficulté) vaincue en duel, elle Les rejoignit.
Tous avaient acceptés de le suivre. Ils étaient compétents et même si leurs motivations variaient grandement, ils étaient déterminés à faire ce qu'il faudrait pour la victoire et la survie de leurs compatriotes. Au moins, Alaric aurait il des compagnons sur qui compter. Qui sait, peut être survivraient ils …


Profitant du calme nocturne, il sortit et commença à déambuler sur le pont désert.
- Je vous dérange...
Cette voix maniérée appartenait au nécromancien. Celui ci se prénommait Galessin de Couronne et avait été assigné au Lorelei pour le seconder, sur ordre des Von Carstein. Cependant le bretonnien prétendait n'avoir aucune sympathie particulière pour les sylvaniens, « Trop arrogants... », disait-il. Il les servaient néanmoins. Côtoyer un vampire était en effet une trop belle opportunité d'en apprendre plus sur la nécromancie.
Le personnage était au demeurant singulier : Il était vêtu de longues robes noires et pourpres dont le capuchon laissait entrapercevoir les traits d'un homme âgé. Sous ces robes, se dissimulait une antique armure d'acier qui ne semblait le j'aimais quitter. Pourtant le vieil homme se déplaçait avec aisance et seul le cliquetis métallique et ses gantelets intégrales trahissaient cette curieuse particularité.
Au delà de son apparence, c'était son caractère qui étonnait le plus : les raisons pouvant pousser un mage sur la voie de la nécromancie étaient aussi diverses que variées, mais ils succombaient invariablement à la folie. L'usage répété de la magie noire corrompait l'esprit et le corps, le nécromancien devenant de plus en plus proche des cadavres qu'il manipulait.
Pourtant, cet homme là semblait totalement sain d'esprit. Il était poli, courtois, et semblait prendre plaisir à jouir des choses simples. Il avait passé des heures à admirer le paysage pendant la traversée quand il n'était occupé à lire des recueils de poésie, un verre de cognac à la main. Une joie de vivre peu commune pour quelqu'un s'étant tourné vers la non vie.
Cependant, aussi excentrique que le sorcier soit, la prudence était de mise. Nombreux étaient les Comtes Vampires a avoir été abattus, du seul fait de la défection de leurs nécromanciens. Alaric Blutenwulf le savait, aussi avait il fait vœu de ne jamais sous-estimer  le Bretonnien.

- Que voulez-vous Galessin ? Avez vous du nouveau ?
Il acquiesça :
- Nos réserves s'épuisent. Dans trois jours au plus, les mortels n'auront plus rien à se mettre sous la dent. Pardonnez-moi, mais vous devriez reconsidérer votre position. Négocier serait …
- Je ne m'abaisserais pas à demander l'aide de la progéniture de Néférata ! Autant saborder le navire dès maintenant !

En utilisant des chauves souris et autres familiers nocturnes, Galessin avait réussi à brosser un tableau approximatif de la situation du sud, et il avait identifié une faction avec laquelle la négociation était envisageable : une expédition arborant les armoiries de de la citée maudite de Moussillon. A sa tête, une femme à la beauté inhumaine : une vampire.
- Allons, nous n'avons aucune information quand à son allégeance, ou quand à ses motivations. Sertes, son appartenance à la lignée des Lahmianes semble certaine, mais je n'établirais pas de stratégie basée sur ces spéculations.
- C'est trop risqué, répliqua le vampire. Elles sont expertes en manipulation et en tromperie.Si j'ai pu leur échapper jusqu'ici, c'est justement parce que je n'avais pas d'entourage qu'elles auraient pu exploiter. Maintenant ...
Il se tut et dirigea un regard vers la cambuse, d’où s'échappaient une douce lumière et des éclats de rires, eux mêmes couverts par la voix de stentor du capitaine Hussman qui entonnait le cinquième complet d'une ritournelle particulièrement grivoise.
Le nécromancien émit un petit rire :
- Vous seriez-vous pris d'affection pour le bétail que nous sommes ? Je vous taquine, calmez vous ! Quoiqu'il en soit, vos « gents » ne survivront pas sans vivres, c'est certain. Écoutez, nous ne demanderons qu'une enclave temporaire, le temps de nous ravitailler et de repartir vers le nord. Nous ne perdrons rien à négocier.
Alaric hésitait. En recourant aux services de cette femme, il contracterait une dette qu'il lui faudrait rembourser. Il détestait ça. Cependant, les autres choix étaient limités. Ils ne pouvaient se risquer à débarquer sur une plage au hasard dans l'état actuelle des choses. Il lui faudrait une zone relativement sûre.
- Puisqu'il le faut …, soupirât-il. Faites moi une faveur : occupez vous de rédiger cette missive. Je risquerais de me montrer désagréable, et nous ne voulons pas d'un ennemi supplémentaire. Du moins, pas pour l'instant …

Alors qu'Alaric se retirait dans ses appartements, le nécromant l'arrêta
- Je vous ai entendu parler à vos serviteurs. Un petit discours particulièrement stimulant je dois dire... Vous leur parlez de cause à défendre, mais je m'interroge. Quelle est votre cause à vous ? Pourquoi vous battez vous ?
Alaric Blutenwulf ne s'était pas retourné. Sans répondre, il repris son chemin vers sa cabine.
- Contentez vous de m'écrire cette maudite lettre, lâcha-t-il finalement.

*********


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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Jeu 26 Mar 2015 - 17:01

Ouais, contente-toi de nous écrire la suite, d'abord ! Vampire

Comme depuis le début, je ne suis pas déçu en lisant ton histoire. Alaric a un caractère tout particulier, emprunt de charisme, qui donne envie de suivre de près ses péripéties... ainsi que celles de ses compagnons mortels ! J'espère vivement qu'ils auront leur part de narration dans l'histoire !

