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 Aghenmoore

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CryxMax
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MessageSujet: Aghenmoore   Sam 3 Jan 2015 - 0:19

Je me lance sur dans le récit de la (re)naissance de mon comte vampire, en plusieurs parties.

Freida venait d'avoir 17 ans. Bien que son anniversaire soit en décembre, la fête qui avait été organisée dans la chaumière de ses parents avait fait oublier l'hiver et la réalité difficile de la paysannerie du sud de l'Ostermark. Freida était une belle fille, une blonde aux yeux bleu assez stéréo-typique de ce qu'on attend d'un fille du sud de l'empire. Mince, élancée mais habile au travail, ces parents n'avait pas de doute qu'elle trouve bientôt un mari et qu'elle fonde une belle famille.

Il était assez tard et le grand repas donné en l'honneur de son anniversaire était maintenant terminé. La famille était reparti et il ne restait plus chez elle que ses parents et ses frères qui préparait la chaumière pour reprendre dès le petit jour leur routine de travail. Freida avait fini d'aider à remettre en ordre la maison et faisait à présent la vaisselle avec sa mère.

"Freida", dit cette dernière, "vas donc chercher de l'eau au puit veux-tu?" il fallait en effet de l'eau claire pour rincer tout ce qui venait d'être lavé et Freida, acquiesçant de la tête, sortie de la masure.

Aller au puit avait toujours fait peur a Freida, aller au fond du potager de nuit n'était pas de tout repos pour un petite fille, surtout avec ses frères qui lui racontaient des histoires pour lui faire peur. Mais ce soir ses frères étaient aller couper du bois pour la nuit non loin des champs de malt de la famille et surtout, elle avait 17 ans à présent et dans sa tête elle essayait de s'interdire d'avoir peur.

elle se dirigeait dans le noir en suivant le petit sentier qui menait au puit à travers le potager. De jour, on le voyait depuis la porte d'entrée, en petit bien sur mais il ne paraissait pas loin. De nuit, et surtout par une nuit noire comme celle là, on ne le voyait pas et l'imagination débordante d'une enfant pouvait vite mener à la panique. Mais Freida avait sa technique, elle s'imaginait marcher de jour comme si de rien était et regardait le potager au plus près. D'abord les pommes de terres, puis ensuite les carottes et une fois arrivé aux navets elle verrait le puit dans l'obscurité. Un jeu d'enfant. C'est ce qu'elle fit. Malgré son rythme cardiaque élevé due à son stress de petite fille qui lui revenait, c'est d'un geste assuré qu'elle mis son seau en position et le plongea dans le puit. Évitant de regarder dans le fond, de peur d'y voir un monstre, elle attendit un peu en tenant la corde le temps que le seau se remplisse, puis le remonta mécaniquement. Une fois le seau en main il ne lui resterait plus qu'à faire le même chemin inversé et elle serait chez elle. Elle se retourna et en quelques seconde ne sut pas si il s'agissait d'une blague d'un de ses frères ou non. Au lieu du potager avec la maison en fond elle avait face à elle ce qui semblait être un homme dans une grande cape sombre dont on ne pouvait distinguer le visage sous une longue capuche noire.

Elle essaya d'analyser aussi vite que possible ce qui se passait sans pour autant faire le moindre geste ni le moindre bruit. Ce n'est que trop tard qu'elle vit une main à la peau décharnée sortir de cette manche de draps noirs et se dirigé vers elle.

Dans la cuisine de leur chaumière, sa mère entendit un cri glaçant aussi intense qu'il ne fut court. Relevant la tête de sa bassine affolée, le visage blême et les yeux écarquillés elle murmura: "Freida..." puis courant vers l’extérieur, elle ouvrit d'un grand coup la porte les yeux fixés en direction du puit.

"FREIDA! FREIDAAA!" hurla t'elle, s'abandonnant à la panique.

Elle ne vit pas sa fille. les recherches qu'elle fit avec son mari et ses fils pendant une bonne partie de la nuit armée d'une seule torche ne permirent pas de la retrouver non plus. Freida avait disparu dans la nuit et il ne resterait d'elle que le souvenir d'une jeune fille de 17 ans.
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Gilgalad
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MessageSujet: Re: Aghenmoore   Sam 3 Jan 2015 - 11:35

Je viens de lire ton début de récit.
Je peux dire que c'est plutôt prometteur. En effet, s'il y a du moins bien, il y a aussi du très bien.

