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 [Récit non WHB] Hells Island

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Arken
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Ven 27 Déc 2013 - 16:34

Un peu de romance dans ce monde de brute  Tongue 
On a l'impression de se reposer en même temps qu'eux et de souffler de soulagement quand on apprend qu'il ne s'agit que d'un simulateur et qu'il n'y aura pas de mort ce coup-ci.  drunken 

Courage pour tes textes à réécrire, je n'aimerais pas que cela m'arrive  Camouflé Ninja 

La suite !  Very Happy

PS : 2ème page, bravo à toi !  banane 

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alexy999
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Ven 27 Déc 2013 - 17:34

Merci, je vais tâcher de rattraper mon retard, et rien qu'en renouvelant les textes déjà existant j'ai de quoi faire des tas de pages  Very Happy 

Jour 20: Sarah 

Deux jours dans cette boite à sardines, soleil adoré, j'en pouvais plus ! Mais c'était trop mignon de voir le geste fou de Louis juste parce qu'il aimait Florence. Cependant elle ne l'a pas très bien pris apparemment, elle l'a traité d'inconscient, elle l'a sermonné qu'on mourrait tous avec des réflexes pareils. Mis à part ça, la vie bat son plein, nous commençons à nous habituer à ce système des deux jours de repos suivi de d'un jour d'épreuve. Arthur a relancé Lucas sur la mise en place d’un système hiérarchique et démocratique. Mais cela reste pour l’instant une cause des plus stériles. François ne s’est pas joint à eux, il profite surement qu’Arthur se batte à sa place pour cette cause qui est la sienne. Je le reconnais bien là. Il est fin stratège, passionné d’histoire, il est celui qui commande derrière les autres, il est celui qui les enverra à la mort pour survivre. C'est un opportuniste, et il n'est pas stupide loin de là. Mais jusqu’à ce qu’un leader émerge, je me range avec la moitié qui le soutient. Car Lucas lui, nous mènerais à la mort bien plus vite, un massacre en première ligne. Il ne recherche que l’action et la victoire écrasante, il réalisera trop tard quelles sont les pertes …

Le score est tombé :

Citation :
Anglais : aucun mort, vaisseaux peu endommagé, victoire totale
Allemands : un morts, vaisseaux peu endommagé, victoire totale
Belges : quatre morts, vaisseau intact, victoire totale
Danois : trois morts, vaisseaux peu endommagé, victoire partielle
Suisses : six morts, vaisseaux endommagé, victoire partielle
Espagnols : sept morts, vaisseaux lourdement endommagé, victoire partielle
Français : vaisseaux détruit
Irlandais : vaisseaux détruit
Hollandais : vaisseaux détruit


Troisièmes, score acceptable. Mais encore une fois nous fûmes surpris. Le présentateur annonça l’objectif caché : remporté la victoire par un acte kamikaze … Cet objectif avait été atteint par les allemands les suisses et nous … comme notre vaisseaux était intact, que nous avions obtenus une victoire écrasante et que ce type de bonus annule le malus dût aux pertes, nous nous vîmes à nouveau changer de position sur l’écran: Premiers … l’espoir renaît. La prochaine épreuve sera une épreuve pacifique nous a-t-on dit, justifiant un seul jour de repos : demain soir, l’équipe qui aura organisé la fête la plus intéressante et folklorique dans son campement remportera l’épreuve.

Comme d'habitude les premières places se voient accordé un bonus, mais nous étions déjà censé en avoir un pour l'épreuve précédente. Et franchement, je n'ai rien remarqué qui allait en notre faveur, et le premier qui me dit que ce bonus n'était autre que le champagne, je lui en fracasse une bouteille sur la tête.

Jour 21 : L’euphorie

Lancez cette musique


La fête battait son plein, tous buvaient, dansaient, chantaient et rebuvaient. En temps que premiers, nous avions gagné 200 crédits à dépenser uniquement pour cet événement. Des hectolitres de trappistes et de bières nous furent livrés, Vincent commanda le meilleur matériel de son qui était dans nos moyen et composa une playlist digne des beuveries les plus populaires de notre terre natale. Nathan qui avait passé la commande sur le moniteur y avait discrètement ajouté une caisse de contraceptifs au cas où …

Les rares sobres de la soirée : Noémie, Sarah, Arthur … changèrent bien vite d’attitude quand on leur rappela que le but n’était pas de s’amuser pour l'amusement, mais bien pour remporter une victoire supplémentaire. On chanta encore et encore, Roméo embrassa Juliette puis fila faire de même avec une autre demoiselle pendant que la précédente faisait de même avec un nouveau cavalier. Tout le monde s’amusait, exagérait chaque rire et chaque chant sans savoir si c’était pour être les meilleurs guindailleurs ou juste les effets de l’alcool qui coulait maintenant dans leurs veines en plus grand quantité que le sang.

La débauche atteint un niveau effarant et la soirée ne fut plus faite que de rires et de plaisirs de la boisson. Nathan avait bien fait … Derrière l'un des cabanons (en fait, chaque lieu un tant soit peu intime du campement accueillait le même genre de scène), assis face à face, Florence et Lucas dé-saoulaient ensemble à coup de Chimay, de Rochefort, d'Orval et autre bières belges. Selon Lucas, ingérer de l'alcool ayant un degré de concentration moins fort que le précèdent aidait à dissiper l'ivresse. Vu l'état de Florence, elle trouvait cette théorie tout à fait incroyable.

Lucas : Tu sais que tu es belle ?
Florence : Tu en doutais nigaud ?
Lucas : nigaud peut être, douter jamais.
Florence : et bien nigaud, embrasse moi donc si tu me trouve si belle.
Lucas : J’ai toute la nuit pour t’embrasser Flo, alors prenons notre temps et procédons par étape ...
Louis : Enfoiré !!! Comment tu as pu me faire ça ordure !
Lucas : Héhéhé, qui va à la chasse perd sa place Loulou.
Louis : T’es qu’un enfoiré, je t’aimais Florence ! Pourquoi ???
Florence : Je … tu … arrêtes ! C’est fini nous deux !
Louis : Tu me fais le coup du meilleur ami, non ça peut ne pas être fini !
Lucas : Lâche là ! Elle est avec moi maintenant, tu la mérites plus débile !
Louis : Et toi c’est une balle que tu mérite trou-duc !!!

Il sortit son arme de poing, la braqua sur son ami et enleva la sécurité. Lentement, il appuya sur la détente en savourant la peur sur le visage de Lucas. Mais alors qu’il allait faire parcourir à son index les derniers millimètres manquant au coup de feu vengeur, une caresse glaciale et métallique sur sa nuque stoppa net son mouvement.

Arthur : L’avantage à détester l’alcool c’est qu’il reste au moins une personne sobre pour jouer les  garde-fou et empêcher ce genre de conneries…
Louis : Va te faire foutre, ce salopard m'a volé Flo, il m’a fait cocu cet enfoiré, je veux le buter !!!
Arthur : Tu t’expliqueras avec lui demain, avec tes poings si ça te chante, mais maintenant fais moi le plaisir d’aller dégriser dans ton lit. Et commence d’abord par lâcher cette arme.
Louis : Oui je la lâche, mais c’est avec toi que mes poings vont s’expliquer abrutis !

Il se retourna alors violemment et se jeta sur Arthur, celui-ci n’eut qu’un pas de côté à faire pour l'esquiver et Louis s’étala à terre. Comme il ne se relevait pas, Florence le mit en latéral de sécurité par acqui de conscience, grâce à Louis, Arthur venait de lui démontrer une théorie beaucoup plus viable pour rapidement dé-saouler...

Arthur : Ok, dort là si ça te chantes. Lucas, quand je te disais de réfléchir à tes actes, ce n’était pas seulement lors des épreuves. Ou cet environnement de stress constant nous tuera tous.
Lucas : Tu m’as peut être sauvé la vie, mais tu n’as pas à me dicter ma conduite !

Sur ce, ils se séparèrent. La soirée se clôtura par un gigantesque feu d’artifice organisé par Aurélien et Thomas. Mais peu étaient encore debout, pour admirer ce spectacle grandiose. Pour beaucoup, la nuit fût agitée. Des relations naquirent, d’autres se défirent. Damien avait été grièvement frappé à la tête mais on ne sut jamais par qui, beaucoup de lits furent vidés de leurs occupants, d’autres en accueillir plus d’un. Une belle soirée selon les standards, une belle ducasse improvisée selon eux.


Dernière édition par alexy999 le Ven 27 Déc 2013 - 19:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Ven 27 Déc 2013 - 18:14

Eh bien, tu ne chaumes pas ! Deux suites en quelques heures  Clap 
Par contre, relis toi, car il y a beaucoup de fautes de frappe et d’inattention, certainement dues à une envie trop pressante de tout réécrire.

J'hésite à te demander la suite, car tu serais capable de la publier en moins d'une heure  lol 

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Ven 27 Déc 2013 - 20:34

Je viens seulement de voir ton message, il est 20h11, au boulot !

Jour 22 : Vincent.

Puutain … mais quel gueule de bois mes aïeux. Ce matin, parmi les premiers hors de leur lit, j'ai aidé Florence qui essayait de ramasser Louis pour le fourrer dans son lit, ce poivrot avait passé toute la nuit dans la boue. Thomas et Aurélien eux, s’étaient endormis sur le toit de l'armurerie, je ne veux même pas savoir comment. En plus, je n’ai pas vraiment fait attention mais je crois que nos deux dortoirs étaient mixtes cette nuit … bref parlons d’autre chose. Après avoir encore aider des poivrot, à redescendre cette fois-ci, je suis allé au réfectoire pour voir si notre beuverie s’était soldé par un échec ou une performance tolérable et ce que j’ai vus m’a choqué.

J’ai hurlé aux autres de venir, c’était incroyable, c’était impensable, c’était morbide, c’était des images des autres équipes. Lucas, Arthur, François, Damien, Florence, Sophie et Sarah répondirent présent et me rejoignirent quand ils en venaient aux allemands. C’était effarent, ils avaient du dépenser tous leurs crédits pour organiser cela : des hectolitres de bière germanique, un appareillage de sono hors de prix et un chapiteau … mais leurs superbe fête avait tournée court quand une bagarre générale avait dégénérée pour une histoire de ... chef (le fait que leur discours était doublé en français ne me surpris même pas). Deux morts de chaque côté, match nul plutôt sanglant. L’Espagne, la France et la Suisse défilèrent bien vite, ils n’avaient pas faits beaucoup d’effort pour cacher leur désespoir et leur tristesse, cette île doit commencer à les rendre fou et ce sera bientôt notre tour.

Puis ce fût à nous, une bien belle soirée, une vrai petite fête de village bien arrosée. Un son et une lumière correcte, de la bonne bière et des trappistes, les encouragements à l’égard des rares sobres. Je ri même lorsque l’on vit Thomas et Aurélien se reprendre par six fois pour monter sur le toit, complètement ivres. Ils s’écroulaient à chaque fois de manière à la fois drôle et pathétique. Mais la suite fût plus mitigée, Lucas draguant florence, Louis, trompé, braquant une arme sur la tempe de son amis et Arthur appuyant une seconde arme sur le cou de Louis en sortant une phrase qui lui donnait les airs d'un justicier qui se croit sortit d’un film d’action. On se passa de remarques, mais Lucas et Arthur se jetèrent des regards noirs.

Les autres équipes suivirent, l’Angleterre et Irlande avait fait aussi une remarquable performance mais en connaissant également quelques accrochages qui avaient causés de nombreux blessés. La Hollande et le Danemark s’étaient abstenus de participer à cette épreuve et je crois que je peux les comprendre … Au final nous terminons troisièmes derrières les Irlandais et les Allemands, les Anglais nous suivent de près. Viennent après la suisse, la France et l’Espagne. On a gagné … de l’alcool gratuit, bande d’enfoirés ...

Jour 23 : Camille

Deux jours que cette situation dure, à croire que nous avions bu plus que ce à quoi nous sommes d’ordinaire habitués. Tout en rangeant ce qui restait de notre première soirée, nous en avons fêter une deuxième. Je n'aurais jamais cru un jour que je chercherais à ma saouler pour oublier, l'ironie voulant qu'on cherche à soigner la dépression avec de l'alcool, plus grand dépresseur de l'histoire de l'humanité.

Je me suis réveillée avec Nathan dans mon lit, je ne m'en rappelais même pas et je ne l'aurais sans doute pas cru si je ne m'étais pas éveillée avant lui. On s'est regardé en chien de faïence quand il a fini par ouvrir les yeux. Nous étions tous les deux en couple avant cette mésaventure, avec des personnes qui ont eu la chance de ne pas êtres entraînées là dedans. Nous avions beau savoir que nous ne les reverrions plus avant un certain temps, voir plus jamais, nous n'avions pas fait le deuil de nos relations respectives. Nous avons toujours été des amis très proches lui et moi, mais je n'imaginais un tel dénouement.

Nous avons déjeuné ensemble sans dire mots, personne n'a vraiment fait attention à nous, il faut dire que nous n'avons pas été plus de six simultanément dans le cabanon, et que ceux qui étaient présents avaient tous une tête d'enterrement. J'ai fini par entamer la conversation, je lui ai expliqué que je ne voulais pas d'une liaison avec lui, du moins pas tant que notre situation ne s'est pas stabilisée. Pas tant que que nous ne savons pas vers quoi nous allons ... Il a accepté sans protester. La facilité avec laquelle j'ai réussi à la convaincre m'a mise mal à l'aise.

Tristan, notre "animateur de village" est alors intervenu pour nous annoncer une nouvelle épreuve, encore une fois, une épreuve relativement sans risque, car une épreuve individuelle ne concernant qu'un seul d'entre nous. Un sensation que nous n'avions plus alors ressenti depuis plusieurs jours nous a gagné à nouveau, la peur, la peur d'être choisit pour cette épreuve.

Jour 24 : Solitude

Un appel est sortit de nulle part aux alentours de six heure du matin.

«Chaque spécialiste en arme lourde d'assaut devra se présenter à l’hélicoptère de ravitaillement à midi, de là il sera conduit vers l’arène où se tiendront les jeux pour l’arme élémentaire. »

Les jeunes se sont alors levés et ont commencé à discuté de la question avec Lucas. La plupart s’inquiétaient simplement de savoir à quel genre d’épreuve s’attendre. Dés qu’il y eu un blanc, François proposa une hypothèse selon laquelle il s’agissait des fameuses épreuves pour remporter les armes uniques, évolutions des armes spéciales dont ils disposaient déjà de trois d’entre elle. Arthur poursuivit en traitant Lucas de tous les non. En effet, il lui avait proposés quelques jours plus tôt de mettre à profit une partie des 1450 crédits gagnés jusqu’à présent pour acheter la seconde améliorations des dites armes. Mais Lucas n’en avait eu cure et prétextait préférer économiser que s’acheter des armes inutiles. Ils se lancèrent dans un disputes acharnée jusqu’à ce qu’un bruit de rotors les avertissent du départ imminent de Lucas. L’hélico se posa et le jeune homme monta dans l’espace ouvert à l’arrière mais florence le retint pour l’embrasser avec passion.

Florence : « Lucas, tu es en position de faiblesse. Si tu ne peux pas gagner, reste en vie, je t’en supplie. »
Lucas : « C’était ma dernière erreur Flo, je reviendrais, je te le promets… Arthur ? »
Arthur : « Oui … ? »
Lucas : « Ce système politique que tu désirais temps … et bien je crois qu’il est l’heure de le mettre en place. » 
Arthur : "Qu'est ce qui t'a fait changé d'avis ?"
Lucas : "J'ai juste ouvert les yeux ..."

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Sur ce, il embarqua et l’hélico redécolla. Le trajet ne dura pas plus de vingt minutes, mais ces minutes parurent des heures à l’adolescent. Pour la première fois, il pleura. Il avait fait le fier, le clown, le fort. Mais il avait eu tort, Arthur n’était pas un super-héros, mais il avait raison. On était en guerre, une guerre pour la survie, et la guerre demande de la discipline. S’il s’en sortait, il agréerait la création des comités proposé par son camarade. Il avait raison, il avait par deux fois failli les conduire à la mort et Charlotte l’avait payé de sa vie …

Sortant soudain de ses pensée maussades, il réalisa qu’ils survolaient une ville en ruine, dans le plus pure style des villes bombardées de la seconde guerre mondiale. L’appareil se posa alors sur une plateforme et Luca reçu l’ordre d’en descendre. Il attendit que celui-ci se soi éloigné pour scruter les alentours. Apparemment, l’aire d’atterrissage se trouvait au sommet d’un immeuble d’une demie douzaine d’étage qui se trouvait sur les bords d’une immense place, sans doute le centre-ville, ou plutôt de ce qui fût une ville. Il aperçut d’utres bâtisses d’un même genre autour de la place et un autre hélico se posa soudain pour qu’une jeune femme en descende, rapidement, elle se saisit d’un minigun avant que son taxi ne reparte. Lucas ne parvenait pas à détacher son regard de cette fille. Elle était d’une beauté fatale pour le dragouilleur invétéré qu'il était, ou du moins c’est ce qu’il lui semblait car elle se trouvait bien à trente mètre de lui. Perdu dans ses pensées, il ne réagi donc pas lorsque qu’elle braqua son arme sur lui. Mais une voix provenant de la radio située à l'intérieur de son casque vint interrompre ses rêveries et lui donna ses premiers ordres.

« Merci d’être venu chers concurrents, maintenant que vous êtes tous arrivés, laissez moi vous présentez les règles de bases. Il est tout d’abord interdit d’ouvrir le feu ou ne serait ce de faire quoique ce soit qui puisse blesser un adversaire d'une autre équipe lors de ce type d’épreuve. Celles-ci seront toujours à mort mais vous pourrez les arrêtez quand bon vous semblera si vous êtes sûr de ne plus savoir continuer et que vous souhaitez repartir vivant.

Celle du jour aura pour récompense l’arme unique d’assaut, l’élémentaire d’eau. Vous vous trouvez tous actuellement sur des immeuble bordant la grand place, celle-ci sera votre lieu d’évacuation. Pour gagner, vous devrez abattre le plus d’ennemis possibles : des chiens mais aussi des soldats. De ceux qui auront su repartir vivant, nous déclarerons vainqueur celui qui aura tués le plus de cibles, bonne chance »

Lentement, Lucas descendit les six étages de l’immeuble. Sa M-60 ne ferait pas le poids face à autant d’ennemis alors que ses concurrents étaient sans doute équipés pour la plupart de miniguns, mais il était déterminé à tenter sa chance. Quand il sortit, il progressa de couverts en couverts, se cachant dans l’obscurité et la fumée d’incendies encore récents. Déjà, des fusillades éclataient à droite à gauche. Une meute de sept chiens traversa la rue près dans laquelle il se terrait. Il eu peur, mais les bête le dépassèrent sans le voir ni le sentir. Ils foncent vers les affrontements se dit il. Il saisit alors son arme et émergea de sa cachette pour ouvrir le feu sur la meute. Prise par surprise, elle perdit quatre des siens avant de faire volte face, et les autres ne firent pas long feu face à la mitrailleuse. Enhardi par son succès, il cria au ciel, en directions d’hélicoptères survolant l’arène :

Lucas : « Et de sept Florence ! Et de sept ! »

Sur l’écran de la cafétéria où tout le groupe était rassemblé pour assister à l’épreuve, l’espoir naquit un instant.

Florence : « Te fais pas tuer Lucas, te fais pas tuer … je ne te le pardonnerai pas. »
Arthur : « S’il en revient en vie, c’est qu’il aura su s’arrêter à temps, alors il sera peut être prêt à commander. »

Ces deux phrases mirent en colère louis et François, mais l’un à cause de Florence, l’autre à cause d’Arthur. Pendant ce temps, Lucas voyait les problèmes venir à lui, très rapidement. Une autre meute s’était jetée sur lui, il n’avait pu stopper l'ultime molosse qu’au dernier instant, en plein milieux du saut de la bête pour lui déchiqueter la jugulaire. Entendant d’autres bêtes et des coups de feu anormalement rapprochés, il songea à battre en retraite, les paroles de celle qu’il aimait lui revinrent en tête et il courut vers la place centrale. A mi-chemin, épuisé, il stoppa sa course. Se cachant tant bien que mal dans une vieille bâtisse.

C’est là qu’il tomba nez à nez avec son amazone, ils se braquèrent mutuellement leur armes l’un sur l’autres quand leurs oreillettes leurs rappelèrent que le tir ami serait lourdement réprimandé. Lentement, ils baissèrent leurs armes. Sachant qu’elle ne parlait sans doute pas français et au vue de ses faibles capacités linguistiques, il se frappa le torse de son point avant de désigner la direction du centre-ville du doigt pour lui faire comprendre qu’il comptait battre en retraite. Elle fronça des sourcils et répéta le même geste en pointant le sol avec fougue pour lui dire qu’elle n’avait pas l’intention de bouger d’ici. Ils n’eurent pas le temps d’en dire plus que des hordes entières de canidés les débusquèrent et fondirent sur eux. Il ne leur fallut pas moins d’un quart d’heure pour venir à bout à eux deux des vagues successives d’ennemis. Presque à court de munitions et avec une arme en surchauffe, Lucas répéta son geste et s’enfuit à toute allure vers la place.