La suite ! Clap

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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Mar 28 Avr 2015 - 18:45

Bien le bonjours. Etant enfin sorti de la crypte dans laquelle je moisissais pour bosser mes partiels, je peux poursuivre mon histoire.  La suite devrait arriver bientôt (si il y a des demandeurs Smile ) Si vous êtes sages, je pourrait même poster les photos des figurines représentants les personnages, converties pour l'occasion.
Comme toujours, votre feedback est bienvenu.
(PS j'ai des soucis de mise en page, je n'arrive plus à faire d'alinéa, si quelqu'un à des conseils ... Very Happy )


      L'avis de recherche de Von Strauer fut placardé dans toutes les tavernes de la capitale. Cependant, le vieux capitaine était aussi expérimenté qu'il était réaliste. Aussi n'escomptait il pas que de vulgaires chasseurs de prime parviennent à abattre la créature à eux seuls. Heureusement il comptait un atout dans sa manche. Cet atout avait pour nom Von Königsmark, et elle était probablement la membre de l'ordre la plus à même de remplir cette mission.

Une personnalité complexe que celle de Johanna Von Königsmark :
      Sa famille se composait une sororité de 3 filles, dont elle était la cadette. Ingrid, son aînée avait hérité du domaine tandis qu'elle, avait été envoyée servir le clergé de Sigmar. Plutôt que de prendre le voile comme attendu, Johanna choisit d'embrasser une carrière de Répurgateur. Malgré quelques réticences, son père se fit une raison et acceptât le choix de sa fille. En l’absence d'hériter mâle, il leur avait prodigué à toutes les trois, une éducation plus guerrière que de coutume, leur apprenant notamment le maniement des armes, domaine dans lequel chacune d'elle excellait. Aussi ne fut il pas surpris que sa cadette emprunte cette voie, traditionnellement réservée aux hommes.

      Bouillante et impétueuse, Johanna combinait de redoutables capacités de bretteuse avec une habilité au pistolet remarquable, ainsi qu'un talent exceptionnel pour la traque et le pistage. Avec un tel panel de qualités, la profession de chasseuse de sorcière semblait avoir été crée pour elle.
Cependant, son caractère et le fait qu'elle soit née femme, lui valurent de nombreux détracteurs au sein de l'ordre. On lui reprochait un soit disant manque de piété, ainsi que son indiscipline. Johanna avait effectivement un caractère bien trempé, l'éclat roux de sa chevelure s'accordait à merveille avec son tempérament de feu. Elle était prompte à rabrouer durement ses supérieurs, voir remettre en cause leur qualification si elle l'estimait mérité. Un tel comportement jurait avec les habitudes austères des templiers de Sigmar. Ajoutons à ceci le fait qu'elle ait sérieusement blessé plusieurs de ses collègues à la suite de diverses disputes et l'on comprendra aisément qu'elle ait une réputation exécrable au sein même de l'ordre.

      Seuls ses états de service lui permirent de conserver sa place. Personne n'aurait pu remettre en cause le zèle, presque malsain, avec lequel Johanna Von Königsmark traquait, combattait et massacrait les ennemis de l'Humanité. Son tableau de chasse parlait pour elle : malgré son jeune age, elle comptait parmi les agents les plus efficaces de l'ordre.  Elle avait déjà envoyé des dizaines de sorciers et autres hérétiques au bûcher et la liste promettait de s'allonger.
      Son fait d'arme le plus notoire était cependant la purge d'un couvent de viles Lahmianes qui gangrenaient la ville de Averheim. Accompagnée d'hommes de mains et de quelques frères templiers, ils avaient investit l’hôtel particulier ou les vampires organisaient une réunion. Johanna avait  abattu 3 d'entre elles  de ces mains, dont leur matriarche.
      Cette aventure devait marquer durablement la jeune chasseuse. L'élimination des créatures de la nuit devint chez elle une vocation, d'aucun dirait une obsession. Seule leur destruction lui procurait une telle joie, une telle sensation de puissance …  C'en était presque grisant. Comme si Sigmar l'investissait de Sa divine puissance.  
Après avoir apprit tout ce qu'il y avait à savoir sur les morts-vivants, auprès des paladins de Morr, Johanna rassemblât une troupe et se mit en chasse. Âgée de 25 années, elle avait déjà causé la perte de 7 vampires, un chiffre particulièrement élevé pour une simple  mortelle, si jeune et si inexpérimentée.

      C'est donc cette Chasseuse de Sorcière peu recommandable que le capitaine Hermann Von Strauer avait chargé de la délicate mission d'abattre celui que l'on nommait le Boucher de Ellersberg. Malgré son sexe, malgré sa réputation, Johanna Von Königsmark était bel et bien la personne la plus susceptible de venir à bout de cette abomination, et de réussir là où tant d'autres avaient échoué.

      Le message lui fut apporté pendant qu'elle et ses hommes terminaient de déjeuner dans une petite auberge perdue au beau milieu du Wissenland. Cette nouvelle affectation ne ravit pas particulièrement les compagnons. La veille, ils avaient enterré l'un des leurs, abattu alors qu'ils donnaient l'assaut sur un repère de mutants. De fait, l'humeur était morose et une nouvelle mission périlleuse ne les enthousiasmait guère. Cependant Johanna ordonna que l'on se tienne prêt pour le départ, après quoi elle s'en alla préparer sa monture et faire fondre des munitions en argent. Même si elle partageait les inquiétudes et la peine de ses hommes de main, elle était comme mue par une énergie infernale, une sombre résolution née du désir d'occire ces abominations nocturnes.Une autre créature de la nuit devait périr et c'était elle qui dispenserait la divine justice de Sigmar.
Plongée dans ses pensées, elle ne remarquait pas que les badauds qu'elle croisait s'écartaient vivement de son chemin, comme saisis de frayeur. Elle avait pourtant un fort jolie visage et même l'austère manteau de répurgateur qu'elle portait peinait à dissimuler ses charmes, les mèches rousses indisciplinées qui s'échappaient de son chapeau à large bord soulignaient la délicatesse de ses traits.
Mais dans son regard, brillait comme une lueur fiévreuse ; un éclat ardant de fanatisme, dissimulant à peine une soif de sang sous-jacente, elle-même mâtinée d'un soupçon de démence. Elle était en chasse.