Je vais commencer par les points négatifs. Il y a une ou deux fois des majuscules ou des petites fautes d'accord (par exemple un "é" à la place de "er"). Dans le cas décrit ici, tu remplaces le verbe par un verbe du troisième groupe et tu vois si tu mets l'infinitif ou le participe passé. Une petite relecture en viendra à bout. Le deuxième point négatif est le choix du vocabulaire et la situation sur une carte. En effet, par exemple "stéréo-typique" n'a, à mon avis, rien à faire dans un récit qui se passe à une période qui correspond à notre moyen-âge et renaissance. Tu pourrais dire "l'archétype" par exemple, ou "l'exemple même". Enfin, l'Ostermark n'est pas du tout dans le Sud de l'Empire. Cherche une carte sur la bibliothèque impériale et tu t'en rendras compte.

Ensuite le bien. Même si c'est un peu court (mais cela peut se comprendre pour un début), l'histoire est plutôt bonne. On se prend bien au récit et le point de vue interne est intéressant dans ce cadre. Attention toutefois au changement de point de vue à la fin, cela peut dérouter un peu le lecteur. En revanche, comme tu laisses le lecteur sur sa fin, elle n'est pas mauvaise non plus car cela peut l'aider à se fidéliser. J'ajouterai aussi que tu prend un minimum le temps de poser le décor et les personnages et cela rend d'autant plus intéressante une éventuelle suite. En effet, tu n'as pas encore tout dit.

Pour les commentaires plus approfondis, je laisserai les deux spécialistes de la section t'en parler mieux que moi.

Et j'allais oublier, vivement la suite, et prend ton temps pour l'écrire.
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MessageSujet: Re: Aghenmoore   Sam 3 Jan 2015 - 11:59

La charrette se déplaçait lentement dans les bois sur un sentier biscornu. On pouvait voir que ce sentier fut autrefois une route pavée qui devait être souvent utilisée mais était aujourd’hui recouverte de mousse et les herbes folles avaient bien empiétées sur la largeur du chemin.

La charrette avançait dans le cliquetis de son armature rouillées. Tiré par deux chevaux noirs aux yeux rouges autour des quels un halo lumineux faisait comme 4 petites lanternes que l’on distinguait au loin dans la brume avant de voir se dessiner la forme des montures. Ce carrosse était commander par une tunique noir encapuchonnée dont seul une main décharnée dépassait tenant un bâton de vieux bois rouge sombre, qui a son extrémité portait une sorte de symbole cabalistique permettant de le distinguer d’un bâton de marche ordinaire. Le cocher fit tourner sa charrette à un croisement pour s’enfoncer d’avantage dans une partie des bois plus dense encore ou les ronces avaient remplacé les fougères. Après un long périple au travers de ce bois aussi sinistre qu’étouffant la charrette arriva au pied d’une colline et s’arrêta.

La végétation s’éclaircissait sur la butte et en son sommet trônait un château de pierre noire insolite et délabré. Le donjon qui faisait le double de la hauteur des murailles extérieur avait souffert des intempéries, si bien qu’on aurait pu se demander dans combien de temps il allait s’écrouler sur son flanc. Il faisait nuit noir à présent et comme si elle avait entendu l’arrivée de la charrette, une nuée de chauvesouris s’extirpa des parois du donjon pour partir s’enfoncer dans l'obscurité.

« Aghenmoore… » Dit le cocher d’une voix sinistre, puis d’un geste ample de la main désigna l’entrée de la forteresse et les chevaux se remirent en route machinalement, tirant leur carrosse vers cette angoissante demeure.

Dans le donjon, une imposante porte de pierre recouverte de gravure impie annonçait l’accès à une crypte souterraine. Les gravures représentaient toute sorte de créatures malfaisantes de la nuit qui formaient des scénette obscures en frise circulaire autour de ce qui était un crâne aux ailes macabres et aux crocs acérés. N’importe qui assez fou pour aller si loin dans ce château aurait fini par partir en courant à la vue de cette porte terrifiante. Mais devant elle se tenait calmement la tunique noire encapuchonnée suivi de deux serviteurs squelettes transportant un cercueil. Le nécromancien voyait en cette porte la fin d’une longue quête et n’était donc pas effrayé mais impatient. Levant sa main en direction de la porte il prononça une incantation magique qui laissa échappé un sifflement rauque aux deux squelettes qui même non destinataire de ce sort étaient sensible à tous flux de magie noire.

