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 Voyage de Noces de Gilgalad

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Nyklaus von Carstein
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MessageSujet: Voyage de Noces de Gilgalad   Dim 5 Oct 2014 - 17:15

Alors que mon nouvel ami Gilgalad avait fêter son mariage avec sa dulcinée, je lui avait proposé de faire un voyage à bord de mon navire, le Naufrageur. Ayant accepter, je lui proposa que nous ayons des compagnons, que nous avons trouvé en la personne de Siegfried der blutdurstig.
Ayant pas mal de temps avant le retour du Prince Dragon de Caledor-Vampire, je consacra mon temps à préparer mon navire avec de la nourriture majoritairement.
1 mois après, les préparatifs étaient finis, sans exception, j'attendais sur mon trône de fer noir au centre de mon navire quand j'entendis l'appel de Gilgalad.
Utilisant un pouvoir caché du domaine de l'Ombre, je me téléporta devant eux et leur dit :"Bonjour à tous, j'espère que vous avez tous fait bon voyage ! Pour aller sur mon navire, il faut que vous me touchez et je m'occupe du reste. Nous arriverons directement dans mon Domaine pour allez ensuite vers Ulthuan et ensuite le Nippon."
Aussitôt dit aussitôt fait, nous nous téléportâmes sur mon navire. J'attribua la chambre la plus luxueuse après la mienne au couple des deux elfes et proposa une des chambres sur les 100 à Siegfried. Je leur enseigna quelques règles sur mon navire (les salles) et je les emmena vers leurs chambres respectives alors que des squelettes portaient leurs bagages
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Dim 5 Oct 2014 - 18:40

Clavius – UAU


     Chers confrères, chers nouveaux mariés,

     Nul ne saura dissimuler une curiosité telle que la mienne, et c’est pour cette raison que j’emploie désormais Clavius, un cousin germain de Rabe le corbeau, que ce dernier m’a spécialement recommandé. Avec un tel parrainage, qui refuserait ? C’est donc, sauf soucis de voyage, un brave piaf noir tout à fait vivant qui devrait vous faire parvenir ma missive, et j’espère que vous ne tarderez pas dès lors à rédiger une réponse qu’il me fera parvenir. Notez bien qu’il est parfaitement autonome et trouve lui-même sa pitance, dont par ailleurs je ne suis toujours pas parvenu à élucider la nature.

     Outre les civilités habituelles qui consistent à demander si vous allez bien, ce dont je ne doute pas, j’aimerais savoir : mais à quoi donc ressemble le Naufrageur ? Longueur, largeur, tonnage, proue, nombre de mats et de voiles ? Tout cela m’intéresse. Non pas que je devienne un vampire maritime ou développe une certaine passion pour les navires, mais le dernier texte publié au concours par le comte Esenloï m’a laissé totalement énamouré de l’esquif druchii qui y parait, et je ne résiste pas à l’envie de me donner les moyens de me construire le même. Donc, à quoi diable ressemble le Naufrageur ?  

     Autre interrogation géographique que je me pose : j’ai bien entendu que vous feriez escale à Ulthuan, mais qu’ensuite vous mettriez directement le cap sur le Nippon… Mais comment comptez-vous faire ? Lorsque je consulte mes cartes, je ne cesse de me rendre compte que depuis Ulthuan, si vous vous dirigez ensuite vers l’ouest afin d’y parvenir, vous devrez soit traverser Naggaroth ou la Lustrie, soit contourner au sud de la Lustrie par le détroit… le détroit de Von Essen, appelons-le ainsi, ça lui ira très bien. Ainsi, je suis curieux de savoir quel itinéraire vous comptez emprunter.
     Cela dit, je conçois qu’avec le pouvoir de l’ombre, il est possible de faire le tour du monde en moins de quatre-vingt jours, mais très personnellement, je vous déconseille ce procédé : le rythme de croisière en serait tout gâché, et il parait que certaines personnes supportent mal la téléportation. Maux de tête, vomissements, sept jambes en plus… Non, décidément, je vous déconseille ce procédé.
     Voguez au gré des flots, et profitez de la mer !

     Espérant entendre prochainement de vos nouvelles,

Von Essen

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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Dim 5 Oct 2014 - 18:57

Voici une réponse à ta question mon cher compatriote
http://www.servimg.com/image_preview.php?i=21&u=18922705.
Je pense passé par ton fameux détroit, je vais attendre les indications de mon invité Gilgalad
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Dim 5 Oct 2014 - 23:39

Vu que je viens d'être informé de la lettre de mon cher ami, je profite pour vous répondre. Je dépose donc un mot dans la cabine de Nyklaus contenant ceci :
"Cher hôte,
Tu nous as demandé à ma moitié et à moi-même des indications pour rejoindre Nippon. Je te préviens qu'il n'y a qu'une seule route possible pour nous. Il va falloir passer par le détroit de Von Essen. L'autre chemin nous ferait passer au cœur des terres des Naggarothii et je ne tiens pas à ce que l'on soit traqués par toute leur flotte de guerre et toutes leurs Arches Noires.
Je te souhaite également une bonne nuit sur ton navire.

PS : nos appartements sont splendides et ta salle d'arme est vraiment bien."

Puis, j'écrivis cette lettre à Von Essen :
"Cher ami,
Nous allons tous très bien à bord du Naufrageur. Je ne peux te donner de dimensions exactes mais il doit faire plusieurs centaines de mètres de long et autant de large. De plus, il est extrêmement haut. Les seuls navires plus imposants sont les Arches Noires de mes ennemis jurés.
J'ai signifié à Nyklaus que nous allons devoir passer par le détroit auquel tu as donné ton nom. Je tiens à finir ce voyage de noces après tout. A ce propos, Arsvagnir vient avec nous et nous survole en permanence. C'est lui qui nous prendra pour nous amener en Ulthuan afin d'éviter que le navire ne s'approche dans les brumes magiques entourant l'Île. Ainsi, il restera hors de danger des patrouilles Asurs. De plus, la côté Caledorienne ne peut être facilement envahie par des armées d'invasions. Ils auront donc encore moins de chances d'être repérés s'il ne font pas de bêtises.

Sinon, j'espère que tout se passe bien à la taverne et que tout le monde va bien.

Ah, j'oubliais, Aryana me prie de vous transmettre ses plus grandes amitiés.
A bientôt.

Gilgalad"

Puis je rejoignis ma chère et tendre épouse au lit.
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Nyklaus von Carstein
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Lun 6 Oct 2014 - 8:05

Je laisse un message à l'entrée de la chambre de Gilgalad :
"Ton dragon peut avoir une niche dans mon château, j'en ai des centaines !
J'emprunterais ton itinéraire sans question. Si cela te tente, je serais disponible pour faire un entrainement avec toi, si ta femme le veux bien car c'est ton voyage de noce. Je t'inviterais même à la chasse si tu le souhaite Very Happy
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Lun 6 Oct 2014 - 13:35

Aryana et moi avons dormi pendant toute la nuit et pendant une bonne partie de la matinée. Nous avons dormi chacun dans les bras de l’autre. Une fois réveillés, nous restâmes encore une bonne heure enlacés. Nous savions que nous allions bientôt avoir un mariage bien plus imposant que celui à la taverne. Aux yeux du monde nous allions être mariés pour la vie et pour après la vie. Une grande partie de la noblesse de Caledor allait être présente. Mais en attendant, nous devions faire nos exercices quotidiens pour l’entraînement. Nous ne mirent qu’une simple tunique assez longue pour faire un certain nombre d’exercices particuliers au combat. Aryana était toujours aussi belle. Elle avait attaché avec un simple fil ses cheveux en une seule tresse. Elle portait une simple tunique blanche qui descendait jusqu’au-dessus des genoux. Si un humain aurait été tenté de faire des mauvaises choses, je savais qu’elle pouvait tuer presque n’importe quel elfe, même dans cette tenue. J’enfilai aussitôt ma propre tunique pourpre. Après avoir pris nos épées, nous allâmes à la salle d’arme non loin.

Au moment de refermer la porte de nos appartements, je vis qu’un papier était dessus. Nyklaus nous informait qu’il allait suivre nos conseils et nous invitait tous les deux à une séance d’entraînement dans la journée. Aryana me dit aussitôt en langage elfique et en haussant les épaules :
« Je ne vois pas pourquoi nous devrions refuser. Il est notre hôte après tout. Cela nous permettra d’estimer sa valeur au combat et lui donner quelques conseils. Ce dont je ne doute pas par ailleurs.
_Tu as sûrement raison, répondis-je.
_J’ai toujours raison, dit-elle en faisant semblant de me mépriser.
_Tu n’as vraiment pas changé toi. »
Je rentrai aussitôt dans la chambre pour écrire une petite réponse. Elle disait cela
« Cher Nyklaus,
Merci de suivre nos indications. Pour l’invitation pour un entraînement, j’ai le plaisir de t’annoncer que nous acceptons ton offre. Est-ce que faire cet entraînement vers vingt-et-une heure te convient ? En tout cas, il faut venir armé et protégé comme si tu devais aller au combat. Aryana et moi seront équipés de nos armures dragons et de nos épées. Toutefois, il n’y aura pas de blessures de deux côtés évidemment.
J’ai une question supplémentaire. Quand arriverons-nous à proximité des côtes de Caledor ? Je veux dire, au moins en vue des brumes enchantées d’Ulthuan.
Bonne journée à toi.

Gilgalad »

Après être sorti de ma chambre, je le donnais à un zombie qui devait l’amener à la cabine du capitaine du navire. Aryana et moi allâmes directement à la salle d’arme. Après être rentrés, nous allâmes directement au centre de la salle et nous plaçâmes dos-à-dos et fermâmes les yeux, plaçant nos épées respectives devant nous, levées devant nos visages. L’entraînement pouvait commencer. Les yeux toujours fermés, le premier coup partit. Une fraction de seconde plus tard, nous étions l’un face à l’autre, les deux épées bloquées Les coups s’enchaînèrent alors à une vitesse telle que même un vampire aurait du mal à suivre les coups. Mais aucun de nous n’était blessé. Chaque attaque était parée ou esquivée encore plus vite. Nous combattîmes ainsi pendant une heure complète. A la fin, nous étions en nage. Les entraînements de ce genre étaient équivalents à une journée de combat sans s’arrêter. Les cheveux d’Aryana s’étaient détachés et étaient plaqués contre sa tête et son dos. Son visage était rouge sous l’effort produit. Elle était légèrement moins bonne combattante que moi et me résister ainsi pendant une heure complète représentait un effort de concentration intense. C’était dans un de ces moments que je l’avais rencontrée pour la première fois. De vingt ans ma cadette, nous n’avions pas été entraînés ensemble dans l’Académie des Princes Dragons. Et c’était dans un des moments où elle s’entraînait seule que je la vis pour la première fois. Si au départ je ne fis pas attention à elle, je fus rapidement conquis par non seulement sa beauté mais aussi et surtout par son caractère. Elle était la dernière enfant en vie de sa famille à pouvoir entrer dans l’Ordre. Femme élevée dans un monde d’hommes, elle se devait d’avoir un très fort caractère même pour un Prince Dragon car ses capacités étaient souvent remises en doute par nos pairs. Ce fut sa voix qui me tira de mes pensées :
« Tu y penses encore n’est-ce pas ?
_Oui. Je n’arrive toujours pas à croire que je pensais que tu n’avais rien à faire là.
_Et dire que moi je t’admirais déjà.
_Tu ne connaissais que mes exploits, pas ce qu’il y avait derrière.
_Je te rappelle que tu étais déjà célèbre parmi les Princes Dragons. Déjà à ce moment seul Imrik pouvait te vaincre.
_C’est ce qu’on raconte. En réalité plusieurs le pouvaient.
_Mais avec Arsvagnir tu avais déjà vaincu plusieurs démons majeurs.
_Hmmmm, tu n’as pas faux.
_Je sais. Et c’est sans compter les plusieurs héros du chaos, les seigneurs de guerre orques, et j’en oublie.
_Mais maintenant je ne suis plus très connu. Ce n’est plus que de réputation qu’on me connaît.
_Au contraire, tous te craignent et ont peur de t’affronter en défi s’ils t’insultent.
_Bientôt ce sera aussi le cas pour toi.
_Ho mais ça l’est déjà.
_Bon, allons dans nos appartements maintenant. Il va falloir se laver un minimum pour éviter de puer pour le reste de la journée. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous allâmes directement dans notre salle de bain. Là, un bain chaud nous attendait. Après s’être rapidement déshabillés et vérifié que personne ne viendrait nous observer, nous rentrâmes tous deux à l’intérieur. Nous y restâmes un certain temps. Après avoir terminé, nous sortîmes puis chacun sécha l’autre. Aryana mit ensuite une grande robe rouge et or avec de nombreux dragons brodés dessus. Je lui tressais ses cheveux blonds avant qu’elle ne les lâche. Ils formaient une sorte de couronne dorée autour de son visage. Je mis une tunique rouge brodée des symboles de la famille à savoir un immense dragon et une épée flamboyante. J’enfilai également un pantalon qui en temps normal aurait servi pour aller sous une armure. Ma femme coiffa ensuite mes cheveux pour qu’ils ne me gênent pas durant la journée. Après avoir enfilé des bottes de cuir et passer nos épées sur nos flancs, nous sortîmes pour visiter le navire.
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Arken
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Lun 6 Oct 2014 - 16:08

Je m'infiltre en commentaire hors RP... Camouflé Ninja
Puer pour le reste de la journée ? Depuis quand les vampires transpirent ? Mrgreen

"tu n’as pas faux."
Euh... C'est soit "tu n'as pas tort" soit "c'est pas faux". mais cette version là n'existe pas Fou

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Gilgalad
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Lun 6 Oct 2014 - 17:10

Ce sont des vampires-elfes, donc peut-être qu'ils peuvent transpirer. Je rappelle que la transpiration est le signe que le corps a trop chaud et pas le signe d'un effort physique. Sans compter que la magie du feu est maîtrisée au moins en partie par les deux elfes.