Moins d'une semaine plus tard, un navire faisait route vers l'ouest, à son bord, une Chasseuse de sorcière et ses acolytes, prêts à tout pour détruire le vampire nommé Alaric Blutenwulf.


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Arken
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Mer 6 Mai 2015 - 14:08

C'est une belle description de la répurgatrice, et on se demande comment vont se passer les négociations avec les lahmianes... Shifty

Par contre, il serait bon que tu te relises, il y a plein de petites fautes faciles à corriger et qui gênent la lecture.

Entre ton histoire qui se passe sur mer, vers le nouveau monde, et celle de Von Essen qui se prépare à embarquer, j'ai l'impression que nous allons avoir droit à de beaux combats nautiques Wow

La suite ! Clap

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Von Essen
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Mer 6 Mai 2015 - 17:16

Belle démonstration de zèle fanatique ! Clap
Il n'en faut pas moins pour qu'une bande de mortels quittent la terre ferme pour aller traquer un redoutable mort-vivant en pleine mer affraid

La suite ! Razz

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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Sam 23 Mai 2015 - 16:48

Je suis d'accord avec les deux compères ci-dessus sur tous les points.

Comme c'est la première fois que je commente ton texte, mon commentaire sera un peu plus long que ceux que je fais d'habitude.

Tout d'abord, ta façon d'écrire est très bien et on se prend très facilement à l'histoire. On s'immerge en quelques lignes et on en ressort déçu du fait qu'il n'y ai pas de suite.
Sur l'histoire en elle-même, je n'ai pas relevé d'incohérences fluidiques et même si le fait qu'il y ai une femme chasseur de sorcière puisse paraître étrange, cela est très bien amené et expliqué et fait sens. De plus, cela donne envie de plus la connaître.
En revanche, le seul point négatif, mais pas trop quand même, c'est qu'on ne sait pas exactement quand le récit se passe.

Au niveau du français, bien que je fasse assez souvent des fautes, je me permets quelques petits conseils. Tout d'abord il ne faut pas être pressé de poster des suites. Prend le temps de les écrire sans trop de fautes car certaines sont vraiment évitables. Si tu veux un conseil, relis-toi à voix haute (si c'est possible bien sûr) parce que cela permet d'en corriger la plupart. Et le problème est que certaines coupent la lecture qui est pourtant fort intéressante et fluide.


Mais sinon, j'ai rarement vu un texte aussi bon. Et je t'encourage à continuer comme ça parce que cela promet de très belles choses.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Lun 17 Aoû 2015 - 16:36

De retour d'entre les morts (une nouvelle fois). Merci beaucoup pour vos commentaires, et sachez que j'essaye de faire mon possible pour l'orthographe. Cette fois ci, j'ai sollicité la relecture d'une tierce personne donc ça devrait le faire. En ce qui concerne la période, je n'ai pas encore déterminé de date précise (c'est avant la fin des temps en tout cas).
Voici donc la suite de mon récit. J'ai repris un rythme d'écriture un peu plus soutenu, je devrais donc être capable de pouvoir fournir un peu plus de matière.
Sur ce, place au récit.



    La Lahmiane avait accepté le marché. Plus étonnant encore, elle avait tenu parole. Par une missive ampoulée, elle leur avait permis de s'établir sur un petit lopin de terre afin de se ravitailler, avant de repartir vers le nord de l'archipel. Cependant, Alaric avait encore des craintes quand à l'inévitable contrepartie qui lui serait demandée.

    Quoiqu'il en soit, le Lorelei, rallié par quelques vaisseaux de taille moindre, avait fait route vers le nord, jusqu'à atteindre une série d'îles à priori inoccupées. Tandis qu'ils approchaient des côtes, Hussman ordonna que l'on mette une chaloupe à l'eau, tandis que le vampire et une dizaine d'hommes se préparaient à rejoindre la terre ferme.

    L'atmosphère était électrique : chaque colon espérait quitter le navire au plus vite et profiter de la relative sécurité qu'offriraient les éperons rocheux qui garnissaient l'île la plus proche. Dormir sur un sol dur était pour beaucoup devenu un fantasme dont ils ne pouvaient plus que rêver.
    L'air était particulièrement lourd en cette fin d'après midi et ajoutait encore à la tension ambiante. Les esprits s'échauffaient et Elisa Braus avait dû intervenir personnellement pour empêcher les marins et les colons d'en venir aux mains.

    Finalement, Alaric accompagné de Marius, d'Armin et de six autres mercenaires, avait atteint la plage à la tombée de la nuit. Il accueillit celle-ci avec soulagement. Sa houppelande ne le protégeait que très sommairement des derniers rayons solaires, non pas que la douleur ne le dérange outre mesure, mais il craignait cependant qu'une soudaine faiblesse ne révèle sa nature à l'ensemble de l'équipage. Ils n'étaient pas prêts.

    La lune filtrait à travers les pics déchiquetés et les quelques pins qui avaient réussi à prendre racine dans le sol caillouteux de l'île. Le hurlement d'un loup retentit.