Elle hésita un instant, puis lui enjamba le pas quand d’autres hurlements retentirent dans le crépuscule. Tentant de courir plus vite que la mort, ils enjambèrent crevasses et barricades, carcasses fumantes et nuages de fumées. Déjà, des chiens les talonnaient, une autre personne jaillit au carrefour. Un autre participant courant pour sa vie avec lui aussi son lot de poursuivants. Voyant que ses deux nouveaux compagnons couraient plus vite que lui, il se résigna à jeter à terre sa lourde mitrailleuse. Malheureusement pour lui, dans sa précipitation il oublia que la bande de cartouche l’alimentant était toujours reliés au lourds sac de munitions dans son dos qu’il n’avait encore point eu le temps de décrocher. Avant d’en avoir eu l’occasion, il fut stoppé net avec le même effet que si son arme avait été un boulet e prisonnier et tomba sur le dos. Même après plusieurs centaines de mètres, Lucas l’entendaient encore agoniser, s'imaginant avec horreur que Charlotte avait connue le même sort. Courant maintenant dans la nuit noire, le couple improbable déboula dans le centre-ville et se sépara pour choisir des appareils distincts. Lucas n’avait jamais autant ressentit d’adrénaline dans ses veines. Il se jeta tête la première dans le compartiment et eut juste le temps de se retourner pour sertir de plomb les têtes les plus proches. Une fois à quelques mètres du sol, il tira un dernier carton avant de s’affaler sur un siège. Dans son oreillette, il apprit la même chose que ses amis restés au camp, l’image en moins : avec un score de cent trente sept victimes, L’irlandaise Kate Minros venait de remporter « Maelstrom » l’élémentaire de l’eau, un gigantesque minigun tirant du calibre .44 cryogénique. Le reste du podium : l’allemande Amelia Ceders avec nonante quatre morts et le belge Lucas Sobry avec septante deux morts (ah oui zut, on dit soixante douze en France, mes excuses), remportaient deux cents crédits chacun. Enfin, tous les participants ayant survécu et n’ayant pas acheté l’upgrade de la M-60 se voyaient offrir le minigun pour leur performance, Lucas compris. Les spécialistes des armes d’assauts espagnols et anglais avaient perdus la vie au cours de l’épreuve. Au vu de ce que Lucas avait traversé, un système politique allait peut être pouvoir se mettre en place finalement …
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Ven 27 Déc 2013 - 21:31

Eh bien... Tu écris encore plus vite que la M-60 de Lucas  Tongue 
Mais comme dit, ta rapidité te fait oublier plein de petites fautes de frappe. Tu sais, tu as le droit de te relire tranquillement avant de poster  Innocent 
Et sinon, pour septante et nonante, tu n'as pas besoin de le préciser dans le texte. C'est dommage parce que ça nous coupe dans le récit. Surtout que nous les comprenons, même si on ne les utilise pas  Wink 

Bref, j'ai bien cru que ce boulet de Lucas allait y rester  Happy 

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Sam 28 Déc 2013 - 14:32

Comme je l'ai dis plus tôt, ce texte est un brouillon d'entraînement pour un récit plus sérieux, donc ne vous étonnez pas de trouver parfois l'une ou l'autre référence à des œuvres majeures, c'est voulu Wink

Jour 25 : Élisa

Lucas nous est revenu vivant, avec deux cents crédits et un minigun, après avoir embrassée avec fougue Sophie et avoir échappé à ses camarades fous des joie, il s’est tourné vers Arthur et, je n’ai pas rêvé, lui a souri. Puis il s’est adressé à nous. Il nous a dit qu’il avait réalisé qu’Arthur avait raison, nous étions en guerre, et nous devions nous comportez comme des soldats, avec toute la discipline que ça impliquait. Comme cela, nous rentrerions chez nous … le temps que la pilule passe, il s’était déjà éloigné avec Arthur et François.

Le lendemain, 25ème jour sur cette île infernale, ils nous réunirent pour nous exposer leur idée de «constitution». Nous serions tous divisés en quatre comités. Le martial, le central, le médical et celui du génie. Le comité du génie aurait en charge les travaux d’aménagement du camps, la mise en place de défenses extérieurs et intérieurs, les réparations, les extensions et les modifications du campement principal et des secondaires que nous aurons sans nul doute à dresser dans le futur. Thomas, Vincent, Jean et Aurélien se proposèrent. Le comité médical et sanitaire prenait les décisions relatives à la nourriture, à la commande de produits pharmaceutiques, aux soins réguliers et ceux des blessés graves, … cette fois ce furent des filles qui choisirent cette option : Zoé, Sarah, Noémie et Florence. Le comité martial était déjà composé de Lucas, Arthur et François, leurs tâches consistaient à remplir l'armurerie, à nous entraîner, à décider des tactiques à suivre et des spécialisations de chacun. Comme personne ne se proposa pour les rejoindre, je me porta volontaire malgré moi, pour qu’il y ait au moins une fille dans ce comité et parce qu’en temps que sniper de la classe (si le terme est encore valable je le crains), je me devais d’intégrer ce groupe.

Les derniers non-assignés : Louis, Sophie, Damien, Camille et Nathan. Formèrent le comité central, chargé de soumettre toutes les propositions non prises en charges par les autres groupes et soulever les problèmes sociaux, relationnels et politiques qui pouvaient apparaître. Lors de réunions qui n'étaient pas encore fixées, nous nous réunirions pour que chaque comité présente ses propositions. Les trois autres devraient alors délibérer pour dire si oui ou non ils accepteraient la proposition, ainsi la mise à disposition de crédits qui accompagnerait souvent ces mesures. Deux « oui » ou plus pour une agrégation, deux « non » ou plus pour un refus. Cela peut paraître complexe, voir d'une utilité douteuse, mais à mes yeux cela simplifiera beaucoup de conflits qui pourraient provoquer cette scissions que tout le monde redoute.

Jour 26: Silence radio

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Rien, absolument rien. Pas une seule information de notre ami Tristan, pas un seul message sur l'écran, rien sur le moniteur d'achat, rien ... Depuis le début nous nous étions habité à ce rythme. Nous nous demandâmes s'il fallait redouté un assaut sur notre campement mais cela semblait illogique. Finalement, Louis prit la parole:

Louis: Et bien, il semblerait qu'on nous octroie un jour de repos dénué d'informations stressantes sur ce qu'il nous arrivera demain. Vu que nous n'avons rien de mieux à faire et si les autres membres du central sont d'accord, je propose que les comités se réunissent et que nous nous retrouvions tous ce soir pour notre première séance de "politique" du camp.
Lucas: Le martial approuve.
Florence: le médical aussi.
Thomas: Je réunis le génie. Héhé, j'adore ce terme.
Lucas: Prend pas la grosse tête ou tu seras trop lourd pour monter sur le toit.
Mathieu: Hahaha ... très drôle imbécile.

Et c'est ainsi que des groupes, qui pour la première fois sortaient de l'ordinaire, se formèrent dans différents baraquements et débattirent de longues heures avant que le soir ne vienne. Le comité médical étant encore en train de discuter de ses projets et personne n'était sensé avoir préparé le repas. Pourtant quand les autres groupes arrivèrent, une vingtaines de steak étaient cuits à point, une ratatouille terminait de chauffer et des pâtes finissaient d'égoutter. Louis, sans doute dans le vain espoir de reconquérir Florence, mais aussi pour décharger les personnes qui assumaient toujours cette tâche avait décidé d'entraîner les membres de son comité à la cuisine vu que leurs sujets étaient clôturé depuis plusieurs heures déjà. Tout le monde se mit à table, l'optique de cette première réunion importante ne semblait affecter durement personne et l'on mangea dans la joie et la bonne humeur malgré une viande un peu carbonisée. Puis, une fois les tables nettoyées, on en vînt aux choses sérieuses.

Louis: « Bien, bonsoir à tous pour cette première réunion des comités. Avant de commencer je tiens à vous dire que je crois que j'ai compris le sens profond de la mise en place de ce système. Cela peut paraître débile de se servir de termes comme "membres du comités", cela peut paraître puéril d'avoir à se réunir pour aborder des sujets aussi simple que l'alimentation à acheter ou les réparations à effectuer, cela peut paraître ridicule la manière dont je vous parle en ce moment. Mais si nous agissons comme cela, c'est pour mettre en place des bases sûres pour quand la situation le sera moins, c'est pour répartir équitablement et intelligemment nos crédits, c'est pour que chacun ait son mot à dire, c'est pour éviter que l'on ne s'entretue dans plusieurs mois, quand les nerfs auront lâchés, pour un bout de saucisson. »

Cette dernière phrase déclencha quelques rires étouffés et autres sourires en coin. François relança:

François: Merci Louis, pour cette précision et cette illustrable définition que tu as faites aux autres. C'est en temps que créateur du projet que je souhaiterais ajouté ceci cependant. Comme le central possède le plus de membres, mais aussi moins de pouvoir, nous avons pensé raisonnable de le laisser choisir l'ordre de parole des comités. c'est bien plus important que cela n'en a l'air. si une propositions de lourds achat d'armes précédant une autre de fournitures médicales venaient à passer, on accorderait moins facilement un budget pour un gros achat de médicament venant par la suite. C'est donc le central qui décidera des priorités à respecter. j'espère cependant Louis, que tu feras passer tes sentiments personnels au delà de tout ça, n'oublies pas que tu n'es ni le chef, ni l'unique membre de ton comité.

Louis: Je tacherais de m'en souvenir et de l'appliquer (mais cela lui arracha une bien belle mine de dégoût). Je pense que nous sommes tous d'accord pour laisser le martial s'exprimer en premier, notre capacité offensive doit être notre principale priorité en ce moment.
Lucas: Bien, merci. Pour commencer encore merci à tous d'avoir agréer à cette idée, commençons. Le comité martial à trois propositions à faire passer.
Louis: Énoncer les toutes, les trois autres comités voteront pour chacune d'elles juste après. Pour rappel mes amis, nous disposons à présent de 1650 crédits.
Lucas: Bien, la première est toute simple: l'achat des upgrade du sniper et de l'épée pour nous prémunir aux épreuves dangereuse puis aux aux épreuves individuelles qui suivront. je suis conscient que ces upgrade seront gratuits après les épreuves individuelles mais nous en auront besoin bien avant pour augmenter nos chances de réussites et donc de survie, mais aussi pour réussir les individuelles, perdre un spécialiste parce qu'on a voulu économiser quelques crédits sera dur à assumer. A 200 crédits l'armes spécialiste de deuxième catégorie, c'est un très lourds budget de 400 crédits que je demande mais en cas de vote négatif je souhaiterais qu'un premier vote bis ait lieu pour l'achat d'un seul upgrade, n'oubliez pas que c'est un investissement prometteur. »

Louis: « Votre deuxième proposition ? »

Elisa: « La deuxième ne demandera qu'un budget de 80 crédits destinés à l'achat d'une paire d'arc. Elle en effet bien plus problématique d'un point de vue sociale, car nous souhaiterions créer quatre escouades j'aurais besoin de deux personnes sachant tirer à l'arc - la seule arme silencieuse qui nous soit disponible à l'achat - et équipés de fusils de chasse si possible. Pour former l'escouade Shaddow, un groupe d'éclaireurs sous ma responsabilités. Ensuite deux groupes: Hurricane et Typhoon, sous le commandement de Lucas et d'Arthur, nos deux spécialistes des armes destinés au combat rapproché. Ces groupes devront mener les attaques directes, ils seront notre force offensive principale ... et enfin, un groupe qui viendra par après sous la tutelle de François, Cyclone, équipés de la probable arme spéciale antichar et de la dernière dont on ne sait encore rien, ce groupe devra gérer les véhicules, les positions fortifiées, nos positions défensives, préparer des pièges, etc ... C'est une organisation et un changement radical je le sais, et nous ne souhaitons en aucun cas être des chef ou autres chose de similaire. Mais nous seront les plus aptes à vous diriger et à vous coordonner sur le terrain de cette manière. »

Louis: « Mmmmh ... et votre dernière propositions ? »

François: « Il s'agit de l'achat d'un lot de munitions visant à remplacer toutes celles usées jusqu'à présent ainsi que d'explosifs: 500 cartouches de 5mm pour le minigun à 10 crédits, 100 chargeurs pour les fusils d'assaut à 2 crédit le chargeur, 5l de carburant de lance-flamme pour 10 crédits, 400 cartouches de .32 pour tous les fusils de chasse pour 40 crédits, 100 cartouches de .12 pour les fusils à pompe pour 20 crédits et enfin 170 crédits pour que nous ayons tous deux grenades chacun. Soit un total de 450 crédits pour une nouvelle réserve de munition qui devrait tenir deux ou trois missions armées. C'est également un gros budget, mais c'est un budget des plus nécessaires. »

Les autres comités délibèrent chacun de leur côté et les votes tombèrent. la première fut rejetée avec trois votes négatifs, on passa alors à la première proposition bis et deux votes contre un admirent l'achat d'une seule arme. La deuxième mentions fut plus complexe ... le comité du génie agréa, le médical refusa et le central ne put se décider ... ses membres se retournèrent vers Louis pour avoir son avis. Celui-ci hésitait, d'un côté, Lucas et sa propositions très lourde à assumer et peu démocratique mais des plus réaliste et sans doute bénéfique à la survie. De l'autre, Florence et son comité qui l'avait rejeté (lui et la mention). Tiraillé entre une idée juste proposée par son rival et un refus absurde par celle qu'il aimait et voulait reconquérir. Louis fini par se rappeler les paroles de François et donna l'accord de son comité à la mise en place des escouades. Quant à la dernière, il y trois votes pour mais on mit comme condition la suppression des grenades pour tous, on les limita une dizaine tout au plus.

Au final, lorsque la soirée se termina, les trois quarts des crédits avaient été alloués et plus de résolutions autres que militaires avaient été prises: La diversification et et le réapprovisionnement en nourriture ainsi que la constitution d'une pharmacie de premiers soins très complète, l'achat de toute la panoplie d'outils indispensables, de la perceuse à la scie circulaire et l'unique proposition du comité central, votée à l'unanimité: l'accord général sur le fait qu'il n'y aurait jamais de dirigeant ou de classe dirigeante dans le campement, mais les plus aptes à diriger assumeraient tout de même ce rôle uniquement en circonstances militaires lors des épreuve. Ce fût le premier vrai jour constructif depuis leur arrivée ici, sauf si on prend en compte la mise en place de la clôture. C'est la conscience tranquille qu'il allèrent donc se coucher ...

Jour 27 : Lucas

Je n'arrive pas à y croire, le premier cycle de ce jeu infernal venait de se terminer, l'information était tombée à l'aube par l'intermédiaire de notre ami Tristan du télé-achat. N'ayant aucune activité particulière à pratiquer le soir (excepté un peu d’exercices à deux pour certain) nous nous couchons tôt et étions donc tous réveillés pour l'entendre. 

L'ordre n'a pas vraiment d'importance, mais nous sommes premier au classement avec seulement un mort et le plus grand nombre de premières places aux épreuves. Ce titre n'est qu'honorifique, il ne nous apportera rien si ce n'est la haine de nos concurrents. Il nous a rappelé les six épreuves constituant un cycle : le parcours de tir, la défense, l'attaque, le simulateur, l'individuelle et la pacifique. Ces « épreuves » ne se dérouleront jamais dans le même ordre. Mais à présent, si le rythme soutenu imposé précédemment avait apparemment pour but de nous lancer dans le « jeu » le plus rapidement possible, la difficulté des épreuves allait s'en voir grandement affectée ...

En clair, nous recommenceront dés demain. Mais en attendant, le parcours de tirs et ses différents variantes programmable nous était dorénavant ouvert quand nous le souhaiterions. Toutes les munitions qui y seront tirées étaient intégralement remboursées en crédits pour encourager les « joueurs » à persévérer. Sur ce, il nous a quitté en nous souhaitant bon courage. Quel voix de dégénéré il a, il me dégoutte avec ses expressions qui font passer cette marches de la mort pour un camp scout ... enfin soit. L'énorme commande que nous avions passée la veille nous fut livrée dans les minutes qui suivirent par un hélicoptère similaire à celui qui m'avait emmené il y a trois jours. Il traînait péniblement l'énorme container d'acier sous son ventre et repartit aussitôt sa livraison effectuée.

Si on fait exception du matériel médical, de l'outillage et de la nourriture, on retira du cube de métal les nouvelles tenues de chacun. Après l'accréditation de la proposition des sections, nous avions formés les groupes. J'avais pris avec moi Jean, Sophie, Florence et Louis. Bien que notre amitié est été mise à mal par notre petit différent avec Florence, Louis et moi sommes amis depuis trop longtemps pour nous brouiller indéfiniment. Nous partagerons sûrement encore bien des disputes sur certains sujets, mais Louis n'a de toute façon pas sa place dans les autres groupes. François dirige l'escouade de soutient Cyclone. Il a rassemblé ses partisans : Noémie, Zoé, Damien. Vincent et Sarah les auraient bien rejoint s'ils ne faisaient déjà pas partie du groupe Shaddow d’Élisa (qui elle même est de mon côté). Enfin, les Typhoon, le second groupe d'assaut mené par Arthur et comptant Camille, Nathan, Thomas, Aurélien et Nathan, représente ceux qui ont choisis la neuralité.

Nous nous sommes donc réunis par groupe pour essayer les tenues de combat que nous avions commandées. Il s'agissait des mêmes que nous avions reçus dans le simulateur, mais nous avions pu gratuitement en recommander d'autres similaires juste pour bénéficier de teintes différentes. Ces tenues se composaient de chaussures de marche résistantes mais suffisamment confortables et souples pour soutenir une course prolongée, d'un pantalons assez lourds munis de très nombreuses poches, de gilets pare-balles, de vestes elles aussi pourvues en poches et autres emplacements tactiques, et enfin les casques. La seule chose qui permet de distinguer les escouades entre elles est la couleur des motifs de camouflages. Tenant compte du fait que nous auront sans doute bien plus d'escarmouche en zone forestière. J'ai choisis un vert kaki nuancé de brun. Les Typhoon se sont tourné eux, vers des armures d'un brun grisâtre, sans doute dans une optique de combats urbains ou dans d'autres bâtiments fermés. Les Cyclone portent un motif proche du nôtre si ce n'est qu'en place du vert, ils ont choisi un bleu urbain. Enfin les Shaddow sont entièrement vêtus de noir tigré de gris, et des filets de camouflages diverses leurs ont étés adjoints.

Au final tout le monde a semblé être satisfait de cet achat gratuit qui apportait un sentiment de sécurité supplémentaire. Il y eu bien quelques railleries quand Arthur et moi même avons dévoilé nos propres tenues. Vu qu'en tant que porteur de la mitrailleuse et attaquant au corps à corps nous étions bien plus exposés, nous avions pris la liberté de nous commander des armures bien plus résistantes avec des plaques pare-balles dans le pantalon, un double épaisseur dans le torse et des casques couvrant une partie bien plus important de notre tête. Mais vu le risque que nous prenons à commander en première ligne avec des techniques de combats assez dangereuses, ce petit excédant est relativement bien passé je trouve.

Nous avons tous mis la main à la pâte pour le repas du soir (dans tous les sens du terme si je puis dire) et nous nous sommes régalé d'un vrais festin. L'alcool aidant, nous aurions presque pu oublier que nous n'étions plus chez nous depuis longtemps déjà, que nous n'étions plus les mêmes d'ailleurs...

Jour 28: Le visage de la guerre.

Le jour s'est levé depuis bientôt une heure sur l'île, tout le monde est prêt. Les gens se sont rassembler par escouades, ils l'attendent.. Sa voix revînt enfin pour commencer à déballer nos nouvelles et instructions dont il est le seul à se réjouir. Notre mission d'aujourd'hui consistera à défendre un quartier des ruines, contre une trentaine de soldats équipés simplement, mais soutenus par deux unités d'élites. A ces mots, la tension accumulées au fil des jours se fait plus grande encore. Il va falloir tuer des gens, pas juste des animaux enragés, des personnes. Lucas n'en a pas croisé, mais lors de son épreuves, ceux qui le regardait sur l'écran, on pu voir deux autres joueurs se faire abattre par des soldats vêtus de noirs dont ils ne savent encore rien.

Mais une deuxième annonce arrive sans leur laisser le temps d'encaisser la première. L'épreuve d'assaut de ce deuxième cycle sera particulière. En effet, un convois de véhicules blindés va parcourir l'île aux abords des campements. Il commencera par les équipes les moins biens classées pour finir par les meilleurs. Les pertes au sein du convois seront remplacées au fur et à mesure. Les équipes devant faire un maximum de dégâts avant de se replier. Bien sûr, si le convois venait à être détruit, les équipes dont le tour n'est pas encore venu ne pourraient point participer. Cette épreuve a donc initialement pour but d'offrir une opportunités aux équipes les moins chanceuses de remonter la pente. Sur ce, il termina. Quatre hélicoptères similaires à ceux qui avaient emmené Lucas vinrent et se posèrent. Chaque escouade en prit un et le court voyage vers la ville en ruine débuta. 

Les transports ne restèrent au sol que le temps nécessaire aux adolescent pour débarquer avec leurs sacs et leurs armes. On les avait largués sur une place rectangulaire d'à peu près cinquante mètres sur quarante avec une fontaine délabrée en son centre. Les bâtiments qui l’entouraient avaient chacun entre trois et cinq étages. Tristan revînt à la charge, il les informa qu'ils n'avaient qu'une heure pour se préparer à repousser le détachement ennemis qui arriverait par le nord, de plus il était temps de choisir qui serait le spécialistes du tir indirect. Ils comprirent vite de quoi il voulait parler quand Zoé découvrit un lance-grenade dans les mains de la statue qui surmontait la fontaine. Une sorte de cadeau divin ...mais un cadeau empoisonné.

Thomas : Bon ... qui veut ... cet engin infernal ?
François : Je le prend !
Lucas : Et puis quoi encore !!!
Jean : C'est vrai, sous quel prétexte tu comptes te l'approprier ?
Noémie : Ne faites pas les innocents, vous voulez juste qu'on ait rien n'est ce pas ? Aucune arme spéciale. Espèces d'égoïstes ! Vous voulez notre mort ?
Zoé : Elle a raison, Lucas, Arthur et Élisa ont des armes spéciales, pourquoi nous n'en aurions pas dans notre escouade ?
Sophie : Parce que le lance-grenades est une arme défensive peut être ?
Vincent : Et la mitrailleuse est une arme d'assaut peut être MONSIEUR ???

La tension était à son comble, les deux camps voulant avoir le dernier mot, et Lucas et François n'avait rien à dire, leur partisans se chargeaient de tout. Mais les remarques se firent plus vives, et Lucas y coupa court avant toute dégénérescence. 