Dans un grondement sourd et un nuage de poussière la lourde porte de pierre s’ouvrit lentement de moitié et présentait maintenant l’accès à un escalier plongé dans l’obscurité. Le nécromancien frappa d’un coup sec son bâton sur le sol et une lumière verdâtre s’alluma magiquement au niveau du symbole cabalistique. Pointant la lumière vers les escaliers il entama sa descente suivi par les deux squelettes et leur cercueil.

Les couloirs de la crypte étaient pleins d’alcôves dans lesquelles des squelettes en armure se tenaient en gardien sans vie. Le nécromancien se dirigeait naturellement dans ce dédale. Il savait que les gardes des cryptes n’étaient pas éveillés et qu’il ne craignait rien. Mais surtout, il savait exactement où il allait. Il finit par arriver dans ce qui aurait pu être une salle du trône, mais à la place d’un fauteuil royal se tenait une tombe en pierre finement gravée. Il monta les marches qui y menaient et donna un ordre à ces deux serviteurs osseux. Les deux squelettes posèrent le cercueil devant la tombe et lentement commencèrent à ouvrir cette dernière. Le mage noir lui, ouvrit le cercueil. Dedans se trouvait une jeune fille blonde ficelé et bâillonnée. Il l’avait capturé quelques jours auparavant dans l’Ostermark et ne l’avait pas choisi par hasard.



Lorsqu’elle avait repris ses esprits après sa capture, Freida s’était réveillé attaché et bâillonnée dans ce qu’elle avait compris être un cercueil de mauvaise facture. Elle avait essayé d’hurler et de se débattre, mais rien à faire, seul les larmes avaient coulées. Elle avait maintenant des traces de pleurs séchées sur les joues ainsi que de la bave, due au bâillon qui l’avait empêché de respirer et déglutir normalement depuis quelques jours. Elle était à présent méconnaissable et seuls ses yeux bleus rappelaient la belle fille de 17 ans qu’elle était.
Quand le cercueil s’ouvrit, elle avait du mal à recouvrir la vue mais distinguait clairement la silhouette de son ravisseur dans cette tunique noire qui ne laissait rien transparaitre de son physique. Elle entendit celui qui était le nécromancien ordonné de l’amener devant la tombe et se senti saisie par des mains squelettiques. C’est à ce moment-là qu’elle se remit à pleurer. Elle sanglotait. Elle aurait voulu demander grâce. Mais tous les pleures solitaire dans son cercueil pendant son voyage l’avait vidée de toute énergie.

Maintenu debout devant une tombe ouverte au fond de laquelle elle devinait une forme squelettique drapée dans une robe noire, elle recouvrait la vue petit à petit et dans un sursaut d’énergie, éclata en sanglot quand elle réalisa que s’était deux squelettes qui la maintenaient debout. Le nécromancien tira de sa tunique une dague acérée et coupa une partie des liens de Freida pour en tirer son bras et le tendre au-dessus de la tombe ouverte. Ne sachant pas exactement ce qui lui était réservé mais sachant sa fin proche elle essaya de demander grâce à nouveau, mais dans les spasmes de gémissement aucuns mots ne sortirent.

Le nécromancien ne tenait absolument pas compte d’elle et brandissait son poignard en l’air alors qu’il prononçait des incantations. La pièce se remplissait d’un flux magique que Freida ressentait. Les larmes coulaient de ses yeux. C’est alors que d’un geste vif le mage noir lui fit une entaille dans l’avant-bras. Pétrifié par ce qui venait de se produire Freida fut figé sur place et regarda stupéfié le sang s’accumulé sur la plaie. Puis, la grosse goutte qui s’était formée tomba sur le défunt dans la tombe.