« Cet endroit est plus sinistre que le sourire d'un prêtre de Morr , lâcha l'un des arquebusiers de Marius.
 - C'est surtout un lieu facile à défendre et propice aux embuscades. Restez sur le qui-vive.

    Obéissant aux ordres du vampire, les mercenaires raffermirent leur prise sur leurs armes, tout en jetant des regards nerveux vers la pénombre des arbres. Plus ils approchaient du cœur de l'île, plus les ombres projetées par l'astre lunaire s'avéraient handicapantes : le moindre élément de relief créait une cache ténébreuse où toute sorte de créature pourrait facilement se dissimuler et prendre le petit groupe par surprise. Il allait de soit que de telles préoccupations n'atteignaient pas Alaric. Ses sens vampiriques lui permettaient de percer les nids d'obscurité avec aisance, aussi ne s'inquiétait-il pas outre mesure. Cependant, un sombre pressentiment le poussait à rester sur ses gardes. Ils n'étaient pas seuls. Alors qu'ils passaient sous une arche rocailleuse que le temps et les flots avaient creusée dans la roche quelques millénaires auparavant, les hurlements des loups s'intensifièrent. Ils étaient proches, il pouvait sentir leur odeur. Les loups émergèrent de l'obscurité, vague implacable et mortelle, dévalant la pente pour se précipiter vers les fous osant s'aventurer sur leur terrain de chasse. La meute encercla le petit groupe. Une trentaine de spécimens, chacun d'une taille plus proche de celle d'un petit cheval ungol que d'un canidé. Les mortels poussèrent des hoquets de surprise effarés : jamais ils n'avaient vu de telles créatures. Les bêtes stoppèrent leur avancée, créant un cercle s'arrêtant à l'extrême limite du champ de vision des mortels, si bien qu'ils ne pouvaient distinguer avec précision le nombre de bêtes qui leur faisaient face. Seuls leurs yeux se reflétant à la lueur des torches étaient distinctement visibles.

    Certains universitaires d'Altdorf défendaient becs et ongles la théorie selon laquelle l'homme trônerait au sommet de la chaîne alimentaire, triomphant des espèces animales les plus monstrueuse grâce à son ingéniosité. Bien entendu, l'aristocratie vampirique s'amusait profondément de ces délires scientifiques. Ces chercheurs avaient en effet omis un échelon supplémentaire, celui des créatures de la nuit, qui dominait tous les autres.
    Quoiqu'il en soit, la présente meute remettait en question toute théorie quant à la supériorité humaine, voire même quand à la supériorité vampirique. De telles créatures, combattant sur leur terrain de chasse, triompheraient sans peine de « l'ingéniosité humaine » et l'alpha qui s'était avancé à leur tête, était en compétition serrée avec le vampire pour le titre de prédateur suprême : même son aura n'avait plus rien d'animal. La bête écumante faisait presque la taille d'un cheval de traie et transpirait la violence et la sauvagerie. Elle semblait même influer sur les vents de magie, mais les compétences arcaniques d'Alaric étaient trop peu développées pour qu'il puisse l'affirmer avec certitude. Quelque chose n'allait pas. Ces créatures sauvages auraient du être intimidées par l'aura du buveur de sang, ou au moins, faire preuve de méfiance. Or, il n'en était rien.

    L'alpha s'avança encore d'avantage, puis se campa devant le vampire en faisant claquer ses mâchoires.

    Un de ces faibles sylvaniens aurait à tout les coups tenté d'user de ses dons pour lier la meute à sa volonté. Alaric refusait de procéder ainsi. La puissante bête méritait plus de respect que cela.

    Alors que les humains se préparaient à vendre chèrement leur peau, le vampire s'avança vers la créature, relevant son défi muet. Sa lame resterait au fourreau : le loup ne possédait pas d'arme.

    Lâchant un grondement sonore, le monstre lupin chargea.

    L'impact fut brutal. Les deux colosses se percutèrent avec violence, chacun cherchant à clouer son adversaire au sol. Tandis que le monstre lardait le vampire de coups de griffe, celui-ci martelait sa cage thoracique dans l'espoir d'atteindre ces organes vitaux. Alors qu'un craquement osseux retentissait, l'invitant à poursuivre son brutal ouvrage, Alaric sentit les crocs de la créature se refermer sur son épaule droite. Bloqué, il essaya tant bien que mal de déséquilibrer l'alpha afin de lui faire lâcher prise. En vain ! Sa mâchoire restait obstinément verrouillée. La seule douleur aurait fait perdre connaissance à un homme normal. Finalement, ce fut la bête qui emportait le duel de force brute qui opposait les deux prédateurs. Tombant à la renverse, Alaric se retrouva sur le dos, à la merci des griffes du loup. Même un vampire aurait du mal à se régénérer après avoir été mis en charpie par de tels appendices. Alaric mit à profit les quelques secondes qui le séparaient d'une brutale correction pour armer ses deux jambes, les genoux remontés jusqu'au menton, et envoyer un coup dévastateur dans le thorax de la bête. Les bottes lestées de fer frappèrent avec la puissance d'un boulet de canon. L'impact envoya le monstre dans les fourrés. Sous l'effet de la surprise et de la douleur, l'alpha avait relâché sa prise sur l'épaule du vampire, et l'impact avait permit à ce dernier de se dégager. L'animal avait néanmoins emporté une bonne partie de ladite épaule avec lui. Alors que le loup revenait à la charge (avec cependant moins d'entrain que la première fois), Alaric plongea à sa rencontre, utilisant ses propres griffes pour taillader sans pitié le chef de meute. Finalement, la bête s'affaissa, vaincue. Elle roula sur le flanc, offrant sa gorge en signe de soumission. Le vampire lui accord un bref regard, puis s’avançât au milieu des prédateurs.
    Tous reculèrent, la tête baissée. Le chef de meute avait été vaincu.

