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 Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan

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Von Essen
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MessageSujet: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Jeu 30 Jan 2014 - 12:19

Journal de bord :
Mon voyage en Ulthuan
Écrit par Von Essen, chroniqueur du manoir d’Essen.

Jour 1

Début de mon journal de bord. Je suis Von Essen, vampire de mon état, à la charge des récits narrant la vie de la comtesse Delphine d’Essen et de son entourage.

Je débute la première page de ce journal à la suite d’une conversation fort animée à la taverne de la non-vie ; ne me demandez pas où elle est, car soit vous le savez vous-même, soit il vous serait peu recommandé d’en chercher l’accès.
Après une nuit bien arrosée, nous discutâmes avec la tenancière et un ami dragon de sang sur les éventuelles améliorations que l’on pourrait éventuellement appliquer à notre établissement, et c’est alors que le chevalier mentionna de nouvelles nappes qui seraient fort à propos sur nos tables en bois, bien mornes et souvent recouvertes de sang coagulé qu’il est après difficile à enlever sans s’écorcher la chair. Les zombies s’en occupent, évidemment, mais par ce fait leurs mains s’usent rapidement, et les entendre racler les surfaces avec les os est insupportable à mon ouïe délicate. Suite à cette réflexion, j’ai eu l’idée de suggérer les nappes elfiques, faites dans le meilleur tissu d’Ulthuan, mais qui brûlent les coudes de toute créature de la non-vie qui s’appuie dessus. N’y voyez pas comme raison les traces de sang bretonnien dans mon sang vampirique, mais étant moi-même un adepte incorrigible du raffinement poussé à l’extrême, je ne pus me retenir de proposer ce meilleur choix parmi tous les autres.
Le chevalier émit quelques réserves à ce sujet, lui-même étant elfe dans sa vie antérieure, et m’avertit de l’impossibilité de se procurer une telle marchandise, utilisée uniquement sur sa terre natale, la lointaine île d’Ulthuan. Il me suggéra d’y faire le voyage moi-même, et ma foi, la tâche ne me parut point irréalisable. De plus cela faisait longtemps que je rêvais de visiter les rivages de Lothern, la Tour Blanche de Hoeth, et les plaines verdoyantes de Caledor… J’acceptai donc l’entreprise sans tarder, quoique remarquant la surprise dans les yeux de mes interlocuteurs. La tenancière me recommanda même d’écrire mon testament avant de partir. Quant au dragon de sang, il me fit maintes recommandations concernant mon périple, notamment de ne m’en tenir qu’à Lothern, ouverte aux voyageurs, et d’éviter d’attirer l’attention des mages de la Tour Blanche. Caledor, qui est, je compris, son lieu de naissance, m’a été encore plus ardemment proscrit. Ravalant mes protestations, j’acquiesçai de bonne grâce, et partis de ce pas ramasser tout l’équipement dont j’aurais besoin lors de ma longue odyssée.
Tonnelets de sang pour la route, parchemins pour écrire les lignes que vous lisez, armure magique dont j’ignore encore les effets, et ma monture ailée pour faciliter les déplacements réunis, je m’en fus dès midi dans le ciel nuageux, prudemment recouvert d’une longue cape de la tête aux pieds. Mon premier objectif est le manoir d’Essen, où j’espère rencontrer un vieil ami qui pourra me procurer quelque talisman afin de passer inaperçu aux yeux des scrutateurs de magie de Hoeth.
Comme je vous écris ces lignes, j’arrive en vue de la ville, et continuerai d’écrire une fois que mes affaires y seront achevées, et que je serai à nouveau en sécurité dans les airs.

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Arken
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Jeu 30 Jan 2014 - 12:25

Irrécupérable, Von Essen  lol 
Bon, je suivrai tout de même ton voyage avec attention...

*Appelle mentalement le corbeau. Echangent quelques paroles télépathiques. L'oiseau repart*
Ainsi, Gilgalad et moi pourrons suivre ton évolution par ses yeux, et t'envoyer du secours dès que tu cours un danger (grave, hein, on va pas venir pour un bobo)  Cool

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Les mots sont un don. Les mots sont une arme. Les mots ne se gaspillent pas. P.B.
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Ceux qui ne croient pas en la magie ne la trouveront jamais.
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Jeu 30 Jan 2014 - 12:55

Vivement la suite du périple en terre Haut Elfe Wink

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Jeu 30 Jan 2014 - 12:57

Citation :
Irrécupérable, Von Essen
Bon, je suivrai tout de même ton voyage avec attention...
+1000

Citation :
Ainsi, Gilgalad et moi pourrons suivre ton évolution par ses yeux, et t'envoyer du secours dès que tu cours un danger (grave, hein, on va pas venir pour un bobo)
Je confirme. Et je me tiens à disposition en permanence, moyennant un petit délai de quelques heurs pour préparer le voyage jusque là-bas.

Et la suite ?
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Jeu 30 Jan 2014 - 22:39

Je peine à trouver par où commencer et je ne sais si le premier jour s’est véritablement achevé ou non. Je suppose enfin que le plus simple serait de commencer par ce qui m’est arrivé après que j’ai interrompu mes écritures.

Après un atterrissage sans encombre dans la forêt qui entoure la ville d’Essen, j’ai laissé mon ptérodactyle zombie parmi les arbres afin de m’introduire discrètement dans la ville. Tout s’est déroulé de la meilleure manière possible, les visiteurs encapuchonnés étant monnaie courante dans toutes les bourgades impériales, et je n’ai eu aucun mal à trouver la modeste, mais néanmoins fort coquette demeure de la comtesse Delphine, évidemment connue sous un faux nom pour ses voisins mortels.

Immédiatement reconnu à l’entrée, j’ai été prestement accueilli par la seule et unique personne que j’avais envie de voir : Friedrich von Nettesheim, par ailleurs maître nécromancien auprès de la comtesse.

La conversation fut des plus cordiales, jusqu’au moment où j’ai finalement évoqué le but véritable de mon arrivée.

Sans détours, j’ai été traité de tous les noms : fou, inconscient, écervelé, tête brûlée, et d’autres qui ne me reviennent plus en mémoire. Toutefois quand il eut fini, je lui fis valoir mes droits sur la liberté de mes faits et gestes, et surtout l’autorisation de la comtesse à m’offrir des vacances depuis la finition de quelques écrits fort importants.

Je fus sévèrement impressionné par la conviction avec laquelle le vieux maître s’employa à me dissuader de poursuivre mon périple. Selon lui, même à cent lieues d’Ulthuan mon approche serait immédiatement repérée et mise en déroute, non sans causer ma perte dans la mer ou dans les flammes de Qhaysh, le vent de magie pure. Il me fit comprendre qu’en plus de dix millénaires l’exploit auquel je m’engageais ne fut jamais réalisé à moins de disposer d’une flotte de dix mille navires de guerre. Sans doute eut-il quelque peu exagéré les chiffres, cependant mon assurance vacilla, et il me fallut songer à mon honneur et à mon goût pour l’aventure pour persévérer à défendre mes intentions premières.

Au bout d’une discussion qui me fait encore frissonner rien que d’y penser, le maître céda enfin à mes folles exigences et me procura l’artefact qui devrait pouvoir dissimuler mon aura maléfique à la vision du troisième œil. Je sus toutefois que si un mage me voyait en personne, il s’apercevrait rapidement la bizarrerie de ma présence, toute dénuée de vents de magie. A éviter, donc, et je devrai être plus furtif qu’une ombre.

En soi-même, l’artefact est heureusement peu remarquable, un sombre collier de métal que je pourrai aisément cacher sous une écharpe. En outre, le nécromancien put m’indiquer les effets de l’armure que j’ai choisie à l’armurerie : d’une qualité irréprochable et couvrant bien tout le haut de mon corps, il s’agit en fait d’une armure… de facture naine. Enfer. Voilà qui pourrait encore compliquer les choses si jamais un elfe s’en apercevait. J’espère ne pas avoir à la révéler de sous ma cape en aucune situation, ou alors je la vendrai et acquerrai une autre dans une grande ville. Quant à l’effet magique, eh bien, c’est tout l’inverse : apparemment le métal a été marqué de runes qui dévient toute atteinte surnaturelle à mes parties recouvertes. Ce pourrait être utile.