Le nécromancien s’écarta comme si la sépulture allait exploser et après quelques pas en arrière contempla la scène avec fascination. Freida elle n’y prêta pas attention et restait fixé sur sa plaie qui n’était pas mortelle mais qui avait laissé échapper son sang.
« Des années… même des siècles après sa mort… le sang pure d’une vierge réanimera le nosferatu » déclama le nécromancien telle une ancienne prophétie, les yeux fixés sur la tombe du seigneur de ce château.

Une deuxième goutte de sang échappa de la plaie de Freida, celle-ci tomba plus vite que la première. Puis une troisième, puis une quatrième. Freida se remit à trembler en voyant que ces gouttes de sang tombaient de plus en plus vite et se dirigeaient sur le torse du cadavre comme si elles  y étaient aimanté. Les gouttes tombaient de plus en plus vite jusqu’à former un filet de sang puis un flot ininterrompu. Elle vit qu’à mesure que son sang la quittait, le corps qu’il rejoignait, lui, reprenait forme tel une éponge. Elle comprit ce qui se passait mais à mesure que son sang la quittait sa force diminuait. Elle ne pouvait plus crier. Pris de fatigue, elle se mit à cligner des yeux. Une fois, deux fois, puis les ferma à tout jamais, sa tête tombant sur le côté pendant que les derniers litres de son sang quittaient son corps comme un torrent. A la fin du rituel Freida, lâché par les squelettes tomba sans vie au pied de la tombe. La jolie fille de l'Ostermark qu'elle fut n'était plus qu'un corps laid et blafard vidé de tout son sang.

Un tourbillon de fumée et de lambeaux de tunique noire s’éleva de la tombe déclenchant une tempête dans la crypte. Malgré le tourbillon magique dégagé par cette énergie le nécromancien se tenait là, penché pour ne pas basculer en arrière sous la force du vent et riait à gorge déployée fasciné, galvanisé par le retour à la vie du vampire.

A mesure que le tourbillon se calmait il se rapprochait du sol et dessinait une forme humaine. Quand il fut enfin terminé, une forme drapée dans une robe sombre se tenait accroupi. Le vampire se releva en ramassant la couronne de fer surgi du torrent magique dont lui-même venait. Se redressant il disposa la couronne sur sa tête encapuchonnée offrant au nécromancien le spectacle tant attendu de son retour. Il se tenait droit regardant autour de lui lentement et examinant son corps, bougeant ses mains comme pour redécouvrir les sensations. Il tira son épée du fourreau accroché à sa ceinture. Dans un premier temps il la contempla comme si il retrouvait un vieil ami. Puis il la brandi vers le plafond de la crypte. Un bruissement qui se transforma en un cri terrifiant émana du vampire accompagné d’un flux de magie noire  qui partit tel un torrent transperçant le plafond. Le donjon fut enveloppé instantanément d’une colonne d’énergie maléfique qui monta se perdre dans le ciel. Après quelques secondes de canalisation, l’énergie retomba.

Le silence revint. Puis du silence des bruits commencèrent à émerger du fond des bois. Des loups funestes sortirent des lisières pour se diriger vers le château. Comme des messagers, les loups signifiaient que la non-vie du domaine reprenait son cours.

Le nécromancien contemplait son maitre qui était bel et bien revenu, il entendit des fracas dans les couloirs des cryptes, comme si on arrachait des pierres du mur. Il s’agissait des gardes des cryptes qui se réveillaient de leur sommeil sous l’influence de l’énergie nécromantique de leur maitre. Le seigneur Aghenmoore, trônant dans son caveau regarda enfin le nécromancien, à qui il n’avait pas encore prêté attention.

« Je suis de retour »
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CryxMax
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MessageSujet: Re: Aghenmoore   Sam 3 Jan 2015 - 12:36

Gilgalad a écrit:
l'Ostermark n'est pas du tout dans le Sud de l'Empire. Cherche une carte sur la bibliothèque impériale et tu t'en rendras compte

Autant pour moi, j'ai regarder la carte du LA, du coup j'ai vu Ostermark frontière nord de la sylvanie d'où ma confusion, la frontière sud avec la sylvanie. La frontière sud de l'empire est plus l'Averland. Pardon Mrgreen
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Aghenmoore   Mer 7 Jan 2015 - 15:45

Salut, cher vampire ! Quelle joie de voir une nouvelle histoire qui commence à prendre racine !