«  Remettez-vous en marche, ils ne vous feront aucun mal. »
    Les mercenaires mirent quelques instants à comprendre que c'était à eux que le capitaine s'adressait, et quelques autres encore à quitter la léthargie stupéfaite dans laquelle le combat les avait plongé. Vaincre un tel monstre, à mains nues …
    Néanmoins tous étaient des soldats, habitués à obéir. Aussi se mirent-ils en marche, sans poser de question.

    Les loups les laissèrent passer, méfiants. …
    Pendant l'ascension, plus d'un mercenaire crut apercevoir la meute qui les suivait à une distance prudente, tapie dans l'obscurité, tout juste au delà de la lumière des torches.


    Le vampire les mena au plus profond de l'île, jusqu'à ce qui semblait être un imposant tumulus percé dans la roche. Les symboles funéraires, quoique primitifs, ne laissaient aucun doute quant à la fonction du lieux. Les runes gravées sur les parois de la falaise étaient de tout évidence nordiques. Les marins de Norsca avaient décidément navigué aussi loin qu'il l'était humainement possible.

    Même les humains ressentaient les pulsations magiques émanant du tombeau. C'était probablement les résidus de pouvoir qui se dégageaient de ces lieux qui avaient peu à peu affecté la faune locale. Ceci expliquerait en tout cas la taille gargantuesque des loups.
    Interrompant ses réflexions zoologiques, Alaric se tourna vers son escorte humaine :
«  Cette île est clairement hantée. Je vais tacher de la rendre habitable à nouveau. »

    Il lança un regard étrange à ceux de ses hommes qui ignoraient encore tout de sa nature.
« Pour cela, je vais tacher de lier les morts à ma volonté afin de leur faire quitter les lieux. Ne craignez pas et faites moi confiance. En cas de succès, nous serons définitivement en sécurité sur cette île et personne n'osera plus attaquer la colonie. »


    Les soldats semblaient effrayés et une part de leur être se révoltait contre ce qu'on leur annonçait. Le charisme surnaturel de leur commandant ne suffirait pas à les convaincre. Cependant, le bon sens et le pragmatisme militaire prirent une nouvelle fois le dessus. Qu'importe qu'ils soient menés au combat par une créature inhumaine. Cette créature, quoiqu'elle puisse être, était leur capitaine et il ne leur avait pour l'instant pas donné de raison de douter de sa bonne foi. Il était d'ailleurs leur meilleure chance de survie. Ne les avait il pas sauvés des ces loups effroyables ?
    Estimant les avoir convaincus, le vampire s'assit face au tombeau, sa lame tirée reposant sur ses genoux. Ouvrant son esprit, il entreprit d'entrer en contact avec l'esprit de quiconque pouvait avoir été inhumé en ces lieux.

« Qui ose s'aventurer en ce tombeau, de qui donc vais-je briser les os ? »

La voix désincarnée résonnait dans le crâne d'Alaric. Elle vibrait de puissance et de haine. Une haine acide, née de siècles d'exil sur une île perdue, condamnée à errer sans fin sur cette terre.

« Il suffit Revenant ! répondit-il mentalement. Je ne suis pas si facilement impressionnable ! Je suis Alaric Blutenwulf et saches que je ne te crains aucunement.
 - Blutenwulf … Loup sanglant ? Un nom ridicule ! Eh bien petit loup, tu me sembles bien arrogant pour quelqu'un d'aussi jeune. Qui crois-tu duper ? Tu as beau être un Seigneur de la nuit, je perçois ton faible potentiel magique. Tu n'as pas la force de m'asservir. D'autres, bien plus puissants que toi s'y sont essayé, aucun n'a survécu pour témoigner de son échec.

 - Je ne veux rien de tel. Tu l'as dit, je serais bien incapable de contraindre ton esprit étroit et ravagé par le temps. Là n'est de toute façon pas mon objectif. Je te laisse simplement un choix : jure moi allégeance et je te mènerai au combat, comme au temps jadis. Nous connaîtrons gloire et carnages. Refuse et je te détruirais de mes mains.

    La voix ne répondit rien pendant un temps. Puis un rire macabre retentit, semblant provenir du tumulus et des environs à la fois. Puis, alors que le ricanement ce poursuivait, un bruit métallique s'échappa du caveau : le son du tintement de cottes de mailles et le grincement des plaques d'armure. Des bruits de pas cadencés ne tardèrent pas à suivre, et à la grande stupeur des soldats humains, les premiers morts sortirent du tumulus.

    Ils étaient larges et revêtus d'antiques armures lourdes. Un feu surnaturel brûlait dans leurs orbites vides et dans leur mains brillaient des lames mortellement tranchantes. Avec une synchronisation impossible, les antiques guerriers s'alignèrent en rangs compacts devant les mercenaires médusés.
Une trouée avait néanmoins été laissée et c'est par cette haie d'honneur que leur Roi sortit. De son vivant, il était un chef respecté de ses guerriers et craint de ses ennemis, aujourd'hui, il n'était plus qu'une carcasse maudite, animée par un pale écho de son ancienne volonté, condamné à régner sur cette île minuscule pour l'éternité.

« Tu m'interpelles et tu m'amuses … Ta proposition est tentante. Mais je n'ai jamais ployé devant quiconque de mon vivant, je ne commencerai pas maintenant. Crois-tu réellement que ta pathétique suite et toi puissiez espérer l'emporter ?
 - Je connais l'équilibre des forces. Cependant, je jure sur mon honneur que si tu engages ce combat, tu seras détruit. Nous mourrons sans doute au bout du compte, mais tu me précédera dans le Néant, sois-en certain.