Lucas : Ils ont raison ... (l'assistance se figea de stupeur face à ce rebondissement inattendu, surtout les soutiens de Lucas). François a le droit de la prendre, c'est une question d'équilibre et de partage. Nous avons une heure pour nous préparer et vous venez d'en gâcher un quart à brailler inutilement. Tous le monde en place ! Vos chefs d'escouades vont vous donner vos ordres, il est temps de nous battre...

La remarque était pertinente, François prit l'arme et le sujet fut clos, du moins, pour le moment. Le comité martial avait profité de ce quart d'heure pour mettre au point une stratégie. Ils avaient une place en ruine à tenir avec trois axes d'attaques possibles à couvrir. L'escouade Cyclone occuperait l'avenue centrale pendant que Hurricane et Typhoon défendraient les rues secondaires. Les Shaddow couvriraient leurs retraites vers la place centrale par des tirs de clouages. Les ordres étaient clairs, N'engager l'ennemi qu'en cas de force majeure, découvrir leurs unités d'élite et éventuellement éliminer leurs unités de flancs avant de se replier vers la place. Tout le monde était à son poste, se cachant nerveusement derrière des murs en ruine, des piles de débris ou autres couverts disponibles. De l'autre côté des rues, des bruits de pas cadencés résonnaient à la manière de sinistres tambours de guerre. Mais ce n'était pas la sobre mélodie qui glaçait les sang, mais ce qu'elle présageait, un affrontement contre des humains.

Au même moment, tous les chefs de groupes tinrent le même discours à leurs soldats, un discours court mais franc, sur ceux contre qui ils allaient se battre.

Lancez cette musique

Lucas : On ne gagne pas une guerre en faisant ce qui est juste ...
Arthur : ... mais en faisant ce qui est nécessaire ...
François : ... Seule la mort est injuste ...
Élisa : ... et combattre avec fair-play, n'est pas une option.

C'est alors qu'ils les virent ...

Ils avançaient par groupes de dix, parfaitement coordonnés, de vrais petits militaires. Fusil à la main,pistolet à la ceinture, tenue de combat dépourvue de protection et ce casque .... simple casque de métal mais à la visière si lugubre, noire parée d'une crâne sinistre. Ils ne les avaient pas encore vu. Les quatre martiaux restaient en contact radio permanent.

Arthur : Lucas, Ils ont dispersés équitablement leurs forces sur les flancs. Si on engage le combat maintenant on est mort. Nous devons nous replier et laisser François engager le centre pour les attirer, on aura alors le champ libre pour les prendre à revers.
Lucas : C'est trop tard maintenant, si on se replis on dévoilera notre position et on se fera tirer comme des lapins. Non, il faut leur tendre une embuscade.
François : Lucas, replis toi !!!
Lucas : Désolé, je reçois mal (grésillements).
François : L'enfoiré, il a coupé le contact. Qu'est ce qu'on fait ?
Élisa : Il finira par comprendre qu'il doit se replier non ?
François : Espérons qu'il le comprenne avant d'y être passé. Rapport des éclaireurs Élisa ?
Élisa : François a confirmé la répartition égale des forces ennemies, mais Sarah n'est toujours pas revenue ...
Arthur : Tiens nous au courant. Bon, François tu n'as qu'à prendre positions dans les bâtiments et tendre une embuscade au groupe principale avant de te replier sur le champ vers la place, attire leur attention pour les conduire droit sur notre snipers et les positions que nous avons fortifiées.
François : Et toi ?
Arthur : J'improviserai.

.....


L'effet de surprise était de son côté, le minigun avait entamé un air maudit qui avait fauché trois ennemis dés le début de l'échauffourée, mais ils s'étaient vite ressaisis et s'étaient rapidement mis à couvert. Louis et Florence se battaient bien, mais les autres avaient bien du mal. Sophie n'osait pas sortir de son couvert et Jean, mort de peur, n'ajustait pas ses tirs. Deux soldats de plus tombèrent mais la riposte fut bien pire que ce à quoi s'était attendu Lucas. Face à tant de hargne, il ordonna bien vite la retraite, à regret. Cependant, l'ordre arriva bien trop tard, dans un cri de terreur, Jean s'effondra au sol, touché à l'épaule. Ils voulurent aller l'aider mais leurs adversaires enjambaient déjà son corps pour les poursuivre. Ils durent courir, Lucas hurlait de rage dans sa tête, il venait de commettre une erreur d’ego, encore. Son devoir était de protéger ceux qui avaient sa confiance, c'est pourquoi il se retournait régulièrement pour couvrir leur retraite d'une rafale ou deux, hélas sans grands effets. Il leur fit emprunter des rues annexes dans l'espoir de les semer ou, au moins, ne pas laisser trop de ligne droite entre eux et leur poursuivant pour limiter ce tir au pigeon fuyard. Une erreur de plus hélas. Car quand ils arrivèrent sur la place, ils se précipitèrent vers le bâtiment qu'ils avaient fortifié, mais les détours les avaient conduit vers une face de celui-ci dépourvu d'entrées. Ils se retournèrent, dos au mur, pris au piège. Ça avait des airs de peloton d’exécution.

.....


François : Repliez vous ! Repliez vous !!! Ne leur tournez pas le dos, reculez, reculez ! 
Élisa : François ? François tu me reçois ???
François : On se replis vers les défenses, tu as des nouvelles pour moi ?
Élisa : Sarah est revenu, il y aurait six types qui manipulent deux sortes de tubes d'aciers derrière leurs lignes.
Arthur : Élisa, est ce que tu me reçois ? Ils les déployaient quand elle est revenue ?
Élisa : C'est exact, qu'est ce que c'est ?
Arthur : Tu pense à la même chose que moi François ?

Mais il n’eut pas le temps de répondre, au loin, deux petites explosions assourdies venaient de retentir, suivies de près par un bruit allant crissant, et de plus en plus aigu.

François : Mortiers ! A couvert !!!

Les déflagrations surprirent l'escouade Cyclone, mais nul ne fut blessé. Les impacts avaient eu lieu entre eux et leur poursuivant, créant un épais nuage de poussière en guise de couvert.

François : Courez ! COUREZ !!! Au bastion, vite !!!

Leur ennemis les suivaient au pas de course tout en restant à distance respectable, mais ils s'en fichaient. Les tirs se répétaient toutes les dix secondes et il s'en fallu de peu à plusieurs reprises pour qu'une jambe ou l'autre ne soient pas arrachées.

Arthur : J'ai pu entrer en communication avec Lucas, il est en déroute totale, tu dois être aux défenses à temps pour intercepter ses poursuivants.
François : J'ai des problème plus urgents.
Arthur : C'est pas tout, j'ai laissé passer les soldats sur le flanc droit, ils viennent sur vous eux aussi.
François : Bor.del ! Pourquoi t'as fais ça ???
Arthur : Pour détruire leur artillerie, sans ça on aura aucune chance.
François : Tu as intérêt à te grouiller pour revenir après ou je ne donne pas cher de notre cuir.

Mais le bastion était en vue, rapidement l'escouade enjamba leur tranchées improvisée, indéfendables contre des mortiers. Ils étaient presque à l'intérieur, mais leur poursuivant avaient le champ libre, ils se mirent en joue. Les détentes furent pressées et les crânes volèrent en éclats. Tels des masses inertes, leurs corps sans vie s'étalèrent de tout leur long sur le sol glacé ... les Shaddow venaient de stopper l'avancée des soldats sur la place. Élisa félicita son nouveau fusil de précision de deuxième catégorie, disposant d'une lunette et d'un magasin de bien meilleur qualité, quand Arthur la contacta panniqué.

Arthur : Élisa, casse toi ! Quitte le toit, vite !!!
Élisa : Mais, je dois continuer à les couvrir !
Arthur :  Tu as révélé ta position, si toi et tes hommes ne fichez pas vite le camp, c'est le ciel qui risque de se couvrir si tu vois ce que je veux dire !!!

A travers le talkie-walkie, Arthur l'entendit hurler un « merde » tonitruant et donner ses ordres.

.....


Nathan : Pourquoi on n'a rien fais ? On aurait pu les massacrer dans leur dos en quelques secondes au lieu de les laisser bêtement passer en nous cachant comme des lapins ...
Arthur : Je ne partage pas ta certitude, notre priorité est l'élimination de ces mortiers.
Camille : Que fait on alors ?
Arthur : Suivez les discrètement, attendez mon signal pour attaquer et les prendre en étau entre le bastion et vous.
Thomas : Tu vas attaquer leur artillerie seul ?
Arthur : J'ai moins de chance de me faire repérer, attendez mon signal pour lancer votre attaque, restez cachés d'ici là.
Aurélien : Quel signal !?
Arthur : vous comprendrez, j'en suis sûr.

Sur ce, il pris congé d'eux et fonça en direction des détonations. Un peu inquiet, le reste des Typhoon se lança à la poursuite de leurs proies, les chassés devenus chasseurs. Il ne mit pas longtemps à les trouver. Ils étaient bien six comme l'avait renseigné Sarah, et leurs munitions étaient gentiment posées à côté d'eux dans le cratère où ils s'étaient déployés. Arthur savait comment les éliminer tous d'un seul coup. Mais il ne savait pas s'il en était capable psychologiquement. Dans sa tête les choses se bousculaient, si personne n'était capable de faire ce qui était nécessaire, alors c'était à lui de devenir un monstre, c'était à lui de souffrir, c'était à lui de porter le pire des fardeaux : la culpabilité. Il dégoupilla la grenade, compta jusqu'à cinq sur ses doigts, comme pour ralentir le temps, en espérant que cet instant n'arrive jamais. Puis lança la grenade au phosphore dans le cratère.

.....


Lucas se retourna lentement, du moins il le cru tant l'instant semblait figé. Quelques dixièmes de secondes de plus, et il ne resterait des Hurricanes que des passoires dégoulinantes de sang empestant la peur. Il y eu un grand flash, ils devinrent sourds ... était ce cela la mort ? Bien sûr que non, un tir de lance-grenade venu des fenêtre de l'étage avait « dispersé » leurs assaillants.

François : Reste pas planté là abrutis, faites le tour, on doit tenir jusqu'au retour des Typhoon !!!
Lucas : Mais ...
François : Oui c'est ça, de rien, maintenant grouille toi ! J'ai mes propres fesses à sauver.

Lucas se ressaisit, plus question de commettre une autre erreur. En contournant le bâtiment, il comprit vite qu'une quinzaine de soldats ennemis avaient pris position dans leurs tranchées de l'autre côté de la place. Lucas, Florence, Sophie et Louis prirent positions aux côté des autres. Le toit du fort était en miette, anéanti par les tirs de mortiers visant les Shaddow. Ceux-ci avaient pu évacuer à temps et défendaient maintenant la bâtiment derrière le couvert des fenêtres du rez de chaussé. La situation empirait, Zoé fut touchée au ventre et Florence du la traîner à l'arrière pour lui administrer les premiers soins, ses cris d'agonies n'étaient pas des plus encourageant quand au sort qui les attendait.

C'est alors qu'un événement fit basculer le cours des choses, une puissante détonation parvient des rues environnantes, les mortiers étaient détruits, presque aussitôt les Typhoon sortirent de leurs cachettes et assaillirent les arrières de l’ennemi, alors que leur camarades, prenant conscience de la situation, se lançait également à l'assaut. Pris entre deux feu, leur adversaires ne purent opposer de résistance sérieuse. Et alors qu'il n'en restait plus que quatre, terrés au fond d'un trou, une ombre surgit de nul part et plongea dans celui-ci. Tout le monde accouru pour voir de quoi il en retournait, prêt à abattre toute menace. Mais la vision d'horreur les figea tous. Au centre des quatre ex-survivants, la forme qui était accroupis, une main à terre, tenait encore tendue une épée. Comme dans une mauvaise histoire d'horreur, les têtes des quatre, se détachèrent lentement. Elles vinrent rouler à terre avant d'être suivies par leurs corps respectifs, tranchées nettes. Arthur, se contenta de dire, d'une voie dénuée de sentiments si ce n'est de fatigue :

« Cette lame ... est vraiment bien affûtée. »


Dernière édition par alexy999 le Sam 28 Déc 2013 - 16:31, édité 4 fois
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Gilgalad
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Sam 28 Déc 2013 - 15:19

C'est très bien raconté  Smile 

Au niveau du style, il n'y a pas grand chose à dire. On s'y croirait vraiment avec les différents lycéens. De lus, les différents rythmes sont très bien faits. Cependant, le petit défaut est qu'il y régulièrement des fautes d'orthographe même s'il n'y en pas beaucoup. Du coup, cela coupe parfois la lecture.
Mais dans l'ensemble, cela est très bien.


Et sinon, vivement la suite (ou sinon  Devil Devil )



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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Sam 28 Déc 2013 - 15:50

Yeah ! Une suite plus grande que les autres  Very Happy 
Il y a beaucoup moins de fautes que dans les précédents. Il y a juste le passage où les comités se réunissent, il y a quelques fautes qui chamboulent le texte. Voici la plus importante :
Citation :
« Votre troisième propositions ? »
Elisa: « La deuxième ne demandera

Sinon, ton texte est toujours aussi fluide. C'est cool que tu arrives toujours à maintenir la cadence du récit  Smile 
On ne sait pas si les blessés vont s'en sortir... La suite !  Clap 

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Sam 28 Déc 2013 - 16:43

Merci pour vos encouragements à tous les deux !

Bah, je n'ai qu'à corriger 90% des fautes de mes anciens textes (et les 10% restant tu t'en charges très bien) et à réécrire quelques passages manquant de style. Quand j'arriverai au 58ème jour (dernier jour en date écris si je me rappelle bien), ça sera plus pompette d'écrire du neuf à une telle cadence  Very Happy 

Sinon que pensez vous des musiques ? Elles vous mettent dans l'ambiance ou elles sont de trop ?  Ermm
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Sam 28 Déc 2013 - 16:47

Eh bien, disons que pour les dernières musiques... Bah je les ai pas écouté. Je suis avec mon ordi portable et si je mets du son, certaines personnes s'en trouveraient gênées  Razz 
Mais j'avais lu tes premiers textes avec musique, et je me souviens que ça allait très bien avec le récit. Du coup ça fait une toile de fond qui ne me gêne nullement dans ma lecture  Cool 

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Sam 28 Déc 2013 - 17:48

Jour 29: Thomas

L'ambiance est comparable à un hiver nucléaire. Jean est mort, il respirait encore quand on la retrouvé là où Lucas avait battu en retraite, mais il n'a pas survécu au voyage de retour. Autant dire que ce deuxième cycle commence bien. Zoé est grièvement blessée, sa guérison sera longue et coûteuse. Nous avons retiré leurs masques à ceux que nous avions tué, des enfants, que des enfants ...

Tous affichent des traits asiatiques et devaient avoir entre douze et seize ans à peu près. Oui, ils voulaient nous tuer, mais personne n'arrive à se faire à l'idée que nous, nous avons tué, et que nous tuerons encore de ces gamins plus jeunes que nous. Bien sûr, on s'est demandé où ils avaient pu recruter ainsi des centaines, peut être même des milliers d'enfants soldats pour servir leurs jeux ignobles. L'explication la plus probable à été donnée par Sarah : Depuis la loi sur l'enfant unique en Chine, les parents veulent à tout prix avoir un fils pour des raisons économiques, culturelles et sociales. Ainsi les filles commencent à se faire rares, l'équilibre est rompu là bas. C'est vrai que de prime abord ça n'explique pas les enfants soldats, surtout des garçons, mais son raisonnement tient la route. Si tous les couples qui adoptent n'ont plus la possibilité de prendre un garçon au profit d'une fille, l'équilibre se rétablira un peu. Ainsi ceux qui ont organisé cette boucherie ont du passer un contrat avec le gouvernement chinois, déjà que les communications de la Chines vers l'extérieur ne sont pas grandioses, personne ne découvrira jamais rien si toutes ces « réquisitions » ont eu lieux dans les campagnes, surtout si c'est bien le gouvernement lui même qui est derrière tout ça. Encore un fait bien morbide, qui vient s'ajouter à longue liste de nos raisons de désespérer.

Mais quelque chose de bien pire que le désespoir nous tient, la peur. Arthur devient plus étrange chaque semaine passée ici. Chaque nuit, nous l'entendions pleurer, incapable de dormir, mais ces derniers jours il sort carrément du dortoir pour s'éloigner dans la forêt d'où on perçoit parfois ses hurlements. Nul ne sait dire de quoi il souffre, mais le plus aberrant est qu'en journée, il ne présente aucun signe de fatigue ou de sentiments quelconques, il reste froid et sérieux. Il se transforme petit à petit en une sorte de psychopathe insensible et pourrait bien un jour, se retourner contre nous.

Ce qui nous a été présenté aujourd'hui, n'a fait que renforcé ce sentiment. Tristan s'est mis en tête de nous présenter un personne de chaque équipe qu'il comparerait à un dieu de la mythologie grecque, cet événement a eu lieu lors du repas, tout le monde était présent autours de l'écran lorsque ça commença. En premier, on nous présenta un garçon de l'équipe française. Il était grand, assez imposant, sur les extraits vidéo, on le voyait avec une mitrailleuse, donnant ses ordres derrière les lignes. Il fut présenté comme un leader absolu pour son équipe, un dictateur politique et militaire qui ne tolérait aucune insubordination. On le compara à Zeus, le dieu suprême. A chacun des « dieux » on accordait un présent, le sien fût toutes les données tactiques relatives aux autres équipes encore en jeu. Un avantage incomparable.

Le second fut un irlandais maniant un lance-grenade et un lance-flamme, il devint Apollon, dieu du soleil et du feu. Il reçut l'autorisation d'acheter des munitions incendiaires pour son équipe. Il fut suivi d'un Suisse, baptisé du nom du dieu des enfers, Hadès. Ce spécialiste du corps à corps, avait trahis et assassiné en public de sang froid un de ses frères, juste parce qu'il avait la préférence de l'autre moitié du groupe. Il reçut un large bouclier à l'épreuve des balles à utiliser avec sa lame. L'annonce de son dénouement glaça un peu plus les cœur, je n’osais imaginé François ou Lucas s’entre-tuer pour un pouvoir si insignifiant.

En quatrième, vint une espagnole. Elle était le sniper de son équipe et avait abattu tellement d'ennemis seule et isolée, qu'elle fut nommée Artémis, déesse de la chasse et de l'arc. Elle obtint une sorte cape d'illusion, une technologie de camouflage optique apparemment. Ensuite il y eu Athéna, déesse de le sagesse. Elle a, seule, mis en place un système politique où elle gère absolument tout mais de manière équitable et juste. Elle fut récompensé par le casque de visions, un appareil munis de toutes sortes de visions : zoom, nocturne, infrarouge, ... ce genre de choses en somme. C'était l'allemande au minigun qui s'était battu aux côtés de Lucas lors de son épreuve.

Nous attendions notre tour avec impatience, qui donc avait parmi nous avait les qualités requises pour être comparable à un dieux ? La révélation dépassa tout ce à quoi nous aurions pu nous attendre. Arthur était Arès, le dieu de la guerre sous toutes ses facettes. Guerrier et stratège. De courts extraits suivirent, ceux du chenil, de la traque du Red Skull, de la défense contre les chien ou encore de sa contemplation du cratère des mortier en flamme, ses ennemis courant en tout sens, brûlant vifs. Tous les regards se braquèrent sur l’intéressé, et pour la première fois, il pleurait devant nous. L'exposé continuait, on le dépeignait comme maître de guerre absolu, capable de distinguer qui devait diriger en temps de guerre et de en temps de paix. Deux chiens de guerre allait donc lui être attribués. Cette annonce détourna l'attention générale. 

Camille : Deux quoi !?

Jour 30 : Sarah

Youpie ... le monde part en sucette. Les événements d'hier n'ont été que pure folie. Après la nomination d'Arthur à ce titre stupide, les choses se sont accélérées. Personne ne s'est vraiment soucié d'un anglais bricoleur devenu Héphaïstos et pouvant acheté des upgrades de chargeurs, viseurs, rechargements, lunettes, ... pour son équipe ou d'une danoise sniper, aimé de tous et médecin qui a gagné la gratuité du matériel médicale pour son équipe. Seul importait Arthur, le dieu de la guerre ...

Je suis resté devant l'écran pendant que tout le monde commençait à se disputer dans son coin par petit groupes, c'est ainsi que j'ai appris que les hollandais n'étaient plus et que de nombreuses victimes les avaient rejoint. Nous étions derrière les Espagnols et les anglais, les allemands décrochaient la première place. C'était sans compter sur le bonus annulant les morts, nous étions les seuls à l'avoir trouvé en prenant nos ennemis à revers, nous venions de passer à la seconde place. Quand on y pense, ces objectifs secondaires étaient soit liés à des actes de courage et de bravoure, soit à des actes de génie militaire, pas étonnant qu'avec Arthur qui tirait les ficelles, nous décrochions ce bonus à chaque fois.

Même au sein des deux groupes les avis sont partagés, bien que d'un point de vue général les proches de Lucas soutiennent Arthur de manière mitigée alors que ceux de François lui sont complètement opposés, ils pensent que cela ne nous attirera que des ennuis. Les Typhoon, d'ordinaires neutre au sein des discordes, sont les seuls à défendre la cause d'Arès. D'ailleurs je me demande bien où il est passé, il est parti directement après sa nomination, effondré. On ne la plus revu depuis, certains disent même qu'il n'a pas dormi ici cette nuit. Plus j'y repense, plus je revois son visage trempé par les larmes, plus je me demande s'il ne s'est pas mis à pleurer bien avant sa nomination. Avait il un pressentiment, ou alors était ce autre chose, quelque chose m'échappe.