Ton texte me semble fort sympathique, tu pioches dans des idées certes pas nouvelles, mais qui ne perdent jamais de leur saveur originelle. L'infamie du destin de la jeune vierge innocente, la vieille ruine qui sert de demeure au repos du seigneur de la non-vie, le serviteur nécromancien dont le seul but est de voir son maître adoré de retour, tout s'enchaîne de manière assez fluide, avec sa part de glauque et de terrifiant. Tes descriptions ne trainent pas trop en longueur, l'action avance efficacement, le vampire est de retour, c'est la fête chez les morts-vivants ! Vampire  
Tout ceci étant l'introduction, si j'ai bien compris, alors tu donnes admirablement l'envie de connaître la suite, car j'imagine que ce seigneur ne va pas rester dans son château les bras croisés...

Deux choses : fais peut-être une petite correction dans ta première partie, là où tu dis que le physique de Freida est celui qu'on attend d'une fille du Sud de l'Empire. Si c'est bien dans le comté de l'Ostermark que ça se passe, il faut que tu remplaces le Sud par le Nord Tongue  
Ensuite, je t'invite à corriger un petit endroit dans ta seconde partie, là où tu dis que Freida a passé plusieurs jours enfermée dans le cercueil, pieds et poings liés : un être humain normal ne survit pas sans eau ni nourriture plus de trois ou quatre jours... Ou alors, tu peux appuyer vraiment sur le fait qu'elle soit affreusement tenaillée par la faim et la soif lorsqu'elle sort de son confinement, juste par souci de réalisme (et pour mettre encore plus d'angoisse sur le lecteur Devil).

Ah, je rajoute aussi une remarque personnelle : voisin !!! Mon histoire, Vampire at war se passe aussi en Ostermark, non loin de la Sylvanie, bien que j'en suis au point où tous mes personnages ont déménagé en Sylvanie Rolleyes
Si tu veux, trouve une occasion de préciser l'époque où se passe ton histoire (temps de Vlad von Carstein, de Konrad, de Mannfred ? De la tempête du chaos ?). Cela rajouterait le repère essentiel du temps à ton histoire, surtout pour les mordus de fluff et de background comme moi Mrgreen

La suite ! Cool

_________________
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Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Aghenmoore   Jeu 8 Jan 2015 - 13:07

J'ai enfin lu ton texte... Innocent

Tout ça est très prometteur, mais je reprendrais quelques points :
Déjà, je plussoie Von Essen : un être humain meurt au bout de 3 jours sans boire et une semaine sans manger. Fait en sorte que le problème en devienne plus crédible Wink
Ensuite, j'aime bien ton style. Tu dis les choses simplement, mais toujours avec des mots variés qui ajoutent de la couleur à ton récit. Sans bien sûr parler du suspense, de l'ambiance, des descriptions qui sont bien menés Cool

Mais je t'en supplie, relis-toi ! Que ce soit dans le premier ou le deuxième post, il y a beaucoup de fautes, et énormément concernant les accords des adjectifs ! Quand tu te relis, demande-toi toujours à quoi l'adjectif (ou participe passé) fait référence. Tu sauras alors comment l'accorder... Exemple :
son armature rouillées
Je suppose que tu le remarques toi-même. Pourquoi mettre un -s alors qu'il n'y a aucun pluriel dans ta phrase ? Un peu de concentration, que diable ! Et tu nous écriras de magnifiques textes Wink

La suite ! Clap

PS : évite de faire des doubles posts, s'il te plait. Rien ne t'empêche de répondre à tes lecteurs dans le même post que ton récit Camouflé Ninja

_________________
Les mots sont un don. Les mots sont une arme. Les mots ne se gaspillent pas. P.B.
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MessageSujet: Re: Aghenmoore   Mer 18 Mai 2016 - 22:40

« Pas de doute, c’est bien ici » chuchota Klint Von Osterwald se tournant vers son équipier. Il venait d’écarter les branchages sec et épineux d’un des nombreux ronciers entourant le château d’Agenhmoore pour en avoir une meilleure vue.




Klint Von Osterwald, un nom qui rassurait bien des villageois. Vétéran de guerre il avait après avoir quitté l’armée trouvé son gagne-pain en tant que chasseur de sorcière. Ce ne fut pas une vocation mais plus une bonne rencontre au bon moment.