    Tandis qu'il parlait, Alaric leva le poing. Alors, des formes sombres et animales surgirent des bois pour finalement se placer aux côtés des membres de l'expédition. La meute répondait à l'appel de son nouveau maître.

    Le vampire rajouta doucement :

« Tenez-vous réellement à passer l'éternité sur ce caillou perdu au beau milieu de l'océan ? »


Pendant un instant qui parut durer une éternité, personne ne bougea. Les Morts vivants, comme la meute, prêts à charger sur une impulsion mentale provenant de leur maître.
Ce fut finalement le Roi Revenant qui brisa le statut-quo. D'un geste fluide il tira sa lame, fit un moulinet, et la plantât dans le sol.

« Menez-nous au combat … Monseigneur. »


Dernière édition par Dalamyre le Ven 28 Aoû 2015 - 14:28, édité 1 fois
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Ven 21 Aoû 2015 - 21:26

La narration est toujours aussi bien, on ne peut demander mieux ! Les choses avancent, Alaric part décidément sur de bonnes bases  Vampire  
Je me demande tout de même ce qui se trame chez les lahmianes pour ainsi lui accorder le droit d'accoster... Compteraient-elles sur la parole d'honneur du vampire pour lui demander contrepartie par la suite ?  Camouflé Ninja
Je vois venir dame Arken : "N'essaie pas de comprendre mon cher, tu n'y arriveras pas !"  Tongue

Il y juste ces deux coquilles, et s'il y en d'autres, j'ai oublié  Camouflé Ninja
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Ven 21 Aoû 2015 - 22:52

Et bien ! J'ai tout dévoré de mes canines pointues avides d'histoire !

Ton style est super ! Je suis rentré dans ton récit avec une vitesse incroyable !!
J'attends de voir comment cela va se passer avec la Chasseuse de Sorcières et la Lahmiane !

J'adore le combat contre le loup géant ainsi que le pacte avec le spectre ! Ces deux passage me font penser à des créatures provenant du Seigneur des Anneaux : Les Wargs, ces sortes de loups géant, ainsi que le roi des espeits avec son arrogance !

Bravo et... La suite ? ;-)
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Ven 28 Aoû 2015 - 14:26

Salutations !
Ce petit up pour vous partager une photo de la figurine représentant Alaric Blutenwulf, convertie pour l'occasion.



J'en profite pour vous remercier, vous qui me lisez. Si je ne commente pas tous vos récits, sachez que je les lis avec attention (et m'en régal).

En ce qui concerne le deal avec les Lahmianes, je me permet d'ajouter quelques précisions :
il faut comprendre que lors de la campagne qui servait de prétexte à cette histoire, l'un des participant jouait une armée de Moussillon, emmenée par une vampire. Il s'agissait bien d'une Lahmiane, mais mise à la tête de sa propre force expéditionnaire et de son seul fait (donc comme atteinte d'une envie d'indépendance, possible qu'elle ai des relations tendues avec le Pinacle d'Argent). La raison qui l'a poussé à accepter la demande d'aide des protagonistes est que cela ne lui coûtait rien (et le fait de voir un autre vampire s'abaisser à lui demander de l'aide la ravissait au plus haut point, sans compter le fait qu'il contractait une dette à son égard).


Voilà, ce sera tout.
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Arken
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Mar 20 Oct 2015 - 22:20

La suite ne saurait tarder ? Je viens commenter avec un large retard, et je ne vois toujours pas le reste promis... Un problème d'inspiration peut-être ? Camouflé Ninja

Sinon j'aime toujours autant, la mentalité de ton vampire me plait, et les deux affrontements (physique ou verbal) étaient fort bien menés.

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Dalamyre
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Dim 22 Nov 2015 - 13:26

Re-retour d'entre les morts. Encore une foi désolé pour mon faible rythme d'écriture. Normalement, la suite devrait suivre dans le moi, une bonne partie étant déjà écrite. Par avance, mes excuses pour les probables coquilles ...


Ils arrivèrent de nuit. Un frêle esquif, luttant contre la tempête dans une bataille semblant perdue d'avance. Malgré le ressac, malgré le vent et malgré les vagues colossales qui menaçaient de l'envoyer par le fond, la petite embarcation  persistait dans son duel contre la houle, se rapprochant peu à peu de la côte.
C'est ce spectacle que les guetteurs de la petite colonie de Graffenburg contemplèrent avec consternation. Il eut été suicidaire de prendre la mer par ce temps, quand bien même cet embarcation était en danger.Ils ne pouvaient qu'allumer des feux pour guider les navigateur vers la terre ferme. Ça et prier Mannan, bien sûr.
Le navire parvint pourtant à arriver à quai, non sans avoir plusieurs fois manqué d'être précipité dans les abysses par les lames de fonds qui s'abattaient contre sa coque.

Bien que l'heure fusse tardive, un grand nombre de colons s'étaient rassemblés afin d'apercevoir les héros qui avaient bravé la fureur des éléments. Leur bâtiment faisait peine à voir : la voilure était en pièce et le mat penchait dangereusement de côté. Le bastingage semblait lui aussi avoir souffert des déferlantes tandis que l'état des cordages témoignait de la violence des vents. Ils descendirent sur la terre ferme. Ils avaient une la démarche rigide, étaient perclus de fatigue et de tout évidence affamés, leurs manteaux détrempés et blanchis par le sel collaient à leur silhouette comme l'aurait fait une seconde peaux. Et pourtant, malgré leur état de faiblesse évident, chacun percevait la menace qui émanait de ces spadassins. Leurs regards étaient fermes et brillaient d'une résolution froide et terrible. À leur tête, ce tenait une femme portant un chapeau aux larges bords. Les colons les plus près purent apercevoir l'éclat roux de sa chevelure ainsi que la beauté de ces traits que même les tourments du voyage n'avaient réussi à altérer.
« Menez-nous à vos dirigeants, ordonna Johanna Von Königsmark. Les Templiers de Sigmar ont quelques questions à leur poser.