N’ayant plus grand-chose à m’offrir à part moult conseils et une dernière malédiction pour la route, le sieur von Nettesheim me raccompagna jusque dans la forêt, où je lui dis adieu depuis ma monture. Rapidement, il disparut de ma vue, et je me sentis alors bien seul, et engagé dans une quête bien désespérée.

Alors que j’écris ces lignes, je suis assis dans une position fort inconfortable et précaire sur le dos de mon ptérodactyle zombie. Et c’est là le début de mes mésaventures, car ce n’est pas un gracieux vol plané qu’est en train d’effectuer ma monture, mais une incertaine flottaison sur les eaux tumultueuses du Stir ! Rien de plus absurde et malchanceux : à la première heure de mon envolée depuis Essen, le ciel capricieux me fit subir une tempête des plus effrayantes, qui dure encore à l’heure que j’écris, péniblement protégé des rafales de vent et de la pluie sous ma cape trempée et poussiéreuse.

Je me dis à présent que j’aurais du atterrir dès les premiers signes de l’orage, mais je décidai alors avec arrogance qu’un simple coup de tabac ne ralentirait pas ma route, et m’enfonçai dans la brume épaisse des nuages gonflés d’énergie d’Azyr.
Et BOUM ! La foudre choisit exactement mon armure de si bonne qualité pour frapper. J’en ai encore plein le dos, mon armure est encore chaude, et… sur le coup, je tins bon, mais pas ma monture : le peu qui lui restait de peau sur les ailes fut totalement ravagé par la décharge, et je remarquai avec horreur que je commençai à perdre en altitude et gagner en vitesse.

C’est aisé à comprendre, j’atterris dans le Stir. En touchant le fond du fleuve, je sentis mes forces me quitter tout d’un coup, et crus ma dernière heure venue, maudissant à jamais toutes les âmes impies qui diraient que mon voyage est tombé à l’eau, mais il n’en fut rien : contre toute attente, ma monture fut poussée vers la surface, et cette poussée salvatrice suffit à me faire émerger à la surface, toussant et crachotant, mais miraculeusement tiré d’affaire.

J’ai constaté la perte de deux tonnelets sur quatre, chacun contenant une bonne quantité de sang de Naggaroth de premier choix… Hélas, voilà qui est à présent irrécupérable. Fort heureusement, mon étui à parchemins fut suffisamment étanche, ainsi que mon pot d’encre. Mes plumes sont mouillées, mais sans plus. Là je vois dans l’obscurité de la nuit que le courant m’emporte vers l’Ouest, donc je vais dans la bonne direction, quoique de manière inacceptable. Des deux côtés du fleuve – que de la forêt !

La taverne me manque déjà. Enfin, son souvenir m’aide à me rappeler que ma quête est loin d’être terminée, et que tant que je persiste, les nappes elfiques verront un jour les tables
Une ville ! Il y a une ville à la rive droite. Je m’interromps maintenant, espérant sauter assez loin pour me retrouver sur les galets qui recouvrent la berge, ou sur une des barques pourries que je vois amarrées à un petit quai.

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Ven 31 Jan 2014 - 8:21

C'est une suite vraiment très intéressante. Apparemment ton voyage n'a pas commencé de la meilleure manière qu'il soit. Sinon, cela fait plaisir de revoir un peu se Friedrich Von Nettesheim, il nous a bien manqué.

Et donne-nous régulièrement des nouvelles à travers ton journal (en gros, vivement la suite).
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Ven 31 Jan 2014 - 9:36

Jour 2


Mordheim ! Cité des Damnés, Cité lumière !
Pas dans le sens lumière du soleil, naturellement, mais je fus littéralement ébloui par l’éclat de toute cette concentration d’abominations terrestres, avec leur hiérarchie propre, et plus important, évidemment : les hautes castes !
Bien que je doive défendre avec âpreté la réputation florissante de notre taverne, le faste et le luxe que je trouve en ce moment-même dans les nouveaux quartiers de Mordheim dépassent toutes mes considérations de faste et de luxe.

Ce sont en fait plusieurs bâtiments situés plutôt en profondeur de la ville, vers la forêt des Morts, construits sur deux étages, trois pour le bâtiment central. Et

Un corbeau est en train de me croasser en pleine oreille alors que j’écris ! C’est d’un
Enfin il s’est quelque peu calmé ! Le maudit volatile me gâche le plaisir ! Car je dois raconter ce que j’ai pu rencontrer dans cette ville. Et ce que je puis en dire sur le moment… C’est que c’est le REVE ! Je vois dans les grands bâtiments toutes les lumières allumées dans d’énormes braséros, des mortels emprisonnés de partout pour servir de nourriture, une foule de visiteurs de la non-vie, et je n’exagèrerais rien en disant qu’une bonne moitié de la cour de Neferata s’est agglutinée en ces lieux ! Je vois des lahmianes partout ! Toutes plus attirantes les unes que les autres !

J’écris très fébrilement, assis sur une espèce de banc de la ville que j’ai trouvé en arrivant, et c’est alors que j’ai eu cette vision de bonheur. Visiblement tout a été déblayé pour que tout bon voyageur de la non-vie voie tout de suite où faire bonne escale s’il passe le long du fleuve.

Par mon sang, je n’aurais pu mieux tomber, je dois m’arrêter maintenant, et profiter ne serait-ce qu’un peu des festivités et des délicieuses créatures que je voi




Maudit corbeau.
Enfin, je ne sais trop que dire, je me suis littéralement senti mordu à l’oreille, remué ma main pour assommer l’insolent volatile, et puis   tout a disparu.

Les lahmianes, les bâtiments, les braseros, tout. Et le fichu volatile continue à me croasser au nez ! Et

Bon, je vois à présent. J’aurais du me rendre compte que c’était trop beau pour être vrai, surtout quand j’ai vu le comte Mannfred présider la soirée avec le grand théogoniste pour partenaire.
Poudre de malepierre dans l’air, je n’ai pas fait attention à l’odeur en arrivant. Je ne sais trop si je dois être déçu ou content à présent ; tout ce que je vois à présent ne sont que quelques fous mortels qui me scrutent d’un œil bizarre depuis les rues, et les rues sont    poisseuses, en ruines, complètement insalubres et certainement pas adaptées à la haute noblesse vampirique que je représente.

Bon, je me résous à accepter la compagnie du piaf noir. S’il me tire d’affaire comme ça encore une ou deux fois, j’aurai peut-être la chance de revenir à la taverne en un seul morceau. Je m’interromps dès maintenant pour évacuer les lieux et ne plus m’exposer à l’air vicié et malicieux de cette abominable cité.

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Ven 31 Jan 2014 - 10:20

Le nombre de clin d'oeil qu'il y a dans ces deux textes !  Blink le collier de dissimulation, tu l'aurais pas chourrer à Tilla par hasard ?  Mr. Green 
Et je vois une référence à la dissertation taverneuse, concernant la poussière et la pluie  lol 
Bon, je continue de t'observer par les yeux du volatile, en espérant que tu arrives bientôt sur l'île  Cool

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Ven 31 Jan 2014 - 14:35

Moi aussi j'ai remarqué les petits clins d’œil.

Par contre, je me demande bien comment il va aller en Ulthuan, sauf s'il parvient à retrouver son ptérodactyle zombie et à le ranimer. Parce que sinon, le trajet va être vraiment très très très long. Mais j'espère que tu vas bientôt rentrer.
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Ven 31 Jan 2014 - 21:19

Jour 2, je reprends : je suis assis sur la rive droite du Stir, à quelques lieues de la cité maudite, à me casser la tête sur la manière qui me permettrait de régénérer les tissus membraneux des ailes de mon ptérodactyle zombie, parvenu héroïquement à répondre à mon appel et nager vers moi à contre-courant.

A côté de moi traine le journal mensuel Vampire DAILY auquel je me suis récemment abonné, et reçois depuis chaque nouvelle édition par chauve-souris géante. En page de couverture : une splendide gravure d’une figure qui fait la une de la plupart des journaux de la non-vie : Mannfred von Carstein. En bas de page – un intitulé en lettres calligraphiques : « Mannfred : le retour ». Que suis-je sensé en déduire ? Apparemment une mobilisation générale secoue la Sylvanie de fond en comble, même les vers de terre du terroir sont utilisés par l’effort de guerre. Dans les pages qui suivent, un schéma, me semble-t-il assez maladroit, explique en détail les premières escarmouches ayant opposé les forces du comte et celles de l’Empire. Rien de très alarmant, si ce n’est que l’Ostermark sera certainement l’une des premières régions visées, ce qui signifie que je dois quitter les lieux assez rapidement si je ne veux pas me retrouver au milieu d’armées protagonistes fort peu scrupuleuses envers les victimes collatérales de leur affrontement.