« Tu cherches du travail l’ami ? » s’adressa l’inconnu à Klint qui bourrait sa pipe sans avoir pris le temps de réajuster son pardessus de cuir marron. Il venait de sortir des geôles du comte électeur local et selon Klint, bien peu de reconnaissance était attribué aux anciens hallebardiers de la garde de l’Ostermark. Après tout l’ivrogne qu’il avait tué l’avait bien cherché et rien de tout cela ne serait arrivé si cette poche à vin ne l’avait pas défié pour se départager cette prostituée.

Le temps était grisâtre et l’air humide était battu régulièrement par un crachin d’automne. Klint observa son interlocuteur d’un regard qui invitait à argumenter le propos.
« Otto Kurzt » Repris l’inconnu « je suis chasseur de sorcière, j’ai perdu mon dernière équipier à Schwarzwald, le cimetière a été purgé de la goule qu’y s’y terrait mais les zombies qui lui servait de garde ont eu raison de Uwe. » Il marqua une pause « J’ai donc un poste à pourvoir et je te le propose.» Cette fois Otto avait pris un ton plus martial. Son attitude avait changé et Klint vit le vrai Otto Kurtz qui n’était pas le gentil homme que sa première accroche avait pu laisser croire, mais un véritable aventurier aguerri.

« Pourquoi moi ? » Klint regarda autour de lui, faisant bien comprendre à Otto le coté faussement fortuit de la chose. La ruelle était vide et mal famée, comme peut l’être une rue ou se trouve une sortie de geôle. Qu’un chasseur de sorcière cherchant un nouvel associé passe au moment précis où un candidat potentiel sorte de prison ne pouvait être un hasard.

« Dans le métier il n’y a pas de place pour les jolies cœur, quand j’ai besoin de quelqu’un je vais à la cour de justice et je regarde dans les registres. Dans le ramassis de connard se terre toujours un type comme toi. Ex militaire, bagarreur et chômeur. » Il se frotta le visage vigoureusement, il n’était visiblement pas homme à se justifier d’ordinaire. Il renfrogna un peu plus la tête et tendit la main vers Klint « T’as compris le topo, t’en es ou pas ? »
Après un échange de regard Klint esquissa un sourire et empoigna de manière franche et virile la main d’Otto « Va pour chasser les sorcières alors ! ». Commença une association prolifique, parcourant la campagne impériale Otto et Klint était connus des bourgmestres. Ils furent missionné pour dépollué certains cimetière, bois, manoir et autres de leurs occupants maléfiques. Ils participèrent pendant trois longues années à endigué les pratiquants d’arts occultes, nécromanciens et autres chaotiques qui se morfondent dans les recoins de l’empire. Leur réputation grandit et ils devinrent des pointures du métier. Aussi quand les disparitions suspectes augmentèrent dans le comté d’Aghenmoore, le bourgmestre local les fit mandater.




Le château d’Aghenmoore, bâtisse mystérieuse et délabrée, avait de par son emplacement un coté sombrement attirant. Comme droit sorti du château de comte pour enfant, il était une invitation pour un aventurier. Klint ne fut pas insensible à ce charme.

« Oui » ajouta Otto « vu les indications du village s’est bien ce château d’où a surgi l’énergie magique il y’a 8 mois ». Il s’accroupi et Klint fit de même. Les deux associés analysaient la zone.
« Ça pue le piège ce truc-là » dit calmement Klint scrutant minutieusement les abords du château. « Pas un loup funeste….pas un squelette… pas UNE chauve-souris. Soit c’est juste un sorcier fou qui vit la dedans soit un vampire avec une bien pauvre aura »
Otto inspectait lui aussi la forteresse délabrée qui se trouvait à quatre cent mètres d’eux. Après un certain silence non théâtrale mais bel et bien passé à observer la même chose que son associé il répondit « Mouais…je dirais bien la troisième possibilité : un vampire qui nous attend ». Klint acquiesça en silence. Il n’avait énoncé les deux premières possibilités que pour se rassuré lui-même. Il n’avait jamais affronté de vampire et malgré le sang-froid impeccable d’un vétéran, une certaine appréhension l’habitait. « On va s’infiltré et effectué une simple reconnaissance » reprit Otto « Dans un premier temps on va aller jusqu’à l’entrée du château, attention sur le chemin. Arrivé là-bas on fera un point de situation. » Klint acquiesça à nouveau le regard fixé en direction de leur futur trajet, il cherchait déjà à déniché une éventuelle embuscade. « Si ça tourne mal, pas de héro face à ces saloperies de suceurs de sang, direction les chevaux et on se taille d’ici » compléta Otto «c’est parti » termina t’il. Les deux associés s’enfoncèrent dans la végétation sombre en direction du château.