Pour l'expression, j'ai bien le droit d'en inventer une non ? Surtout que ce n'est pas une faute de français majeure puisque cela a un sens.
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Lun 6 Oct 2014 - 17:17

Je pense arriver d'ici 10 jours maximum.

Hors RP : je pourrais que samedi pour écrire suffisamment le combat
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Lun 6 Oct 2014 - 21:27

Hors RP (j'ai envie de poursuivre le débat sur l'anatomie vampirique lol ) : un vampire est un mort-vivant. Son cœur cesse de fonctionner. Son sang cesse de circuler selon le processus humain et cesse par la même occasion de chauffer le corps, vu que son fonctionnement de nature surnaturelle n'a plus besoin de chaleur pour fonctionner. Donc, il n'a plus de poussée de chaleur possible qui puisse le faire transpirer, dans l'entendement humain.
Après, avec le vent du feu, qui sait ? Moi, je n'en sais rien Camouflé Ninja
Mais comme vous n'aviez pas pratiqué les arcanes lors de votre entrainement, je suppose qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter Lol !

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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Lun 6 Oct 2014 - 21:57

Hors RP (toujours) : Merci pour les explications Von Essen.
Sinon, c'est peut-être la présence instinctive du vent du feu qui a fait cela. Je pense que ce sera un grand sujet de discussion entre moi-même et Aryana pendant le voyage même s'ils ne se sont pas encore posés la question, il est possible que cela vienne sur la table un jour ou l'autre.
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Sam 11 Oct 2014 - 20:51

Après m'être fait habillé par mes servants, je rejoins Gilgalad dans la salle d'armes où je les retrouve en armure. Je déclare alors: "Pour vous avoir fait attendre, je te donnerais en fin de voyage 1 kilos de malepierre par cours donné"
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Dim 19 Oct 2014 - 23:50

Hors RP : Mon ordinateur s'étant planté puis cassé quand je l'ai apporté, on en a acheté un nouveau. Cependant, tout mon avancement dans le récit du voyage était dessus et je n'aurai cela que demain avec de la chance. Du coup, je vais modifier cela et vous aurez le mariage dans la semaine.


RP :
La séance dura une grande partie de la nuit et de la journée. Gilgalad et Aryana avaient poussés Nyklaus dans ses retranchements. Bien qu'ils savaient qu'il était bon, ils s'attendaient à ce qu'il craque plus rapidement. Au lieu de cela, il tint toute la durée du cours. Il apprit nombre de coups et de parades. Mais les deux elfes-vampires firent attention à ne pas révéler les secrets les plus grands de leur art. Car c'étaient des secrets que seuls leurs futures victimes pouvaient connaître.
Le voyage dura des jours et des jours sans grand-chose d'important. Deux semaines après le départ, le navire arriva à une centaine de lieu des côtes de Caledor. Gilgalad et Aryana montèrent alors sur Arsvagnir qui était descendu pour les récupérer et s'envolèrent pour leur terre natale.
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Dim 26 Oct 2014 - 18:03

*Après cet entrainement épuisant, Nyklaus laissa un message à Siegfried lui demandant si il voulait voir sa ménagerie de créature.*
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Dim 2 Nov 2014 - 21:54

Bon bah, comme promis, le mariage. Cela comporte les évènements de notre départ du bateau jusqu'à notre retour, vus de mon point de vue (logique, c'est moi qui écris).



La nuit tombait et le Soleil disparaissait à l’Ouest, derrière les montagnes de ce que les humains nomment le Nouveau Monde mais que nous, Asurs, connaissons sous le nom de Naggaroth, la terre du froid. Après avoir revêtu nos armures, mis nos capes et casques, prit nos épées, Aryana et moi montèrent sur le pont du Naufrageur. Arsvagnir nous y attendait déjà, prêt à partir. On voyait sans problème aucun les brumes magiques entourant Ulthuan. Je savais que dans moins de deux heures, j’allais être chez moi. J’avais indiqué sur un papier transmis à Nyklaus le chemin à suivre pour se cacher dans une crique suffisamment grande pour le navire. Je dis alors à mon ami :
« Es-tu prêt à partir et à nous transporter jusque sur tes terres natales ?
_Tu sais bien que oui, répondit-il d’une grande voix caverneuse. »
Nous montâmes aussitôt sur son dos pendant qu’il s’envolait vers notre île natale. Il ne se passa guère de choses durant le voyage. Chacun de nous était accaparé par ses pensées.
Je réfléchissais principalement à la situation d’Ulthuan et à l’entrevue future avec Imrik. Avec de la chance, il ne serait pas couché quand nous arriverions et je pourrais lui parler directement. Ma famille était influente au sein du royaume et de l’ordre. Je devrais pouvoir le convaincre d’infléchir au moins très légèrement sa position sans qu’il ne soit déshonoré.

Nous arrivâmes en vue de Tor Crevnan, forteresse dirigée uniquement par ma famille bien avant la venue du Chaos sur cette planète et le règne d’Ænarion le Défenseur. Bien avant la naissance-même du Grand Nécromancien. Bien que je vous l’aie décrite il y a plusieurs mois lors de mon précédent voyage, je ne peux résister à l’envie d’en faire une nouvelle courte description. Elle est fondée au cœur-même des montagnes, ces tours étant comme des pics filants vers le ciel. Ses murailles sont plus hautes que des dragons empereurs. Car elles ont été bâties du temps où les dragons étaient plus nombreux que les humains et ils volaient encore par milliers dans les cieux. Ses murs sont toujours aussi blancs. Ses portes ont été forgées dans de l’ithilmar, au cœur de la forge de Vaul. Forgées avec les mêmes rituels que nos armures-dragons, elles sont insensibles à la chaleur des flammes, peut importe leur origine. Elles sont aussi très résistantes contre tous les sorts. A l’intérieur des murailles se trouve la cité. Conscient de la chute du nombre d’habitants, mon père a engagé une politique visant à augmenter les naissances il y a plus de quatre cents ans. Cela commence seulement à porter ses fruits. Si la population de Tor Crevnan stagne, au moins elle ne diminue plus, ce qui est une bonne chose. Les habitations sont plus austères que dans le reste d’Ulthuan. Elles sont plutôt nombreuses mais un grand nombre est encore désertes. Cela me désole d’en voir autant vide de tout occupant depuis des siècles voire des millénaires. La forteresse elle-même est un véritable monstre de pierre imprenable, sauf avec une horde sans fin. Elle peut accueillir en son seing plus de cinquante mille guerriers et le ravitaillement pour dix ans de siège. De plus, des passages secrets à travers les montagnes mènent vers d’autres cités pour aller chercher du renfort, évacuer la population et prendre des vivres ailleurs.

Après avoir été déposés par mon ami, ma moitié et moi fûmes accueillis par mon père en personne. Il me déclara alors :
« Mon cœur chante de joie de te revoir, mon fils. Sois le bienvenue chez toi.
_Le mien aussi père. Il fait toujours bon de rentrer chez soi. »
Il enchaîna en déclarant à Aryana :
« Puissiez-vous considérer ces murs et cette forteresse comme la votre, vous qui installez le bonheur dans le cœur de mon fils.
_Je vous en suis infiniment reconnaissante, seigneur. »
Il nous guida alors jusqu’à la salle où le banquet n’était pas encore terminé. En chemin, je lui demandais si Imrik était là. Il me répondit que oui. Tout autour de nous, il y a avait encore et toujours les mêmes sculptures de dragons, montés ou non, les mêmes tapisseries représentant les plus grandes victoires de la famille depuis la nuit des temps. Nous étions déjà une famille respectée avant la guerre contre les dragons et certaines de ces tapisseries sont plus vieilles que l’immense majorité des armes en ce monde. Elles ont connues le temps où les dieux des nains marchaient encore parmi eux. Mais aucune ne s’est détériorée. Les guerres et les millénaires ont passé, mais elles sont encore et toujours là. Elles font toutes trente pieds de long et quinze de haut. Elles sont toutes brodées immédiatement après la bataille, se servant des récits des combattants comme matière à broder. Les colonnes de marbres soutenaient le plafond, placé très haut. Il avait été fait de manière à ce qu’un dragon puisse voler dessous. Ainsi, il n’était pas rare d’en voir il y a longtemps. Mais tout cela est révolu maintenant.

Après vingt minutes de marche, nous arrivâmes à la salle où se tenaient les repas. Elle était immense, du moins comparé à la taverne. La chaise de mon père était logiquement vide. Celle située à l’autre extrémité de la table n’était occupée par nul autre qu’Imrik en personne. Je le saluais en frappant mon armure avec mon poing et en baissant la tête. Aryana fit de même. Il nous dit alors :
« Je suis heureux de vous voir parmi nous. Caledor a bien besoin de héros en ces temps difficiles.
_Malheureusement, nous ne resterons pas longtemps. Nous devons lutter contre le Chaos dans les terres des Hommes, répondis-je.
_Je ne comprends pas pourquoi tu les défends avec tant d’ardeur.
_Je ne défends pas les Hommes, mais Ulthuan car ils sont le premier rempart entre les puissances de la Ruine et nous.
_Caledor est imprenable de toute manière.
_Malheureusement, des cités que l’on pensait imprenables sont tombées. Rien n’est jamais inexpugnable, si ce n’est notre courage. Nous ne sommes plus aussi puissants que par le passé. Les dragons ne commencent que maintenant à se réveiller et les plus puissants d’entre eux dorment encore. Et nous ne sommes plus aussi nombreux qu’avant.
_Nous tiendrons quand même ! Que tu le penses ou non !
_Caledor ne tiendra jamais si le monde s’est effondré, seigneur Imrik. Nous n’avons été sauvés que par Caledor Dompteur de Dragons et Ænarion en leurs temps. Nous devons nous aider mutuellement car je ne prendrais pas le risque de tirer la Faiseuse de Veuves pour sauver notre peuple ! Vous voulez vous retrouvez avec l’annihilation de notre peuple avec une deuxième guerre civile ? »
Mes paroles jetèrent un froid terrible sur le repas qui avait lieu. Tout le monde s’arrêta de manger aussitôt. Même Imrik eut l’air surpris. A l’évidence, aucun d’eux n’avait pensé à cela. Ils partaient du principe que tant Caledor survivait, le reste n’avait pas d’importance. Mais ils avaient oublié quelques règles élémentaires de stratégie. Et je venais de le leur rappeler à l’instant. Jusque là, ce n’était que l’union des royaumes qui avait permis à Ulthuan de tenir. Il n’y avait aucune raison que cela ne continue pas ainsi.