J’en reviens donc à mon souci premier : ma monture ailée : ses ailes ont été carbonisées par la foudre, et à moins que je ne trouve un remplacement rapide aux membranes, je serai coincé là pour un bon moment et risquerai de m’exposer à quelque sombre influence venue du belligérant sylvanien.

Etant moi-même à court d’idées, j’envoie un message à la taverne, accroché à la patte du corbeau noir (est-ce une coïncidence que j’aie entendu une voix rauque dans ma tête : « Rabe porter message » ??). J’en garde trace dans mes écrits :

Chers Arken, Gilgalad, vg11k et tous mes chers confrères : je suis actuellement bloqué à deux degrés ouest de Mordheim, ma monture ayant subi de sérieux dommages enflammés par la faute d’une foudre qui nous a frappés lors d’une traversée en pleine tempête. Besoin de conseils pour la remettre en vol. Meilleurs vœux et je n’oublie pas les nappes. Von Essen.
P.S. Gilgalad, si tu as finalement publié la suite de ton récit, pourrais tu me l’envoyer avec le même corbeau ? J’ai baptisé le piaf « Clavius », il adore la viande séchée.    


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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Ven 31 Jan 2014 - 21:40

Par une belle journée, j'étais à la taverne en train de réfléchir à la suite a donner à mon récit quand un corbeau arriva. Il portait un message demandant de l'aide pour rafistoler un ptérodactyle endommagé. Ce message émanant de mon ami Von Essen et Dame Arken n'étant pas encore rentrée, je m'attela immédiatement à la tache. Mon message fut le suivant :

Cher Von Essen, je suis désolé pour ta situation. Si ton dragon a été blessé par la foudre et que les dégâts sont enflammés, il n'y a malheureusement pas beaucoup de solutions possibles. En effet, une régénération ne peut pas lutter contre le feu et encore moins contre celui causé par la foudre. La première consiste à remplacer toutes les parties brûlées par d'autres que tu trouverais quelque part et à fusionner ces dernières avec le ptérodactyle en question Une autres solution est de chercher un autre animal volant et malheureusement, dans la région où tu es, ce n'est pas courant. Si tu peux attendre quelques heures, je vais t'envoyer Arsvagnir, mon dragon stellaire, soutenant ma cause et mes amis. Je vais lui demander de au moins vous mettre à l'abri. Il prendra ton ptérodactyle dans ses pattes et le déposera où tu le lui demandera. Mais je te conseille d'être très prudent et très respectueux envers lui. N'oublie pas qu'il est très fier et qu'il ne fait cela que parce que je lui est sauvé la vie plusieurs fois. De plus, il était déjà puissant alors que les elfes n'existaient même pas. Donc ne le provoque surtout pas. Auquel cas, tu ne seras plus mon ami.
Quant à ma suite, je te l'envoie directement.
En fait, elle est dans le sujet concerné où tu peux poster puisque ce sera ta réponse à mon envoi.

Je reviens de dehors et prend un corbeau, Rabe étant parti. J'écris quelques mots sur un petit papier. Mots que voici:
Le dragon est envoyé.
Puis, j'envoyai le corbeau en lui commandant de trouver le comte Von Essen, en lui indiquant sa position précise.
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Von Essen
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Sam 1 Fév 2014 - 9:11

Jour 3


Je reprends mon journal de bord, car les événements d’hier soir ainsi que ceux ont suivi méritent d’être amplement racontés.

Tout d’abord, je suis impressionné par la rapidité de Clavius : il lui aura à chaque fois seulement une demi-heure pour faire trajet aller-retour depuis mon bivouac jusqu’à la taverne. Il a bien mérité de ronger les bouts de viande encore comestibles de mon ptérodactyle zombie.

Le premier à me répondre depuis la taverne fut mon ami le dragon de sang, et je lisais et relisais sa lettre en attendant l’arrivée triomphale de son compagnon stellaire ; voici la lettre en question, reproduite sur mon parchemin :
Cher Von Essen, je suis désolé pour ta situation. Si ton dragon a été blessé par la foudre et que les dégâts sont enflammés, il n'y a malheureusement pas beaucoup de solutions possibles. En effet, une régénération ne peut pas lutter contre le feu et encore moins contre celui causé par la foudre. La première consiste à remplacer toutes les parties brûlées par d'autres que tu trouverais quelque part et à fusionner ces dernières avec le ptérodactyle en question Une autres solution est de chercher un autre animal volant et malheureusement, dans la région où tu es, ce n'est pas courant. Si tu peux attendre quelques heures, je vais t'envoyer Arsvagnir, mon dragon stellaire, soutenant ma cause et mes amis. Je vais lui demander de au moins vous mettre à l'abri. Il prendra ton ptérodactyle dans ses pattes et le déposera où tu le lui demandera. Mais je te conseille d'être très prudent et très respectueux envers lui. N'oublie pas qu'il est très fier et qu'il ne fait cela que parce que je lui est sauvé la vie plusieurs fois. De plus, il était déjà puissant alors que les elfes n'existaient même pas. Donc ne le provoque surtout pas. Auquel cas, tu ne seras plus mon ami.
Quant à ma suite, je te l'envoie directement.
En fait, elle est dans le sujet concerné où tu peux poster puisque ce sera ta réponse à mon envoi.

J’ai donc attendu le fameux dragon jusque très tard la nuit, quand tout d’un coup un autre corbeau pas très dégourdi vient s’écraser contre un arbre à dix pas de moi, et c’est sur son corps assommé que je découvre la missive suivante : « Le dragon est envoyé ». Les battements sonores que j’ai entendu la seconde d’après m’ont bien confirmé le sens de ces quelques mots, ainsi que la lenteur désastreuse de ce corbeau qui doit probablement être encore allongé sur la rive du Stir à l’heure que j’écris.

C’est donc bien Arsvagnir le dragon stellaire qui fit une entrée triomphale sur la clairière, abattant au passage quelques frêles arbustes et manquant également d’écraser ma monture. Moi, il a du parfaitement m’apercevoir, car il m’adressa la parole alors que je me tenais encore les mains croisées sur la tête, m’attendant au pire. La transcription d’une conversation avec un dragon, aussi brève soit-elle, est encore moins aisée qu’une dispute avec un nécromancien, aussi je m’en tiendrai à un résumé concis de nos échanges verbaux : après une heure de cérémoniel et de politesses, le dragon daigna enfin écouter mes requêtes, et je dois croire que ma connaissance de l’étiquette a de nouveau porté ses fruits, car mon interlocuteur ne se dérangea pas plus que cela à accepter à « mettre ma monture à l’abri » à Marienburg, cité maritime à des centaines et des centaines de lieues du lieu où nous étions ! Bénie soit la notion de distance chez les dragons !

Bon, on supposera qu’une clause cachée de notre arrangement stipulait que je puis me lover dans les vertèbres de ma monture ailée, et partager sa traversée jusqu’à la Grande Mer, et puis le dragon n’était pas à un vampire près dans le transport de cargaison à destination. Je suis donc allongé dans une position des plus grotesques, jonglant adroitement avec mes parchemins, mon encrier et mes plumes ! Protégé par la masse écailleuse dont les griffes tiennent fermement les membres du ptérodactyle, je suis momentanément protégé des rares éclaircies qui se rencontrent sur notre chemin ; toutefois j’ai quelque peu perdu la notion de notre progression depuis Mordheim, et ne saurais vous dire dans quel coin de l’Empire je me trouve actuellement.

Autre nouvelle qui me fit à la fois profiter encore plus de ma traversée, mais aussi me posa quelques interrogations : l’arrivée ce matin du nouveau Vampire DAILY. N’est-ce pas sensé être un mensuel ? J’ai du mal lire les conditions d’abonnement, écrites par ailleurs dans une autre langue de je ne sais quel pays lointain. Enfin, le contenu de cette nouvelle édition est assez divertissant, je tâcherai de ne pas le perdre, car il fait ni plus ni moins qu’un reportage spécial sur les nouvelles occupations de la reine Neferata du Pinacle d’Argent, occupations oisives, naturellement, et non celles concernant ses sulfureuses activités d’espionnage.