Arrivé sans encombre aux portes de la demeure, Otto décida de poursuivre une reconnaissance sommaire. « On se donne trente minutes pour un repérage des lieux. Dans trente minutes on se retrouve là et on retourne au bourg planifié la purge de ce château ». Après ces consignes, Les deux chasseurs de sorcière entreprirent leur reconnaissance chacun de leur côté. Un silence pesant régnait dans les halls et couloir vides de la demeure. Avançant sans lumières pour ne pas attirer l’attention Klint von Osterwald brandissait son épée comme une torche à chaque bifurcation, comme pour révéler la présence d’un éventuel mort vivant en embuscade. De l’autre main il tenait fermement son pistolet chargé d’une balle d’argent. Celle qu’il réservait au maître des lieux en cas de rencontre.

Sans trouver trace d’activité Klint commençait à désespéré et voyait le moment de son rendez-vous avec son associé arrivé à grand pas sans avoir trouvé d’indice. Il se donna comme dernier objectif d’aller au bout de ce dernier couloir dans lequel il se trouvait puis de retourner voir Otto. Le trajet du retour en prenant le même soin qu’à l’aller était plus long qu’il ne pourrait y paraitre et dans le métier de chasseur de sorcière un retard à un point de situation peut signifier beaucoup de chose. Aussi la ponctualité est un grand principe de la profession. Vérifier ce dernier couloir irait bien assez comme ça. De plus la porte au bout du corridor était grande ouverte et attirait la curiosité de l’aventurier.

A mesure qu’il se rapprochait il en devinait un peu plus, et arrivé à quelques mètres il réalisa que l’encolure n’avait en fait pas de porte. Avançant attentif, sa tête inspectait tous les recoins à chaque pas de manière très professionnelle. Il était maintenant devant la porte et sa fin de progression l’avait amené machinalement à longer le mur, il esquissa un coup de tête furtif à travers la porte et découvrit avec surprise qu’il s’agissait en fait d’un balcon.

S’engageant précautionneusement sur l’édifice il constata que ce balcon surplombait le hall d’entrée. D’abord intrigué, il n’avait pas réaliser que son exploration lui avait fait décrire un cercle pour revenir à son point de départ mais six mètre plus haut, il fut ensuite subjugué par la mystérieuse beauté de ce grand hall. Comme tout bon chasseur de sorcière, il vouait certes une haine tenace et même un dégout prononcé pour les vampires et les choses non mortes de manière générale, mais ce qu’il avait devant lui était fascinant.

La hauteur de plafond, les fresques et bas-reliefs, aussi macabre soient-ils, donnait un réel caractère à cette grande pièce. S’était de plus un remarquable travail d’art gothique et il se pencha pour essayer d’en admirer un peu plus avant de rebrousser chemin. C’est à ce moment-là qu’il sentit une vive douleur qui lui coupa le souffle.
Lâchant son épée au sol sous le choc il ne voyait plus qu’une lame de cinquante centimètre dépassé de son thorax. Le sang commençait à couler et il ne ressentait pas encore la douleur mais toussa une gerbe de sang qui vint s’étaler sur le sol du balcon dans un bruit clapotant qui résonna dans ce haut plafond décoré. Commençant à respirer fort mais difficilement il tourna à grand peine la tête pour voir son agresseur.

« Bienvenu cher invité » lui souffla Aghenmoore d’une voix froide et tinté de folie. Le vampire se tenait derrière lui, si proche qu’il était incompréhensible qu’il ne l’eut pas entendu arriver. Les volutes de fumée d’un noir opaque et maléfique tourbillonnant autour du seigneur de la nuit lui apportèrent la réponse. Le volume de fumée se désépaississait à mesure qu’il était absorbé par le vampire, signe qu’il retrouvait son apparence suite à une transformation.