Aryana était restée stoïque à mes côtés, ne souhaitant pas intervenir dans la conversation. Elle savait que cela risquait de se terminer en duel à l’épée et ne voulait pas être impliquée dans un tel défi qui la verrait perdante à tous les coups. Mais en restant à mes côtés, elle signifiait tout de même qu’elle partageait le même point de vue que moi et qu’elle serait prête à le justifier. Ce ne fut que quelques minutes plus tard qu’Imrik se calma. Je savais que nous n’allions pas en rester là, lui et moi. Nous allions avoir une discussion musclée le soir-même. Je le savais pertinemment. Comme le repas allait toucher à sa fin, nous montâmes nous changer même si je restais dans la même tenue, mon heaume à la main. Aryana fut conduite dans une chambre que ma mère avait fait préparer. Je ne devais la revoir avant le lendemain. J’entendis les convives quitter la table peu de temps après notre départ. Je partis aussitôt vers les appartements servant aux invités plus nobles que nous. Alors qu’Imrik venait d’arriver, j’entrai après toqué. Il me dit aussitôt violemment :
« Pourquoi m’avoir parlé comme ça ? Je suis ton seigneur et maître !
_Vous êtes mon supérieur mais vous n’êtes pas mon maître pour autant. Je vous rappelle que je réponds de mes actes devant le Roi Phénix. Et en son absence, j’en réponds devant Asuryan lui-même. S’il juge que mes actes sont mauvais pour la survie des Asurs, alors qu’il me prenne ce qui me reste de mon existence. Et comme ce n’est pas le cas jusque ici, je ne vois pas pourquoi je m’arrêterais.
_Tu devrais rentrer protéger ton peuple, tu le sais parfaitement, ton serment t’y oblige.
_Vous savez tout aussi bien que moi que c’est impossible. Si jamais tout est dévoilé, je ne défendrais plus jamais Ulthuan. Et ce même si je ne crains plus la lumière désormais.
_Comment ça tu ne crains plus la lumière ?
_J’ai dû vaincre un dragon de feu pour cela. Mais au moins je suis libéré de la malédiction maintenant, mais pas Aryana.
_Tu devrais la laisser sur place alors et revenir.
_Et qui affronteras les démons du chaos quand ils viendront, car ils viendront ? Les nains n’ont pas assez de guerriers capables d’affronter des buveurs de sang, les hommes, n’en parlons pas et les vampires n’en ont pas assez non plus. Or ils ne vont pas débarqués en étant trois ou quatre mais par dizaines, voire centaines. Il se prépare la plus grande invasion depuis des millénaires. Et si les Terres des Hommes tombent, nous suivrons plus tard dans leur chute. Je suis l’un des rares combattants dans cette partie du monde à avoir vaincu un démon majeur de chaque dieu en combat singulier. Alors je vais les aider.
_Qu’il en soit ainsi. Mais un conseil, ne meure pas avant d’avoir repoussé l’invasion.
_Et vous, défendez notre île sacrée.
_Pardon ?
_Ulthuan ne tiendra pas sans les Princes Dragons et leurs montures. Bientôt nous pourrons envoyer des régiments de dragons à la guerre. Même si vous, seigneur des dragons et de Caledor ne partez pas au combat, envoyez au moins la confrérie de la Lance de Feu soutenir Tyrion. Ils seront un ajout de poids. Et leur départ n’affaiblira pas notre royaume.
_Je déteste quand tu as raison. Mais pourquoi ? Nous viendrait-il en aide si on le demanderait ? Je ne crois pas, il est trop fier pour cela.
_Au contraire, je pense que si ; ou Téclis le ferait avec des armées de Saphery.
_Humm, je verrais cela plus en détails à mon retour chez moi. Comment cela se passe-t-il dans le continent des humains ?
_Très mal. La Tilée et l’Estalie sont toutes deux tombées aux mains des hommes-rats. Le Nécromancien est revenu d’entre les morts et conduit maintenant des troupes vers le Nord, pour repousser le Chaos. Ce dernier a déjà frappé plusieurs fois. Un certain nombre de seigneurs de la nuit se sont rebellés contre Nagash et sont passés à l’ennemi juré.
_Attendez, vous considérez Nagash comme un allié ?
_Comme quelqu’un qui a les mêmes intérêts que nous pour le moment, plutôt. Son but est de faire un monde rempli par les morts et où il n’y aurait plus de vivants, et je ne souhaite pas ça, ce serait la fi d’Ulthuan.
_Je préfère cela. Continue.
_L’Empire avait tenu mais son chef des collèges de magie s’est transformé en nécromancien, ce qui a provoqué l’effondrement de la barrière qui les protégeait des puissances de la Ruine. Je pense qu’Archaon ne tardera pas à attaquer maintenant.
_Autrement dit, ils sont presque foutus.
_Oui seigneur, c’est ça, répondis-je avec un air navré.
_Je ne peux pas te laisser de forces, nous en avons trop besoin. Mais sache que tu as mon autorisation expresse pour sauvegarder les terres des hommes. Et quiconque t’en empêchera, quel que soit son rang, tu auras le droit de le tuer sur le champ.
_Bien.
_Par contre, je n’enverrais pas de troupes en Ulthuan. Les démons viennent de plus en plus souvent du Nord et nous devons nous défendre.
_Vous connaissez mon opinion à ce sujet, mais je respecte et j’obéis à vos décisions.
_Il vaut mieux si tu ne veux pas être exclus de l’ordre.
_Si jamais la situation venait à être trop tendue, n’hésitez pas à me rappeler, au moins provisoirement. Car je sais que vous ne pouvez être partout à la fois.
_Bien. La conversation est terminée. Bonne nuit et bonne journée.
_Bonne nuit seigneur Imrik. »

Je me dirigeai vers la sortie quand il me lança :
« J’allais oublier. Après-demain, je verrais ta future femme et je lui apprendrais certaines choses qu’un Prince Dragon doit savoir.
_Comme vous le désirez. »
Je quittais les appartements en vitesse. Je savais ce que cela voulait dire. Il allait lui apprendre les chants d’éveils d’un dragon à Aryana. Elle allait ensuite devoir faire un premier essai avant notre départ, s’il était endormi bien sûr. Rapidement et sûrement, je montais dans mes appartements et me changeai seul. Je ne voulais pas être dérangé ou avoir quelqu’un avec moi en ce moment. Je me couchai ensuite, épuisé malgré le fait que j’ai eu peu d’efforts à faire et mon endurance surnaturelle. Je tenais à garder un certain rythme de vie, pour ne pas oublier qui j’étais en réalité.

Je restais couché une très grande partie de la nuit et de la journée pour me reposer. Je n’avais aucune raison de me lever. Je n’avais pas besoin ni de m’entraîner ni de me nourrir. Je pensais à ce que je pourrais faire pendant le voyage après le mariage. La visite de Nippon serait probablement très bien. J’y ai encore quelques amis, datant d’une expédition précédente pour lutter contre des Naggarothiis. Avec de la chance, je pourrais les voir s’ils sont encore en vie, ce que je ne sais pas du tout. Je pourrais aussi voir l’éventuelle avancée du chaos dans ces terres lointaines. Je réfléchissais aussi aux problèmes que rencontrait le monde. Seuls les elfes, les nains, quelques vampires et les créatures de la Lustrie pouvaient comprendre ce qu’il risquait de se passer. J’étais l’un des rares à connaître la puissance des armées des mages-grenouilles des jungles du Sud. S’ils entraient en guerre, l’équilibre des forces serait rétabli et nous pourrions repousser le Chaos au Nord. Mais ils n’étaient pas entrés en guerre à l’époque de la bataille de la plaine de Finuval et je ne pense pas qu’ils allaient le faire maintenant. Comme toujours, le destin du monde allait reposer sur nos épaules. Comme toujours, nous allions être en première ligne alors que notre puissance décroit chaque année.

Je fus interrompu dans mes pensées funestes par des serviteurs. Ils venaient me préparer. Le jour n’allait pas tarder à tomber. Je descendis du lit et les laissèrent m’enlever ma tunique. Ils me passèrent une tunique rouge sang, couleur de notre famille. Elle était faite entièrement en soie. Ils passèrent ensuite un bas de la même couleur. Ils me firent enfiler une robe avec de nombreux dragons azurs, or, écarlate, émeraude et d’autres, brodés dessus. Elle représentait la puissance de Caledor, puissance symbolisée par les dragons. J’enfilai ensuite une cote de maille descendant jusqu’aux pieds. Ils me mirent ensuite toute mon armure, lavée durant la journée. Elle brillait de mille feux. Les dragons gravés sur les différentes pièces ressortaient. La cape rouge fut mise sur mes épaules. Elle représentait les armoiries de ma famille, à savoir un dragon or rampant et notre forteresse. Mon épée dans son fourreau fut passée à mon côté. J’étais alors prêt à sortir. Le jour était tombé depuis quelques minutes. Le Soleil avait disparu derrière les montagnes bien que l’on puisse voir des rayons sur des monts environnants. Devant mes appartements, une garde d’honneur composée uniquement de Princes Dragons m’attendait. Il en était de même pour Aryana à l’autre bout de la forteresse, je le savais. Ils avaient tous revêtus leurs armures complètes et mis leur heaume. Ils m’escortèrent jusqu’à la grande salle, servant uniquement pour les grands évènements et pour les réceptions d’invités de marque. Elle pouvait contenir trois mille elfes et elle était presque pleine. Les colonnes de marbre blanc étaient recouvertes de drapeaux de Caledor et d’étendards pris à l’ennemi lors des précédents combats d’Aryana et moi. Il y avait là des représentants de chaque famille noble de Caledor. Des habitants de la cité de Tor Crevnan étaient mêmes venus assister à notre mariage. Tous et toutes étaient habillés de leurs beaux atouts. Les sièges étaient tous faits par les artisans les plus réputés d’Ulthuan et certains avaient vus plusieurs générations s’asseoir. A l’autre extrémité de la salle, Imrik était assis sur un immense fauteuil, représentant son statut de dirigeant de Caledor. Devant lui, au premier rang, étaient assis ma famille à sa droite et la famille d’Aryana à sa gauche. Ma garde d’honneur m’escorta jusqu’au pied de l’estrade avant de se mettre de part et d’autre de l’allée centrale. Je fixais mon seigneur. Il avait l’air d’un héros des temps anciens dans sa tenue. Son armure était éclairée par des rayons de lune. Il avait le regard fixe et il pensait probablement à d’autres problèmes. J’entendis alors un murmure. J’en déduisis que ma fiancée pour les elfes venait d’entrer. Après deux minutes qui me parurent interminables, elle arriva près de moi. Elle portait une robe entièrement blanche, brodée de fin fil d’or. Pour moi, elle ressemblait plus à une déesse qu’à une femme elfe.

Le reste de la cérémonie se passa comme dans un rêve. C’était comme quelqu’un d’autre avait pris ma place dans ma tête pour suivre ce moment. Je me vis lui dire oui pour la vie et au-delà. Seuls quelques personnes dans l’assemblée savaient ce que cela signifiait réellement pour nous mais je n’en n’avais cure. Plus rien au monde ne comptait pour moi à ce moment. Il pouvait bien brûler entièrement à cause du Chaos, j’étais heureux. Je me vis l’embrasser pour sceller noter union. Ensuite nous sortîmes pour aller dans la cour. Là, trois dragons nous attendaient. L’un d’eux était Arsvagnir. Le deuxième était Minaithir, dragon d’Imrik et descendant d’Indraugnir, le dragon d’Ænarion le Défenseur. Le troisième dragon m’était inconnu. C’est alors que le maître de ce royaume prit la parole d’une voix forte :
« Voici Irskagna. C’est un dragon femelle. Elle a choisi d’avoir pour cavalier la dame qui vient d’épouser le seigneur Gilgalad. Puisse-t-elle la servir et l’aider comme elle sera aidée et traitée par sa cavalière. Il n’est plus redoutable paire au monde qu’un Prince Dragon et un dragon. Dame Aryana, avancez-vous –ma femme s’avança aussitôt – jurez-vous de prendre soin d’Irskagna comme de voter propre vie ?
_Je le jure, fit-elle d’une voix forte.
_Alors approchez vous d’elle. »
Aryana s’approcha de la dragonne. Elle posa sa main sur sa tête. Elles communiquaient par la pensée. C’était le mode de communication privilégié entre un dragon et son cavalier. Je sentis en moi que ma moitié souriait et était heureuse. Je l’étais moi aussi. Car tout ce qui pouvait la rendre heureuse me rendait aussi heureux qu’elle. Un bonheur plus important encore s’installa en moi.
Les autres convives commençaient à s’impatienter légèrement. Après tout, ils n’avaient pas mangé de toute la journée en prévision du banquet sous les étoiles. Nous partîmes alors pour la cour principale. Les invités et nos familles partirent à pied tandis qu’Imrik, Aryana et moi montèrent sur nos dragons respectifs. Après une courte prise d’élan, ils s’envolèrent. Ma femme découvrit alors les joies du vol sans autre cavalier que soi-même. Irskagna fit de nombreuses figures. Imrik rapprocha Minaithir d’Arsvagnir et me cria :
« Elle a l’air vraiment heureuse !
_Ce n’est pas étonnant ! Elle se marie avec moi et a un dragon qui veut être sa monture dans la même journée ! Peut-elle rêver de mieux ?
_Vaincre un démon majeur dans la même journée !
_Ce n’est pas faux ! »
Nous la laissâmes ainsi pendant plusieurs minutes. Je finis pas demander à mon ami de dire à la dragonne d’Aryana de nous rejoindre dans la cour. Elle nous suivit aussitôt. Nous descendîmes aussitôt. Je pus alors voir le visage de ma bien-aimée. Elle souriait comme si rien de plus ne pouvait la combler. Je me mis à sa gauche et lui présenta mon bras. Elle le prit aussitôt en me regardant dans les yeux. En les voyant, j’acquis la certitude que nous allions être heureux pour le reste de nos jours – ce qui risquait de durer longtemps soit dit en passant – et cela m’emplissait de joie.
Nous arrivâmes ensuite à l’immense table dressée. De nombreux mets étaient dressés partout. De la viande crue saignante était placée devant la chaise de ma femme et devant la mienne. J’observai alors les alentours. De nombreux gardes, guerriers et magiciens scrutaient non seulement le banquet mais aussi les environs. Cette débauche de victuailles et cette fête étaient propices à une attaque de démons ou de Naggarothiis. Et nous le savions. Les défenses étaient donc renforcées.