Agrémenté de gravures fort évocatrices, le journal fait état de nouveaux plaisirs tellement sophistiqués que j’hésite à les retranscrire dans mes écrits. Il n’en demeure pas moins que le noble vampire qui mena l’enquête n’en sortit point indemne, et je crois, vivant uniquement parce que la moitié des lahmianes veulent prolonger leur abonnement à Vampire DAILY, et la mise à mort d’un des journalistes mettrait à mal leurs relations avec la rédaction. Je cite également du journal que la plupart de ces nouveaux plaisirs « ont été interdits par la convention de Slaanesh », tellement ils dépassaient toute mesure chaotique ou immortelle. Je suis certain que notre tenancière y trouvera son bonheur.

Comme je sens que nous commençons à perdre de l’altitude (le vol fut initerrompu toute la nuit), je m’arrête sur cette page de parchemin, en espérant parvenir sain et sauf à Marienburg.

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Sam 1 Fév 2014 - 10:12

Je venais de prendre un petit déjeuner avec un dragon de sang de ma connaissance quand je vis des phrases s'aligner sur le journal de Von Essen. Ayant de ses nouvelles, je pris aussitôt une feuille de parchemin, une plume et de l'encre pour lui envoyer un mot. Celui-ci disait:

Je suis heureux qu'Arsavagnir t'ai trouvé. Je suis désolé pour le deuxième corbeau, il ne m'avait jamais fait défaut avant mais il doit être trop vieux maintenant. Tant pis, je t'envoie ce message par un plus gros (grâce à la magie) et plus robuste. Il sait trouver n'importe qui n'importe où (sauf en Ulthuan et dans le royaume du chaos) et ce même s'il lest en mouvement.
Tu as de la chance, Arsvagnir t'a adressé la parole. Peu de monde peut s'en vanter. De plus, cela signifie qu'il te respecte puisqu'il ne t'a pas insulté. Et crois-moi mon ami, cela peut tout changer. Etsinon j'espère sue tu vas bien. Après réflexion, tu devrais trouver non loin de Marienburg de quoi remplacer les parties endommagées de ton ptérodactyle, il y a eu une bataille avec des peaux-vertes il y peu et plusieurs de leurs vouivres sont mortes. Cela devrait suffire pour le moment.


Puis, j'attachai le message en question sur le corbeau désigné en lui commandant de trouver le comte Von Essen le plus vite possible. Puis, j'allai dehors pour le faire s'envoler. Enfin, je rentrai pour reprendre un peu de sang impérial et lire toutes les nouvelles plus ou moins inquiétantes provenant d'Ulthuan.
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Dim 2 Fév 2014 - 11:57

Jour 4


Il y a eu certainement fort à faire pour se retrouver enfin en position de cogiter en paix sur la progression de mon périple vers la lointaine terre elfique.

Je suis pour le moment logé dans une des pires auberges des docks marienbourgeois, et écris à l’ombre d’un toit de planches et de tuiles mal assemblées, alors qu’à l’extérieur, les mortels sont agités comme des fourmis dans leurs activités quotidiennes. Toutefois, aussi vétuste que mon refuge puisse paraître, je suis au moins quasiment certain de ne point être dérangé par quelque pieuse milice locale, qui préfère heureusement éviter les établissements mal famés.

La veille, ma monture et moi-même dissimulé dans ses entrailles fumes simplement déposés à plusieurs lieues de distance du delta du Reik, et certainement hors de vue de tout mortel qui serait enclin à venir enquêter sur les lieux. A l’instant où je m’en rappelle, je me sens empli de respect envers Arsvagnir le dragon, discret et efficace, étant donné que dans mes pires pronostics je m’attendais à être débarqué sur la grande place de la ville, fatal trait d’humour de la noble bête à qui je ne faisais alors pas totalement confiance. A présent, je ravale toute suspicion à son égard et m’incline devant sa générosité et son entendement de la situation dans laquelle je me trouve. Il m’aurait certainement remarqué au cours du vol, mais tout simplement ignoré alors, et je lui en serai éternellement redevable.

Peu après, alors que j’allais me mettre en marche vers la ville portuaire, toute illuminée encore des feux qui y ont brûlé pendant la nuit, Clavius croassa sur ma tête, et je me retournai pour voir qu’un autre de ses congénères volait droit vers moi ; il se posa juste à mes pieds, et se laissa détacher l’épais rouleau de parchemin qui était accroché à sa patte.

A l’heure qu’il est j’ai encore la missive de Gilgalad sous mes yeux, et une foule de questions m’assaillent, parmi les quelles la plus importante : quelle est cette impossible amitié entre un dragon stellaire et un dragon de sang ? Les préceptes d’Abhorash l’immortel accordent bien une place d’honneur à tout chevalier ayant pourfendu un dragon, bu son sang, et mis fin à sa soif de sang jusque là insatiable. Bref, cette relation d’entente est pour moi un mystère, une énigme, même si son propriétaire est un ancien elfe.

Ceci dit, quand je repense à nous autres vampires, la tenancière et moi-même, je me dis que nous ne valons pas bien mieux : au lieu de me joindre à l’ultime héritier de Vashanesh, je déserte outrageusement ses rangs et me livre à des balades insensées dans le Vieux Monde, alors que l’ambassadrice du Pinacle d’Argent semble plus occupée à servir des verres et rédiger ses textes au lieu de tisser des intrigues parmi les mortels. Enfin, elle pourra démentir mes suppositions autant qu’elle voudra, après tout les paroles des immortels sont faites pour se perdre dans le temps comme des paroles écrites dans le sable. Mon aversion quant au comte Mannfred est cependant avérée, car son projet de ressusciter le Grand Nécromancien n’est pour moi qu’une folle machination qui, si elle se solde par un succès, ne pourra que signifier notre esclavage à tous.

Je reviens brièvement sur les événements survenus la journée d’hier : malgré les conseils fournis dans la missive de mon ami le chevalier, il n’entrait pas dans mes projets de rafistoler ma pauvre monture. Si Marienburg était ma destination finale demandée au dragon, c’est parce que les hauts elfes y tiennent un comptoir régulier, et leurs bateaux visitent le port indépendant de manière régulière. Il faut quand même se rendre à l’évidence : voler vers les côtes d’Ulthuan en pleine vue de leurs archers, phénix, mages et autres horreurs serait suicidaire, autant aller demander aux répurgateurs de m’offrir un de leurs navires pour s’y rendre.

J’ai donc laissé ma monture croupir derrière les dunes de sable qui bordent la côte, espérant de pouvoir la récupérer une fois de retour. Toutefois, je me retournai à mi-chemin, un doute m’assaillant soudain l’esprit : et si j’en aurais précisément besoin si jamais les choses se gâtaient une fois arrivé sur place ? Ce doute devenant de plus en plus mordant, je revins sur mes pas, et m’affaira pendant toute  la matinée à réunir quelques pièces de rechange que j’ai du effectivement accumuler au bout de quelques rapides explorations de la contrée, parsemée comme l’avait écrit Gilgalad de quelques carcasses encore fraiches (plus ou moins) de créatures reptiliennes qu’utilisent les chefs orks pour aller au combat.

Alors que derrière les nuages (bénie soit la tempête maritime) le soleil devait être haut dans le ciel, j’ai enfin terminé mon ouvrage, et, vérifiant une dernière fois que personne parmi les plus proches hameaux ne s’aventurait dans le coin, je laissai mon ptérodactyle à présent opérationnel reposer sur le sable, attendant que son maître l’appelle par-delà les mers si le besoin se faisait ressentir.

J’ai ensuite choisi parmi les baraques les plus crasseuses des pêcheurs des environs, et me suis nourri en toute discrétion, sans tuer mes victimes, avant de me diriger enfin rapidement vers la grande ville.

Considérant qu’un passage par la mer me ferait trop remarquer, je me suis fort heureusement fondu avec la foule de caravanes et de colporteurs qui allaient et venaient à l’une des entrées de Marienburg, et la toute relative vigilance des gardes ne put m’empêcher de passer inaperçu à travers les portes.

Il ne me fut pas trop difficile ensuite de trouver mes principaux repères : le comptoir des elfes, et les bas quartiers qui me serviraient de planque en attendant l’occasion de m’infiltrer secrètement sur un des bateaux ulthuaniens.  