Mais l'hélico de ravitaillement est arrivé, un container massif accroché sous son ventre. On n'a pas eu besoin de l'ouvrir pour savoir ce que c'était. Dés que l'appareil est reparti, Aurélien s'est approché doucement et a entrouvert la grille. Au début on a eu peur, mais on a vite réalisé que les dons d'Arès étaient deux gros poltrons. Ils se terraient au fond de leur cage et avaient peur d'en sortir. Deux gros timides, s'en fut trop pour François qui explosa de rage.

François : Bor.del ! Ils se foutent de notre gueule, grâce à l'autre con on va devoir se coltiner deux de ces monstres. Butons les !!!
Lucas : Dis pas de conneries, on a peut être reçu le meilleur avantage d'entre tous !
François : Des couilles oui ! Les autres ont toutes nos infos, des capes de camouflages, des lunettes qui voient tout, de super armes, des médoc gratos ... et nous on a ces **** de clebs qui nous boufferont à la première occasion !!!
Lucas : Les chiens sentent ce que personne ne peut voir, ils peuvent suivre des pistes, détecter des pièges et plein de menaces, je sais que tu les hais depuis la mort de Charlotte, mais ceux la n'y sont pour rien, ils combattront à nos côté plus loyalement que n'importe qui d'autre.
François : Et qui va payer pour les nourrir tes sales rosses ?
Lucas : T'es vraiment un enfoiré, on gaspille suffisamment de bouffe à chaque repas, mais vas y je t'en prie, dis le tout de suite que tout ce que tu veux c'est te venger sur ces pauvres bêtes salopard !!!
François : Viens me dire ça en face trou duc' !

Et encore une fois, ce fut le chaos, ce qui aurait du être un moment festif se transforma en dispute générale qui gagna vite en intensité. Certaines personnes commencèrent même à s'empoigner. Tout pouvait basculer, quelques secondes de plus et Lucas aurait exploser le nez de François. Tout ça pour un simple différent lié aux chiens, qui, terrorisés par toute cette agitation, continuaient à se terrer au fond de leur cage. Quelques secondes de plus et la situation aurait dégénéré, des armes auraient même pu être sorties. En fait, François avait déjà la main posée sur son pistolet, mais quelque chose le retint. Petit à petit, les voix se turent, Lucas et François en dernier lieu. Tous regardaient à présent vers la cage, Arthur était revenu, et il se tenait à genoux devant les chiens. Ils les avait fait sortir avec deux beau morceaux de viande pris dans le garde manger, et les chiens affamés s'en régalaient en battant l'air de la queue.

Arthur : je crois que je vais t'appeler Deimos, et toi ce sera Phobos, comme dans la mythologie ... les deux fils d'Arès.
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Sam 28 Déc 2013 - 18:09

De mieux en mieux... Ce coup-ci, tes fautes de frappes se résument simplement à un problème d'accord singulier/pluriel. Encore un petit effort, et tes textes seront innocentés de toute erreur  Happy 

Plaisanterie mise à part, eh bien je ne sais plus quoi dire  Razz Ton rythme de parution est trop rapide pour que j'ai le temps de me recharger en idée de commentaire  Fou 

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Sam 28 Déc 2013 - 20:58

Arken a écrit:
Plaisanterie mise à part, eh bien je ne sais plus quoi dire  Razz Ton rythme de parution est trop rapide pour que j'ai le temps de me recharger en idée de commentaire  Fou 

Aller, juste pour t'embêter un nouveau texte ! Plus sérieusement, ne me dis pas que l'histoire n'évolue pas assez à ton goût  Fou 
PS : j'adore ce smiley


Jour 31 : Louis

Arthur a ... changé, il est plus ... souriant. Je ne suis même pas sûr de l'avoir vu faire ça une seule fois depuis que nous sommes ici. Cela renforce encore plus le ressentiment général à son égard. Maintenant, dés qu'un groupe se forme, il en est le principal sujet de discussions et on hésite plus à dire à voix haute des suppositions de folie. Pour ma part, je crois surtout qu'on a besoin d'un bouc émissaire et qu'Arthur se prête, un peu trop bien, à ce rôle.

Tristan est revenu, **** qu'est ce que ce nom m'agace, il a le don de m’énerver au plus au point. Quoiqu'il en soit, il nous a informé que l'épreuve du jour était un nouveau tour en simulateur de combat spatial. Cette épreuve pourrait être presque relaxante si nous n'étions pas dans cette situation ... bref, nous sommes descendu par la trappe. François n'a pas manqué cette occasion pour en remettre une couche sur nos nouveaux compagnons canins. Il a piqué une crise, c'est vrai que cela aurait grandement posé problème si nos deux amis étaient venu trois jour avec nous là dessous, un sacré problème d'odeurs. Mais Zoé, encore handicapée par sa blessure au ventre, a accepté de s'en occuper car elle ne se sentait pas encore d'attaque à passer l'épreuve.

Nous somme donc descendu dans le complexe et sommes arrivés comme la fois précédente dans une sorte de salle d'embarquement où nous avons enfilé nos casques. Ça n'a beau n'être que de la simple technologie 3D, l'effet n'en reste pas moins impressionnant. L'écran géant faisant office de vitre nous offre une vue sublime de ce que pourrait être un spatioport. Mais lorsque nous avons vu approcher l'Avenger, le silence s'est imposé de lui même.

Aurélien : Il n'est pas ... plus gros que la dernière fois ? Beaucoup plus gros ?
Noémie : Et ... les deux trucs derrières ... ils ont l'air de le suivre, non ?

Silence général face à l’impressionnante masse d'acier qui venait de s'arrimer au port.

Arthur : C'est un croiseur ... escorté par deux destroyers.
Thomas : Comment tu peux savoir ça ? Tu ne vas pas me dire qu'il existe une classification similaire à tous les univers de science-fiction quand même ?
Arthur : Bah ... approximativement.


Jour 32 : Thomas

L'intérieur n'a pas changé, mais l'extérieur par contre wow ! Ce truc est au moins trois fois plus grand que le vaisseau que nous avons dirigé précédemment. La passerelle été déplacé de l'avant vers le centre du vaisseaux ; Les ailes qui le faisait ressembler à un énorme chasseur ont étés atrophiées et garnies de tourelles lourdes au dessus et en dessous. Les appareils sont toujours largués par le ventre du monstre mais le système n'a plus rien de comparable au précèdent. Maintenant chaque pilote est son propre chef d'escadrons avec deux IA sous ses ordres.

Les destroyers, nommés respectivement Bloody et Carnage, ressemblent à notre premier navire en plus gros si ce n'est qu'ils sont dépourvu de chasseurs. Ils forment les bases de notre première flotte. Je suppose que ça veut dire que notre commandant est maintenant un amiral.

Pendant toute la journée d'hier, nous avons découvert toutes les nouvelles fonctionnalités et aujourd'hui nous nous y entraînons ardemment. La passerelle a aussi bien changée. Déjà, les postes d'artilleurs de DCA ont étés remplacés par la gestion de tourelles plus lourde, probablement moins fluides que les précédentes, mais pouvant éliminer un appareil de chasse d'un seul tir ou percer la coques des vaisseaux les plus légers. Comme nous disposons de plus de chasseurs, Noémie a été réassignée de la chasse à la DCA.

Il y a toujours le siège du pilote, Camille a à gérer toutes les manœuvres mais c'est Vincent et moi même qui avons toutes les informations concernant le bouclier, l'état de la propulsion et les dommages subis. François assis derrière elle, contrôle tous les systèmes d’armement lourds du bâtiment, des contre-mesures aux lourdes tourelles d'artillerie navale toujours situées à l'avant. Arthur, notre commandant, est en place derrière toutes une série d'écrans qui lui rapporte les informations radars de la flotte alliée et ennemie. Mais surtout, ils lui permettent d’être en liaison vidéo avec les IA de la salle des machines, des équipes de réparations et des commandants des destroyers ainsi que nos pilotes.

Une fois toutes les nouveautés assimilés, nous nous sommes appliqué à les maîtrisé parfaitement, à coordonner nos IA et à ... obéir aux ordres d'Arthur. Il a dit quelque chose de troublant : « Il se peut que je vous donne des ordres qui vous paraîtront insensés, et il se peut que vous ne vous exécutiez pas dans l'immédiat tellement cela vous paraîtra incohérent, je vous ordonnerai donc de vous exécuter une seconde fois, de votre capacité à vous ressaisir et à obéir à l'ordre le plus illogique qui soit, la bataille à venir pourrait dépendre » Je ne vois pas quel genre d'ordre peut paraître incohérent mais plus j'essaye fertilement de l'imaginer, plus je redoute ce qui risque de se produire.

Jour 33 : Blietzkrieg

Arthur : Je vous ai réunis sur le pont ce matin pour vous faire part des informations que j'ai reçues. Dans une heure, nous effectueront un saut quantique vers une destinations où nous affronterons la flotte allemande. Vous devez savoir qu'à cette épreuve, les navires augmentent d'une classe à chaque fois et de deux s'ils ont terminés sur le podium. C'est notre cas, pas celui des allemands. Notre flotte est également constituée de deux escorteur qui sont d'une classe en dessous de nous. Si on suit ce raisonnement cela veut dire que le vaisseau amiral allemand sera un destroyer comme le Carnage ou le Bloody et qu'ils auront pour escortes de simples torpilleurs comme nous avions avant.

François : Donc cette bataille va être déséquilibrée en notre faveur ?
Arthur : Je pense qu'ils équilibreront en augmentant le nombre l'escorte allemande. On risque de se battre à un contre deux, peut être trois.

L'ambiance générale en pris un coup

Lucas : Allez profiter de la salle de détente encore une demis-heure, puis rejoignez vos postes pour le checklist avant le saut.
Arthur : Conseil judicieux, mais n'oubliez pas, exécutez les ordres sans hésiter !!!

.....


Arthur : Artilleurs au rapport.
Élisa : Paré à faire feu. 
Noémie : Présente.
Arthur : Contrôleurs ?
François : Qu'ils viennent ces fils de putes !
Camille : Moteurs quantiques en attentes.
Thomas : Tout est prêt.
Vincent : Paré.
Arthur : Chef d'escadrons au rapport.
Lucas : Groupe Alpha paré.
Nathan : Leader Bravo présent.
Sophie : Leader Charlie au rapport.
Aurélien : Delta en attentes.
Damien : Groupe Echo présent.
Arthur : Bombardiers ?
Florence : Fox Prête.
Louis : Golf au rapport.
Sarah : Hotel est ... rappelle moi encore pourquoi on a ce **** d'alphabet militaire de merde ?
Arthur : Mes panneaux de contrôles n'indiques qu'une lettre par escadron, je te rappelle gentiment que Noémie et Nathan, Lucas et Louis, François et Florences commencent par la même lettre, l'alphabet militaire est plus simple.
Noémie : Tu sais où tu peux te le foutre ? En plus certains de ces noms ne sont même pas pilotes !
Arthur : Je devine, merci et bonne chance à toi aussi. Saut quantiques vers les coordonnées du champs de bataille dans trente secondes, accrochez vous !

C'était incroyable, ils eurent confirmations que toute la structure du simulateur était montée sur des vérins quand tout le navire fut violemment secoué, une installation de ce type dans chacun des dix camps des équipes avait du coûter des centaines de millions de dollars ...le saut ne dura qu'une fraction de seconde, le flotte belge émergea à deux milles kilomètres de son homologue allemande, leurs adversaires du jour.

Arthur : Et meeerde ..
François : Quoi encore ?
Arthur : Sept échos radar ...
Lucas : Et meeerde ...
Arthur : Comme tu dis Lucas, ils ont positionné leur flotte pour former une véritable ligne de défense. Quatre torpilleurs en croix au centre et un sur chaque flanc, leur destroyer est bien planqué derrière.
François : On pourrait tenter de les contourner.
Arthur : Ils se réorienteraient en face de nous où en profiteraient pour isoler nos vaisseaux et nous détruire un par un.
Lucas : Et une attaque frontale ?
Arthur : On perdrait à l'usure, tout l'armement offensif de ces torpilleurs est à la proue alors que nos canons sont latéraux pour la plupart. Mais j'ai un plan.
François : Qui est ?
Arthur : Je n'ai pas le temps de te l'expliquer, le signal du départ sera donné dans une minute. Faites moi confiance, c'est tout ce dont j'ai besoin ... Les appareils parés au décollage, Alpha-Béta-Hotel vous escorterez le Bloody, les autres, le Carnages. Couvrez les et attaquez les mêmes cibles qu'eux. Thomas, redirige toute la puissance vers le bouclier avant et la propulsion ! Préparez vous, ce n'est pas qu'une simulation, C'EST LA GUERRE !!!

Lancez cette musique

L'ordre choqua tout le monde, c'était le premier d'une longue série d'ordres incohérents.

Thomas : Quoi !!! Mais l'armement, le reste du bouclier ???
Arthur : On en a pas besoin, alimente juste la DCA en prime ..... exécution merde !!! Bloody, Carnage, Lancez l'assaut sur les torpilleurs gardant les flancs de la formaion, je me charge des quatre au centre. Signal donné, décollage immédiat ! Pas de quartiers !!!

Arthur déclencha à la fois la terreur et l'euphorie dans les esprits, mais l'ordre passa instantanément. Le signal donné, les destroyers s'éloignèrent aussitôt vers les flancs de la formations ennemie, rejoints par la chasse qui s'extirpait du ventre de l'Avenger tel un essaim d'une ruche. Le croiseur de combat bondit en avant, sa propulsion suralimentée. La flotte ennemie mis du temps à réagir face à la brutalité soudaine de l'attaque, le destroyer adverse lança ses chasseurs, eux aussi divisés en deux groupes pour attaquer leur adversaires. Les torpilleurs ouvrirent le feu simultanément.

Camille : Torpilles en approche !!!
Arthur : je les vois ! Thomas redirige 5% de l'énergie vers les tourelles ! Noémie, Élisa, feu à volonté !!! Puissance maximale sur le bouclier avant, alerte impact ! ALERTE IMPACT !!!

Les destroyers et leurs escortes n'étaient pas encore à portée de tir quand le feu d’artifice commença. La scène était à couper le souffle, l'Avenger se rapprochait inexorablement de la formation ennemie et subissait un véritable déluge de flammes. Toutes les tourelles du monstre d'acier faisaient feu de concert pour endiguer le raz de marée, mais le croiseur encaissait tout de même des dizaines de torpilles en pleine proue, le plus réaliste des films de science-fiction n'était en rien comparable à la tempête, à la sauvagerie, à la puissance de ce qui se déroulait sous leurs yeux. Le bouclier ne tiendrait pas longtemps, même à pleine puissance. Soudain, toujours sans stopper sa charge effrénée, des secousses plus importantes secouèrent l'Avenger.

Thomas : Impact de torpille tribord ! Sections 14 à 19 en flammes, l'incendie va gagner la salle des machines !
Arthur : Dépressurise !
Thomas : Quoi ... ?!
Arthur : Fais sauter la parois des sections, prive moi d'air cet incendie. Constat des dégât ?
Thomas : Rien de conséquent ! Quand est ce qu'on stoppe les machines, on va y passer si on continue sans boucliers latéraux !!!

Il fallait se rendre compte à quel point la discussion était mouvementé, le stress était à son comble, dehors, rien d'autre que des explosion et des torpilles mal ajustées. Peu de mots peuvent le décrire. 

Arthur : A mon signal, re-transfert toute l'énergie vers les système d'armes et les rétrofusées !
Camille : Mais on est déjà à courte portée ?!?!
Arthur : Attend mon signal !

Pendant ce temps, les escadrons et leurs destroyers avaient engagés le combat avec les unités de flancs ennemies. Le Bloody et le Carnage vinrent sans peine à bouts de leurs opposants respectifs et mirent le cap sur le navire amiral allemand, à deux contre un, il ne résista pas bien longtemps. Lorsque les escadrilles se rencontrèrent, le ratio était aussi de deux contre un, mais en faveur de l'Allemagne. Bien que tout le monde se soit longtemps entraîné, les allemands l'étaient aussi et leur surnombre leur apportait un avantage clair, rares étaient les escadrilles où il ne manquait pas une, voir les deux IA mais les pilotes humains s'en sortaient, pour l'instant.

Lucas : J'en ai quatre aux fesses, Nathan t'es où ? 
Nathan : Désolé vieux, je suis aussi dans la merde, il ne me reste plus qu'une I ... euh plus personne en fait. Tu aurais pas une idée par hasard ?
Lucas : Tu n'as qu'à contacter « l'amiral » ...
Nathan : Euh Arthur ... on est un peu dans la mouise là ...
Arthur : Je vois ça, le croiseur ne peut rien pour vous, à tous les appareils, rejoignez vous, que les deux groupes se rejoignent ! Dés que possible ouvrez le feu sur les poursuivant de l'autre groupe. Les bombardiers, juste après vous décrochez et vous attaquez la formations de torpilleurs !!!
Louis : Reçus, à tous les appareils bâbord, avec moi. Lucas si tu rates ton tir tu ramassera tes dents avec un balais quand on sortira d'ici.
Lucas : Trop aimable, j'allais te faire la même réflexions mais ce n'est pas à tes dents que je pensais ...

Les deux escadrilles se croisèrent à plusieurs centaines de kilomètres heure. Neuf appareils allemands furent détruit dans l'accrochage, c'était appréciable mais insuffisant pour rééquilibré la balance. Sur les douze bombardiers belges, seul sept subsistaient par Dieu sait quel miracle. Ils décrochèrent en effectuant un large virage qui les mena tout droit à l'Avenger, qui était maintenant, presque au centre de la formation de torpilleurs.

Arthur : Thomas, maintenant ! François paramètres l’artillerie ! Camille, rétrofusées ! On est bien bord à bord ?
Camille : Affirmatif !
Arthur : Aaaaah ... j'ai toujours rêvé de dire ça ... A toutes les batteries d'artillerie ! Feu à volonté, je répète FEU A VOLONTÉ !!! (hurla t'il, un sourire sadique aux lèvres)

Les massives tourelles du croiseurs pivotèrent avant de braquer leurs cibles dénuées de protections ou de boucliers suffisants, en une salve la bataille fut conclue. Ne restait que le problème des chasseurs en détresse. L'amiral sortit alors sa dernière carte.

Arthur : A toutes les escadrilles, regroupez vous et foncez sur l'Avenger, c'est votre seule chance.
François : Que comptes tu faire ?
Arthur : Braque toutes nos armes sur nos appareils en approche et attend mon signal pour faire feu.
François : Mais tu es complètement fou ma parole !
Arthur : J'ai un plan, mais il dépend uniquement de ta capacité à exécutez mon ordre en temps et en heure, capish ? Noémie,  Élisa, préparez vous à faire feu sur la position actuelle de nos vaisseaux à mon signal, et on ne discute pas !!!

Il attendit quelques secondes, puis donna l'ordre d'ouvrir le feu. Les artilleurs furent réticents mais obéirent. Il avait à peine terminé sa phrase qu'il donna un second ordre par radio.

Arthur : A tous les chasseurs, en chandelle vite ! Tirez sur le manche !!!

La dizaine de chasseurs encore dans la course s'exécuta, les appareils évitèrent de justesse la vague d'énergie qui, l'instant d'après, déchiqueta leur poursuivants. Des dix-huit intercepteurs allemands sur leur talons, pas un seul n'en réchappa. Toutes les armes avaient étés mobilisées, de l'artillerie navale à la plus petite tourelle de DCA en passant par les missiles et les canons lasers de proue. Tous le monde hurla de liesse, ils avaient gagné. Du moins, tout le monde sauf Arthur et François, qui se toisaient d'un regard sinistre. Finalement François lâcha :

François : Belle bataille, d'où t'es venue l'idée de cette stratégie ?
Arthur : Des allemands, après tout se sont eux qui ont inventé la Blietzkrieg.
François : La Blietzkrieg ? Quel ironie ...
Camille : Euh ... c'est quoi la Blietzkrieg ?
François : C'est un terme inventé par les allemands durant la seconde guerre mondiale, littéralement, ça signifie guerre éclair ...
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Sam 28 Déc 2013 - 21:19

L'histoire évolue bien, c'est moi qui ne sais plus quoi dire comme commentaire constructif  Happy 
Sinon je trouve qu'en tant qu'histoire non WHB, ton récit s'en sort bien Cool 

PS : Gilgalad doit être content, il n'a même pas besoin de réclamer la suite qu'elle est déjà là  lol 

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Sam 28 Déc 2013 - 23:42

Jour 34 : Vincent.

La situation est étrange. Premiers, encore une fois, et pourtant cela ne semble satisfaire personne. Un mois, un mois que nous nous sommes réveillés ici. Et nous sommes peut être ceux qui s'en sont sorti le mieux dans cette histoire macabre. Mais qu'est ce que ça change ? Nous passions nos premiers jours, nos premières semaines, à débattre d'hypothèses sur nos ravisseurs, à recueillir chaque blague, à nous soutenir, à chercher l'emplacements de leurs caméra minuscules. Mais à présent, le désespoir ronge nos cœurs, les couples se forment et se déforment à une vitesse impressionnante, mais pour souvent rester inchangés, chaque rupture refroidissant un peu plus l'ambiance. Des associations que je n'aurais même pas imaginées, Zoé et Aurélien, Sarah et François, Nathan et Camille, Sophie et Thomas ...Louis s'est même remis avec Élisa. Peu de gens restent seuls, moi, Noémie, Arthur, ou Damien.

Je n'ai rien à offrir, je  ne suis pas des plus beau, je ne suis pas des plus drôle ni même le plus intéressant. C'est aussi le cas des autres célibataires, à l'exception d'Arthur, qui se démarque par son caractère solitaire et terriblement spécial. Quand les gens ne batifolent pas, il médisent dans son dos. On lui reproche d'être fou, de chercher du pouvoir, d'être responsable de nos morts que nous avons tant de mal à chasser de nos esprits. Peut être lui reproche t'on simplement d'être heureux ? Depuis sa nomination au titre de dieu, il sourit. Nous ne l'entendons plus pleurer la nuit, il nous adresse des paroles joyeuses. Je le connais et je ne pense pas un seul instant qu'il ait quelque mauvaises intentions. Mais les gens ont besoin d'un bouc émissaire, et qui d'autre que le plus étrange d'entre nous pour tenir le rôle ? François n'est sûrement pas étranger à ces rumeurs, mais cela change rien, Arthur ne le voit pas encore, aveuglé par ce bonheur incompréhensible, inexplicable, il ne voit pas la haine qui grandit envers lui, partagée de tous.