Le repas dura une grande partie de la nuit. Le jour allait se lever dans une heure ou deux quand les derniers convives partirent. Je me levai, tout comme Aryana. A sa grande surprise, je la prit dans mes bras et la porta jusqu’à notre nouvelle chambre. Aucune lumière n’était allumée. Pas même la lueur de la lune ne filtrait dans la pièce. Tout cela selon la tradition. Elle m’enleva d’abord mon armure, puis ma cotte de maille, pour ne me laisser que ma tunique. Elle se plaça alors dos à moi. Je compris parfaitement. Je commençais alors à lui défaire lentement mais sûrement les liens de sa robe. Les fils étaient entremêlés de manière complexe et les démêler représentait plus un travail de patience que de force. Mais au bout d’une heure, j’y parvins. Tout cela dans le noir. Le but de cette tradition était que les deux jeunes mariés apprennent à se connaître réellement et aient la patience de le faire. Cela symbolisait aussi la volonté de faire durer notre union jusqu’au-delà de la mort. Chose qui avait presque tout son sens pour nous deux. Aryana s’installa alors sur le lit et je le rejoignis. Elle m’enleva ma tunique et nous passâmes probablement le moment le plus doux de toute notre existence.

Le jour était déjà levé depuis longtemps quand nous nous levâmes. Mon épouse prit une robe et des sous-vêtements puis alla s’habiller dans une salle d’eau attenante. Elle avait un entretien important avec Imrik et nous voulait le rater sous aucun prétexte. Je ne sortis du lit qu’après qu’elle soit partie de nos nouveaux appartements. Je m’habillais lentement, prenant tout mon temps. Nous ne devions partir que la nuit tombée, pour protéger ma moitié des rayons de l’astre du jour. Je partis ensuite à la salle d’arme pour m’entraîner un peu. En arrivant, je vis plusieurs Princes Dragons s’entraîner eux aussi. Ils me saluèrent mais sourirent un peu. Ils savaient ce qui venait de passer. Nombre d’entre eux l’avaient déjà fait. Secouant la tête, je me mis en garde. L’assaut débuta. Après plusieurs minutes de combat intense où les parades se succédaient aux attaques à une vitesse surnaturelle, mes opposants étaient tous à terre, désarmés. Je leur dis alors :
« N’oubliez pas qui je suis mes amis. Je vis peut-être dans les terres des Hommes maintenant mais je me bats presque tous les jours.
_Désolé seigneur. Mais nous vous avons sous-estimé. Vous êtes encore plus forts qu’avant.
_Si vous le dîtes. »
J’enchaînai avec de nombreux conseils à leur donner. Ils étaient certes des guerriers confirmés mais aucun d’entre eux ne me valait au combat. Ils étaient entrés dans l’Ordre alors que j’étais déjà l’un de ses meilleurs guerriers, à l’exception de quelques-uns. Il était de mon devoir de leur apprendre ce que je savais. Après la leçon, je me mis à réfléchir à la possibilité d’écrire, moi aussi, un traité sur l’art du combat. Ainsi, les générations futures pourraient en profiter.

Le jour n’allait pas tarder à tomber quand Aryana arriva. Elle était déjà en tenue de voyage. Je quittais alors les guerriers pour monter dans mes appartements pour prendre mes dernières affaires. Je la conduisis ensuite à nos parents qui s’entretenaient. L’au-revoir fut solennel. Les parents d’Aryana, au fait de sa malédiction ne l’accueilleraient plus chez eux comme une fille mais comme une femme. Ils avaient l’impression de la perdre deux fois. Sa gentillesse avec eux leur mit de baume au cœur. Ils furent tout aussi polis et gentils avec moi. Je saluai avec respect l’une des plus anciennes familles de notre royaume. Après avoir salué mes parents, nous partîmes pour la cour où nos dragons nous attendaient. Aryana monta sur Irskagna et moi sur Arsvagnir. Ce dernier commanda à la femelle de le suivre et de ne surtout pas le perdre de vue. Les deux dragons s’envolèrent pour le Sud alors que le Soleil disparaissait. Ils passèrent souvent au ras du sol pour éviter à ma moitié de se faire brûler. Arrivés à l’océan, ils suivirent la côte jusqu’à la crypte. Le Naufrageur nous y attendait. Arsvagnir atterrit le premier pour ouvrir la voie. La monture d’Aryana suivit aussitôt. Nyklaus nous accueilli en nous disant :
« Bienvenue aux jeunes mariés sur mon navire. Je vois que vous avez un dragon supplémentaire.
_Elle s’appelle Irskagna. »
Bien que méfiante, cette dernière faisait entièrement confiance à sa nouvelle amie. Aussi grogna-t-elle :
« C’est un honneur pour moi que de vous rencontrer. J’ai vu que vous êtes amis avec ma nouvelle amie. Par conséquent, tant que vous ne provoquez pas, je vous considérerai comme tel.
_Loin de moi l’idée de vous provoquer, je vous en assure.
_Nyklaus, fis-je.
_Oui, Gilgalad, qu’y a-t-il ?
_Il faut appareiller en vitesse. Le vent est avec nous, il faut en profiter pour nous éloigner aussi vite que possible du rivage.
_C’est d’accord. »

Il partit aussitôt pour s’occuper de tout ce qu’il fallait pour le navire. Nous étions de nouveau à bord, prêts à partir pour le Nippon et ses terres enchanteresses.

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Von Essen
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Lun 3 Nov 2014 - 10:21

Je suis tenté d'envoyer une missive à ce pauvre Imrik : "Cher roi, vos deux jeunes mariés à qui vous avez de surcroît offert un dragon ne sont pas du tout partis pour se battre dans les terres des hommes, mais pour faire du tourisme à l'autre bout du monde !"  Devil

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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Lun 3 Nov 2014 - 14:42

Si tu as bien lu, on ne va pas faire que du tourisme Innocent
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Ven 7 Nov 2014 - 20:03

Après le retour de Gilgalad et de sa femme à bord de mon navire Le Naufrageur, nous priment la route du Grand Océan pour se diriger vers la Forteresse Elfique, située dans les Terres du Sud.
7 jours s'étaient déjà écoulés sans interruption, lorsque je détecta la présence d'une créature ayant une aura similaire à celle d'un dragon âgé de plusieurs millénaires. Décidé à vaincre la Soif Rouge, je décida d'aller l'affronter en présence de mes hôtes, si ils le désiraient.

Je fis la proposition à Gilgalad et à sa femme de me rejoindre dans une salle située au sous-sol, qui était ma "ménagerie d'animaux". Moins d'une dizaine de minutes s'écoula avant qu'ils ne me rejoignent dans cette salle immense.
Je vis alors leur stupéfaction devant la présence de tant de créatures. Je leur expliqua que je ne les avait pas hypnotisés, comme beaucoup le croient, mais que je leur avait donné la force de se rebeller contre leurs anciens maîtres qui les martyrisaient. Je leur montra les blessures diverses de ces magnifiques créatures. Un Wyrm des Mers avant de profondes blessures à cause des elfes noirs, un serpent des mers avant une nageoire coupée à cause des hommes de l'Empire,... La liste était fort longue et je m'occupais d'eux comme un père s'occupant de ses enfants. Malgré tout, j'avais un problème dont je leur fit part : un dragon des mers ne voulaient pas me laisser lui enlever une épée profondément enfoncée dans son dos; je demanda à Gilgalad si il voulait bien rassurer cette créature en lui parlant en Draconique, la langue des dragons. Aussitôt dit,aussitôt fait !

Après cette tâche achevée, je leur fit pars du vrai sens de mon invitation ici même : si ils souhaitaient m'accompagner afin d'appuyer mon hypothèse, aux autres vampires restés à la taverne, que les descendants ou les ancêtres des dragons suffisamment âgés puissent nous libérer de la Soif.

Gilgalad et Aryana acceptèrent. Je leur annonça de prendre leurs dragons afin de les amener sur l'île pendant que je me débrouillerais pour y aller. Gilgalad, un peu intrigué, me dit: "Comment compte-tu y aller sans transport et y arriver avant nous ?
- As-tu oublier de quoi je tiens ma magie ?
- Ah... Oui d'accord, j'ai compris"
Et ils s'envolèrent alors que je regardais ces créatures majestueuses qu'étaient les dragons tout en pensant : " Un jour j'aurais comme confident, compagnon d'arme et monture un dragon". Et je partis vers l'île qui était situé à plus de vingt kilomètres de mon navire... 3 minutes plus tard j'étais déjà arrivé, et j'attendais mes camarades qui arrivèrent une minute plus tard.

"Je vous préviens, leur dis-je, vous êtes seulement ici pour voir si tous se passe bien si je réussis à vaincre la Soif et pour témoigner, Gilgalad, fait moi pensé à te demander de m'apprendre le Draconique, cela peut toujours servir"
Et nous nous dirigeâmes vers l'entrée d'un grotte à demi dissimulée entre les fougères... Quelques minutes s'écoulèrent avant que nous débouchions sur un espace aussi large qu'une arène. Au centre, nous aperçurent un Wyrm des Mers d'une taille considérable, aussi grand que le dragon de Gilgalad. Émerveillé par sa beauté et son aura de puissance, j'étais malgré tout résigné à le tuer, même si cela signifiait tuer l'un des plus anciens Wyrms des Mers de ce monde. Je lui dit alors : " Au puissant Wyrm, je viens te défier"
Il répondit d'une voix caverneuse et puissante : "Je sens le mal en toi, tu dois être un vampire, et pourquoi y a-t'il deux autres de ton espèce ?
- Je suis bien un vampire, mais je vous promets sur mon honneur que ces autres confrères ne vous attaquerons pas même si je meurs lors de ce combat
- Qu'est-ce qui t'amène créature des ténèbres?
- Je viens expérimenté si on peut vaincre sa Soif d'une manière différente que de tuer un dragon.
- Et tu pense que tuer un des ancêtres des dragons sera la même chose ?
- Il faut toujours essayé. A la fin du combat, je vous promets que je n'utiliserais jamais votre cadavre à mes fins, je le brulerais juste après si je gagne.
- Alors que le combat commence"

Et je dégaina mon épée en fonça vers mon adversaire pour en finir le plus vite possible. Mais c'était sa compté sur sa vitesse considérable pour sa taille. Il réussi à faire couler le premier sang en me faisant une blessure superficielle sur ma poitrine. Je réussis en réponse à lui coupé la patte malgré la résistance de sa peau. Malgré tout, je n'étais pas assez préparé à faire face à la fureur dans laquelle il plongea juste après. Les coups pleuvaient et ma lame fut brisée, sans que l'esprit du Wyrms des Mers contenu à l'intérieur ne s'échappe, alors que mon armure partait en miettes sous les coups de griffes et les morsures de cette créature. Ce combat s'était achevé en peu de temps et je me trouva sous la patte alors qu'il s'apprêtait à m'achever. Il dit alors : " la fureur dans laquelle je suis tombé fait parti de la raison de ta défaite, mais aussi du poison contenu dans tes veines, que je t'ai inculqué".

A ces mots, il abattit sa queue... Que je bloqua avec la seule force de mon bras.
"Comment est-ce possible ?" Dit-il
- je t'explique, je possède en moi un pouvoir m'immunisant aux poisons, mon corps vient juste de l'identifier et l'a éliminer.
- C'est impossible !
- Et pourtant...
Alors que je disais ces mots, il m'envoya valser de l'autre côté de la grotte et je m'évanouis. Alors qu'il se rapprochait, le vent de l'Ombre se condensa autour de moi, de telle manière que j'en fut complètement imprégné. Le vent me releva alors, me forçant à continuer le combat car il me soutenait. Le Wyrm fonça sur moi pour m'écraser contre la paroi, Ulgur me fit alors effectué un mouvement qu'aucun mage ne connaissait : je fusionna avec les ombres et apparu juste derrière le Wyrm. Je lui donnai un coup de poing si fort que je sentis ses os se brisent sous ma force renouvelée. Il l'attaqua alors et Ulgur me surprit une fois encore : mon corps avait été interverti avec une ombre alors qu'il tentait de me frapper, et dès qu'il s'éloigna, surpris, mon corps revint à sa place d'origine. Ulgur me surprit une dernière fois : la pièce devint toute noire et seul moi pouvait voir clairement. J'en profita donc pour le tuer en enfonçant ce qui restait de ma lame dans son cœur. Peu après, l'obscurité disparut et Gilgalad et Aryana m'aperçurent à genoux, l'épée levée et brisée, près du cadavre du Merwyrm.

Je leur dit alors : "C'est le moment de vérité!"
Et je commença à boire le sang de cette créature. Cet élixir avait le goût de la mer, comme lorsque je m'étais abreuvé pour la première fois. Après avoir bu de tout mon saoul, le sang fit effet avec une puissance gigantesque : j'avais l'impression de mourir à nouveau. Deux minutes d'horreur dans lesquelles je resta conscient, où je sentais mon corps se modifier. Après cela, je me releva, empli d'une vigueur nouvelle et avec l'impression de ne plus avoir soif. J'avais réussi ! Ma théorie était bonne ! De plus, le Wyrm m'avait transmis plusieurs capacités par son sang : j'étais dès lors totalement immunisé aux poisons et je pouvait entré dans la même fureur que lui. Du fait de ma nouvelle puissance, mon armure se régénérait d'elle-même, ainsi que mon épée. Je m'avança alors vers Gilgalad : "J'ai gagné ce combat, je vais brûlé sa dépouille. Mon hypothèse est vérifié mais je veux en être sur. Ah ! J'oubliais, enseigne moi tout ce que tu peux et veux, car j'ai gagné ce combat grâce à la magie, je dois encore m'améliorer en combat malgré tout ce que je connaît dans ce domaine."