La petite ville de Graffenburg s'était développée au cours des derniers mois. Une partie de la flotte expéditionnaire était parvenue à se regrouper et à s'établir sur la partie septentrionale de l'une des principales îles de l'archipel. Le lieux était en permanence balayé par les tempêtes, mais le terrain rocailleux et enclavé fournissait une bonne protection. Sous le commandement de l'inflexible baron Herman Von Glaffendheim, les impériaux avaient réussi à couler la flotte nordique qui menaçait les côtes et harcelait les bateaux de pêche. Cependant, cette victoire fut cher payée le baron ayant été grièvement blessé au cours du combat. Et bien qu'il eut été rapatrié à Graffenburg ses blessures eurent finalement raison de lui. Le gouvernement de la colonie échut par la suite à sa toute jeune veuve.
La baronne Maria Von Glaffendheim avait en effet à peine plus de vingt ans lors de son mariage. Ayant accompagné son mari dans cette expédition dont il venait d'être nommé commandant, c'est en toute logique qu'elle lui succéda à la tête de la colonie. Cet prise de fonction ne se fit pas sans mal. En effet, nombreux étaient ceux qui parmi les officiers impériaux, s'estimaient plus à même de diriger la colonie. Qu'est ce que cette jeune fille y connaissait après tout ? Cependant, tous durent rapidement se rendre à l'évidence : la charmante baronne était une gestionnaire hors pairs et l'énergie ainsi que la ferveur qu'elle mettait dans l'accomplissement de son devoir, eurent tôt fait de vaincre les réticences des plus bourrus. De plus, elle avait gracieusement délégué l'essentiel des pouvoirs militaires aux officiers rescapés, reconnaissant volontiers son incompétence en la matière. Elle se contentait d'exiger un rapport quotidien de la part des capitaines. Son dévouement et son charisme lui avaient également attiré le soutient des colons qui suivaient ses directives et ses décrets à la lettre. Il n'y avait ainsi presque pas de crime à Graffenburg, la société étant dans son intégralité unie autour d'un but commun : la survie.

C'est du moins ce que l'on raconta à Johanna alors que des miliciens escortaient les répurgateurs jusqu'à la mairie ou était logée la baronne. La chasseuse elle, n'avait que faire des exploits du baron, de sa femme, ou de qui que ce soit d'autre. Seule importait la traque. Cependant, la ferveur avec laquelle les gardes parlaient de leur dame éveillait son intérêt. Soit la personne était extraordinaire, soit il s'agissait d'une mystificatrice particulièrement douée. Au finale, peu lui importait : elle était après le boucher d'Ellsberg et n'avait pas de temps à perdre à s'interroger sur la probité des nobles impériaux. D'après son expérience, il ne fallait pas trop en attendre de ce coté là : que de pauvres hères désespérés cèdent à la tentation du Chaos était une chose, que l'élite de l'Empire embrasse le Mal de son plein grée dans le but d’accroître leur puissance déjà colossale en était une autre.

Alors qu'elle ruminait ces sombres pensées, ils arrivèrent finalement à destination. La pluie c'était calmée et la fréquence avec laquelle le tonnerre grondait diminuait peu à peu. La maison était cossue et, à la différence de la majeure partie des autres constructions, elle n'était pas faite uniquement de bois mais aussi de briques et de pierres. Les chasseurs de sorcières furent rapidement introduis à l'intérieur de la demeure. Quelques domestiques, tirés hâtivement du lit, proposèrent de prendre les manteaux trempés de l'équipe mais ils se heurtèrent à un refus catégorique . Ces manteaux n'avaient pas qu'une fonction vestimentaire : ils étaient le symbole de leur office et ils permettaient de dissimuler tout un panel de lames et d'armes à poudre, armes dont les chasseurs ne se sépareraient pour rien au monde.
On leur annonça finalement que la baronne était prête à recevoir. Johanna ordonna à son second, un bel homme blond au regard espiègle et à la tignasse désordonnée répondant au nom d’Élias Zollner, de rester dans le vestibule avec le reste de la troupe. Elle se contenta d'emmener deux hommes avec elle.

En entrant dans le petit salon, Johanna s'attendait à trouver une aristocrate vêtue avec soin malgré l'heure tardive. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle rencontra la fameuse baronne.  Maria Von Glaffendheim était vêtue simplement d'une robe noire trahissant son récent veuvage. L'habit, quoique de bonne facture était sans prétention. Sa chevelure était en bataille et ces yeux affichaient des cernes impressionnante. Tout, à commencer par l'absence de toilette de nuit, indiquait que la baronne n'avait pas dormi depuis plus d'une journée.
Hormis cela, la jeune noble était charmante : une beauté simple qui devait certainement ce révéler charmante dans des conditions normales.
« Veuillez me pardonner de vous recevoir dans cet état. Il y a longtemps que je n'ai put prétendre à une nuit de repos convenable, aussi  me suis-je endormie à mon bureau. On m'a annoncé votre arrivée il y a quelque minute. Je n'ai pas eu le temps de …
- Je n'ai que faire de votre accoutrement, la coupa brusquement Johanna. Sigmar m'en soit témoins, je suis ici pour une affaire bien plus importante. »