Jour 35 : Nathan.

Je regrette Gaëlle, comme elle regrette Allan. Elle et moi les avions perdu, ou plutôt, ils nous ont perdu. Nous ne retournerons sans doute pas d'où nous venons. Quel espoir nous reste il ? J'ai presque envie de rire. Nous somme les meilleurs, les premiers, peut être même les plus nombreux encore en vie. Mais nous avons tous réalisé quelque chose, les uns après les autres. Même si nous gagnions, nous n'aurons pas gagné le droit de rentrer chez nous. Pourquoi nous laisser partir, avec ce que nous savons ?

Camille, elle est ma seule raison de continuer, et, je crois que c'est réciproque, je ne suis plus sûr de rien. Je ne sais pas qui a passé cette commande de préservatifs, personne ne tient à le savoir, car l'amour, est la seule chose qui maintient un peu d'espoir ici. L'utilisation des contraceptifs, aussi saugrenue cela soit il, sous-entend que nous serions peut être encore en vie d'ici quelques mois que pour éviter certains désagréments. Inconsciemment, ces choses si futiles, sont elles aussi symbole d'espoir. Il est dur de conserver une certaine intimité, mais personne ne vient déranger un couple, nous comprenons tous, une sorte de respect mutuel s'est installé.

Quand nous somme arrivé ici, nous avions peur, du moins nous le croyions. Peur de la mort, de l’incompréhension, nous ne réalisions pas ... maintenant nous savons ce qu'est la peur, nous savons ce qu'est le désespoir, quand il ne reste plus de but tangible à votre vie. Et au milieu de ce camp qui ressemble à un mouroir émotionnel, Arthur fait tâche avec cette joie que nous ne pouvons comprendre, se rie t'il de nous, est il devenu fou, je ne peux le croire, mais les autres si.

Jour 36 : Seule.

Tristan, il a appelé les spécialistes des armes précisions, les snipers, à leur épreuve individuelle. Élisa a pleuré. Nous étions là, regroupés autours d'elle, Louis la serrait dans ses bras. Et elle pleurait, elle pleurait et poussait de petits gémissements de terreurs de de tristesse. Nul n'osait prononcer un quelconque encouragement, cela aurait été inutile. Pourtant Louis s'y osa.

Louis : Tu n'es pas obligé d'y aller.
Elisa : Si ! Tu sais bien que je le suis ... je peux pas ... j'y arriverais pas !
Louis : Mais si, ne monte pas dans cette hélico et ver...
Elisa : TA GUEULE ! Tu comprends rien ! Vous ne comprenez rien ! LAISSEZ MOI , LAISSEZ MOI !!!

S'arrachant à l'étreinte de Louis, elle fonça au travers de la foule et alla se réfugier dans le réfectoire, peut être barricada elle la porte, mais personne n'essaya d'y pénétrer. Les regards se croisèrent, que faire ?

Arthur : Est ce que je peux lui parler ?
Louis : Toi face de merde tu la boucle compris !
Arthur : Qu ... quoi ? Mais ... qu'est ce qu...
Louis : Ferme la sous-merde ! Comme si ta **** de joie de vivre allait nous sortir de ce merdier !
Arthur : Mais ... je voulais juste ...
François : Tu vas la fermer oui ?!
Arthur : ... juste ... simplement bien ...
Lucas : Mais tais toi ! On a pas besoin de tes idées débiles là, alors arrête ton cirque !
Arthur : ... simplement ... bien faire.

Louis l'envoya au sol, le coup de poing était parti sans la moindre retenue. Les autres se jetèrent sur lui, il fut tabassé. Coups de pieds, de poings, la tête écrasée, les mains broyées, ... Il n'essaya pas de se défendre. Il encaissait, sans lâcher le moindre cris de souffrance, juste des gémissements de tristesse. Deux personnes, il ne reconnut pas lesquels, le relevèrent en le maintenant par les épaules et Louis lui décrocha un dernier uppercut avant de leur demander d'éloigner de lui cette pourriture. Mais il était encore conscient, usant des forces qu'il lui restait, il hurla.

Arthur : ÉLISA ! Rappelle toi, rappelle toi !!!
Louis : Éloignez le bordel !
Élisa : Il est trop tôt ...

Tous les regards se tournèrent vers elle, elle était sortit, son visage encore en feu des larmes versées, mais son regards déterminé et sévère. Elle ne croisa pas le regards de Louis, et s'avança vers Arthur, Lucas et François l'avaient laissé retomber au sol. Elle l'aida, il se mit à genoux, trop faible.

Arthur : Rappelle ... rappelle toi ... s'il te plaît.
Elisa : Je suis là ...
Arthur : Tu ... tu dois ... pour tous ...
Elisa : Je sais.
Arthur : On ... on ... t'aidera.

Il s'évanouit alors, à bout de force, son corps tuméfié. Elle demanda à Florence de s'occuper de lui, alla chercher son arme, et attendit l'hélicoptère, sans jamais recroiser le regard de quiconque, pas même de Louis. Lorsqu'elle monta à bord, une phrase lui revint en tête, elle la marmonna.

« La victoire, est la récompense de tous ceux qui se sont battu pour elle. Mais la défaite, n'est la faute que d'un seul, celui-là seul est prêt à en assumer toutes les responsabilités. »

Suite Demain !


Dernière édition par alexy999 le Dim 29 Déc 2013 - 10:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Dim 29 Déc 2013 - 0:06

Hum... Je sens venir le coup foireux... Tu nous dis 'suite demain', mais sachant qu'il est maintenant passé minuit... Je suis sûre que tu serais capable d'en remettre encore une  Fou 

Avec ce passage, la tension explose, mais à la fin du récit, on a l'impression que la pression retombe. J'espère que tout va bien se passer pour cette chère sniper  Camouflé Ninja 

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Dim 29 Déc 2013 - 10:19

Pour les suites en effet, on n'a pas le temps d'attendre, mais c'est bien comme ça Very Happy


Citation :
Avec ce passage, la tension explose, mais à la fin du récit, on a l'impression que la pression retombe. J'espère que tout va bien se passer pour cette chère sniper
+ 1 mais la différence, c'est que je connais la suite donc je ne vais rien dire, même si je dois passer par tes fouets  Mrgreen 


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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Dim 29 Déc 2013 - 12:18

Jour 36: Seule (suite)

Vous connaissez la chanson, je vous laisse lancer la musique.

L'hélico la déposa là où il avait déposé Lucas quelques jours plus tôt, sur un des immeubles de cette grande place des ruines, toujours aussi lugubres. Lorsque le dernier transport déchargea un autre concurrent, elle enfila son casque qui lui permettait de recevoir les instructions dans sa langue. Elle les écouta sans leur prêter une grande attention. En gros, Philip Moore, l'homme responsable de nos enlèvements, était tombé en disgrâce des titans. Il fallait le traquer et le tuer, mais il était également armé d'un sniper, c'était un ancien soldat. Les snipers des différentes équipes pouvaient participer à la traque ou revenir sur la place en cas d'abandon. Comme l'épreuve des spécialistes des mitrailleuses, c'est une épreuve à mort, mais on peut abandonner quand on perd espoir, du moins si on arrive à atteindre vivant la zone d'extraction.

A sa droite, un garçon, seize ans peut-être. Il fait jeune par rapport à la moyenne d'âge générale. Il tremble, elle peut le voir de loin. Ce n'est sûrement pas son sang-froid qui l'a conduit à tenir ce rôle mais plutôt son agilité au tir ou sa petite taille pour se cacher ... quelle importance. Mais lorsque Élisa se tourne vers l'autre toit de l'immeuble voisin, elle voit que cette participante la fixe déjà, leurs regards se croisent. Elle est plus petite qu'elle, les cheveux noires de jais. Elle, par contre semble déterminée. Il est difficile de pouvoir le dire avec certitude d'aussi loin, mais son regard semble contemplatif, protecteur presque. On leur rappela que le tir contre d'autres participants était interdit et qu'une infraction serait lourdement pénalisée.

....


Elle court, elle descend les marches du bâtiment quatre par quatre, elle est trop exposée, elle doit trouvé un refuge, l'obscurité qu'elle a toujours craint devient aujourd'hui sa seule amie. Elle a besoin de réfléchir, de faire le point. Elle court, dans ces rues mortes, dénuées d'humanité, elle croit voir au détour d'une rue, du sang noir desséché, l'ombre d'une personne sur un mur, comme soufflé par une explosion, un crâne qui ressort des poussières. Ce lieu incarne la mort mieux que le pire des films d'horreur, c'est le cœur des enfers. Elle est à deux doigts de craquer, elle a besoin d'un refuge. Un immeuble. Un immeuble semblable à celui sur lequel on l'a déposé, intact. Un coup de feu au loin, elle s'arrête brutalement, les secondes passent et personne ne vient annoncer la fin de l'épreuve, un de ses concurrents est mort. Sans plus réfléchir, elle s'engouffre dans l'entrée de l'édifice comme si la mort elle même était sur ses talons.

Elle grimpe les marches au pas de course, le premier étage, le second, le troisième, elle veut s'éloigner de la rue, de ces crevasses cauchemardesques. Quelle ironie, alors qu'elle croyait être en sécurité, elle se retrouve face au garçon et à la fille. Tous les trois sont sous le choc, aucun ne s'attendait à trouver les autres ici, et sûrement pas simultanément. Mais le garçon a bien plus peur que les deux jeunes femmes, il braque son arme sur Élisa. Elle ne sait pas quoi faire, il n'a pas le droit, et elle non plus, mais la peur le contrôle. Elle reste indécise, ne bouge pas, la peur la contrôle elle aussi. Elle ferme les yeux, la détonation lui parvint, mais elle semble si lointaine. Elle se risque alors à rouvrir ses paupières après quelques instants. Le corps du garçon s'effondre, la balle n'a rien laissé de sa tête. Elle regarde l'autre fille, elle n'a pas tiré mais des débris de verre au sol lui font comprendre que la fenêtre vient de voler en éclat, comme si le tir venait de l'extérieur, la peur dans ses yeux prend alors une autre proportion. Élisa se risque à regarder par ce qu'il reste de la vitre à sa droite, elle se tourne et aperçoit un bref instant, un reflet au loin.

C'est fini, à nouveau ses yeux se ferment, elle ne perçoit que le bruit d'un second coup de feu. Elle tombe, s'écroulant sans parvenir à lutter contre l'oppressante gravité. L'impact, elle ressent chaque parcelle de sa peau en contact avec le sol, c'est douloureux. Elle ressent l'air glacé de l'altitude sur son visage, elle a froid. Mais elle se sent pourtant vivante, alors elle rouvre pour la seconde fois les yeux. L'autre fille est penchée sur elle, elle l'a poussée. Leurs regards se croisent, sa peau est plus foncée que la sienne, des cheveux bouclés lui descendent sur les épaules et ses yeux émeraude ... Elle l'a reconnu, c'est Artémis, la déesse espagnole, la déesse de la chasse. Aussi vite qu'elle est apparue, elle repart en s'enfuyant dans la pièce voisine. Pourquoi ? Elle se le demande, pourquoi l'a-t-elle sauvée ? Elle se serait débarrassée d'une concurrente, alors pourquoi ?

D'un seul coup, sa mission lui revient en mémoire, qu'on en finisse. Elle se relève et fonce vers la fenêtre, s'est elle à peine exposée plus d'une seconde qu'un autre tir à lieux. Mais elle a repéré le tireur, elle a vu venir le coup et s'est plaquée contre le mur à côté de la fenêtre largement à temps. Il a alors tiré une seconde fois pour essayer de l'atteindre derrière le mur, mais son épaisseur a arrêté le projectile avant qu'il ne le traverse. Cinq coups, s'il utilise la même arme qu'elle, il doit donc recharger. Elle abat son arme sur le rebord de la fenêtre, colle son œil à la lunette et son doigt à la gâchette. Il a compris que c'était trop tard, il regarde dans sa direction, elle voit dans le blanc de ses yeux. Mais ce n'est plus la peur qui dicte sa loi, c'est la colère, alors elle n'hésite pas, en pressant la détente.

Jour 37 : Camille

Lightning, l’élément de foudre, un fusil de sniper se basant sur la technologie du canon électrique, ce fusil est cinq fois plus puissant qu'une arme conventionnelle du même calibre. On a gagné, enfin, ELLE a gagné. J'ai l'impression que Nathan et moi sommes les seuls à se rendre compte que nous n'avons presque pas quitté la première marche du podium depuis que nous sommes ici. Ils ne voient même plus la victoire. Ils ont fêté le retour glorieux d’Élisa mais n'ont pas cherché plus loin.
Les Typhoon, neutres dans les problèmes de rivalité et notre sniper, quatrième membre du comité martial, sont les seules personnes qui ne passent pas leurs journées à médire d'Arthur. Dans un sens je les comprends, mais plus j'y réfléchis plus je ne vois pas pourquoi ?

Une réunion des comités à suivi le retour d’Élisa. Achat de fournitures médicales, de nourriture, de nouveaux matériaux pour fortifier le campement, rien d'anormal. La demande de François pour un lance-grenade de catégorie deux, Lucas ayant une mitrailleuse de cette même catégorie, il a semblé logique qu'il y ait droit, le lance-grenade MK-47, remplaçant son ancien M-32, fera partie de la commande du lendemain. Tout se passait dans l'ordre jusqu'à la proposition commune de Lucas et François : L'exclusion d'Arthur du comité martial. La réaction ne s'est pas faite attendre. La mention aurait sûrement été voté si le principal intéressé ne s'était pas déplacé au centre du cercle que nous formions, impassible, pour simplement demander :

Arthur : Sous quel motif ?

Les cris cessèrent, personne n'avait de réponse en fait, même Lucas et François n'eurent pas le moindre argument, mais Louis lâcha fièrement l'information qu'il gardait pour lui depuis quelques temps déjà, estimant que le moment n'aurait pas pu être plus propice à cela. Elle fendit l'air comme un couteau pour aller se ficher en plein cœur.

Louis : Pour trahison !

Il eut bien du mal à calmer les reste du groupe pour s'expliquer, Arthur garda son calme, mais on voyait la surprise dans son regard. Comme s'il devinait de quoi Louis voulait parler, sans savoir comment il l'avait su. Il reprit :

Louis : Thomas était ivre il y a trois jours de cela, il m'a révélé que tu lui avais demandé de pirater notre moniteur pour connaître la position des autres camps sur l'île. C'est là que tu te rendais chaque nuit qui a suivi ta nomination je me trompe ?
Arthur : Je n'ai rien à dire à ce sujet, ça ne vous concerne pas.
Louis : Tu avoues en plus mongolitos ! Tu avoues avoir trahis !!!
Arthur : Non, pas avoir trahis, seulement avoir rôdé autours de l'un ou l'autre camps des autres équipes. Et tant que tu n'auras aucun preuve de ton hypothèse sénile, tu ne pourras rien me reprocher, aussi je demandes aux comités l'upgrade de l'arme de corps à corps.

Il est sorti sans ajouter un mot de plus, les gens se sont engueulés comme jamais auparavant, c'était vrai au fond, tout ce qu'on lui reprochait ne se basait que sur des ressentis, pas des faits. Quoi qu'il en soit, Élisa a obtenu l'accord de la dernière mention, elle a eu le dernier mot en hurlant que c'était elle qui avait logé une balle dans la tête de Moore, que ces crédits gagnés récemment étaient donc les siens, et qu'elle les utiliserait pour faire valoir les droits d'Arthur. Ensuite, elle est sortie à son tour et a eut une violente altercation avec Louis. Je ne les ais pas écoutés, mais leurs reproches mutuels étaient facilement devinables. Elle lui en voulait de s'être acharné, il lui en voulait de s'être trop rapprochée. Trompé par Florence, il avait vu en Arthur une possibilité que son cauchemar ne recommence, il avait donc précipité la chute de notre camarade par jalousie. Je suis presque certain que leurs relations concernaient uniquement la place que devait prendre Élisa dans le comité martial s'il venait à en être chassé, pour contrer les deux autres zouaves. Ça expliquerait beaucoup de choses.

Jour 38 : François

Deux nuits que nous essayons de le suivre, deux nuits que presque personne ne le voit disparaître ni revenir et que le peu qui le voient sortir du camps ne peuvent le suivre plus de trente secondes avant qu'il ne s'évanouisse dans les ombres. Je me moque de savoir s'il est coupable, je dois juste le prouver. Une fois débarrassé de lui, ce sera au tour de Lucas dans les jours qui suivront. Si je me débarrasse d'Arthur, l'équipe est à moi dans la semaine. Il croit que je n'ai pas remarqué son petit cinéma, il ne m'aura pas comme ça. Non, il ne m'aura pas. Avec Louis dans ma poche, j'ai de grandes chances de le priver du soutien de madame sniper. Si je joue bien mon coup, le démantèlement des Typhoon m'assura la majorité des soutiens, et j'aurais le pouvoir, je sortirais d'ici vivant.

Lucas n'est qu'un Rambo de série Z, même dans les situations les plus désespérées, il ne pense qu'à faire mu-muse avec ses petits copains, se croyant dans un jeu de cours de récréation. Il m'est utile pour l'instant, mais je trouverai un moyen pour le faire disparaître à la seconde même où Arthur ne sera plus un problème. Je ne sais pas ce qu'il a manigancé avec les autres équipes, mais ma survie n'en fait certainement pas partie, je frapperai le premier. Ils verront, ils verront ce qu'est le pouvoir, ce sera mon Trafalgar. Ils pleureront ... Mais que quelqu'un m'explique **** !

La flotte allemande balayée en deux minutes, l'espagnole qui sauve Élisa, ... Merde, où est la logique dans tout ça, que peut-il leur avoir offert si ce n'est notre mort ?! Il paiera, je lui ferai regretter, oui il pleurera ! Il me faut ces médicaments, je corromprais bien Florence mais je prendrais trop de risques vis à vis de Lucas, il me faut ces antidépresseurs, je ne veux pas à avoir à subir leurs soit disant effets secondaires en cas de manque. Je parie qu'Arthur est derrière ça aussi, il souffrira  pour cela, oui très lentement ce bâtard ...

En attendant, j'ai pu tester mon nouveau jouet dans la salle d'entraînement désormais ouverte, j'adore voir les grenades voler avant d'exploser en carbonisant tout autours d'elles. Cette arme est si lourde qu'elle se manie de la même manière que le minigun de l'autre abruti, mais je suis bien meilleur c'est sûr. L'upgrade du corps à corps n'est déjà plus là. Comment est-ce qu'il s'est arrangé pour le prendre sans se faire voir raaaaah ... je lui demanderai quand il me suppliera de l'achever. Il regrettera ... oui, il regrettera.

Un grand merci à Arken de s'être proposée comme correctrice  Clap 
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Dim 29 Déc 2013 - 12:25

La censure du forum à encore fait des siennes... Je me souviens d'un autre mot à la place de '****'  Happy 

J'aime bien ce passage dans les pensées de François... On en apprend beaucoup, notamment que ce jeune homme est mégalomane et paranoïaque. La suite nous promet de jolis rebondissements  Shifty

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Dim 29 Déc 2013 - 14:27

Jour 39 : Cours martiale

lancez cette musique et bonne lecture.

L'après-midi est calme, ils attendent de savoir ce qu'on leur réserve. Ils se sont tous regroupés dans le réfectoire après leur repas. Ils attendent que l'écran s'allume ou que Tristan revienne déballer son charabia sur le prochain combat à mort où la nouvelle épreuve pour eux concourir. Les Typhoon eux, s'entraînent sur le parcours comme à leur habitude. Arthur a renoncé depuis longtemps à instaurer ne serait ce qu'une base de discipline militaire aux autre, mais il a continué à préparer son escouade. Les deux tiers du camp le haïssent, mais il a autre chose en tête alors il s'en moque. Son upgrade est impressionnant, il porte des sortes d’attelles sur ses avant-bras auquel sont fixées des lames. Lui laissant les mains libres pour manier une arme autre, mais il peut les déplacer vers l'avant d'un geste et combattre aussi bien que s'il avait une épée dans chaque main. Donnant des ordres vocaux et gestuelles, il coordonne dans le souterrain, ceux qui lui font encore confiance.

Mais hors du bunker des simulations, l'information est arrivée. Un second parcours de tir, destiné à gagner les améliorations du pistolet comme il en avait été autrefois pour les fusils, soit quatre améliorations. La tension est moins vive depuis quelque jours et l’annonce d'une épreuve sans risques soulage un peu les cœurs. Les gens se rassemblent, discutent des différents types de pistolets possible qu'ils gagneront. Parient sur qui mettra le plus de cartons. Ils préparent leurs armes, et envoient quelqu'un avertir Typhoon. Finalement, Lucas et François décident qu'au lieu de former les groupes par escouades, ils le le seront par comités. L'idée est claire et nette, ils ont quelque chose à prouver à Arthur, ou à lui faire avouer. Il n'a pas bronché, Élisa a bien tenté de s'y opposer mais Arthur, d'un regard, lui a fait comprendre de laisser faire. C'est donc les quatre membres du comité martial qui s'avancent pour passer en premier, ce nouveaux test. Ils n'ont que leurs armes de poing à la main, ils ont tous laissés leurs puissantes armes spéciales. La porte s'ouvre, c'est chacun pour soi, que le meilleur gagne.