Nous sortîmes trois minutes plus tard, sous un soleil éclatant. Je m'avança jusqu'à la limite entre la luminosité et l'ombre, puis prenant une grande inspiration, je m'avança. Je regarda mon corps et remarqua qu'il ne se désagrégeait pas. Je profita alors des rayonnements du soleil dont j'avais oublié les effets pendant quelques secondes. Je dit à Gilgalad : "Je comprends ton plaisir quand tu fais face au Soleil, cela fait tellement de bien. Dame Aryana, je souhaite que vous soyez bientôt libérer de cette malédiction.
Maintenant nous pouvons rejoindre le Naufrageur. Dame, si vous le désirer, je peux vous envelopper d'une chape d'ombre pour vous protéger des rayons du Soleil"

Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes sur le Naufrageur, qui repris sa route vers le Nippon.
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Gromdal
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Jeu 20 Nov 2014 - 20:43

Sieur Gilgalad

J'espère que mon brave messager ailé saura vous trouver profitant pleinement de votre voyage. (Je serais d'ailleurs bien aise si vous lui donniez quelque de quoi le sustenter.) Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, mais je suis Aramir, ami de Gromdal qui me demande de vous écrire de sa part. En effet ces moyens de communications sont terriblement réduits car sa forteresse est assiégée par une Waaaagh gobeline menée par un chef de guerre nommé Maté'Matik, ce qui l'oblige à se consacrer pleinement à la défense du Karak. Cependant, durant ses heures perdues il pense toujours à vous à et à vos amis respectifs. C'est pourquoi il m'a demandé de vous joindre ce croquis qu'il a dressé de votre personne.

Ne vous ayant jamais rencontré en personne, je ne peux juger de son adéquation avec la réalité, et ne peux qu'en déplorer la piètre qualité. Après tout, son dessinateur reste un nain. (Je crois d'ailleurs que ce que vous tenez dans votre main droite est sensé être une épée longue). Cela dit je suis curieux d'en voir une version terminée, et j'espère qu'il en fera une.

En vous souhaitant un agréable voyage dans les eaux de Nippon,


Aramir Illuvil
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Gilgalad
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Jeu 27 Nov 2014 - 11:02

Nous repartîmes aussitôt. Il fallait arriver à Nippon aussi vite que possible car la guerre dans les terres des Hommes n’attendait pas. Poussés par des vents favorables très forts, nous arrivâmes pendant la nuit en vue de la forteresse du Crépuscule, forteresse elfe au bout de la Lustrie. Au lieu de nous y arrêter, nous continuâmes notre route. Aussitôt, nous passâmes le détroit de Von Essen. Je savais qu’il était impressionnant mais malheureusement, il faisait nuit quand nous le franchîmes. J’étais sur le pont à parler avec Aryana. Nous parlions de ce que nous pourrions faire plus tard, une fois la guerre terminée. Nous ne pourrions rentrer en Ulthuan. Aussi, nous décidâmes de défendre les terres des Hommes pour toujours. Car c’était l’un de seuls endroits où aller. La tour nous convenait mais il allait falloir agrandir notre domaine et pour cela massacrer un certain nombre de peaux-vertes dans notre zone. Nous regardâmes les étoiles malgré la lune du chaos. Quelque part là-haut, nos ancêtres nous regardaient. Nous espérions qu’Isha et Asuryan puissent nous aider dans la lutte qui s’annonçait. Les Asurs n’étaient plus ce qu’ils étaient autrefois. La dernière fois que nos armées étaient invincibles remonte à Morvæl ou bien à Tethlis le Tueur. On raconte aussi que l’âme d’un dragon, si elle est pure, allait parmi les étoiles lorsqu’il mourrait. J’espérais que celle du dragon que j’avais tué y soit allée. Tout autour de nous, des zombies s’occupaient du navire. Ils nous évitaient en permanence. Je n’essayai pas de les contrôler car cela serai une insulte envers notre hôte. Ma femme me rappela alors :
« N’oublie pas que tu dois lui apprendre le draconique. Et que l’on doit le former au combat.
_C’est vrai. Toutefois je ne lui apprendrais pas l’art des Maîtres des Epées. Seuls des elfes ont le droit de l’apprendre. C’est la même chose pour certains secrets des Princes Dragons et leur manière de se battre. Il faut un esprit elfe pour pouvoir appréhender certaines choses.
_C’est vrai. Je ne pensais pas à cela.
_Je sais. Et si nous commencions tout de suite ? »

Nous nous levâmes aussitôt et partîmes pour nous équiper. Entrainés, cela fut fait très rapidement. Chacun de nous deux savait exactement ce qu’il fallait faire et dans quel ordre. Après avoir pris nos épées, nous allâmes vers la salle d’arme, non loin. Nous vîmes que Nyklaus y était déjà. Je lui dis alors :
« Cela tombe bien. Ta première vraie leçon va avoir lieu aujourd’hui.
_Comme vous voulez. »
Je m’avançai, suivi par mon épouse. Je savais déjà ce par quoi j’allais commencer. Je lui dis alors que la première règle pour atteindre une grande efficacité n’était pas seulement de savoir manier l’arme mais de la connaître. Par là, je voulais dire qu’on ne devait faire qu’un avec elle et la considérer comme une simple extension de notre bras. La première séance fut ainsi très différente de ce à quoi il s’attendait. Car pendant dix heures consécutives, entrecoupées de petites pauses, je lui appris à ne pas seulement se fier à sa vue mais aussi à tous ses autres sens. Aryana et moi lui montrèrent l’exemple en faisant un duel avec un bandeau sur les yeux. Aucun de nous ne blessa l’autre ou ne toucha l’un des murs. On devait pouvoir se battre dans le noir le plus complet et en même temps savoir où se trouvaient nos alliés, nos ennemis, les différents obstacles, tout en combattant aussi bien qu’en pleine lumière. Tel était l’entraînement que nous avions subi à Caledor ou à la Tour Blanche de Hœth. A la fin, il avait déjà fait des progrès extraordinaires. Ses déplacements quand il s’entrainait avaient quelque chose de gracieux. Il n’avait pas seulement appris à se battre parmi les humains, cela se voyait. Mais ses coups en revanche, étaient grossiers, du moins pour un elfe. Son principal avantage dans un combat était la magie qui pouvait l’aider et une certaine technique. Mais il était loin d’avoir le niveau pour vaincre un Buveur de Sang. Toutefois, si on continuait à l’entrainer, il aurait bientôt la capacité de le faire. A la fin, nous rentrâmes dans notre chambre. Aryana me dit alors :
« Il a l’air d’être plutôt respectueux pour un humain. Au moins il n’est pas aussi vantard que la plupart d’entre eux. Il a l’air d’avoir conscience de ce que sont les Princes Dragons.
_C’est vrai que cela facilite grandement son apprentissage. Toutefois on a un problème.
_Lequel ?
_Il faudra qu’il s’exerce sur de vraies personnes, pas juste en nous affrontant. C’est dans un combat à mort que l’on peut réellement progresser.
_Cela ne devrait pas être trop difficile. Nos ennemis jurés ont tendance à venir sur cet océan pour attaquer Cathay et Nippon.
_Hm, c’est vrai. Je t’ai déjà dit que tu étais parfaite lui dis-je en souriant ?
_Pas besoin de me le dire. Je le sais déjà. »

Je lui souris encore plus fort et la renversa sur le lit pour la chatouiller. Après plus d’une heure ainsi, nous décidâmes d’un commun accord de voler un peu sur nos dragons respectifs. Ce ne fut que plusieurs plus tard que nous rentrâmes. Le vol de nuit était quelque chose d’extraordinaire. Un jour, un Prince Dragon avait dit que c’était comme le vol en pleine journée, mais de nuit. Il avait tord sur un point, c’est beaucoup plus grisant la nuit. Le vent d’Aqshy nous suivait absolument partout et nous donnait chaud. Cela nous forçait à prendre très souvent des bains pour pouvoir refroidir nos corps. Nous cherchâmes pendant tous nos temps libres, c’est-à-dire en dehors des entraînements de Nyklaus qui duraient une dizaine d’heures par jour, à chercher dans les livres emportés avec nous les raisons de ces effets. Malgré de nombreuses lectures et relectures, nous ne trouvâmes aucune réponse. Mais les livres que l’on avait pris avec nous n’étaient qu’une petite fraction de ce qu’il y avait chez nous, dans notre tour. En parlant de celle-ci, j’avais oublié de vous dire que des zombies et des squelettes avaient commencé à édifier des remparts et des annexes directement reliées. Tout cela serait prêt à notre retour. Le but final était d’avoir une véritable forteresse gardant le sud de l’Empire dans quelques années. Avec le nombre adéquat de soldats squelettes évidemment. Mais cela n’était pas notre préoccupation première. Chaque nuit, nous passâmes plusieurs heures à patrouiller plus ou moins loin du Naufrageur. Le but était de trouver des ennemis à affronter pour que Nyklaus puisse s’exercer. Lorsque nous fûmes approximativement à cinq jours de la pointe Sud de Nippon, notre vœu s’exauça. Nous repérâmes trois navires Naggarothii qui venaient droit dans notre direction. Nous allions les rencontrer dans la journée. Nous rentrâmes aussitôt sur le navire pour annoncer la bonne nouvelle à notre hôte. Celui-ci fut heureux. Il allait pouvoir enfin combattre de vrais ennemis et n’allait pas affronter de guerriers qu’il ne pouvait vaincre sans l’aide de la magie. Je lui donnais alors les consignes suivantes : il ne pourra pas utiliser la magie, sauf s’il n’a vraiment aucune autre solution, Aryana et moi n’interviendront pour lui sauver la vie qu’en cas d’absolue nécessité. Il les accepta sans rechigner. Il se proposa tout de même pour invoquer un nuage de brumes pour protéger ma chère et tendre du Soleil. Elle accepta immédiatement. Puis il se retira dans sa cabine pour se préparer. Nous rentrâmes dans notre suite pour prendre un bon bain. Comme d’habitude, chacun déshabilla l’autre avant de se glisser dans la baignoire. Nous y restâmes longtemps. Nous parlâmes de tout et de rien. Cependant, une bonne partie du temps, nous mîmes au point un plan pour aider l’Empire. Il incluait la relève de milliers de cadavres, frais ou non. Chacun de nous deux savait que la guerre serait la pire qu’ait connu le monde depuis la Déchirure quand le Vortex avait failli être détruit.

Après être sortis, chacun habilla l’autre pour l’aider à enfiler toute son armure. Les Naggarothiis nous connaissaient parfaitement et nous craignaient, particulièrement ceux qui faisaient des raids sur les terres des Hommes. La simple vue de nos armures et de nos monstres leur enverrait un message fort. Ce ne fut que deux heures plus tard que nous fûmes près. Nous avions nos heaumes au bras, les épées dans les fourreaux et les boucliers déjà passés. Nous sortîmes sur le pont. Nyklaus avait déjà invoqué un immense nuage de brumes. Il nous attendait. Tout comme Arsvagnir et Irskagna, la dragonne de ma femme. Les navires ennemis étaient très proches. Je dis alors à notre hôte :
« On prend chacun un navire.
_Bien, comme tu veux.
_Allons-y. »
Le navire manœuvra pour se placer sur la route des bâtiments ennemis pendant que mon épouse et moi montâmes sur nos montures. Tout alla très vite. Rapidement nous descendîmes sur les navires. Chacun de nous en avait un à sa charge. Le massacre put alors débuter. Je ne pus voir les combats d’Aryana et de Nyklaus que de temps à autre mais ce que je voyais me convenait. Je parais et je contre-attaquai à une vitesse surnaturelle, même pour des elfes. Chacun de mes coups tuait un Naggarothii. Aucune de leurs attaques ne trouvait une faille dans ma garde ou dans mon armure. Après plusieurs minutes, j’avais tué presque tout l’équipage. Je vis alors s’avancer face à moi une sorcière. Elle me lança une centaine de petites lames effilées comme des poignards. Je me baissa et m’abrita entièrement derrière mon bouclier enchanté. Je m’ouvris au vent d’Aqshy et le vit tout autour de moi. Prononçant quelques mots, je le rassemblai dans ma main gauche en une grosse boule et le lança sur la sorcière. Elle tenta tout ce qu’elle pouvait pour la détourner mais échoua. Elle fut carbonisée immédiatement et brûla dans d’atroces cris qui ne m’atteignirent pas. Face à moi, un souffle me projeta à l’autre bout du navire. Après être arrivés, quelqu’un me tomba dessus. C’était le capitaine du navire.