« Je ne sais pas pourquoi vous les chasseurs de vampire, vous vous croyez si malins ? » interrogea le vampire comme si il y’avait une troisième personne avec eux. « Hein ?! Pourquoi ? » Insista Aghenmoore cette fois en s’adressant à Klint. Ce dernier ne put contrôler un déglutissement sanguin.
« C’est bien ce que je pensais ! » repris le vampire d’un ton sec. Puis, retira sèchement sa lame du corps de l’humain dans un éclat de rire bref. Klint tomba lourdement à genoux, les bras ballants. Il avait encore toute sa tête et bouillonnait de répondre au vampire et de dégainer ses armes. Il était hélas abandonné par son corps. Contemplant agar ses bras et ses mains qui ne tenaient plus leurs armes ainsi que son torse sanguinolent sur lequel s’ajoutait du sang qui coulait de sa bouche. Chaque seconde qui passait faisait naitre les douleurs de manière exponentielle et allait devenir insoutenable. Il plissa les yeux avec force et en les rouvrant vit son pistolet s’agiter devant son visage. Il était tenu par le vampire.

« Qu’est-ce que c’est que ça ? » Dit Aghenmoore avec une indifférence blessante avant de le jeter par-dessus le balcon. Il s’accroupi devant Klint. « Je pourrais faire de toi un de mes vassaux » dit-il en souriant faisant apparaitre ainsi ses canines comme pour appuyer son propos. « Mais je sais que tu préfèrerais mourir que de devenir immortel » Ajouta le vampire de manière sarcastique. « Je te comprend » puis après une courte pause « comment pourrais-tu te supporter pour l’éternité ? » Fini t’il en éclatant d’un rire sadique qu’il stoppa net pour redevenir aussi sérieux que menaçant « Non. Je vais te donner une dernière chance. » Klint lui commençait à chanceler « Si tu réussi à m’atteindre avec ta breloque à balle d’argent tu pourras mourir avec la satisfaction d’avoir tué le comte d’Aghenmoore ! » Aussi tôt le vampire s’empara de klint avec une facilité déconcertante et le jeta par-dessus le balcon.

Dans sa chute, bien que complètement désarticuler une légère vrille le retourna si bien qu’il tomba au sol dans un fracas sourd sur le dos. Les os cassés le souffle coupé Klint était brisé et vivait ses derniers souffles. Il ne ressentait pas les fractures ouvertes occasionnées par la chute et commençait à s’étouffer avec son sang. Il voyait le vampire juché debout sur le balcon qui le toisait de toute sa hauteur. « Mais d’où t’es venu ta réputation ?! » entendit t’il le comte Agehnmoore Crier avant d’éclater de rire « régalez-vous mes jolies » termina le vampire en levant les mains au ciel. Klint entendit le bruissement des chauves-souris vampires qui se dirigeaient vers lui.
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Aghenmoore   Lun 23 Mai 2016 - 12:45

Waaa...

Délicieux. Longtemps, non, jamais je n'ai encore vu ce genre de scène aussi bien remaniée. Les personnages sont tout à fait convaincants, résolument professionnels, et cela ne fait que renforcer l'aura maléfique du vampire, qui s'avéra plus fort qu'eux. Quant à ce dernier, sa démarche est celle, agréable, du vampire qui se réveille le matin le soir, ramène sa petite famille et prend le temps de tuer quelques vierges avant même de songer d'enfiler ses pantoufles. Un personnage qui semble sans grande prétention, ce qui est, à la fois, génial et en même temps lui laisse un grand potentiel de développement selon le bon vouloir de l'auteur.

Sérieusement, je regrette d'avoir si longtemps repoussé le moment de ma lecture de cette suite, et j'espère que mes confrères ne tarderont pas davantage pour la découvrir et la commenter, parce ce qu'elle est juste affreusement bien réussie.

Il y a quelques petites fautes, une relecture ne serait pas de trop pour fluidifier ensuite la lecture mais voila, ce sont de petites choses, le glaçage au sucre par-dessus le gâteau si tu veux nous faire plaisir.

*rrrroulement de tambours...* La suite !!! Clap Clap Clap

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