Un épisode troublant me revient à ce moment en mémoire ; j’étais heureux de ne pas m’en souvenir car je me dis même encore qu’il s’en est fallu de près pour que je sois démasqué et arrêté par les forces de l’ordre mortelles : la foutue chauve souris géante de Vampire DAILY me retrouva même parmi la foule de badauds, portant immanquablement la dernière édition de son journal, qui, je  m’en rends compte à présent, est un quotidien.

Je n’eus que le temps de feindre l’effroi face à une telle apparition et courir à toutes jambes vers les quartiers mal famés de la ville, où je pourrais au moins congédier la bête à l’abri des regards inquisiteurs des gardes et autres mauvaises personnes qui veulent ma mort.

Je n’ai pu m’emparer du maudit papier qu’après avoir tabassé un bon quart des truands peuplant les bâtiments environnants, apparemment attirés par je ne sais quelle impression de richesses que je croyais pourtant avoir bien dissimulées sous ma cape, et c’est à grand peine que j’ai enfin pu atteindre l’auberge pourrie depuis laquelle je suis en train d’écrire ces quelques lignes. Vampire DAILY traine à côté de ma chaise, relatant à nouveau les avancées de M. von Carstein, comme si j’en avais besoin pour le moment ! Et en plus, si jamais leur abominable facteur me surprend lors de mon infiltration, toute mon expédition peut se solder en un cuisant échec !

C’est sur ces considérations que pendant la nuit passée j’ai dument rempli le formulaire de désabonnement, présent dans chaque nouvelle édition, et chargé Clavius de le rapporter à l’adresse de la rédaction.

Ah, encore un détail sur mes malheurs : les deux derniers tonnelets ont été perdus dans la pagaille de la ville puis des bas-quartiers, quoique j’ose imaginer qu’à ce moment leur contenu soit impropre à la consommation ; de plus, je n’ai pas non plus manqué de me nourrir sur deux de mes stupides malfaiteurs mortels, passablement surpris quand le noble qu’ils voulaient débarrasser de ses biens a découpé leurs copains en rondelles et s’est jeté sur eux plus rapidement qu’un requin sur sa proie ! Enfin, voila au moins un souvenir qui me redonne quelque vigueur, car j’en aurai besoin très prochainement, le navire elfique que je souhaite infiltrer partant cette nuit.

J’envisage l’opération sereinement, il faudra juste veiller à y aller amplement rassasié, et éviter d’attirer l’attention une fois planqué à bord ; fort heureusement, je connais la science de dissimuler mes traces comme mon odeur, et le collier du maître nécromancien fera son office, je l’espère. Cependant, il me faut encore clarifier quelques informations quant à la contenance et la construction du navire en question, et m’assurer définitivement qu’il va voguer vers les côtes ulthuaniennes, et non vers quelque Lustrie ou Nehekhara.
J’interromps donc mes écrits ici, et espère pouvoir les reprendre une fois calé dans quelque coin sombre du bateau qui me mènera à destination !

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Dim 2 Fév 2014 - 12:51

Par un début d'après-midi, je vis l'écriture de Von Essen apparaître sur le livre nous permettant d'avoir de ses nouvelles. Je me sentis obligé de lui donner une réponse. Le fameux corbeau étant revenu, je me mis à rédiger une lettre pour mon ami. Elle disait cela:

Je vais m'expliquer pour mon amitié avec Arsvagnir. Elle date d'avant ma transformation en vampire. A ce moment j'étais un prince dragon de Caledor et j'avais réveillé un dragon de son sommeil. Chacun a sauvé la vie de l'autre plusieurs fois. C'est pour cela que je n'ai pas bu son sang. Je boirais le sang d'un dragon de feu qui vit dans les montagnes du Bord du Monde mais avant, je fait tout ce que je peux pour aider l'Empire et Ulthuan. En ce qui concerne les navires en partance pour Ulthuan, tu peux aussi chercher parmi les navires humains faisant du commerce avec Lothern, la capitale et plus grand port du monde. Pour cela, le mieux est de regarder le registre du port et de consulter les navires. Après, à toi de choisir le bon. Bonne chance.

Puis je commanda au corbeau de ne le trouver que s'il était bien tout seul et qu'il faisait sombre. Et de ne pas lui donner ce message avant. Puis j'envoya le corbeau à partir de la fenêtre Et le vit partir. Je le suivis jusqu'à ce qu'il franchisse l'horizon et que je ne le bois plus. Puis,je retourna à ma table, me resservir un peu de sang.
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Dim 2 Fév 2014 - 14:24

Sort de la remise avec un nouveau pot d'encre pour le dragon de sang. Lui dépose sur la table et prend le journal de Von Essen pour lire les dernières nouvelles. Lis quelques passages et rigole. Va vers la table du fond.
- Regarde ! Regarde comment il a appelé ton corbeau... 
Les deux femmes se mettent à rire. Elle s'installe à la même table et commence à discuter avec sa vieille amie.

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Lun 3 Fév 2014 - 16:19

Jour 5


J’ai les nerfs à vif. J’ai les nerfs à vif et j’espère que ce bref moment de répit me permettra de reposer mes idées par écrit et clarifier quelque peu ma situation fort peu enviable car certainement incertaine.

Je suis installé dans la cale du navire elfique en question de ma journée de la veille, non pas aux fers, mais solidement barricadé à l’aide de la cargaison du navire, constituée en fait de bois et de fer impérial de première qualité, probablement importé par les gens d’Ulthuan afin de nourrir l’effort de guerre contre leurs cousins dégénérés de Naggaroth.

A l’extérieur, l’équipage du bateau ne doit guère se sentir mieux que moi, étant donné que non seulement je suis tout proprement un passager clandestin à bord de leur engin, mais en plus je me suis vu obligé de pourfendre deux de leurs matelots qui allaient certainement lever l’alerte, étant donné qu’ils avaient découvert ma présence.

Comment sommes-nous arrivés là ? Par pure bêtise, une fois encore : mon infiltration était sans faille, personne n’aurait du visiter la cargaison pendant la traversée maritime, et même si c’était le cas, je serai lové quelque part dans l’ombre, et personne n’aurait rien remarqué. Dans ma grande mansuétude, et par respect pour les compatriotes de Gilgalad, je m’étais même engagé de retenir ma soif pendant quelques jours pour me nourrir sur des humains une fois arrivé à Lothern. Et tout, tout a foiré à cause de cette foutue chauve-souris de Vampire DAILY.

Pendant la nuit de mon infiltration, j’ai été rejoint par Clavius le corbeau, dont le retour ne pouvait que signifier le succès de sa quête, et par un autre de ses congénères portant une nouvelle missive du cher dragon de sang. Ah, il y avait aussi la suite du Prix de la liberté par Arken sur la patte de Clavius. Il aurait fait un détour par la taverne ? Etrange, il faudra que j’éclaircisse tout cela une fois de retour.

Dans l’obscurité de la cale, donc, je lis les deux documents sous la lumière blafarde de Mannslieb, et, je fus fort satisfait de ce passe-temps. L’action a enfin commencé dans le camp de Vlad von Carstein, et apparemment la sororité a réinventé le concept de la charrette macabre. Intéressant, l’utilisation qu’en fait le maître von Nettesheim est plutôt différente : un zombie moins stupide que les autres dirige un attelage rempli de cadavres au cas où il en manquerait sur le champ de bataille.

C’est plaisant, je me sens déjà moins inquiété par l’équipage elfe qui doit certainement se demander en ce moment ce qu’ils feront de ma présence à bord une fois arrivés à Ulthuan.

Bref retour sur la missive de Gilgalad : bon, apparemment son amitié avec Arsvagnir le dragon remonte à sa vie antérieure, et ne s’est pas arrêtée dans la non-vie. Pourquoi pas.
Personnellement, ma rencontre avec le ptérodactyle zombie fut tout aussi cordiale : le monstre vivait tranquillement parmi ses congénères sur une haute falaise des côtes de Lustrie, quand je suis arrivé, prenant part à une partie de chasse organisée par Luthor Harkon, le maître des lieux. Je me rappelle qu’il me dit alors : « Tu pourras voler librement sur celui qui voudra te tuer. » Ce fut chose faite : le premier bourrin ailé qui m’a aperçu s’est jeté sur moi bec et ongles dirigés vers ma gorge, je l’ai explosé, puis l’ai asservi à l’aide de nécromancie. C’est marrant, le regard que me fit ce cher Luthor sur le coup : sa monture à lui était bien vivante, et il me dit plus tard que ce n’était pas du tout comme ça qu’il imaginait que ça allait se passer.  