Je l’empêchais de bouger et lui demanda pourquoi il était aussi au Sud. Voyant que de toute manière, je trouverai la réponse, il me répondit qu’il cherchait une Arche Noire. Il voyait que l’on ne s’y attaquerait pas. Ce n’était pas tout de détruire trois petits navires mais affronter une véritable forteresse flottante avec plus d’une dizaine de milliers d’elfes était autre chose. Il me dit aussi que le Traître avait donné l’ordre de suspendre les assauts vers Ulthuan pour défendre le Nord. Ayant les informations que je voulais, je l’achevai rapidement. Je me tournai alors vers mon plus vieil ami. Il me dit par la pensée que c’était bien ce que nous craignons. Ils étaient eux-mêmes envahis par les démons ce qui expliquait l’absence de raids ces deux dernières années. Je rejoignis alors Aryana sur le navire qu’elle avait attaqué. Elle avait eu les mêmes informations. Puis nous allâmes ensembles sur le navire abordé par notre hôte. Il avait réalisé ce que je lui avais demandé. Je demandais alors à Arsvagnir s’il avait bien utilisé les techniques apprises et respecté mes consignes. Mon ami dragon me répondit par l’affirmative. Je félicitai sobrement Nyklaus, les pensées occupées par ce qu’avait dit le capitaine ennemi. Aryana s’était visiblement nourrie. Nous remontâmes à bord du Naufrageur. Nous devions analyser le combat. Arsvagnir me projeta dans ma tête ce qu’il avait vu du combat et ainsi je pus voir ce qu’il avait fait de bien ou non. Une fois dans la salle d’arme, je le lui expliquai. Il comprit absolument tout. Nous fîmes alors plusieurs enchaînements destinés à voir s’il avait retenu les leçons. C’était le cas. Ses parades et ses contre-attaques étaient plus assurées et plus vives. Même si cela n’était pas suffisant si je voulais déployer tout mon talent, je fis en sorte d’avoir le niveau approximatif de la plupart des seigneurs de nos ennemis. Il combattit remarquablement bien durant les deux heures qui suivirent. Là encore, je lui expliquais les points à améliorer et lui donnai une série d’exercices à faire tous les jours.

Les journées passèrent les unes après les autres. Le vent nous était toujours favorable. Les entraînements rythmaient notre vie à bord du Naufrageur. Nyklaus progressait de jour en jour. Je pris également en charge d’apprendre à ma femme toutes les tactiques qu’elle ne connaissait pas. Je fis de même pour tous les styles de combat. Un jour, alors qu’il faisait nuit, je sortis sur le pont. C’est alors qu’un oiseau m’arriva droit dessus et se posa en catastrophe devant moi. Je vis qu’il portait un parchemin à une patte. Je le détachai et emmena la créature ailée avec moi dans notre suite pour éviter qu’elle ne se fasse manger. Puis, je demandai à un zombie d’aller lui chercher des graines pour le nourrir. Une fois arrivé, Aryana me demanda ce que je portais. Je lui répondis :
« Apparemment c’est un message.
_De qui donc, demanda-t-elle, curieuse ?
_Je n’en sais rien mais c’est peut-être un elfe. Sinon Rabe aurait été utilisé.
_Nos parents ?
_Je ne crois pas, ils ne nous contactent que rarement et ils ne doivent pas le faire tant que nous ne sommes pas rentrés.
_Bien, alors lisons-le. »
J’ouvris le message. Il contenait cela :

Sieur Gilgalad

J'espère que mon brave messager ailé saura vous trouver profitant pleinement de votre voyage. (Je serais d'ailleurs bien aise si vous lui donniez quelque de quoi le sustenter.) Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, mais je suis Aramir, ami de Gromdal qui me demande de vous écrire de sa part. En effet ces moyens de communications sont terriblement réduits car sa forteresse est assiégée par une Waaaagh gobeline menée par un chef de guerre nommé Maté'Matik, ce qui l'oblige à se consacrer pleinement à la défense du Karak. Cependant, durant ses heures perdues il pense toujours à vous à et à vos amis respectifs. C'est pourquoi il m'a demandé de vous joindre ce croquis qu'il a dressé de votre personne.

Ne vous ayant jamais rencontré en personne, je ne peux juger de son adéquation avec la réalité, et ne peux qu'en déplorer la piètre qualité. Après tout, son dessinateur reste un nain. (Je crois d'ailleurs que ce que vous tenez dans votre main droite est sensé être une épée longue). Cela dit je suis curieux d'en voir une version terminée, et j'espère qu'il en fera une.

En vous souhaitant un agréable voyage dans les eaux de Nippon,

Aramir Illuvil
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Il contenait également une image. Mon épouse me sourit et me dit :
« Je vois qu’il est encore là ce fameux Aramir, toujours fidèle au poste. C’est d’ailleurs l’un des seuls elfes qui n’est pas calédorien que tu estimes un minimum je crois.
_En effet. Cela dit, je vais lui répondre immédiatement pour ne pas oublier de le faire. »
Je lui écrivis alors ce message :

Sieur Aramir,

Recevoir votre lettre m’a comblé de joie. En effet, j’en reçois peu. Je n’ai jamais eu l’honneur de vous rencontrer. Cependant, c’est plus de ma faute car je n’ai jamais jugé nécessaire de m’attarder plus que le strict minimum à la cour de Lothern. J’ai dû y rester guère plus d’un mois en cumulant tous mes passages. J’espère que Lothern est toujours sauve et ne souffre pas trop de la guerre. J’espère également pour vous que le commerce se passe plutôt bien étant donné les circonstances dans les terres où j’habite la plupart du temps.
Nous sommes entrés cette nuit dans les eaux proches de Nippon et nous remontons la côte vers le Nord-Est de l’île pour rencontrer une vieille connaissance.
Par votre lettre j’ai appris que la forteresse de notre seule connaissance commune parmi le peuple des Nains était assiégée. Si jamais il a besoin de renforts pour lever le siège, faites-le moi parvenir et je ferrais au mieux, quitte à écourter mon voyage pour rentrer là-bas et montrer à ces peaux-vertes comment on fait du gobelin grillé.

En ce qui concerne le dessin, vous pourrez dire à Gromdal qu’il reste légèrement perfectible dans certains points. En effet, les pièces d’armures recouvrent toute la surface (sauf la tête) et sont ornées de dragons représentant Caledor. Mais sinon, c’est plutôt réaliste même si c’est un nain qu’il l’a fait.

Je prie Isha pour que vous-même et votre famille vous portiez bien. Que la force des dragons veille sur vous et puisse vous aider.

Yrellian Gilgalad Le Tueur des Démons, Seigneur Dragon de Caledor
Le Naufrageur, quelque part au large des côtes du Nippon
Le cinquième jour de la troisième Lune d’Automne

Une fois cela fait, j’accrochais le message à la patte de l’oiseau qui avait eu le temps de se reposer et de se sustenter. Aryana et moi sortîmes pour lui permettre de s’envoler. Nous le lâchâmes au niveau du bastingage pour qu’il ne se prenne pas de corde ou autre. Nous le suivîmes jusqu’à ce que même nos yeux ne puissent le suivre. Il était alors déjà loin. Nous rentrâmes à l’intérieur et profitâmes autant que possible du temps qui restait avant de faire l’entraînement de Nyklaus. La discussion porta rapidement sur le siège de Karak Grom. Nous ne doutions qu’elle puisse tenir mais il n’était pas sûr qu’elle puisse briser le siège de l’intérieur car les forces naines étaient limitées. Or nous avions un certain nombre de squelettes et de gardiens des cryptes à disposition. En effet, l’avantage du Col du Feu Noir est que nombres de bataille a eu lieu ici dont une très célèbre. Le nombre de squelettes de toutes sortes disponibles est immense. Nous avions donc très facilement de grosses armées pour défendre la passe. Un roi d’antan commandait tout cela. Nous pouvions donc envoyer des renforts briser le siège et les faire repartir dans la foulée. Le principal problème étant la distance. Ce qui avait fait que nous avions offert nos services pour intervenir directement à dos de dragon. Notre discussion fut interrompue au moment où nous devions nous préparer. Ainsi commença une nouvelle journée qui se déroula comme les précédentes.
Ce fut trois jours après l’arrivée du message que nous accostâmes, de nuit, dans une crique où l’on pouvait débarquer facilement à même la terre ferme. Aryana, Nyklaus et moi nous enfonçâmes avec Siegfried à l’intérieur des terres. Mon épouse et moi prîmes la tête. Nous étions déjà venus par ici auparavant et nous connaissions le chemin.

Autour de nous, il y avait une épaisse forêt. Sans trop de surprises, les animaux nuis fuirent. Les arbres succédèrent aux arbres. Sensibles aux rayons de l’astre du jour, ma moitié et Siegfried durent souvent mettre de grandes capuches pour se protéger de ses rayons. Cependant, ils furent émerveillés devant une telle beauté. L’automne toucherait bientôt à sa fin et les arbres avaient des feuilles de toutes les couleurs. Pour dire la vérité, il n’y avait d’endroit plus beau au monde qu’en Ulthuan. Nous mîmes presque une journée entière à parvenir à la petite ville où j’avais l’une de mes connaissances. J’avais rencontré ce seigneur alors que je faisais un voyage. Je n’étais pas encore un vampire. Nous restâmes en contact depuis ce moment.

Je venais de débarquer. Ma mission était de récupérer un artéfact datant d’avant la Déchirure. Je savais approximativement où chercher mais je ne connaissais absolument pas la région. Je m’étais presque perdu à un moment dans cette même forêt et ne savais guère où aller. C’est à ce moment que j’entendis le bruit d’un combat, l’acier frappant l’acier et les vociférations d’hommes. Je me dis que le fait d’aller voir l’éventuel vainqueur pourrait me donner des indications supplémentaires. Quelques minutes plus tard, je parvins sur les lieux du combat. Il me suffit d’une fraction de seconde pour analyser la situation. Une cinquantaine d’hommes avaient tendu une embuscade à un ce qui était visiblement un noble et à son escorte. Cette dernière était presque entièrement massacrée et n’avait aucune solution de repli. Mais ils luttaient encore et toujours, essayant d’emporter autant d’ennemis dans la mort que possible. Il ne me fallut guère plus de quelques secondes pour prendre ma décision. Mentalement, j’ordonnai à mon coursier de charger. Tout en criant un cri de guerre, je chargeai droit devant. L’impact fut terrible. Je moulinai et massacrai un homme à chaque coup d’épée. Ces derniers, abasourdi commencèrent à refluer avant de s’enfuir dans les bois. Ce fut ainsi que nous nous rencontrâmes. Il s’appelait Hiro Katsubo et était le seigneur de ce territoire. Il voulait rejoindre sa capitale. Je comprenais ce qu’il disait car j’avais appris cette langue à la Tour Blanche. Il me proposa de l’accompagner. Je vis l’intérêt d’avoir un allié dans cette contrée inconnue. J’acceptai aussitôt. Poli, je descendis de mon cheval pour pouvoir aller à son rythme.

C’est ainsi que naquit notre amitié, forgée par plusieurs batailles peu après. Il rencontra Aryana à plusieurs reprises.
Nous continuâmes notre route sans nous arrêter. Il fallait arriver le plus vite possible là-bas pour ne pas faire de mauvaises rencontres. Il m’avait prévenu qu’il y avait souvent des démons qui descendaient des montagnes pour aller vers la côte et vers l’intérieur des terres. Nous mîmes deux jours pour arriver car je savais qu’il fallait éviter certains endroits regorgeant de pièges. Il faisait presque nuit quand nous arrivâmes devant la petite ville. Ayant découvert ma tête, et Mathilda pouvant le faire grâce à l’obscurité, les quelques gardes nous laissèrent passer même si je pus les entendre chuchoter à propos des deux personnes nous accompagnant. Cela ne m’étonna guère. Les visiteurs n’étaient guère courants par ici. Je me dirigeai sans attendre vers la maison de mon ami. Elle était toujours en place, trente ans après mon dernier passage. J’entrai avec ma femme et mes amis. Ce fut lui qui nous accueillit :
« Je suis heureux de voir que tu as réussi à venir jusqu’ici sans embrouilles. Cela m’enchante de te voir.
_Je le suis également. Puis-je te présenter deux de mes amis ? Voici Nyklaus et Siegfried, dis-je en désignant les deux vampires. Le premier a vaincu la malédiction.
_C’est un honneur pour moi que de les rencontrer. Gilgalad sait choisir ses amis et vous pouvez être honorés qu’ils vous ait décrits comme tels. »
Nyklaus lui répondit avec toute la politesse qu’il pouvait montrer. Siegfried fit de même après. Hiro porta alors son regard sur ma moitié. Il me dit aussitôt :
« Quelque chose s’est-il passé entre vous ? Vous êtes différents, plus… épanouis, je dirais.
_En effet, nous nous sommes mariés il y a plus d’une semaine sur Ulthuan.
_Hé bien je crois que les félicitations sont de rigueur alors.
_Je vous en remercie grandement, seigneur, répondis Aryana. »
Pour fêter cela, il décida de faire un grand repas immédiatement.
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MessageSujet: Re: Voyage de Noces de Gilgalad   Mer 28 Jan 2015 - 12:56

Comme prévu, il fut somptueux. Il dura jusqu’au bout de la nuit. Chacun de nous donna des nouvelles de tout ce qui s’était passé entre-temps. Hiro fut impressionné par nos histoires respectives. Tout comme nous le fûmes par la sienne. Depuis notre séparation, il était devenu l’un des plus puissants seigneurs de Nippon, provoquant la jalousie de ses semblables du Sud de l’archipel. Ainsi, ils étaient en guerre encore une fois. Et ce malgré les forces du chaos qui arrivaient régulièrement sur le pays. Ils avaient eux aussi été envahis par les démons mais avaient pu les repousser lors d’une grande bataille aux portes de la capitale. Pour la première fois depuis des centaines d’années, des armées de tous les fiefs se battirent ensembles contre un seul ennemi. Il avait, lui, Hiro Katsubo reçut l’immense privilège de commander cette armée au combat. Je le félicitai aussitôt.
Alors que le banquet se terminait et que j’allais me coucher avec mon épouse, je vis Rabe en personne sur le rebord de la fenêtre avec un message à une patte. Après l’avoir détaché, je le nourris et lui dit qu’il n’y aurait pas de réponse. Il s’envola aussitôt. Le message disait cela :

Cher Gilgalad.
J'ai eu vent des problèmes que rencontre Gromdal. Il semblerait que vous êtes en contact tous les deux. Donc si jamais il vous fait parvenir une demande de renforts, prévenez-moi. Je suis plus proche du lieu dit et je pourrais sans peine prendre le commandement des troupes mort-vivantes à proximité. Ainsi, nous lui viendrons en aide, sans pour autant raccourcir votre voyage.