D'entrée de jeu, la messe est dite, toutes les cibles sur plaques de bois sont équipées d'un lanceur paintball, chacun a déjà sa méthode propre. Élisa use du maximum de couvert et décharge sans cesse son chargeur le plus vite possible, pour éviter d'être touchée. Elle avance très lentement mais n'est presque jamais atteinte. Lucas lui, reste en retrait et prend son temps pour abattre ses cibles de loin, souvent en faisant voler leur têtes en copeaux de bois, il a un très mauvais souvenir de cette épreuve la première fois et ne souhaite pas s'exposer d'avantage. François a une approche différente, il progresse de couverts en couverts pour détruire les panneaux de bois presque à bout portant. Chaque ennemis neutralisé retourne dans le sol via les fentes par lesquelles ils apparaissent et se déplacent.

Arthur, sort du lot. Là où tous les autres usent seulement de leurs armes de poing, il se sert aussi des siens. Il court, roule, saute ou glisse entre les cibles , les alignant à quelques mètres à peine et à une vitesse folle. De temps à autre un coups de poing ou de pied et il décroche le panneaux pour s'en servir comme d'un amalgame de bouclier vivant. Au fur à mesure que les salles sont nettoyées, il est toujours en tête. Zigzaguant entre les ennemis, il en atteint plus que quiconque sans jamais être touché. Il est le dieu de la guerre après tout, ça n'étonne même plus ses camarades. Il est la bête impitoyable et le sage stratège en même temps. Mais on ne voit en lui que le monstre. Lorsque retenti la sonnerie qui annonce la fin de l'épreuve. Il est incontestablement le meilleur en terme de points. François reçoit un fusil à canon scié, équivalant miniature du pompe. Élisa un pistolet mitrailleur Uzi de 9mm et Lucas un magnum calibre 0,44 à lunettes pour éliminer d'un seul tir des cibles à moyenne portée. Mais ce qu'Arthur reçoit est incroyable, seul lui le recevra encore une fois, car seul lui sait combattre ainsi, des doubles pistolets Beretta avec chargeur à grande capacité, un pour chaque main, idéal pour celui qui manie en même temps les doubles lames.

Alors que le dernier comité passe son épreuve, Élisa ne peut s’empêcher de demander à Arès pourquoi ...

« Parce que c'est mon devoir. »
« Tu n'as de devoir envers personne. »
« Si je ne le fais pas, personne ne le fera. »
« N'agis pas comme si tu étais un héros. »
« Un héros ? »
« Les héros meurent ... »
« Je n'ai pas le choix. »
« On a toujours le choix. »
« Pas quand les autres possibilités vous font abandonner l'objectif que vous poursuivez ... »
« Pourtant nous savons tous les deux que tu es sur le point d'abandonner. »
« Je ... me suis trouvé un espoir, un rêve fou auquel je ne pouvais aspirer. Je ... ne pouvais pas le prévoir. Ça a changé tous mes plans.»
« On ne peut rien prévoir. »
« C'est une sorte de film, tout est scénarisé et prévisible, mon espoir est né d'une erreur de leur part. Cet espoir est le premier que je ressens depuis trop longtemps, je vois enfin pour moi un destin différent, je vois de la joie dans mon cœur. Je croyais ne rien mériter, peut être que je vaux mieux que ça finalement ... »
« Tu sais qu'ils filment et entendent tout ce que tu dis. »
« Et ils voient tous ce que j'ai fais, quelle importance ? Je leur ai offert la possibilité de transformer leur erreur en quelque chose de sublime, ils ne se mettront pas au travers de ma route. »
« Et si tu échoues ? »
« Alors je continuerais ce que j'ai commencé, même si les choses s'accélèrent trop vite à mon goût. Mais je n'échouerais pas, il n'y a aucune raison que j'échoue. »
« Et si les autres interviennent »
« Je la protégerais. »


Jour 37 : Aurélien

Thomas et moi nous sommes réveillés dans le réfectoire, les autres font ce qu'ils veulent mais tant qu'on a encore de cet alcool gratuit on se saoulera tous les jours jusqu'à épuiser le stock, c'est bien mieux que n'importe quel espoirs, vu qu'on ne pense plus à toutes les choses horribles qui nous entourent. Quoi qu'il en soit, on était debout à cinq heure du matin. Alors, on est sorti du campement pour aller pisser sans réveiller ceux qui dormaient dans le dortoir. En chemin on a croisé Noémie qui jouait avec Déimos et Phobos nos deux nouveaux amis à quatre pattes. Cette fille adore les animaux, et ces chiens n'ont rien à voir avec les molosses que nous avons affronté, ils nous réchauffe un peu le cœur, les meilleurs amis de l'homme ... On discutait avec elle quand il a surgit à la lisière. On ne savais pas ce que c'était, il titubait comme un ivrogne, sa tête et ses cheveux étaient couvert d'un mélange de sang séché et de terre, sa combinaison déchirée et pleine de sang, inondé de sang, noir et à moitié sec. Il murmurait, sans cesse quelque chose d'inaudible, comme un gémissement. Nous avons braqué nos armes de poings sur lui croyant à une quelconque épreuve morbide, après tout, ils nous avaient prévenus qu'on rencontreraient des choses inhumaines, alors pourquoi pas un zombie. Mais Thomas a fini par le reconnaître alors que nous allions tirer, il a reconnu Arthur à son ancien regard, celui du désespoir.

....


Le campement était en pleine effervescence, mais seuls les autres membres du comité martial étaient rentrés dans la cabane qui servait d’hôpital de fortune pour assister à l'opération. Florence voulait devenir médecin, Sarah légiste et Noémie vétérinaire, elles avaient à eux trois le minimum de connaissances nécessaires pour espérer le sauver. Il était inconscient, elles lui enlevèrent son équipement, pour une raison inconnue, il ne portait pas sa lourde armure de combat, seulement la toute première combinaison qu'ils avaient reçus dans le simulateur. Elles découvrirent sept impacts de balles. Deux avaient frôlés le crâne, quatre avaient traversés le ventre et la cuisse, et une dernière balle était encore logée au niveau des poumons. Personne ne savait s'il valait mieux aller la rechercher ou la laisser sur place pour ne pas aggraver les séquelles.

Élisa : Noémie, tu étais dans un association dans une réserve non ?
Noémie : Euh ... oui.
Élisa : Tu as du avoir à sauver des animaux plus gros non ?
Sarah : Tu es folles, Arthur n'est pas un animal, elle risque de le tuer !
Noémie : En fait ... C'était un centre pour oiseaux blessé mais je crois ... que je pourrais le faire. J'ai déjà extrait des balles chez un oie sauvage ... mais je ne sais pas si je pourrai ...
Élisa : Alors fais le, ou il mourra de toute manière..
François : Avec tout le sang qu'il a déjà perdu il devrait être mort.
Lucas : C'est même peu probable que ce soit uniquement le sien.
François : Exact, viens allons voir à l'écran ce que cet abruti à fait.
Élisa : Je suppose que vous ne restez pas pour savoir s'il va s'en sortir ou non ...
François : Reste avec ton nouveaux petit copain si ta tente, personnellement j'en ai rien à foutre qu'il crève, ça nous fera des vacances.
Lucas : Pour une fois, que je suis d'accord avec toi.
Élisa : Espèces de bâtards ... (murmura elle)

Noémie respira lentement, soutenue par les autres filles du comité médical et Élisa, elle avait la vie de quelqu'un au bout de ses doigts. Ce n'était comme les précédentes blessures par balle qu'elle avait eu à soigner, mais elle rassembla son courage. Puis, avec dextérité, elle plongea la longue pince au fond du cratère causé par la balle. Elle n'avait pas le droit à l'erreur. Elle rencontra finalement le corps étranger, mais il était bien coincé. Alors que toutes les autres retenaient leur souffle (le comité médical étant uniquement composé de filles) elle commença à essayer diverses angles d'approche, pour finalement réussir à trouver une bonne prise. Le temps ralenti presque, et finalement, elle tira d'un coup sec la balle hors du corps d'Arthur. Celui-ci fut tiré de son état léthargique par la douleur et se redressa soudainement en hurlant. Puis, vidé de ses dernières forces, il retomba lourdement sur la table, conscient. Élisa laissa le médical appliquer les derniers pansements, puis les congédia pour s'entretenir seule avec lui.

Arthur : Désolé ...
Élisa : Tu n'as pas à l'être.
Arthur : J'ai échoué, Je l'ai perdue. Personne ne nous rejoindra. Plus jamais. Échoué ...
Élisa : On va rétablir la vérité ... je me suis trompé, tu mérites d'être un héros.
Arthur : Non, je suis ... un damné, j'ai choisi ma voie et je n'aurais jamais du m'en détourner, j'ai échoué, je ne mérite même plus de vivre.
Élisa : Ne dit pas d'absurdités, si tu n'en a pas été capable, personne ne l'aurait pu.
Arthur : C'était mon combat. Mais il a brisé bien plus que ma chaire. J'ai perdu mon âme !
Élisa : Ton espoir ?
Arthur : Oui, je m'y suis refusé à y croire, trop de craintes de l'échec, jusqu'à la dernière seconde. Là, là j'ai entrevu quelque chose, un rêve, une lumière, une chaleur ...
Élisa : Oui, c'est ça l'espoir ...
Arthur : Le premier coup n'a pas seulement marqué ma chaire ...
Élisa : La balle encore en toi ?
Arthur : Oui, elle a d'abord brisé l'espoir avant de briser le corps. Là, mon âme, mon esprit, tout ce que je pouvais ressentir ... a disparu dans l'éther. Il ne me restait que la colère, la haine la plus froide et la plus impitoyable qu'un être humain puisse ressentir. Cette haine ... je ne voulais pas faire ça !
Élisa : Je suis désolée pour toi ...
Arthur : Personne n'a a être désolé, je suis le seul coupable, tous les problèmes, me reviennent.
Élisa : Mais la vérité ? Tu sais que s'ils l’apprennent ...
Arthur : Surtout pas ! Je dois rester un monstre, pas un martyre. J'ai déjà trop changé mes plans, et j'ai besoin de toi, tu le sais ?
Élisa : Oui, je m'en rappelle, mais tu m'en demande trop.
Arthur : Je suis désolé Élisa, désolé de t'avoir à te demander tout ça, mais il n'y a que toi qui puisse le faire, j'ai fais trop d'erreurs, je suis ... mille fois désolé.

Il retomba dans l'inconscience. Elle savait qu'il avait pris sa décision, un décision forte, chargée de responsabilité et de sacrifices, et elle l'admirait pour cela. Le peu d'âme qu'il avait, on lui avait brisé. Et pourtant, il était encore prêt à vendre ce qu'il en restait au diable, juste pour eux. Louis arriva dans son dos, elle se serra contre lui car elle l'aimait malgré ce qu'il pensait d'elle, et elle avait grand besoin d'amour pour compenser sa détresse, son espoir a elle pour surmonter cette épreuve. Sur le coup, cela le surpris, car il se croyait délaissé au profit de ce ... dingue mourant. Mais il faudrait plus que ça, pour qu'il cesse sa paranoïa amoureuse, en attendant, ce qu'il avait à dire était plus important que tout le reste.

Louis : Élisa ?
Élisa : Qu'est ce qu'il y a Louis ?
Louis : Ton nouveau petit ami ...
Élisa : Arrête toi s'il te plaît ! Il n'y a ri...
Louis : Il a massacré toute l'équipe espagnole, il n'y a pas de survivants ...
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Dim 29 Déc 2013 - 14:44

Tadamdam ! Sans doute le texte le plus tragique depuis le début, même si toute l'histoire se balade dans une impression lugubre  Happy 
Une question : les Espagnols... Pourquoi les Espagnols ?  Crying 

PS : tes fautes ont récidivé !  Tongue

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Dim 29 Déc 2013 - 14:47

Parce qu'ils ont interdit l'avortement Nah ! Plus sérieusement, tu vouais tuer qui ?  Very Happy 
Et c'est compris ... je ferai encore appel à toi pour le prochain texte ...  Crying 
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Dim 29 Déc 2013 - 14:54

C'est vrai que je les boude pour ça en ce moment  Happy J'avais pas de préférence pour la mort d'une autre équipe, mais vu que je suis en licence d'espagnol... Je me devait de poser la question  Mrgreen (en plus j'aimais bien Artémis...)

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Mar 31 Déc 2013 - 14:58

Encore merci à Arken pour la correction, j'ai l'impression d'être un randonneur qui veut faire un câlin à un ours et qui s'en prend plein la figure à chaque fois que je me fais corrigé par elle (ça sonne étrangement comme tournure de phrase) même si au fond je sais que je suis le seul fautif, bref, la suite !

Jour 38 Noémie

Je l'ai sauvé, et après j'ai appris que douze personnes sont mortes de sa main. On n'en sait pas beaucoup plus malheureusement, ou ... heureusement, je ne sais pas si je dois me réjouir de mon ignorance. Tristan a annoncé qu'il serait jugé pour cet acte grave de tricherie, mais il n'a pas expliqué comment. Pourquoi ? Si Arthur, la personne la plus ... forte, de ce groupe, a craqué, que vais-je devenir ? Ils crient leur haine en public, certains parlent de le tuer. D'autres veulent l'exiler. Et proutant, ils ne savent même ce qu'il s'est réellement passé. Florence et moi avons changé ses bandages. Ses plaies commencent à cicatriser, à une vitesse extraordinaire que je soupçonne d'être liée à ces étranges médicaments que les titans nous fournissent. Même celle de la balle qui n'avait pas traversé son corps, mais il a perdu tellement de sang ...

J'ai peur, encore plus qu'avant. Chaque fois que je crois avoir touché le fond, le sol s'effondre un peu plus sous mes pieds. Bientôt, c'est le monde qui s'effondrera. Mais de toute façon ça n'y changerait rien, nous avons déjà tout perdu et nous nous raccrochons à des miettes de souvenirs. Des choses bien plus graves nous guettent encore, et à très court terme. Ils ont demandé Arthur dans le bunker sous le camp.  Florence et moi nous sommes vite dépêchées de lui administrer tout ce que nous savions qui aurait pu le ramener à lui un bref instant, mais en désespoir de cause nous avons fini par lui retirer la perfusion de morphine, la douleur a fait le reste.

Une heure qu'il a passé là dessous, les gens se sont calmés, maintenant, eux aussi ont peur. Ils ont peur de lui, il s'est battu à un contre douze sans arme et sans armure, et il en est ressortit vivant. Quel genre de bête féroce est-il ? Quel pacte avait-il conclu ? Sommes-nous condamnés, ou va-t-il  nous tuer, ce sont le genre de questions qu'ils se posent.  Peu se soucient de ce qu'il va lui arriver. En tout cas, qu'ils lui veuillent du bien ou du mal, le résultat de ce jugement est sans appel : « Non-coupable ». Voilà ce qui résonne encore dans les hauts-parleurs du camp ... non-coupable.

Ils disent que s'il a commis une faute mineure en se rendant illégalement dans un autre campement, il n'est pas responsable de l'escalade de la situation qui a entraînée ce drame, ,il est donc acquitté par ceux qui ont organisé ce cirque, ceux qu'on nomme les titans. Il n'a pas du rester conscient très longtemps, nous l'avons ramené à notre clinique de fortune. Pas un son, personne pour redire quoi que ce soit, alors ils ont ajouté que ce verdict ne pouvait être remis en cause et qu'il ne pouvait pas être condamné pour cela, à notre attention évidemment. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, ils ne les empêcheront pas de voir en lui maintenant, quelque chose pire qu'un monstre, un véritable cauchemar, un fléau...

Jour 39 : Chasse

Lucas : Mais quel con ! Ils auraient pu tous nous tuer pour sa merde, encore heureux qu'il n'y a pas eu de répercussions sur nous ... Mais qu'est-ce qu'il avait dans le crâne bordel de merde !!! On va tous mourir si on continue à le laisser faire. Et meeerde ... Je ne sais plus quoi faire, ce débile va tous nous tuer, un équipe entière ne lui a pas opposé de résistance, il faut qu'on soit prêts à le descendre au moindre geste suspect.
François : C'est un peu exagéré, une telle puissance nous servirait fort bien, mais il est clair qu'il ne doit plus avoir aucun rôle à jouer dans cette histoire.
Lucas : Éliminons-le tant qu'il est dans le coltar !
François : Quand est-ce que tu comprendras triple buse, on pose les questions d'abord et on tire après.

Ils tenaient cette discussion dans la cabane du moniteur. C'était devenu leur lieu de rendez-vous depuis qu'Arthur avait commencé à devenir une trop grande menace pour l’intérêt du groupe à leurs yeux. Aujourd'hui devait se dérouler l'épreuve de chasse, une des épreuves, dites pacifiques et sans risque, d'un cycle. L'objectif était des plus simples, trois heures pour rapporter la plus importante masse de gibier de la jungle alentour. Les groupes étaient déjà formés. Hurricane et Cyclone étaient partis chacun avec l'un des chiens d'Arès. Restaient au camps Shadow et Typhoon. Peu enclins à participer. Élisa les avait rassemblés, tous rassemblés.

Thomas : Ce que tu nous demandes est inconcevable.
Aurélien : C'est de la folie pure même.
Élisa : Cette folie pure a fait en sorte que nous soyons encore en vie aujourd'hui, et à maintes reprises...
Camille : On ne peut pas le nier, mais c'est dément.
Nathan : On s'en est déjà remis à un fou jusqu'ici et je trouve qu'on ne s'en est pas trop mal sortis.
Vincent : Mais tu sais bien que personne ici n'est réellement neutre.
Sarah : Exact, nous avons choisi notre camp depuis bien longtemps.
Élisa : Pourtant vous êtes là, et vous êtes tous venus à mon appel en sachant dans quoi vous mettiez les pieds.

Le silence retomba, tous ici savaient ce qui n'allait pas tarder à arriver, on leur cachait les détails, mais ils savaient ce qui allait arriver et leur objectif était de l'en empêcher. Alors qu’Élisa, Nathan, Camille soutenaient plutôt Lucas. Sarah, Vincent, Thomas et Aurélien se rangeaient aux côtés de François. Mais la cause pour laquelle ils se battaient nécessitait de mettre de côté leurs différents, pour survivre.

Élisa : Bien ... si nous sommes tous d'accord, il faudra être prêt à le soutenir quand il aura besoin de nous. Même si ce qu'il demande vous paraît absurde, obéissez. Et s'il faut tuer pour empêcher la scission, alors faites-le sans hésiter.

L'assistance se dispersa. Deux heures plus tard les escouades de Lucas et François revinrent, ils rapportaient quelques lapins et des têtes déconfites, le score n'allait pas être terrible ...

Jour 40 Florence

Hier soir, Arthur est sorti du coma. Ses blessures ont cicatrisé et il peut se déplacer même s'il souffre encore. La seule blessure importante qu'il a reçu n'ayant rien endommagé de vital, il est sur pied. Je n'y comprends rien, comment est-ce qu'on peut survivre après avoir encaissé sept balles ? Le soir même, les comités se sont réunis. Il a été démis de ses fonctions au sein du comité martiale, le vote est passé à l'unanimité. Ils ont proposé que Louis le remplace. Je crains le pire, il a demandé du temps pour réfléchir mais c'est sans doute le pire choix possible. Louis sort avec Élisa, est encore le meilleur ami de Lucas mais est aussi super influençable par François, Louis est jaloux et en ce moment il croit que tout le monde veut lui voler Élisa, je soupçonne même François de l'avoir poussé à menacer Lucas la nuit où je l'ai trompé. S'il cède à un des trois partis, on aura un très gros problème sur le dos.

Mais en attendant, je supervise avec Noémie le rétablissement d'Arthur, nous avons préféré ne poser aucune question. Nous devons nous charger de lui avec indifférence. Que ce soit un monstre ou un héros. Les autres sont partis en reconnaissance. La dernière épreuve du second cycle approche. Nous avons défendu les ruines, anéanti la flotte allemande, gagné l'élémentaire de foudre grâce à Élisa et exécuté le parcours de tir, la chasse aura été notre seul échec car nous avons terminé sixièmes sur sept, nous n'avons presque pas gagné de crédits. Il ne nous reste que l'épreuve d'assaut, contre un convoi blindé. Tous ceux qui se sont portés volontaires sont partis explorer toutes les zones que nous avons négligées depuis notre arrivée. Durant toute la journée ils ont cartographié tout le périmètre et ont fini par trouver une route qui sera le point de passage de notre convoi. Il nous reste deux jours si on suit la logique.

Jour 41 Louis

J'ai accepté, je me moque de savoir ce qu'ils ont derrière la tête, je leur prouverai que je vaux mieux que cet abruti de « dieu » sans jamais me laisser corrompre. Il verront, d’ailleurs personne n'a protesté quand nous avons reçu le lance-roquette et que je me le suis attribué. Ils verront, je leur prouverai que je vaux mieux que ça. Lucas et François comptent à présent dissoudre l'escouade Typhoon, mais si Arthur a été démis de son rôle aux comités, il en reste le chef. Je peux les comprendre, Thomas et Aurélien se rallieront à François et Camille et Nathan nous rejoindront. Mais au vu du statut actuel, nous ne pouvons nous le permettre, Arthur gagne du soutien à chaque jour autant qu'en haine. J'en conviens qu'éliminer une équipe à lui seul soit incroyable mais une bête sauvage ne mérite pas le titre de dieu, pas plus que le respect.

Nous trouverons un moyen de nous en débarrasser. En attendant il est remis sur pied et bien qu'affaibli,  il se déplace comme il veut. Ce type est un miraculé, à moins que les soins fourni par nos amis titans soient beaucoup plus avancés que ceux que nous connaissons. Après tout, un minigun géant et un sniper utilisant la technologie du tir électrique, ce n'est pas banal. On a sûrement affaire à des tas de produits d'avant-garde pas encore sur le marché et qu'ils ont envie de tester en situation réelle. Je me demande à quel sorte de blindé on aura droit demain ...