Enfin, pourquoi ai-je du me barricader dans cette galère ? La nuit s’est déroulée tranquillement, et la matinée ensoleillée (hélas, heureusement que j’étais à l’abri) devait se passer sans problèmes, quand subitement j’aperçus cette stupide bestiole noire de Vampire DAILY qui s’efforçait à se pousser à l’intérieur à travers un soupirail.

Je crois que les deux matelots qui gisent à présent sans vie près de moi, et le vampire qui vous écrit ces lignes ont été tous les deux alertés par le vacarme que créait la chauve-souris, et surtout par son envergure qui ne pouvait absolument pas passer inaperçue.

Les deux pauvres elfes sont donc entrés dans la cale pour se débarrasser de cette horreur que j’étais parvenu à tirer à l’intérieur quelques minutes avant. J’ai eu le temps de décrocher de son dos la toute nouvelle édition spéciale du journal, ainsi qu’un formulaire de deux pages intitulé « Etes-vous sûr de vouloir annuler votre abonnement à Vampire DAILY ? » Saletés de commerciaux.

Si je pouvais espérer me planquer seul avec deux corbeaux bien disciplinés, avec le facteur mammifère géant c’était peine perdue. Je n’eus donc d’autre choix que de surprendre les deux individus avant qu’ils ne me trouvent, et de les mettre hors d’état de nuire.

Ma prochaine action fut celle que j’ai décrite au début : barricader la seule porte qui menait à la cale, ainsi que les deux soupiraux de chaque côté. Je fus rapidement accosté par le reste de l’équipage, une bonne douzaine d’elfes, approximativement, et préféra m’expliquer avant que les mœurs ne dégénèrent complètement sur le navire.

Sans doute aucun, les discussions furent tendues. J’avais commis le forfait de la clandestinité et de la mise à mort de deux des leurs. En revanche, même s’ils parvenaient à venir à bout de ma barricade (du bois et des caisses de lingots de fer, quand même), je les eus menacé de couler leur navire avant qu’ils ne m’atteignent et ne me fassent payer pour mes crimes. Comme ils me demandaient ce que je voulais, je leur dis simplement que mon intention était s’atteindre les rivages de Lothern, et qu’ils auraient toutes les occasions de me régler mon compte une fois arrivés à bon port.

La tension fut insoutenable des deux côtés, et je peux les comprendre ; je regrette moi-même de ne pas avoir contrôlé ma force et de ne pas avoir seulement assommé leurs compatriotes, mais sur le coup c’était eux ou moi, et je ne disposais d’aucun moyen efficace de les ligoter par la suite, ce qui en quelques sortes rend ma situation actuelle moins complexe pour moi, d’autant plus que j’ai pu au moins mettre le sang des défunts à contribution.

Toutefois à l’heure qu’il est, en même temps de réfléchir à mes issues de secours une fois le navire ayant accosté, je ne peux m’empêcher de songer à des manières de dédommager les familles des deux matelots. L’or que j’ai sur moi ne sera probablement qu’une brève, médiocre, voire offensante consolation, surtout que je n’ai aucune intention de me soumettre à la justice elfique, plutôt expéditive dans le cas des vampires. Quant à mes issues de secours, je garde quelque espoir de surprendre mes voisins de bord, étant donné que je ne leur ai nullement révélé ma véritable nature, passant à leurs yeux pour un misérable malfrat mortel.

Ma traversée se poursuit, je ne sais trop combien de jours nécessite un navire pour franchir la Grande Mer, et espère seulement que ma soif ne me rendra point fou de rage avant l’heure.
Jour 5, je m’interromps pour l’instant.

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Lun 3 Fév 2014 - 16:35

A mon avis, les elfes vont quand même se méfier de toi... Parce que ce n'est pas un simple mortel qui peut tuer deux elfes comme ça Devil 
Un dédommagement pour les familles des victimes ? Tu t'es pris un coup de soleil ? On aura tout lu  Fou

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Lun 3 Fév 2014 - 16:54

Par un paisible après-midi; je vis des mots s'inscrire sur le livre tenant lieu de journal à notre ami. Je précipita alors pour voir ce qu'il disait. Arf, il semble en mauvaise position.

Citation :
A mon avis, les elfes vont quand même se méfier de toi... Parce que ce n'est pas un simple mortel qui peut tuer deux elfes comme ça
Un dédommagement pour les familles des victimes ?
Je suis entièrement d'accord avec toi Arken. Ce serait d'ailleurs ce qu'il y a de mieux à faire.

Je dois remarquer que les hauts elfes sont tombés bien bas. Acheter de l'acier humain. Non mais je vous jure. Je préférerais encore de l'acier nain. Au moins lui on sait qu'il est bien. Même s'il ne l'est pas autant que le nôtre (explication : un elfe n'achètera jamais de l'acier impérial pour quelque raison que ce soit Shifty ).

Sinon, chère Arken, crois-tu je doive monter sur le dos d'Arsvagnir et aller à Lothern pour l'attendre ou le laisser se débrouiller ? Car je tiens à avoir mes nappes moi. Comme il a fermé les endroits d'où peuvent venir les hiboux, on ne peut plus envoyer de message malheureusement. Sauf si Rabe peut rester non loin et le lui communiquer par pensée. Auquel cas, il faut lui dire de se contrôler à tout pris.
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Lun 3 Fév 2014 - 16:56

Ne t'inquiète pas... Rabe à plus d'un tour dans son sac pour livrer ses messages... Il tient à sa viande séchée, tu sais  Tongue 
Et je pense qu'on devrait lui laisser une chance de s'en sortir tout seul  Shifty

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Lun 3 Fév 2014 - 16:59

Tu as raison, on va voir ce qu'il va faire. Ce sera amusant de le voir se dépatouiller. Mais il a déjà du se sortir de bien pire à mon avis. Ce qui ne m'étonnerait pas de lui.
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Lun 3 Fév 2014 - 18:08

Jour 5 : cette après-midi est des plus désastreuses.

Il ne me fallut pas longtemps pour me rendre compte d’après les bruits d’en dehors mon refuge pour me rendre compte que ces foutus matelots ont préféré faire demi-tour jusqu’à Marienburg et m’y débarquer plutôt de continuer la traversée avec moi à bord. Et les heures perdues ? Et l’effort de guerre ulthuanien alors ?

J’écris en ce moment dans la relative sureté des airs, sur le dos de mon ptérodactyle zombie, après une poursuite désespérée qui me mena depuis le comptoir elfique jusqu’au sommet du temple de Handrich, le dieu saint-patron des marchands et autres escrocs marienbourgeois.

Alors que l’on atteignait les docks, je décidai immédiatement de prendre l’initiative, et avant même que le navire ne soit finalement amarré, j’usai de ma force prodigieuse pour défoncer les planches de la coque et bondir sur le quai, priant par défaut Ranald pour que ma cape me tienne à l’abri des rayons meurtriers du soleil.

Je pense bien que la surprise eût été suffisante pour que les gardes locaux n’arrivent à ma poursuite que très tardivement, mais je fus tout d’abord talonné de près ou de loin par le capitaine du navire et quelques uns de ses hommes, certainement plus aux aguets que les dockers mortels ou leur milice.

La poursuite dura donc un bon moment à travers les rues tortueuses de la ville, je me rappelle même avoir bondi par-dessus un ou deux canaux, distançant toujours un peu plus l’équipage et la garde locale qui s’est finalement jointe à la chasse au vampire.

Bénie soit ma vitesse, mais maudite soit l’omniprésence des gardes ! Je fus cerné sur la grande place du marché, juste devant le temple de Handrich, imposant édifice s’élevant bien à quelques dizaines de mètres, dont cinq allants plus bas que le niveau de la mer, et accessoirement la seule retraite qui me fut permise pour ne pas me faire empaler sur des hallebardes.