Que Morrslieb vous éclaire,

Dame Arken, Comtesse d'Argent,
Taverne de la non-vie.

Aryana me dit alors :
« Bon, au moins on n’aura pas besoin d’aller là-bas. C’est déjà ça de gagner.
_En effet, nous pouvons être tranquilles. »
Nous nous couchâmes aussitôt pour une bonne journée réparatrice. La nuit suivante fut consacrée à la visite des environs et à l’entraînement de Nyklaus. Il progressait de plus en plus vite et s’améliorait à chaque fois. Il n’essayait pas de nous contredire car il savait qu’il n’avait rien à nous apprendre en matière de combat que ce soit à l’épée, à la lance, à la hallebarde, à l’épée à deux mains ou autres. Jusque-là, il s’était reposé sur quelques qualités mais maintenant cela ne suffisait plus. Aryana enseigna aussi quelques petites choses à Siegfried. Nous passâmes ainsi le plus clair de notre temps. Le seul événement important fut un combat contre des assassins. Comme nous n’étions que tous les quatre, ma femme et Siegfried en profitèrent pour se nourrir. Le fait de pouvoir passer du temps dans un environnement féérique nous faisait un bien fou. Il nous renforçait si bien que les deux vampires n’ayant pas encore vaincu la malédiction ne ressentirent presque jamais le besoin de se nourrir. Les seules choses inquiétantes qui nous parvenaient étaient les nouvelles d’Ulthuan. Elles étaient terribles car l’Île avait à nouveau replongé dans la guerre civile. Ils avaient tenté de nous le cacher pendant le mariage pour ne pas le gâcher mais plus maintenant. Nous leur en voulûmes au début mais nous comprîmes pourquoi ils avaient fait ça. Cela expliqua aussi la réaction d’Imrik quand j’étais là.
La guerre n’était jamais loin, surtout pour des Princes Dragons. Alors que nous étions en train de nous entraîner avec Nyklaus et que le quatrième vampire chassait du gibier pour le village, un aigle géant se posa. Je reconnus tout de suite un aigle d’Ulthuan. Il s’adressa alors à ma moitié et moi dans ces termes :
« Je vous transmet les salutations d’Imrik de Caledor. Il se trouve qu’il fait une dernière campagne contre l’Avatar de Khaine. Il vous mande pour l’aider durant cet ultime combat. Il en dépend de la survie d’Ulthuan. »
Ma femme et moi nous regardâmes pendant quelques secondes. Un seul hochement presque imperceptible de sa tête et la décision irrévocable tomba. J’allai me battre à nouveau pour notre terre natale. Le roi de Caledor m’appelait à la guerre et j’allais y aller. J’annonçai mon acceptation de la demande à l’aigle. Il s’envola immédiatement.
Evidemment, Nyklaus nous regarda étrangement. Il n’avait rien compris de ce qui c’était dit. Nous lui expliquâmes alors. Il se mit aussitôt à tenter de me convaincre de rester. Mais bien vite il vit que ma décision ne souffrait aucune contestation. Il tenta alors de me convaincre de m’y amener. Conscients de ne pas le blesser et de l’urgence de la situation, nous lui proposâmes un compromis. Je partirais aussi tôt que possible. Mais il nous ramènerait dans les terres des Hommes après les combats. Il accepta.
Nous partîmes alors pour le village. Le regard d’Hiro fut triste lorsque je lui annonçai ce qui allait se passer. Il comprit que nous n’avions guère de chances de survie. Puis, il sortit. Nous allâmes nous préparer. Nous le fîmes lentement. Chaque pièce d’Armure Dragon fut passée après une autre. Chaque geste était lent et précis. Il ne fallait pas la moindre erreur. Ce ne fut qu’à la fin de la nuit que je fus prêt. Le Soleil n’allait guère tarder à se lever. Aussi, Aryana mit sur sa tête la capuche de sa cape. Entièrement prêt au combat, je sortis.

Une surprise m’attendait dehors. Tous les guerriers du village et des villages aux alentours nous attendaient sur la place centrale. Ils étaient parfaitement alignés. Les étendards flottaient au vent. Entouré de sa garde d’honneur, Hiro Katsubo s’avança. Tous les visages étaient graves. J’eu alors l’impression qu’ils partaient tous à la guerre. Il me déclara :
« Nous n’allons peut-être jamais nous revoir. Comme le destin nous sépare à nouveau, je tiens à vous remercier tous les deux au nom du royaume de Nippon pour tous ce que vous avez fait pour l’aider à maintenir son unité et le sauver des griffes du Chaos. Toutes les pensées du peuple de mon territoire vous accompagnent dans votre combat. Puissiez-vous trouvez la victoire sur vos ennemis quel qu’en soit le prix.
_Je vous en remercie grandement, répondis-je. »
Arsvagnir se posa à l’extérieur des maisons pour ne pas les endommager. L’armée ainsi assemblée ce mit en position et nous fit une immense haie d’honneur. L’instant était solennel. J’en eu des frissons. La dernière était quand j’avais vu Caledor déployé toute sa puissance au combat il y a de cela deux siècles. Ils baissèrent même leurs étendards. Je compris que nombre d’entre eux donneraient beaucoup pour pouvoir voir les mêmes combats. Je mis plusieurs minutes à atteindre mon meilleur ami. Une fois en selle, je leur déclarai d’une voix forte :
« Merci à vous tous et toutes pour ce soutien. Nous ne vous oublierons pas. Je vous en fais le serment. »
Sur ces paroles, je m’envolai pour Ulthuan. J’avais laissé une bonne partie des parchemins à Aryana pour qu’elle puisse continuer à donner de ses nouvelles. Mais j’en avais pris avec moi pour vous conter la suite de mes aventures.



Deux jours plus tard.

C’est Aryana qui vous écrit. Comme Gilgalad a dû vous le dire, il m’a laissé un certain nombre des parchemins enchantés. Je suis donc restée avec Nyklaus et Siegfried à Nippon. Je dois dire que j’étais triste, et envieuse, de le voir partir mais je pense qu’Imrik a ses raisons. Tout se passe bien. Je passe beaucoup de temps avec Nyklaus pour lui apprendre ce que je sais au niveau du combat. Parfois, je lui apprends même quelques tactiques. Toutefois, je ne lui enseigne pas quelques secrets Asurs à ce niveau. Je lui apprends aussi le langage des dragons. Il a un peu de mal mais s’améliore d’heures en heures. A vrai dire, je pense qu’il a presque un don pour cela. Siegfried s’entraîne lui aussi de plus en plus souvent avec nous. Mais nous n’allons guère tarder à partir. En effet, il faut aller le plus vite possible en Ulthuan, au cas où. Espérons que Mathlann soit avec nous.

Cinq jours plus tard.
Cela fait plusieurs jours que je ne vous ai pas écrit. A vrai dire, nous avons été occupés. Nous avons croisé une arche noire de Naggaroth. Heureusement, elle était fidèle au Roi Phénix qu’est Malékith désormais. Il a en effet traversé la flamme d’Asuryan ce qui signifie qu’il est le Roi légitime. Heureusement que je proviens de Caledor sinon nous aurions eu droit à une grande bataille navale. Après cette discussion, Nyklaus mit toutes voiles dehors et lança le navire droit au Sud. Son but était de franchir rapidement le détroit de Von Essen et de remonter rapidement vers le Nord de l’Océan. Les dangers n’étaient guères nombreux et nous n’eûmes pas l’occasion de nous entraîner. Cela nous prit une semaine complète pour arriver au détroit. Mais en remontant, nous dûmes nous battre tous les jours. Nous rencontrâmes nombre de navires du chaos qui partaient à l’assaut de la Lustrie. Les combats étaient intenses. A peine un était terminé que nous devions en faire un autre. Je n’envoyais plus la fin. Heureusement pour nous, il n’y avait pas de seigneur du chaos ou autre. Nous dûmes aussi subir les assauts des pirates. C’étaient dans ces jours-là que je compris que le Chaos était ascendant et que le pire était à venir.


Quelques minutes après.

Comme je vous l’avais promis je vous écris depuis Ulthuan pour vous donner des nouvelles de moi. Je suis arrivé à Caledor après trois jours de vol et quelques pauses. Je suis allé directement à Tor Crevnan. Là, je fus surpris. La ville était pleine effervescence. Il y avait là plusieurs milliers d’elfes en plus que la normale. Bien vite je compris. Mon père avait ordonné que la ville et les environs soient évacués par des mages Asrai. Selon ces derniers et le gouverneur, la population devait aller à Athel Loren. Je dormis dans un palais en plein déménagement. L’armurerie avait été vidée pour équiper notre armée et tout notre argent emmené en lieu sûr. Je compris alors qu’Ulthuan risquait de disparaître. Les étendards étaient tous décrochés, sauf celui de la maisonnée. Cela m’étonna. Je vis un vieil ami dans la grande salle. Il se nommait Irevar et était l’un des conseillers de mon père. Il avait déjà plus de mille cinq cents ans. Il me dit en me voyant regarder la bannière :
« Votre père n’a pas voulu qu’elle soit décrochée.
_Pourquoi donc ?
_Je n’en sais rien. De toute façon, elle ne représentera plus rien si le plan de Téclis se déroule comme prévu.
_Ce n’est pas une raison. A-t-on quelqu’un qui puisse la porter ?
_Je suis le dernier Prince Dragon si l’on ne vous compte pas, seigneur. »
Je regardai mon ancien maître. Il était âgé mais il était encore un Prince Dragon de Caledor. Je pouvais deviner sans problème la peine qu’il avait dû endurer en voyant nos armées partir à la guerre sans lui. Je pris alors ma décision.
« Prenez l’étendard et emmenez-le en Athel Loren avec notre peuple.
_Bien seigneur.
_J’oubliais, où est Iryana ?
_Elle est déjà là-bas, occupée à organiser l’arrivée de la population.
_Merci beaucoup. »

Je le quittai sur ces paroles. Je sentais qu’il n’y avait pas une seconde à perdre. Je dévalais les escaliers pour arriver dans la grande cour. Arsvagnir m’attendait là. Je montai sur lui et il partit pour l’Île des Morts. C’était là qu’avait eu lieu la bataille ayant sauvé le monde lors de la première invasion. Je ne savais pas encore qui j’allais devoir affronté mais je savais que je risquais de devoir tuer des anciens amis. J’arrivai au bout de plusieurs heures. Au loin, je pouvais voir une arche noire et des navires Naggarothii. Ils portaient les couleurs de Lokhir Cœur de Pierre. Visiblement, ils avaient affronté une tempête en traversant la Mer des Rêves. Arsvagnir se posa au niveau du campement de Caledor. Je me dirigeai immédiatement vers l’endroit où était Imrik. Je le voyais car son ami et dragon Minaithir n’était jamais loin. En arrivant, je me présentai à lui pour lui signifier que j’étais bien arrivé. Mon père se retourna et sembla triste. Le roi de Caledor me dit alors :
« Je te souhaite la bienvenue même si j’aurais préféré que ce soit en d’autres circonstances. Ton père était opposé à ton rappel mais je n’ai eu guère le choix.
_Pourquoi donc ?
_Parce qu’ici va avoir lieu la bataille la plus importante depuis des générations entières. C’est ici que sera déterminé l’avenir de notre peuple.
_Qu’est-ce que nous aurons à affronter ?
_Des elfes tombés sous la coupe de Khaine, et de Tyrion. Morathi est avec lui.
_Cela ne change rien. »
Mon regard venait de s’allumer. J’allais participer à la bataille la plus importante de toute ma vie. En face de nous allaient se trouver parmi les meilleurs guerriers d’Ulthuan et de Naggaroth. N’importe quel Prince Dragon donnerait tout pour pouvoir participer à cela. Imrik me dit que l’on devait prendre le flanc gauche de l’armée. Malékith occuperait le centre.
Cela me faisait bizarre, oui bizarre, de devoir obéir à celui qu’il y a deux ans encore je combattais. Mais en voyant Imrik le rallier et parler des résurgences de la noblesse et du courage de celui-ci, je compris qu’il n’était pas pire que Tyrion. Il avait été le dernier à partir des plages de Saphery, attendant que tous les survivants soient à bord des navires d’Aislinn pour partir sur le dos de Seraphon.