La baronne resta coite pendant cour un instant : peut-être était-ce la fatigue, peut être était-ce l'indignation, mais il lui fallut quelques secondes pour se reprendre. Elle s'installa dérière son bureau et répondit :
«  Bien entendu … Tout pour aider Ses serviteurs. Je m'excuse une fois de plus. Que puis-je pour vous ? »
Johanna toisa la jeune noble pendant quelques secondes. Alors que celle-ci l'invitait d'un geste de la main à s’asseoir face à elle, elle se contenta de parcourir la pièce de long en large, sans qu'a un seul moment la baronne n'échappe à son regard inquisiteur.
« Je suis à la poursuite d'une créature maléfique qui a échappé à mon ordre il y a peu. Il a quitté le Vieux-monde et j'ai toutes les raisons de croire qu'il est ici. Le monstre est sanguinaire, aussi suis-je à peu près certaine qu'il ne se trouve pas en vos mur. Aucun massacre à déplorer récemment ? Bon, il n'est donc pas là. Vous êtes installés ici depuis un certain temps déjà n'est ce pas ? Je suppose que vous avez dépêché des flottes d'exploration ? »
Comme la baronne acquiesçait nerveusement, la chasseuse poursuivit, d'une voix dangereusement basse :
« La créature que je cherche est un vampire. Vos flottes ont elles fait état de la présence de morts-vivant ? Des cohortes spectrales dans le ciels, ou des navires fantômes errant dans le brouillard ? Une quelconque manifestation anormale ? »
La répurgatrice avait cessé de se déplacer et c'était approché de la baronne. Sa voix, n'était plus qu'un murmure menaçant. La pauvre femme la regardait avec des yeux épouvantés.
« Des... des navires fantômes … ? Des vampires ?
- Des revenants, des spectres, des goules … Répondez juste à ma question !
- Mais c'est grotesque …
- La justice de Sigmar n'est points une affaire grotesque Madame ! Je vous trouve bien réticente à me répondre.
- Non, je suis juste …
- Coupable. Vous êtes coupable que quelque chose qui, vous le savez, a offensé Sigmar. La présence de chasseurs de sorcière vous effraie. Tout le monde tend à se rappeler de ses péchés à notre vue. Je vous effraie, et à juste titre. Le remord et la crainte vous rongent en ce moment même.
- Comment osez vous ? lâchât la jeune baronne, pale comme la mort.
- Qu'avez vous fait qui puisse vous faire craindre Son châtiment ? poursuivit Johanna. Peut être avez vous pactisé avec ceux que je traque … À combien s'élevait le prix de votre loyauté ? Parlez ! Que vous ont ils demandé ? De me duper ? De m'aiguiller sur une fausse piste ? Peut-être de vous assurer que votre mari succombe à ses blessures ? Un homme si vulnérable, une faible dose de poison …
- ASSEZ !!!

La baronne avait hurlé ces mots, coupant net le réquisitoire de la chasseuse de sorcières. Elle était blême et semblait à deux doigts de fondre en larme.
La répurgatrice ne repris pas ses imprécations. Au lieu de cela, elle s'assit et se forçat à respirer.  Ses deux hommes, eux, prenaient soin de ne pas croiser son regard. Ils avaient beau être habitués aux fréquentes sautes d'humeur de leur capitaine, ils avaient du mal à cacher leur malaise.
Elle ferma les yeux et se massa les tempes. Lorsqu'elle les rouvrit, il ne voyait plus qu'une jeune femme exténuée, dont le regard ne trahissait que de la terreur et de l'incompréhension.
Johanna se maudit intérieurement ; il était évident qu'elle ne savait rien. Alors pourquoi l'avait-elle rudoyé ainsi ? Pourquoi l'avoir poussé dans ses derniers retranchement comme elle l'aurait fait avec un mutant tiré de la fange ?
Que suis-je en train de devenir ? songea-t-elle.

« Pardonnez-moi, Madame la baronne. Il semblerait que ce voyage m'ait davantage fatigué que je ne veuille l'admettre. La traque de cette bête pèse lourd sur mon âme. »
Elle plantât son regard dans celui de Maria  Von Glaffendheim :
« Je pense que vous faites un bon travaille ici, et que l'Empire à de la chance de vous avoir à la tête de cette colonie. Je prierai Sigmar pour qu'il vous accorde Son aide. Nous reprendrons notre traque dès demain. Vous n'entendez plus parler de nous. »
Elle se leva et commença à ce diriger vers la porte.

« Attendez, demanda la noble d'une faible voix. »
Son visage demeurait crispé, mais elle avait repris un peu d'allant :
« Nous n'avons pas vu de bateaux fantôme. Cependant, mes capitaines m'ont fait savoir qu'ils avaient repéré une colonie humaine. Une petite ville située sur une île au nord de Graffenburg. Nous pensions avoir retrouvé des rescapés de l'expédition, mais ont catégoriquement refusé tout dialogue et on même menacé de couler nos navire. Je ne sait pas si cette information vous intéresse, mais c'est ce que j'ai de plus anormale à vous rapporter …
- Racontez-moi tout, répondit la chasseuse en s'installant face à la baronne. Ceci m'intéresse passionnément. »
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Dim 22 Nov 2015 - 14:26

Moi aussi, ça m'intéresse passionnément Mrgreen

J'apprécie beaucoup ta manière d'imaginer la répurgatrice, et d'autant plus ta manière d'imaginer la jeune baronne ! Si elles ne coopéreront pas pendant longtemps, j'ose croire qu'elles garderont au final un bon souvenir l'une de d'autre Cool

La suite ! Clap

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MessageSujet: Re: Chroniques d'Alaric Blutenwulf.   Jeu 11 Fév 2016 - 19:17

Voilà voilà, j'ai rattrapé le petit bout qu'il me manquait. Ce passage est bien sympathique, avec la description de deux femmes très différentes et pourtant tout aussi courageuses.

Avec un peu de chance, mon post va te donner envie de poster la suite Happy

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