J’ai du donc m’enfoncer dans la foule de croyants qui allaient et venaient par les portes de la sainte bâtisse, qui pour ma grande joie n’avait rien contré la présence de vampire sur son sol sacré, et m’engouffrer dans la mi-obscurité à l’intérieur. Inutile de dire que ces imbéciles de gardes ont vite déclenché la panique en entrant en trombe alors que la messe locale n’était point encore terminée, au grand dam du clergé qui s’affairait à collecter les généreuses offrandes des croyants qui voulaient s’attirer les faveurs de leur dieu.

Toutefois, j’eus le temps de constater tous ces détails tout en étant dissimulé des yeux des mortels, puisque j’ai escaladé le mur intérieur du temple jusqu’à accéder à un petit niveau supérieur qui servait à… Je ne sais plus quoi. Entendant les bruits de bottes montant les centaines de marches conduisant à mon sanctuaire provisoire, je choisis d’invoquer sans plus attendre ma monture lustrienne et de l’attendre autant qu’il le faudra sur le toit du temps auquel j’ai accédé à travers une espèce de pigeonnier permettant la lumière d’éclairer les lieux.

C’est finalement sous les cris ébahis venant d’en bas, et les cris de rage venant d’à côté que j’ai sauté dans le vide, atterrissant avec précision sur le dos du reptile mort-vivant qui me porte en ce moment au dessus de la Grande Mer.

Ma décision est prise : en dépit des risques, je tente le tout pour le tout et survolerai l’étendue d’eau infinie porté par les ailes de vouivre de ma monture, l’infiltration étant probablement impossible depuis ce fâcheux incident sur le navire elfique : ils vont certainement inspecter chaque cargaison à présent, avant et après chargement.

La seule réjouissance qui me semble quelque peu puérile est qu’au moins, le voyage sera plus bref que si je n’avais emprunté un bateau, car je constate en ce moment que l’océan s’étend bien au-delà de mon champ de vision ; même à vent en poupe, le voyage aurait pris une bonne semaine.

Rien que parce que le manuscrit trainait encore sous la main, je ai feuilleté nerveusement la dernière édition de Vampire DAILY, et j’y ai vu une rubrique consacrée à l’histoire de la nécromancie depuis le début des âges, et les origines de son fondateur, le tristement célèbre Nagash, prêtre-roi de Khemri, aussi connu sous le nom de l’Usurpateur. Une description  de sa conquête de Nehekhara a complété le tableau : quel être exécrable ! Dire que sans lui, notre perfection incarnée n’aurait jamais existé ! C’est l’ironie du sort, je suppose.

Cette foutue chauve-souris s’est finalement envolée dans la pagaille, et je compte à présent sur Clavius pour la devancer et rapporter à la rédaction le formulaire de confirmation d’annulation de mon abonnement. Et s’ils m’envoient encore un papier du même genre, par mon sang, si je m’en sors quand même indemne de ce voyage, je révèle leur position aux répurgateurs ! Parfaitement ! Sinon il n’y a plus le respect du client !

Bon, je m’interromps ici, il y a un superbe coucher de soleil à l’Ouest, quel dommage que je ne puisse pas le regarder.

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Lun 3 Fév 2014 - 18:26

Pas mal ton histoire. Au moins on pourra communiquer de façon plus saine avec toi. Sinon, j'espère que tu vas bientôt arriver. Mais fais aussi attention aux arches noires des elfes noirs. Elles ont parfois des dragons avec elles.
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Mar 4 Fév 2014 - 10:14

*La demoiselle du fond prend soudain la parole.*
Rabe m'a dit qu'il devait apporter un formulaire. Je lui ai donc demandé de repasser par ici avant de retourner auprès de votre ami... Justement, le voilà.
*S'approche de la fenêtre. Le corbeau tend la patte. Prend le message et se retourne vers Gilgalad.*
Ils sont vraiment gonflés, au vampire DAILY... Regarde.
*Donne le parchemin.*

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Mar 4 Fév 2014 - 10:35

En effet, j'ai eu raison de ne pas m'y abonner. Ils n'ont pas été un très bon journal. Son principal avantage est qu'il est le seul journal pour les vampires. Mais tant qu'ils ne disent rien sur moi, je ne vais rien leur faire.

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Mar 4 Fév 2014 - 13:02

Jour 6


Par où commencer ? Certainement par le fait qu’aucun événement notable ne s’est déclaré pendant la nuit, et qu’heureusement je suis toujours en un seul morceau, en route pour la lointaine île d’Ulthuan afin d’en rapporter des nappes elfiques qui brûlent les coudes à toute créature de la non-vie qui s’appuie dessus.

N’ayant point besoin de repos, j’ai naturellement effectué un vol nocturne en continu, veillant tant bien que mal à garder le cap légèrement à gauche de l’endroit où le soleil s’était couché la veille. Quelques vagues perceptions telluriques ainsi qu’une faible émanation magique me confirment en ce moment que je dois continuer plein Ouest-Sud-Ouest pour atteindre ma destination.

Je me sers à nouveau de mes écrits pour me remonter le moral, mais non cette fois-ci à cause d’une nervosité accrue, mais au contraire du fait d’une torpeur lancinante qui ne me laisse pas depuis que cette nuit-là, j’ai du confronter la bête qui sommeille en moi.

Rien de grave, évidemment, mais je suppose que cette malveillance latente ne pouvait rester de marbre face à mes pensées généreuses de la veille, ma désinvolture face à un voyage suicidaire et mon inactivité actuelle. J’ai donc été hanté par ma propre image mourante ou portant la mort, enveloppée dans un halo de symboles de désespoir et de fatalité, et
Bref, ce ne fut point une nuit plaisante. Je rêvai que des gardes me poursuivaient sur des toits de temple sans fin, et que je dus me déguiser en Roi-Phénix pour les bluffer, et alors que pour m’en débarrasser, je leur ordonnai un énième raid sur Naggaroth, la Reine Eternelle se présenta à moi, et… visiblement la bête dut se dire que je tournais ses hallucinations un peu trop à mon avantage, et je me réveillai brutalement à la réalité du vent, du ciel et de l’eau autour de moi.

Bon, ça va déjà un peu mieux. Vers la fin de la matinée nuageuse Clavius fut de retour. Comment a-t-il fait pour me retrouver au milieu de nulle part ? Ce piaf est décidément un mystère à résoudre. Si ça se trouve, c’est un sbire du comte Mannfred placé auprès de moi pour surveiller mes faits et gestes. Enfin, ça paraitrait un peu gros pour un volatile duquel je ne sens pas de puissance vampirique, mais ses performances sont beaucoup trop prodigieuses pour passer pour un corbeau normal.
D’ailleurs, l’autre m’a rapidement laissé tomber en début de soir, la veille. Curieuse, quand-même, cette loyauté de Clavius envers ma personne.

Le matin une fois achevé, je jubile et j’exulte : la chauve souris de Vampire DAILY n’est point venue m’importuner cette fois-ci ! La rédaction aura échappé à ma vindicative dénonciation, et je puis repenser à une éventuelle infiltration sur Ulthuan sans que leur facteur ne ma fasse rEPérer


*la dernière lettre s’achève abruptement, les mots suivants semblent avoir été écrits par une main tremblante et frénétique. Sur le cahier des doléances, une jaunâtre fumée émane des lignes étrangement calligraphiées, et dans les marges on peut même entendre en boucle une faible musique...*

Très rapide et très véloce
Mon ptérodactyle en os
Fend la brise de sa caboche
Honni soit qui le dit moche


Je m’en vais à Ulthuan
Ile maudite, pays du Mal
Lieu béni par Asuryan
Feu qui brûlera mon âme

Parce qu’on manque à la taverne
De tissu elfique, moderne
Von Essen voyage à mort
Au pays de Caledor

Oh, ooh ooh, oh, oooh, ooooh
Oh, ooh ooh, oh, oooh, ooooh

J’aime le sang, les poèmes
L’amour, oh, ça aussi j’aime
Mais plus que tous les trésors
C’est la gloire que j’adore


Rêve absurde et misérable
Infini, inatteignable
L’arrogance aura ma mort
Attends-moi, j’arrive, ô Morr

Parlons peu pour ne rien dire
Par l’Enfer, que j’aime écrire
J’écris mon journal de bord
Publié après ma mort

Oh, ooh ooh, oh, oooh, ooooh
Oh, ooh ooh, oh, oooh, ooooh

Pourquoi ai-je vaincu la bête ?
Parce que je suis poète
Expierai-je un jour mes torts
« Quoth the raven : Nevermore »