Soudain, des cors sonnèrent. Je compris ce que cela signifiait. L’ennemi arrivait. Je couru à mon dragon pour me préparer au combat. Autour de moi, le camp était en pleine effervescence. Les lanciers et les archers formaient les rangs derrière des régiments de Prince Dragons. Imrik avait envoyé pratiquement tous les chevaliers capables de se battre. Je n’en avais jamais autant vu. Il y avait des centaines d’étendards. Au centre, je pouvais voir les étendards de la garde phénix et de la garde noire. Elle avait rebaptisée la garde du feu des ombres. Des centaines d’elfes étaient avec eux. Sur le flanc droit de l’armée, les régiments d’Asrai et de gardes de la reine éternelle étaient prêts au combat. J’allais me placer prêt de l’extrême gauche de l’armée. Je vis alors Malékith aller se poser en première ligne. Imrik avait raison, il était devenu un vrai Roi Phénix. L’ancien Roi-Sorcier ne serait jamais allé au cœur de la bataille mais il le faisait. Peut-être que cela valait vraiment le coup après tout.

L’armée ennemie débarqua. Ils étaient aussi nombreux que nous. Face à nous se déployèrent des milliers de corsaires elfes noirs. Ils avaient avec eux des monstres tels des hydres ou autres. Des arbalétriers se déployèrent aussi derrière tout le monde. Des lions blancs se placèrent au centre. Puis des étendards de Cothique débarquèrent face à notre flanc droit. Tyrion invoqua alors une véritable armée de morts. Des rois phénix se relevèrent pour nous attaquer. Mais Tyrion commit une erreur qui pourrait s’avérer fatale. Il n’attendit pas les revenants pour nous charger. Je connaissais ces troupes mieux que personnes et je savais qu’on n’aurait rien pu faire face à elles. La bataille venait de débuter. Les princes dragons chargèrent au cœur de la mêlée, suivis par des régiments de Tor Caleda. J’attendis derrière les combats. Devant moi, les guerriers de Caledor, suivis par des lanciers elfes noirs, chargeaient les rangs des corsaires ennemis. S’ils étaient équipés de cape en peau de dragon des mers, cela ne suffit pas quand Imrik et plusieurs princes montés sur des dragons chargèrent. Le massacre commença. Je regardais nos armées s’entretuer sans intervenir. Au lieu de cela, je me concentrais sur les squelettes. Je savais qu’ils atteindraient nos lignes. Après plus d’une demi-heure d’attente, ce fut effectivement le cas. Alors que certaines de nos troupes étaient engagées sur deux fronts, je me jetais frontalement dans la bataille juste entre les corsaires et les squelettes. Ainsi, je pourrais former un point imprenable autour duquel des troupes pourraient se rallier. Je taillais dans tous les sens autour de moi. Arsvagnir était attaqué par des dizaines de lames mais aucune ne perça sa peau ou son armure. Mais nous n’étions pas assez nombreux et nous dûmes reculer. Au-dessus de nous, Imrik avait senti le danger et Minaithir crachait des flammes pour carboniser un maximum de squelettes. Il fut soutenu par d’autres dragons. Mais j’assistai, impuissant à la mort d’un Prince Dragon et de son dragon ayant chargé au beau milieu des revenants. A un moment, j’entendis Malékith crier au-dessus de champ de bataille. Il déclara que tous les rois phénix devaient payer leurs dettes envers lui et son père. Aussitôt, les squelettes de ces rois se disloquèrent. Je continuais à combattre avec autant d’ardeur lorsque je vis des gerbes de lumière sortir de la lame du Roi Phénix. Elles se transformaient en silhouettes de roi phénix aussitôt le sol touché. En les voyant, je compris que ce n’était pas seulement leur apparence mais aussi leur esprit. Non loin de moi, je vis apparaître les rois phénix que Caledor avait donné. Tethlis, Caledor Premier et Caledor Second combattaient à nouveaux aux côtés des Princes Dragons.

Les rares cœurs qui avaient été découragés se renforcèrent devant la vision de nos rois d’antan. Aussitôt, les chants de guerre de notre contrée s’élevèrent sur le champ de bataille. Faisant place nette autour de notre cavalerie, les dragons et les Princes Dragons chargèrent à nouveau. Pour ma part, je chargeai à pleine vitesse dans les squelettes, Tethlis étant suivi par l’infanterie. Le choc fut brutal pour les morts-vivants. Ils n’avaient aucune chance face à nous. Le cours de la bataille changeait lentement mais sûrement de notre côté. Les squelettes n’arrivaient plus à nous contenir et nombre d’entre eux finirent piétinés par les chevaux et les guerriers. Le combat s’engagea alors contre les armées de Lokhir. De nombreux elfes de chaque côté mourraient mais ils étaient majoritaires, et de loin, dans l’armée de corsaires nous faisant face. Rien ne pouvait résister à la puissance des dragons et de la cavalerie de Caledor. Nous étions mené par nos rois d’antan ce qui nous convainquaient tous de notre cause. Je ne sais combien d’elfes noirs je tuais ce jour-là. Mais ils périrent par dizaines. A un moment, je fus défié en combat singulier par un maître d’Arche Noire. Il parvint à me faire une blessure ce qui me surprit. Mais ma riposte ne se fit pas attendre. En deux coups d’épée, il était décapité et gisait au sol. Je regardai ma légère blessure à l’avant-bras et quelque chose me surprit. Ce n’était pas le sang habituel de vampire qui coulait mais du vrai sang, du sang d’elfe. Je décidais d’examiner cela plus tard, si je survivais. Je chargeais à nouveau dans le combat.

Quelques minutes plus tard, Malékith invoqua un nouvel enchantement. Je senti un frisson me parcourir et me faire revenir parmi les vivants. C’est alors que je vis ce qui se tramait. Il invoquait les plus grands héros d’Ulthuan pour les faire aider notre armée. Peu après, nous devînmes tellement nombreux que nous dépassâmes en nombre les forces vivantes ou non de nos ennemis. De notre côté, nombre de Princes Dragons morts au combat depuis la venue du chaos réapparurent pour charger et se couvrir de gloire une nouvelle fois. Notre armée enfonçait celle de Lokhir même si ses corsaires et monstres tenaient encore et toujours. Il était probable que nous allions devoir les massacrer jusqu’au dernier. Le combat dura ainsi pendant plusieurs heures jusqu’à ce que ces revenants commencent à disparaître lentement mais sûrement. Mais l’avantage était dans notre camp. Pendant que je combattais, je sentis le vortex s’affaiblir encore un peu plus. Des vents de magie furent libérés. Le premier fut celui de la bête. Puis vinrent d’autres. Au loin, les échos d’un combat de titans me parvinrent. Malékith et Tyrion s’affrontaient pour la survie de la race des elfes. Autour de moi, les corsaires commençaient à refluer même si aucun ne s’enfuyait. Ils reculaient pas à pas. Nos troupes ne subirent guère de pertes. Notre cavalerie se désengagea et chargea de nombreuses fois. Imrik menait chaque charge sur le dos de Minaithir. De mon côté, deux hydres de guerre subirent la colère d’un dragon stellaire et d’un Prince Dragon vampire. Elles furent taillées en pièce en moins d’une minute sans qu’elles ne parviennent à nous blesser. Le combat tournait en notre faveur sur tout le champ de bataille. Arsvagnir s’envola sur mon ordre. En me tournant vers le Vortex, je vis que Tyrion était mort et Malékith aussi, ou du moins n’allait pas tarder à l’être. A l’intérieur de l’œuvre de Caledor, je vis une immense main griffue sortir. Je sus à qui elle appartenait. C’était celle de Slaanesh. Morathi voulait le faire pénétrer dans ce monde. Je replongeai aussitôt au combat.

La bataille se termina quelques minutes plus tard. La victoire était à nous. Ne voulant pas m’abaisser à exécuter les survivants ennemis qui voulaient avoir une mort rapide, je me dirigeai vers Imrik. Son visage n’était plus ravagé par le remord. Une fois que nous fûmes proches, il me dit :
« Merci d’avoir tenu le flanc.
_C’est normal. C’était le point faible.
_En effet, mais je savais que tu le tiendrais.
_Combien reste-t-il de dragons en vie à Caledor et qui sont réveillés ?
_Apparemment deux bonnes centaines. Suffisamment pour nos armées. De toute façon, nous n’aurons plus de payer où revenir. Il nous faudra aller en Athel Loren.
_Je vous retrouverai là-bas alors seigneur.
_Si tel est le désir du Tueur des Démons.
_Au revoir seigneur. Puissions-nous combattre à nouveau ensemble dans un avenir proche. »
Je m’éloignais de mon roi pour aller voir mon père. Il observait le champ de bataille d’un air triste. Arsvagnir s’approcha de son dragon et il se retourna vers moi pour me dire :
« Tant de morts pour rien. A croire que ces elfes n’avaient jamais appris leur histoire. Ils savaient ce qui nous était arrivé après Ænarion mais ils n’en ont pas tenu compte, même quand ils parvenaient à se soustraire de l’influence de l’ombre de Khaine.
_Peut-être que cela était nécessaire pour la survie de la race des elfes.
_Au moins Caledor a retrouvé une grande partie de sa puissance passée.
_Mais pour combien de temps ? Il faudra trouver un logement dans les Terres des Hommes.
_Il y aura de la place dans les Montagnes Grises ou dans les Montagnes du Bord du Monde. Il nous suffira de reconstruire des cités.
_J’ai déjà visité de nombreuses fois ces régions. C’est plus facile à dire qu’à faire.
_Nous le ferons quand même.
_Dès que je serais de retour, Aryana et moi chercherons une ancienne forteresse naine que nous pourrions reconquérir et occuper. Cela devrait suffire.
_Merci beaucoup. Maintenant va et continue ton voyage de noces.
_Merci père. »
Je m’envolai immédiatement. En partant, je vis que Malékith était vivant et qu’une forêt poussait sur l’île.

Le voyage dura deux jours. Arsvagnir dut s’arrêter à un moment pour se reposer. Nous le fîmes dans l’isthme de la Lustrie. Ce fut Irskagna et Aryana qui nous trouvèrent. Elles nous guidèrent alors vers Le Naufrageur. Une chose nous fit sourire ma femme et moi pendant le trajet. Arsvagnir tentait de séduire la dragonne de mon épouse. Bien que nous ne comprenions pas les paroles – ils utilisaient un langage inconnu même des elfes – nous comprenions parfaitement ce qu’il voulait faire. Je racontais à Aryana la bataille. De son côté, elle me dit qu’ils devaient affronter des pirates ou autres navires du chaos presque en permanence.
Nous arrivâmes en soirée sur le navire. Nyklaus nous accueillit chaleureusement. Il était visiblement heureux de nous voir tous les deux de nouveau réunis. Il nous invita alors à aller dans notre propre cabine pour nous changer puis de le rejoindre sur le pont.
Nous le rejoignîmes une demi-heure plus tard. Les deux lunes étaient bien hautes dans le ciel. Il me demanda des nouvelles d’Ulthuan. Je lui dis toute la vérité. Car après tout, il la connaîtrait bien assez vite. Lorsque je lui exposais ma volonté de trouver une ancienne forteresse naine, il me demanda :
« Est-ce que je pourrais vous aider à la conquérir ? Cela me ferait grandement plaisir.
_Je verrais si c’est possible. Mais je ne garantis rien. »
Nous regagnâmes nos appartements. Le reste du voyage vers les terres des Hommes se déroula sans accrocs. Mon épouse et moi continuions à entrainer notre hôte. Il progressait rapidement. De même que l’élue de mon cœur quand je l’entraînais. Nous accostâmes au large de la Bretonnie. Aryana et moi nous envolâmes pour notre tour. Nous réalisâmes que nous ne pourrions rentrer un jour chez nous. Ulthuan était sous les eaux. Nos anciennes forteresses avaient disparues.

Les zombies et les squelettes avaient progressé dans la construction de la nouvelle forteresse. La tour n’était plus seule. De grandes murailles barraient le Col du Feu Noir. D’immenses portes d’acier et de grandes tours gardaient la passe. Mais ce ne fut pas la seule surprise. Une immense armée de squelettes de Nehekhara. Des dizaines et des dizaines de chars étaient présents. Ce qui sembla être son commandant vint alors à ma rencontre. Ses paroles furent entendues même s’il ne pouvait parler. Il nous dit qu’il avait été placé sous nos ordres. Rien ne pouvait l’en empêcher. Ses squelettes avaient participé à la construction des murs. Cela nous étonna ma femme et moi. Nous avions maintenant plus de trente mille squelettes et des milliers de zombies sous nos ordres. Sans compter nos deux dragons.
Nous avions alors déposé nos affaires avant de nous changer et d’aller nous coucher. Il nous fallait mûrir un plan pour trouver une forteresse pour des elfes de notre ville. Car il y allait y avoir trop de monde en Athel Loren. Peut-être qu’il y aurait des forteresses naines non occupées ou dont on pourrait chasser les peaux-vertes ou skavens les occupant. Mais le repose nous aidait à réfléchir.
C’est ainsi que se termina pour nous notre voyage de noces. Je laisserai nos amis vous raconter leurs péripéties qui ne nous concernaient pas, ou très peu.
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