Jour 42 : Steel Snake 

lancez cette musique

François : Bon écoutez-moi, d'après les informations qu'on a reçu via le moniteur, un convoi composé de quatre camions, deux véhicules d'escorte et d'un blindé empruntera la route non loin d'ici dans à peu près deux heure. 
Lucas : Le plan d'action est simple, tendre une embuscade, faire un maximum de dégâts et se replier.
Louis : Les armes lourdes ouvriront le feu sur le blindé et son escorte, nous comptons sur vous tous pour détruire les camions et éliminer les soldats qu'ils transportent.
Élisa : Nous nous positionnerons là où la route croise une clairière, de sorte à avoir un maximum de terrain découvert entre nous et les soldats. Nous occuperons la lisière sur toute sa longueur. 
François : Des questions ?

Le silence fut sa seule réponse, la perte de Jean était encore fraîche dans leurs esprits et la situation n'avait rien de rassurante. Tout à coup, quelqu'un posa une question, quelqu'un à l'écart du groupe.

Arthur : Et que comptez-vous faire avec un plan pareil ?
Louis : On ne t'a pas sonné meurtrier.
Arthur : Peu importe, avec un plan pareil vous courez à l'échec total, si ce convoi est ici, ça veut dire qu'aucune des autres équipes n'a réussi à l'éliminer. Ce n'est pas avec ce genre de stratégie basique que vous réussirez.
François : Qui te dit qu'on va se limiter à ça ? On a commandé vingt charges explosives, on les posera sur la route et quand le convoi cherchera à battre en retraite on le détruira.
Arthur : C'est bien ce que je craignais.
Lucas : Vas te faire foutre d'accord ? Tu n'es pas en état alors tu restes ici, Louis a eu provisoirement le contrôle de ton escouade, si tu tentes quoi que ce soit tu en payeras le prix c'est clair salopard ?
Arthur : On ne peut plus clair .... pauvres fous.

Restant seul un moment, alors que tous les autres étaient partis, il se mit à pousser un long et terrible hurlement de rage. Il défonça la porte de l'infirmerie d'un grand coup de pied, prit son équipement et partit en courant à leur poursuite, mut uniquement par la colère. Pendant ce temps dans la clairière, les escouades prenaient place.

Sarah : Pourquoi est-ce qu'on doit placer les explosifs plus loin sur la route et pas sur la portion qu'ils vont emprunter avant de passer ici ?
François : Parce que nous ne savons pas quelle distance il y a entre les différents véhicules, de même ils pourraient décharger directement tous les soldats qu'ils transportent et notre embuscade tomberait à l'eau. Et puis s'ils battent en retraite ce sera vers l'avant puisque c'est leur route.
Vincent : Mais tu n'avais pas dit qu'on avait commandé vingt charges ?
Lucas : On a prit les vingt pourquoi ?
Vincent : Ben ... je n'en ai trouvé que dix dans le sac.
Lucas : Arthur ... Bordel de merde ! Si je l'attrape je l'étripe !
François : Ce con va tout faire rater. Quelqu'un l'a vu ?

Toujours le même silence, soit personne ne l'avait vu, soit personne ne voulait le dire. Ses paroles les avaient tous troublés. Et ils lui accordaient certainement plus de confiance en ce moment que jamais auparavant car, malgré la peur qu'ils en avaient, ils savaient tout de même que contrairement à eux, il donnait l'impression de savoir ce qu'il faisait. Le trio pesta, il se lança dans un discours un peu pathétique sur le fait que ce « dieu » allait encore une fois causer la mort d'autres personnes avec ses actions dénuées de sens, mais peu leur prêtaient oreille. Dans son coin, Élisa sourit, le plan d'Arès se concrétisait.

Le convoi arriva une demi-heure plus tard, des jeeps roulaient en tête, équipées de mitrailleuses montées sur le toit. Derrière eux, les camions, quatre camions bâchés. Et enfin, le blindé. Énorme machine montée sur huit roues avec elle aussi une mitrailleuse mais montée en tourelle. Quand ils longèrent la clairière, les spécialistes ouvrirent le feu. Élisa élimina le mitrailleur du véhicule de tête, Lucas détruisit un camion en vissant son moteur mais François et Louis ratèrent complètement leurs tirs sur les jeeps et ne réussirent qu'à faire sauter un camion de plus. Ils n'avaient plus l'initiative. Dix soldats sortirent de chaque camion restant et du blindé. Leur escorte entama un demi-tour pour venir leur porter assistance, un autre soldat avait déjà pris la place du mitrailleur mort.

François : Fait sauter les charges !
Lucas : Ils ne sont pas tous à portée !
François : Fais-le ! Ou on aura pas eu ce put.ain de blindé !

Alors Lucas appuya sur le détonateur, activant les charges placées un peu plus loin, enfouies sous la route de terre battue. Mais ils n'étaient bel et bien pas à portée, et avait déjà entamé un virage à  180°. Une des énormes jeeps décolla sous le souffle de l'explosion mais se contenta de faire un tonneau pour retomber sur ses quatre roues, l'équipage sonné mais le véhicule indemne, ils jouaient de malchance. 

Et ils subissaient aussi un véritable déluge de feu, une petite trentaine de soldats leur tiraient dessus ainsi que les trois mitrailleuses du convoi. Les troupes ennemies progressaient vite et auraient bientôt quitté le terrain découvert pour les atteindre dans les sous-bois. Ils ne pouvaient même plus sortir à découvert  tellement les tirs ennemis étaient intenses. Ils allaient perdre, ils avaient mal, très mal joué, et ils avaient perdu. Ce fut Zoé qui s'enfuit la première. Lorsque les balles avaient commencé à siffler à ses oreilles, le traumatisme de sa blessure se réveilla, elle était la seule présente à s'être déjà prise une balle, elle eut peur, elle s'enfuit. Un à un, ils perdirent tous espoir et battirent en retraite. 

La mission du convoi était de progresser sans être détruit, ils abandonnèrent donc les poursuites et reprirent la route. Seul deux camions étaient détruits, les véhicules armés n'avaient rien. Les jeeps reprirent la tête de la colonne pendant que le blindé protégeait à nouveau l’arrière garde. Bientôt, le bruit des moteurs disparut. Ils étaient tous là, sains et saufs, mais complètement sous le choc de la défaite. Ils avaient échoué, et n'avaient encore jamais connu un tel échec jusqu'ici. Quarante jours de victoire, pour en arriver là. Certains pleuraient, d'autres erraient sans savoir quoi faire. Ils avaient échoué pour la première fois ...

C'est alors que des explosions survinrent au loin, dix déflagrations pour être précis. Dix, c'était le nombre de charges qu'Arthur leur avait volé. Lentement, il se mirenten marche pour voir ce qu'il s'était passé. Lentement, sans un mot. Ils débouchèrent sur une portion de la route qui longeait une falaise de pierre d'à peu près une douzaine de mètres de hauteur. Le convoi avait été massacré, le blindé n'était plus que de la taule fumante écrasée sous un rocher. Le véhicule de tête s'était encastré dans un mur d'éboulis et le reste des camions brûlait, ils étaient restés coincés, bloqués devant et derrière par leur propre escorte anéantie et n'avaient rien pu faire pour éviter la boucherie. Lentement, ils s'avancèrent au milieu des décombres fumants.

Lucas : QUI A FAIT ÇA  ???

Personne ne lui répondit. Alors il hurla, et hurla encore, jusqu'à ce que Florence lui mette la main sur l'épaule et pointe du doigt celui qu'ils regardaient tous. Arthur, assit sur le bord de la falaise.

Lucas : DESCENDS ENFOIRÉ QUE JE TE FASSE LA PEAU !!!
François : T'AS FAILLIS TOUS NOUS FAIRE TUER EN NOUS VOLANT SOMBRE IMBÉCILE !!!
Lucas : TU M'ENTENDS CONNARD ? TU ES MIS AUX ARRÊTS, TU M'ENTENDS ? AUX ARRÊTS FILS DE PUTE !!!

François et lui se retournèrent, l'espace d'un instant ils eurent peur que personne ne les suivrait dans cette décision, mais personne ne les contesta car ils étaient encore les chefs ici. Pourtant, certaines personnes se tournèrent discrètement vers Élisa, mais celle-ci leur fit un timide non de la tête. Du haut de sa falaise, Arthur regardait l'horizon, le regard vide, son plan se déroulait comme prévu.
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Mar 31 Déc 2013 - 15:12

Il faut d'abord s'en prendre plein la figure si on veut réussir à dompter un ours, pour pouvoir lui faire un câlin après  Happy Ne t'inquiète pas, c'est le métier qui rentre  Cool 

Pour l'histoire, on commence à deviner les réactions trop prévisibles de ces deux abrutis de Lucas et François, mais le mystère qui plane sur Arthur s'agrandit de jour en jour  Shifty 

Vivement la suite !  Very Happy

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Mar 31 Déc 2013 - 18:08

Jour 43 : Sophie

Premiers .... On avait perdu, et à lui seul il nous amène à la première place. Ça a un air de déjà vu. Ils l'ont enchaîné dans l'infirmerie après avoir fait réparer la porte et ajouter un verrou. On le détestait avec une pointe d'admiration, maintenant on le craint plus que les épreuves elles-mêmes. Le pire c'est qu'il n'a rien fait de mal, mais on le met tout de même en cage. Comme un fauve qu'on neutraliserait avant qu'il ne commette quelque monstruosité. Lucas, François et maintenant Louis, forment notre nouveau trio dirigeant, ils deviennent de plus en plus tyranniques et paranoïaques à chaque « méfait » d'Arthur. Ils voient des complots partout et ils n'ont pas tout à fait tort. 

Nous sommes encore seize. C'est chaque moitié qui complote contre l'autre. Je soupçonne Élisa de chercher à prendre le pouvoir ou à aider Arthur à le faire. Et au nom de quoi d'abord ? On a pas besoin de monstre à notre tête mais de gens qui savent nous inspirer l'espoir. Je .... je ne sais pas quoi faire, car je dois dire que ceux en qui j'avais foi me font maintenant presque aussi peur que ceux que je croyais être mes ennemis.

Le deuxième cycle s'est terminé, nous sommes à nouveau premiers, derrière nous les allemands et les français. Les danois sont bons derniers, ils ne doivent plus être beaucoup. Le troisième cycle commencera dans deux jours, il commencera par l'épreuve du simulateur de combat spatial, sauf que ça risque de poser problème, vu que notre commandant actuel a arrêté son pion sur la case prison.

Jour 44 : Zoé

Toute la journée, on a débattu sur ce qu'il fallait faire pour le lendemain. Il nous fallait quelqu'un pour le diriger ce foutu croiseur. On ne sait pas ce qu'on doit faire. Lucas est un de nos meilleurs pilotes et François gère tout l'armement du vaisseaux, quant à Louis, personne ne lui fait vraiment confiance pour assumer cette tâche. Les discussions se sont prolongées toute la matinée et après le repas de midi. Finalement, notre trio a décidé qu'ils pouvaient se passer de commandant, qu'après tout, il suffisait juste que chacun fasse de son mieux pour gagner.

J'ai porté sa nourriture à Arès. Il m'a demandé ce qu'ils comptaient faire et quand je lui ai expliqué il s'est laissé aller à un grand éclat de rire. J'étais consternée, je m'attendais à une réaction vive, voir à une montée de colère, en aucun cas à de la moquerie aussi peu concernée. Mais, il faut croire qu'on me surveillait, car ils ont débarqué la seconde suivante.

Louis : On peut savoir ce qui te fait rire ?
Arthur : Hahahaha ... vous êtes pathétiques.
François : Ce n'est pas nous qui faisons chier le monde jusqu'à nous retrouver enchaînés par nos propres camarades.
Lucas : Tu es très mal placé pour te foutre de notre gueule petit con.
Arthur : Hahahahaha !!! Les mots et la force brute dont vous êtes chacun capable ne vous garderont pas en vie.
François : Ah bon ? Pourtant tu as tout perdu, personne n'éprouve d'affection pour toi, quand ils ont peur, c'est ton visage qui apparaît dans leurs cauchemars.
Lucas : Et est-ce que ton arrogance elle, te gardera en vie ?

Lucas lui décrocha un coup de poing à la mâchoire d'une telle force qu'Arthur tomba au sol, inerte quelques secondes, avant de repartir une nouvelle fois dans un profond fou-rire. Lucas, à bout de nerfs, l'empoigna pour le ramener à sa hauteur.

Lucas : Qu'est-ce qu'il y a de drôle merde !!!
Arthur : Ils ne vous laisseront jamais commander hahahaha !
Louis : Les titans n'ont rien à redire, nous n'avons transgressé aucune règle contrairement à toi.
Arthur : Oh non, je ne parlais pas des titans.
François : Tu crois peut-être avoir encore du pouvoir sur ce qu'il reste de notre classe ?
Arthur : Les nôtres vous vouent un profond respect qui les empêche de voir à quel point vous êtes des incapables. Mais eux, vous ne pourrez pas les tromper hahahaha !

S'en fut trop pour eux, ils commencèrent à le ruer de coups, pourtant, il n'en riait que de plus belle. Las, il le laissèrent à moitié inconscient et refermèrent la porte à clef. Se calmant petit à petit, il commença à verser des larmes et à parler tout seul.

"Pitoyables, encore plus stupides que je l'imaginais. Croient-ils que la douleur physique peut encore m'atteindre ? Croient-ils me faire souffrir avec la douleur mentale alors que leurs mots ne sont que des égratignures sur un corps mutilé ? Encore plus stupides ... depuis que je t'ai perdu, il ne me reste plus rien ... j'ai déjà vendu mon âme, vendu mon âme aux enfers et aux titans ... pour ces incapables. Tu me manques tellement. Tout était de ma faute, je suis désolé ..."

Jour 45: Bloody Hell

Nous avons été appelés, cette fois on nous a dit que nous resterions moins d'une journée dans le simulateur alors nous ne prîmes rien de particulier avec nous. Il y a eu une nouvelle polémique à propos d'Arthur, pour savoir s'il fallait le prendre avec nous ou non. Dans le doute, ils l'ont fait descendre pour l'attacher dans la pièce qui nous servait de cantine quand on y passait plusieurs jours. Mais arrivés dans la salle où nous attendait les casques, nous avons été surpris de voir que notre vaisseau avait encore été agrandi. Ils étaient tous plus gros que notre croiseur, tous les quatre. Aucun ne sortait du lot pourtant.

Vincent : Je ne comprends pas, pourquoi notre escorte dispose des mêmes vaisseaux que nous ? Elle n'est pas censée comprendre des navires un cran en dessous ?
François : J'avoue ne pas comprendre non plus.
Lucas : Qu'est-ce que c'est que ce merdier ...

Dans son coin, Arthur recommençait à rire, Lucas se remit à le frapper, lui demandant ce qui l'amusait, et essayant aussi de le faire taire. Reprenant son sérieux, Arthur dit d'un ton glacial :

Arthur : L'Avenger est juste sous vos yeux !
Lucas : Ta gueule !
Sarah : Dites, je ne me souvenais pas qu'on partait d'un si petit hangar ...
Louis : Bah, non. On partait d'un quai la dernière fois, il n'y avait pas de plafond.

Lentement, il levèrent tous la tête vers le haut pour en rester sans voix. Arthur lui, souriait à nouveau.

Sophie : Qu'est-ce que c'est, que ce truc ... ?
Arthur : Cuirassé, avec escorte de croiseurs lourds.

....

Nous prîmes rapidement nos postes, les changements étaient moins importants que le passage de la première épreuve à la seconde, le calibre des armes et de la DCA avait encore augmenté, les pilotes avaient maintenant le contrôle non plus de deux IA mais de quatre, formant des escadrons de cinq chasseurs ou bombardiers. Ils reprirent les noms de code pour la chasse de la fois précédente. Lorsqu'ils en vinrent à trouver un nom aux nouveaux bâtiments d'escorte, ils réalisèrent que ceux qu'ils avaient jusqu'à présent choisis suivaient l'ordre alphabétique, il choisirent donc des noms commençant par les lettres suivantes : L'Avenger, le Bloody, le Carnage, le Devastation et l'Exterminator. Ils étaient prêts, d'ailleurs ils venaient de recevoir les coordonnées pour leur saut quantique. Mais le trio doutait de certaines choses, ils retournèrent donc voir Arthur, toujours enfermé au pont inférieur.

Lucas : Tu sais des choses, balance la sauce !
Arthur : Non, je ne sais rien, je devine c'est tout.
François : Et tu crois nous faire avaler ça ?
Arthur : Nous sommes les acteurs non-consentants d'une sorte de série, tout y est scénarisé, et ce n'est pas un scénario de grande qualité, alors oui, je devine plus ou moins ce qu'il va se passer.
Louis : Nous attendons ...
Arthur : Je n'ai pas besoin de vous expliquer, faites ce saut, et vous reviendrez me libérer dans cinq minutes.
Lucas : Tu m'as l'air bien sûr de toi, mais tu n'as rien de plus que nous, tu resteras ici un moment.

Arthur lui fit un sourire moqueur et Lucas ne trouva rien de mieux à répondre que de lui décrocher un coup de pied dans les côtes. Il était toujours en train de rire pourtant, ils laissèrent tomber et remontèrent à la passerelle, François n'essayait pas de retenir Lucas, tant qu'il n'était pas lui même la cible des coups, il s'en fichait. Après quelques minutes de réflexion ils entrèrent les coordonnées de l'Avenger et ses croiseurs lourds, puis effectuèrent le saut.

A leur arrivée, il n'en crurent pas leurs yeux, il y avait un rassemblement impressionnant de dizaines de vaisseaux, des escadrilles de toutes les factions volaient en tous sens, prêtes à passer à l'attaque si la situation dégénérait. La plupart des vaisseaux étaient des croiseurs légers mais quelques croiseurs lourds et autres destroyers étaient aussi présents. Il apparut très vite qu'à part l'Avenger, il n'y avait qu'un seul autre cuirassé : L’Olympe de l'équipe française. D'un seul coup, un panneau coulissa dans le plafond et six écrans descendirent juste au dessus du poste radar où se tenait habituellement Arthur. François s'en approcha et découvrit les visages des autres commandants. Il reconnut Aphrodite, Athéna, Apollon et Hadès, respectivement Dieux des Danois, des allemands, des irlandais et des Suisses, la cinquième personne était une fille assez mince qui ne faisait pas partie des « dieux ». Le sixième écran, n'affichait personne. Athéna commença à parler, François ne comprenait pas l'allemand mais ses paroles étaient doublées en français instantanément.

Athéna : Vous avez dix minutes de retard et ... qui êtes vous ?
François : Je ... c'est moi qui commanderai notre équipe aujourd'hui.

Lucas et Louis lui adressèrent des regards noirs car ils s'étaient mis d'accord sur l'absence totale de commandant, mais la situation avait pris une tournure imprévisible pour eux. Le commandant suisse continua :

Hadès : Où est Arès, que Héphaïstos ne commande pas les anglais car il n'est pas le meilleur commandant de son équipe c'est une chose, mais peut-on savoir ce que vous avez fait de votre dieu de la guerre ?
François : Il est aux arrêts.
Aphrodite : Voyez-vous ça, et peut-on savoir ce qu'il a fait ? Pourquoi l'avoir enfermé ?
François : Il nous a caché des choses, a volé du matériel, a comploté et nous a tous mis en danger voilà pourquoi.
Emily : Je me présente : Emily, je suis anglaise et c'est moi qui commande mon équipe dans ces épreuves de simulation, et permettez-moi de vous dire que vous êtes un abruti fini.
François : Je vous demande pardon ?
Emily : Autant mettre les choses au point, nous vous détestons tous au plus haut point car vous êtes systématiquement premiers depuis le début. Nous vous haïssons, vous êtes au complet, presque pas de morts ...
François : Presque pas !? Deux personnes sont mortes pour ce jeu stupide !!!
Aphrodite : NOUS EN AVONS PERDU DIX ! LES AUTRES, PRESQUE TOUT AUTANT !!! 
Hadès : Vous êtes des gamins gâtés, Arès était un présent pour vous, une véritable bénédiction, la seule chose qui nous retient d’ouvrir le feu sur votre flotte juste pour vous faire emmerder lors de cette épreuve, c'est lui. Vous n'avez presque pas eu de morts, ça vous empêche de prendre réellement au sérieux la situation. Alors vous vous permettez de vous plaindre, comme des gosses qui ne savent rien de la valeur de ce qu'on possède et de la patience !

François était effaré, ce premier contact avec d'autres personnes le laissait sans voix, il ne savait pas du tout comment prendre la chose. Voyant cela, Hadès ramena la conversation sur Arès.

Hadès : Amenez-le.
François : Je ne peux pas, et puis je sais aussi bien commander que lui, je ...
Apollon : Ne discutez pas ! Ceux qui ont un cuirassé sont ceux qui ont réussi à atteindre deux fois le classement du podium, ceux qui ont réussi une fois ont un croiseur lourd, nous les irlandais n'avons rien réussi de tout cela, nous nous contentons du Ratchet, notre croiseur léger. Et je refuse d'en céder le commandement à cet enfoiré de Zeus.
François : Zeus ?
Athéna : Pour l'instant il nous a quitté pour aller se passer les nerfs, ce type est un vrais tyran, obsédé par le besoin de commander, et il a aussi un cuirassé. La seule chose qu'on a pu négocier avec lui pour l'empêcher d’imposer sa loi, c'est de le convaincre que la seule personne plus apte à mener le combat que le « dieu suprême » n'était autre que le dieu de la guerre, sans Arès cette coalition ne tient plus.
François : Quelle coalition ?
Apollon : Arriver à l'heure ça sert aussi à avoir le briefing, nous allons affronter une flotte ennemie tous ensemble, et si on ne combat pas tous main dans la main nous n'avons pas la moindre chance. Nous avions une heure pour nous préparer, vous venez de nous en faire perdre une bonne partie.
François : Je refuse de laisser cette chose sans cœur conduire l'assaut.
Athéna : Cette chose sans cœur ... comment pouvez-vous dire ça après ce qu'il a fait !?
François : Massacrer tout une équipe dans leur sommeil, les uns après les autres, moi j'appelle ça un monstre.
Athéna : Les uns après les autres ? Avez vous au moins vu l'extrait ?
François : Quel extrait ?
Athéna : La vidéo de ce qu'il s'est vraiment passé cette nuit là chez les espagnols.
Hadès : La vidéo qu'ils nous ont montrée après l'avoir jugé, pour nous prouver qu'il était innocent et non qu'on l'avait gracié pour son crime. S'ils ne l'avaient pas fait, j'aurais pris ça pour une absence de sanction et je n'aurais personnellement pas hésité à tuer des membres d'une autre équipe à la première occasion.
Apollon : La vidéo qui prouve qu'Arès est peut-être le seul qui mérite le titre de dieu ici, c'est uniquement grâce à lui que nous ne vous crachons pas au visage aujourd'hui.
François : Qu'est-ce que vous savez que j'ignore ?
Emily : Si on ne vous l'a pas montré c'est qu'il y a une raison. Nous ne dirons donc rien.
Aphrodite : En tout cas, vous feriez bien de revoir votre jugement à son sujet, je serais prête à dépenser tous nos crédits pour qu'une telle personne fasse partie de mon équipe ... allez le chercher, sans lui cet arrangement n'existe pas.