Tiens, Clavius me cite un vers
Quoi ?? Je n’ai bu aucun verre  
Cet oiseau aura ma mort
Jour de grâce, je viens, j’adore

J’écris sans arrêt des vers
Je n’ai bien rien d’autre à faire
Souffrez donc, lectrices, lecteurs
Je vais écrire en longueur    

Oh, ooh ooh, oh, oooh, ooooh
Oh, ooh ooh, oh, oooh, ooooh

Ah, ma bête hurle de rage
Plus personne ne voit ma page
Elle veut que Vampire at war
Remporte le meilleur score


Bête bête, bête bête
Elle n’en fait qu’à sa tête
Heureusement je serai mort
Avant qu’elle ne me dévore

Si ça se trouve, sur Ulthuan
J’trouverai une lahmiane
Qui allègera mon fardeau
Tiens, voilà des rimes en « o »

Oh, ooh ooh, oh, oooh, ooooh
Oh, ooh ooh, oh, oooh, ooooh

Je m’exerce en rimes en « o »
Par le sang, que



*L’écriture ardente s’interrompt, les mots qui suivent sont de nouveau droits et nets*

Qu’est-ce que je suis en train d’écrire ? Tant de parchemin dépensé ?? La folie me guettait plus tôt que je ne le pensais. Je m’arrête ici, et économise mon encre pour des événements plus importants.

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Mar 4 Fév 2014 - 14:15

Tiens donc... Certains vampires deviennent fous et donc très susceptibles ou hystériques... Mais toi, la folie des âges se change en poésie ! J'adore  Mr. Green 

Toujours tant de mystères autour de ce "Clavius"... Mais je trouve que tes sens sont assez émoussés. N'as-tu pas remarqué que son coeur ne battait pas ?  Tongue

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Mar 4 Fév 2014 - 18:14

Je confirme ce qu'a dit Arken. Fais bien attention à économiser ton parchemin. Même si tu pourras en acheter là-bas, il faudrait mieux faire attention.
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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Mer 5 Fév 2014 - 18:48

Jour 7


Beaucoup d’événements depuis la veille, certainement parce que je touche au but.

Pour mon état actuel, deux éléments importants, l’un bon et l’autre – mauvais, sont à relever. Ce qui est bon, c’est qu’à présent je suis quasiment certain d’atteindre Lothern sous peu, et sans risquer de me faire repérer. Ce qui est mauvais, c’est que je ne peux définitivement plus compter sur ma monture lustrienne qui git à présent quelque part au fond de la Grande Mer.

J’écris depuis une chambre étroite d’un imposant navire impérial, heureusement en chemin vers le port elfique, et ce fut certainement par chance et par mes capacités que j’ai pu y accéder.

A l’aube de ce jour, je me suis réjoui pour deux raisons : d’une part, le temps tournait à l’orage, et le soleil était bien dissimulé derrière d’épais nuages sombres ; d’autre part, j’aperçus au loin les lumières de la côte qui ne devait être nulle autre que la côte ulthuanienne, et me préparai alors à crier victoire sur le dos de mon ptérodactyle, quand Clavius, non Rabe, bref, je détaillerai son cas plus tard, le piaf se mit à croasser d’affolement et me mordre l’oreille sans relâche.

Je m’apprêtais à l’assommer une bonne fois pour toute (c’était les côtes des elfes que l’on approchait, et tout vacarme devait s’entendre de loin), quand je vis enfin la raison de son agitation : deux des feux que je voyais semblaient se rapprocher de moi à une vitesse alarmante, et je me rendis compte que c'était décidément les volatiles qui causeraient ma perte : deux gigantesques oiseaux de feu fonçaient droit sur moi.

N’écoutant que mon courage, je décidai de rebrousser chemin. Bien qu’étant certain que Rabe le corbeau aurait toutes ses chances contre l’un, je doutais de pouvoir l’emporter contre l’autre, et préférai alors une plus que sage retraite.

Après une poursuite qui dura bien une heure, les deux piafs de feu décidèrent enfin probablement que l’importun était parti et ne reviendrait pas, et me laissèrent tranquille. Pénaud, je tournoyai encore un bon moment au dessus des eaux, ruminant les moyens de passer outre leur garde vigilante, et surtout me demandai la raison qui aurait bien pu annoncer ma présence magique aux scrutateurs de magie, car je ne voyais pas autrement comment aurait-on pu me repérer au-delà de la ligne d’horizon.

C’est alors que la chance me sourit, car j’aperçus loin en bas deux esquifs qui se suivaient de près : l’un battant pavillon impérial, l’autre - noir, dont l’identité naggarothienne ne laissait aucun doute. Le navire druchii était inférieur en tonnage par rapport au bâtiment impérial, mais le dépassait certainement en vitesse ; voyant l’affrontement inévitable, j’endossai dès lors la responsabilité de sauver ces pauvres mortels des griffes des corsaires noirs.

Ah, ce fut un moment de gloire dont je me souviendrai longtemps : un vol en piqué, des instants de vitesse ahurissante auxquels les croassements désespérés de Rabe n’ajoutaient que plus de charme, quand j’hurlai quelque chose comme « A L’ABORDAGE, MILLE SABORDS !!! », ou « MAYDAY ! MAYDAY ! », et enfin, l’explosion magistrale que provoqua ma collision avec le navire druchii qui s’apprêtait à flanquer le bâtiment impérial.
Des os volèrent en éclats, j’entendis les hurlements de panique des corsaires et le craquement brutal de toute la structure de leur bateau, et n’eus que le temps de rebondir sur les débris qui volaient dans tous les sens pour me retrouver près du gouvernail impérial, auprès des marins affolés qui n’eurent visiblement rien compris au cataclysme qui se révèla sous leurs yeux, car leur première réaction fut de me prendre pour l’un des pirates et se jeter sur moi de tous côtés.
Heureusement, mes forces ne me firent point défaut, et après quelques secondes de mêlée je leur montrai le navire druchii qui sombrait avec la masse de ma monture en mille morceaux, ainsi que mes bonnes intentions et ma véritable nature de haut elfe d’une académie toute particulière qui passait justement par là.

La supercherie n’eut aucun mal à passer auprès de ces ignares qui me devaient probablement la vie sauve, et je fus reçu avec tous les remerciements qui se devaient à un héros. Le repas avec le capitaine fut de cendres, naturellement, mais n’enleva rien à mes manières irréprochables qui achevèrent de convaincre le maître à bord que j’étais un de ces « étranges mais très courtois mages à oreilles pointues ».

Voici comment je me retrouve à présent à une nuit de traversée des côtes ulthuaniennes, sain et sauf, mais sans monture ailée.

Je passe rapidement sur le cas de Rabe, anciennement Clavius : une missive de mon indic’ dans la taverne m’eut enfin rejoint alors que j’allais ouvrir mon carnet de bord, livrée par un pigeon mort-vivant qui n’eut visiblement aucun mal à me trouver.
C’est dans cette missive que mon indic’ m’expliqua l’identité véritable de Clavius, et il eut également la galanterie de me joindre la suite du récit du Prix de la liberté par Arken. L’action a l’air d’avancer à bon rythme, vers la fin le pouls s’accélère ostensiblement, et laisse le lecteur sur sa faim alors que le plus important semble sur le point d’être dévoilé. Toutefois, à mon sens le collier anti-magie jeté dans l’herbe sans qu’aucune sentinelle ne puisse de suite détecter une anomalie dans le camp de Vlad von Carstein, le seul, le grand, le génialissime, me paraît un peu gros. Et une entrée aussi impromptue dans une tente dont on ne peut que soupçonner le sommeil des occupants me semble aussi fort peu avisé. Enfin, Tilla est jeune, elle devra bien pouvoir s’en sortir. Tiens, et l’autre piaf me croasse dans l’oreille à présent, comme s’il comprend ce que j’écris. Je l’envoie faire diversion devant des gardes phénix à l’occasion, il s’en sortira comme un chef, j’en suis certain.

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MessageSujet: Re: Le fabuleux voyage de Von Essen en Ulthuan   Mer 5 Fév 2014 - 18:53

Je poste juste pour te dire que j'ai lu la suite... Et que l'ironie qui en ressort est juste magnifique  Clap 

*S'en retourne auprès de ses parchemins.*

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