François n'avait plus le choix, à contrecœur il alla libérer Arthur. Quelques minutes plus tard, il regagnait la passerelle, libre. Il demanda aux artilleurs, au pilote et au trio de partir, il voulait s'entretenir en privé.

Arthur : Messieurs dames, merci pour cette libération. A vrai dire, je m'attendais à ce qu'il vous tienne tête plus longtemps.
Hadès : Enchanté, avant de commencer, je ... je voudrais vous dire que je compatis pour ce qui vous est arrivé.
Athéna : On en a vu des horreurs, mais rien d'aussi sinistre que ce que vous avez traversé. C'est ... c'est pire que mourir.
Arthur : Merci de votre soutien ... mais rien ne ramènera les morts.
Aphrodite : Alors tâchons de garder les vivants en vie.
Arthur : C'est ce que je m'applique à faire. Bon, alors je suppose que vous faites appel à moi parce que vous voulez contrôler " Zeus ", que nous allons affronter une flotte ennemie tous ensemble, que cette flotte sera supérieure en nombre, avec sûrement un vaisseau amiral spécial, et aussi que l'IA ennemie n'aura rien de particulièrement débile, je me trompe quelque part ?
Apollon : Je vois qu'on vous a briefé.
Arthur : Vous voulez rire, c'est à peine s'ils m'ont regardé. Non, c'était prévisible, les titans ne sont rien d'autre que des producteurs et bien que leur public soit les hommes les plus riches de ce monde, il n'en reste pas moins des hommes qui ne doivent rien avoir de grands philosophes, le scénario est donc des plus simples. Je n'aime pas me répéter, mais il n'y a pas de scénario qui puisse m'échapper.
Emily : Vous êtes bien celui que nous attendions dans ce cas.
Arthur : Laissez-moi commander cette flotte en tant qu'amiral, et je vous jure que la victoire sera nôtre.
Zeus : Si vous échouez, comptez sur moi pour vous le faire payer.
Arthur : Content de voir que vous avez fini de râler dans votre coin. Bien, passons aux choses sérieuses commandants, voici le plan ...
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Arken
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Mar 31 Déc 2013 - 18:14

Ça se précise tout ça...  Shifty 
Les abrutis qui se font éjectés, Arthur qui revient en tant que chef d'armées, le secret qui plane sur la soirée espagnole bientôt dévoilé... enfin j'espère  Happy 

PS : Bonne année à tous, lecteurs dépendants invétérés !  banane

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Mer 1 Jan 2014 - 14:41

(Suite du 45ème jour)

Thomas : Fin du compte à rebours dans vingt secondes ...
Arthur : Tout est en place ...
François : Tu aurais pu nous prévenir de ton plan.
Arthur : Pas le temps, nous avons terminé notre réunion stratégique il y a à peine cinq minutes.
François : C'était largement suffisant.
Arthur : Fais moi confiance.
François : Plutôt mourir.
Camille : J'ai un contact ! L'espace temps se déforme ...
Arthur : Rapport !
Camille : Ça émerge d'un saut quantique ... un écho ... non trois ... non sept ... oh merde .... DES DIZAINES ! ! !
Arthur : Ils sont là ...

Lancez cette musique et enjoy your life !!!

La flotte ennemie émergea de son saut, quatre cuirassés, douze croiseurs lourds et des myriades d'autres vaisseaux. Mais c'était le Chronos qui attirait toute l'attention, grand comme trois fois l'Avenger et un gigantesque canon spatial capable d'annihiler un cuirassé d'un seul et unique tir.

Thomas : D'après les infos que je reçois, nous avons une portée de tir supérieur, nous pouvons donc les engager avant qu'ils ne soient sur nous.

Les seules personnes présentes sur la passerelle étaient Thomas, Camille, François et Arthur. Tous regardaient ce dernier dans l'attente d'un ordre. A vrai dire, ils étaient sûrs quasiment de savoir ce qu'il devaient faire, l'ordre les surpris donc d'autant plus :

Arthur : Restez en Stand-by, conservez la formation !
François : Quoi ?
Arthur : Camille, l'Olympe est il en place ?
Camille : Euh ... il tient le centre de la ligne de bataille avec nous ....
François : On doit ouvrir le feu !
Arthur : Restez en attente ! C'est un ordre !

La flotte Titan étira sa ligne, surprise de ne pas être sous le feu de l'alliance, elle en profita pour faire sortir le Chronos de derrière sa couverture de cuirassés, la fenêtre de tir du canon spatial était minime mais elle suffisait largement pour atteindre sa cible.

Thomas : Je capte un flux énergétique intense sur le navire amiral ennemi !
Camille : Ils nous braquent, on est pris pour cible par le Chronos !

Arthur sourit, il se tourna alors l'écran de la flotte Irlandaise et commença à essayer de les contacter.

Arthur : Ratchet – Ratchet, vous me recevez ?
François : Mais qu'est ce qu'il fout ce con ?
Thomas : Ce truc redirige toute son énergie vers son arme principale, tir dans quinze secondes !!!
Arthur : Ratchet – Ratchet ?
Camille : Qu'est ce qu'on fait ?
Thomas : Dix secondes !!!
François : Et merde, et merde ...
Arthur : Ratchet – Ratchet ?
François : Thomas toute l'énergie sur le bouclier avant !
Thomas : Arthur m'a dit de la répartir sur tout le bouclier !
François : Rien à foutre, fais-le !

Thomas hésita, il se tourna une dernière fois vers Arthur, celui-ci essayait toujours de contacter les irlandais, indifférents à ce qui allait se passer. Alors il s'apprêta à s'exécuter, mais un événement vint tout chambouler.

Camille : Cinq nouveaux contacts quantiques ! Des renforts ennemis émergent d'un saut !!!
François : On aurait dû le buter quand on en avait l'occasion ...
Arthur : Ratchet – Ratchet ?
Apollon : Sir ?

Arthur sourit de plus belle, le plan se déroulait comme prévu, à cette seconde même, la petite flotte Irlandaise qu'il avait envoyé loin en avant, précédant à l'arrivée de l'ennemi, avait fait demi tour pour émerger derrière la formation adverse, en plein dans le dos de Chronos qui s'apprêtait à faire feu.

Apollon : Quels sont vos ordres ?
Arthur : Boum ...
Apollon : Alright !

Le Chronos était un vaisseau titanesque - c'était le cas de le dire – surtout en comparaison du pauvre croiseur Ratchet et de son escouade de destroyers, mais il avait dévié tout son flux énergétique dans son arme principale. Cinq secondes avant ce dernier, le flottille ouvrit le feu, et en l'absence de bouclier sur la coque, les réacteurs ennemis subirent de lourds dégâts et furent partiellement détruits, les explosions en chaîne se multiplièrent et des surcharges énergétiques survinrent.

Thomas : DEUX SECONDES !!!
Camille : Il perd son assiette, il part lentement en tonneau !
Arthur : Accrochez vous ! Le tir va nous frôler !

L'espace d'un dixième de seconde, le laps de temps le plus court que l'être humain peut percevoir, le néant devint lumière. Le trait incandescent déchira l'espace comme la foudre déchire la nuit. Sa propulsion touchée, le Chronos avait légèrement dévié de sa trajectoire d' origine, la vague d'énergie brute rasa l'Avenger d'à peine un kilomètre. Les boucliers, pourtant équitablement répartis et à pleine puissance, eurent bien du mal à absorber toute cette énergie si proche, mais ils tinrent bon. Alors que la plupart des personnes à bord du simulateur se relevaient à peine des secousses qui avaient ébranlé la structure, Arès était déjà debout auprès des écrans de communication.

Arthur : A toute la flotte, engagez la seconde phase du plan, lancez le siège de l'enfer ! Groupe d'assaut tribord avec moi ! Groupe d'assaut bâbord avec l'Olympe, en avant, en avant !!!
Camille, moteurs pleine puissance, 45° tribord !

Camille reprit les commandes et s'exécuta. La flotte de l'alliance se scinda en deux groupes qui chargèrent les flancs dégarnis de la ligne de bataille de son homologue Titan. Cette même flotte était complètement désemparée, le Chronos avait subi des dégâts catastrophiques qui l'empêchaient de rétablir son bouclier. Certains vaisseaux chargèrent les positions de l'alliance alors que d'autres reculèrent pour intercepter la flotte Irlandaise qui battait en retraite. Lentement, la coalition encercla les Titans, ils étaient deux fois moins nombreux mais leurs ennemis, repliés sur eux-mêmes, avaient bien du mal à prendre des postions défensives efficaces. En désespoir de cause les Titans lancèrent leur chasse.

Arthur : Préparez tous nos appareils, les chasseurs engagez les bandits ennemis, les bombardiers harcelez le Chronos, et juste le Chronos ! Bonne chance ...

Dans ce qui servait de hangar au simulateur, tous les pilotes attendaient depuis le début dans leur compartiment que le Show commence. Lorsqu'ils eurent enfin le feu vert, ils décollèrent presque tous simultanément. Formant chacun un escadron de cinq appareils, c'est trente-cinq chasseurs et quinze bombardiers qui émergèrent de l'Avenger. Le champs de bataille fut la première chose qui les frappa. L'alliance encerclait les titans pourtant en surnombre, de gigantesques vaisseaux tentaient de faire des percées et étaient systématiquement repoussés à la fois par l'artillerie combinée des cuirassés et des croiseurs lourds et à la fois par le fait qu'en formation aussi serrée, ils se gênaient les uns les autres. Pendant que les destroyers et les croiseurs de tailles plus restreintes retenaient leurs homologues titans qui arrivaient mieux de part leur taille, à sortir de ce foutoir bordélique qu'était devenue leur flotte.

Arthur : Écoutez moi tous, toute la flotte ! Jusqu'à ce que la mission principale soit remplie, l'objectif est le confinement, empêchez les de briser notre siège ! A tous les bombardiers encore une fois, concentrez vous sur le Chronos, les chasseurs vous couvriront !

Lucas : Plus facile à dire qu'à faire !
Nathan : Reste avec moi, on va couvrir Florence.
Lucas : Reçu, Louis et Sophie couvrez Sarah, Aurélien et Damien sur Noémie.
Louis : Ils sont trop nombreux !
Lucas : Travaillez en équipes, sacrifiez vos IA, les bombardiers doivent atteindre le Chronos !
Louis : Ce truc est déjà hors service pourquoi on continue ?
Lucas : J'en sais rien, mais si vous avez la possibilité d'éliminer les cuirassés dites le moi !
Sophie : On ne peut pas faire les deux à la fois !
Lucas : **** mais foutez moi la paix j'en sais rien ! Et merde, je suis pris sous le feu !
Nathan : Je ne peux pas t'aider, j'ai des bandits à sept heure !
Florence : Bordel les mecs sortez moi de là ! Ils sont dix derrière nous !
Lucas : Et merde, et merde ET MERDE ! ! !

La situation se présentait mal, les titans se reformaient, leur chasse avait un surnombre considérable et les pertes subies par la flotte menaçaient directement la manœuvre d'encerclement. Pendant ce temps là les commandants s'étaient à nouveau réunis par communication à la demande de l'amiral Arès.

Emily : Nos flottes vont céder !
Athéna : Nous tiendrons encore un peu, mais la chasse se fait massacrer, les bombardiers n'arrivent pas à atteindre le Chronos, les escadrons sont dispersés et l’ennemi s'est ressaisit !
Arthur : Apollon vous avez des données sur l'état Chronos ?
Apollon : On est encore loin de la saturation optimale amiral, son noyau est intact.
Zeus : Je savais que votre plan était foireux, je le savais, je bas en retraite !
Aphrodite : Faites ça et le seul responsable de notre échec ce sera vous pauvre andouille !
Arthur : Que peut-on faire pour accélérer la fusion ?
Apollon : Leur passerelle est intacte, si elle est détruite ils ne pourront plus contrôler les incidents et les surcharges, si les réacteurs sont définitivement détruits en prime, ce sera bon !
Zeus : Mais ... où allez-vous ?!?!
Arthur : Athéna prenez le commandement et maintenez l'attaque selon le plan prévu, je vais faire le travail moi même ...
Athéna : Euh .... A vos ordres amiral.

Parler de massacre dans la situation où se trouvaient les pauvres pilotes de la flotte de l'alliance n'était pas superflu. Les trois quarts des appareils étaient détruits ou dispersés aux quatre coins du champs de bataille, à lutter pour leur survie plus que pour la mission, les rares bombardiers à avoir atteint le Chronos avaient été descendus car leurs escortes n'avaient pas su suivre. Ce qu'il restait des forces de l'Avenger s'était maintenant rassemblé en un seul escadron de dix chasseurs et de huit bombardiers. Poursuivis par le double d'assaillants.

Lucas : Continuez à bouger, vous laissez pas verrouiller !
Damien : Rien à faire ils décrochent pas !
Lucas : Et meeeerde ... au rapport !
Louis : Deux IA !
Nathan : Une IA !
Aurélien : Trois IA !
Sophie : J'en ai plus !
Lucas : Damien ?
Louis : Il s'est fait descendre !
Lucas : Bordel ! Les bombardiers au rapport !
Noémie : Deux IA !
Sarah : Trois IA !
Florence : Je les ai toutes perdues aussi !
Lucas : On est foutu, je ... Bandit à une heure ! Descendez le !

Un franc-tireur fonçait droit sur leur formation, tout en gardant leur cap ils essayèrent de l'éliminer, mais c'était peine perdue. Le chasseur exécutait tonneau sur tonneau en évitant tous les tirs qui lui étaient destinés jusqu'à arriver à leur hauteur. Lucas pensa que c'était fini, Arthur avait beau essayer de lui prouver qu'il était la seule et unique raison de leur victoire, il n'avait pas voulu y croire et continuerai à penser ainsi ... une fois les forces de chasse détruites, la flotte titan reprendrait le dessus et tout cela n'aura été qu'un beau fiasco.

Mais à leur surprise, le franc-tireur les croisa à plusieurs centaines de kilomètres/heures sans les détruire, au lieu de ça il continua sa route vers leurs poursuivants. En une nouvelle série de tonneaux couplés de rafales dévastatrices, il avait éliminé douze hostiles en un seul passage. Le chasseur effectua un demi-tour sur le dos pour se retrouver derrière ceux-ci où il continua son carnage.  Lorsqu'il revint à la hauteur des appareils de l'Avenger, tous les poursuivants étaient détruits. Cet appareil était semblable aux autres de la flotte, mais sa couleur le différenciait, un chasseur rouge sang.

Lucas : Bordel c'est qui celui-là.
Nathan : Arès ...

Il se passa quelques secondes où le temps était comme suspendu, une fois encore, il arrivait et ne lassait que mort dans son sillage. Ils volaient, en une seule formation, presque insouciante de la bataille qui se déroulait tout autours d'eux. Ils avaient beau savoir ce qu'il se passait et être chacun dans un simple simulateur, mais ils ne purent s'empêcher d'admirer ce héros écarlate à leur tête. Lentement, le temps reprit son cours, et la guerre avec lui.

Arthur : A tous les appareils ! Chasseurs et Bombardiers, ralliez vous à moi ! Tentons une ultime percée, pour la victoire ! Ralliez vous à moi !

Les commandants transmirent l'ordre, des quatre coins du massacre, les survivants vinrent à cet ange de sang. Il rassembla à lui, en une seule unité, près de cinquante chasseurs et plus de quarante bombardiers. La chasse ennemie fit de même, la charge était inévitable. Des dizaines de kilomètres séparaient les deux armadas, mais elles seraient l'une sur l'autre en à peine quelques instants. Arès donna ses ordres.

Arthur : A tous les chasseurs, rompez les formations, que tous les appareils - pilotes ou IA - passent en combat libre ! Je répète, rompez ! Nous devons gagner du temps. Bombardiers, ne déviez pas de votre route, attaquez la passerelle du Chronos et envoyez vos IA directement dans ses réacteurs, en avant !

Le choc fut digne des dieux eux-mêmes, alors que les avant-gardes des titans brisaient l'encerclement, que tout espoir semblait perdu, il avait surgi et avait mené la charge. Les chasseurs de l’alliance n'avaient pas la moindre chance de survie, mais leur mission était de permettre aux bombardiers de passer, et ils rendirent cela possible. Le Chronos avait été presque détruit dès les premières secondes de combat, mais il était le garant d'une source d'énergie très puissante, or, la flotte titan encore amassée autours de celui-ci, n'avait compris que trop tard les intentions de leurs ennemis. La passerelle du Chronos fut détruite, les bombardiers encore armés se jetant dans ses réacteurs entraînèrent l'explosion en chaîne désirée, ces explosions atteignirent le cœur du noyau d'énergie, celui-là même qui aurait dû activer le canon du Chronos et signer la perte de l'alliance, causerait maintenant la chute des titans.

Une fois leur mission terminée, l'ordre de repli fut donné. Ceux qui avaient survécu, toujours menés par le dieu guerrier, volaient entre les géants d'aciers, poursuivis par les légions de ces derniers, mais leur tâche était accomplie. Le noyau du Chronos implosa, et le néant redevint lumière.

Les cuirassés et croiseurs lourds Titans furent détruits par la vague d'énergie qui en résulta, l'alliance n’eut aucun mal à éliminer les derniers vaisseaux plus modestes qui s'étaient auparavant lancés à l'assaut de son blocus et s'étaient éloignés par la même occasion du centre de l'explosion. Les DCA des navires de la coalition anéantirent les derniers poursuivants des appareils alliés. Elle avait réussi, menée par Arès, l'alliance avait vaincu un ennemis supérieur en nombre, en puissance et en discipline. Les pertes étaient élevées, mais sur simulateur, seule la victoire importait. Arès était sortit du compartiment de chasse et était retourné voir les autres commandants sur la passerelle.

Arthur : Je vous avais promi la victoire, j'espère avoir tenu parole ...
Zeus : Je tiens à signaler qu'elle a failli vous échapper.
Athéna : Mais alors même que la mort était inévitable, vous l'avez contestée, bravo !
Emily : Arès ... dieu de la guerre ... le stratège et le guerrier. Vous portez très bien ce nom.
Apollon : Vous ... vous êtes incroyable ... votre stratégie, votre talent, comment vous pouvez être aussi doué pour tout ça ?
François : Dieu ou non, tu es toujours aux arrêts.

François se tenait là, un pistolet braqué sur la nuque d'Arthur, à la vue des autres commandants. Arthur sembla sourire, les autres dieux s'apprêtaient à intervenir mais François les coupa net.

François : Il a tué toute une équipe, il nous cache des choses, ils dangereux et fou !
Hadès : Il vous a fait gagner bande d'imbéciles, c'est comme ça que vous le jugez ?
Aphrodite : Vous êtes des ingrats, il est ...
Zeus : Fou ... oui il est fou.

François sembla troublé que le dieu français ne cherche pas à défendre Arès. Il se tourna alors vers l'écran où il apparaissait, Arthur ne souriait plus du tout.

Zeus : Fou déclaré et officiel aux yeux de votre état.
François : Comment savez vous ça ?
Zeus : Mon don divin, des informations sur chacun d'entre vous, et sur lui aussi.
François : Et que savez vous exactement ?
Arthur : Ça ne vous regarde pas !
François : Ferme ta gueule ! Que savez vous ?
Zeus : Et bien, je sais qu'il a tué cinq personnes, je sais qu'il a passé deux ans en hôpital psychiatrique et qu'il est toujours potentiellement dangereux ...

Personne n'eut rien à redire. Cette révélation leur coupa tous le souffle. Zeus, très fier de son effet de surprise, continua sur cette pente. Arès, sous le choc, resta impassible.

Zeus : Il avait quatorze ans. Il était dans une banque, et cette banque s'est faite braquer. Les voleurs étaient rapides et efficaces, l'un d'eux passait de personne en personne pour prendre également les portefeuilles des clients. Quand il voulut prendre celui d'Arès, celui-ci attrapa l'arme que l'on pointait sur lui, lui fit une clé de bras et se servit de l'homme comme bouclier alors qu'il abattait ses complices avec sa propre arme de l'autre main.

L'homme parvint à se libérer, mais Arès l'abattit presque à bout portant quand il voulut le désarmer. Il resta là, immobile, le regard vide, l'arme en main. Personne n'osait bouger, et il resta une heure à contempler ce qu'il avait fait sans rien dire. Quand la police arriva, il refusa de lâcher l'arme prétextant que le travail n'était pas terminé, puis la braqua sous sa mâchoire et fit feu. L’ironie du sort, c'est qu'il se rata.

Quand on l'interrogea après l'avoir soigné sur le pourquoi, il répondit qu'il avait agi guidé par la colère, que la rage envers ces personnes étaient telle, qu'il avait pu accomplir ce que peu de gens auraient su faire. Qu'il avait voulu protéger ces gens de personnes pour qui il n'avait aucun respect. On a estimé qu'il était dangereux et souffrant de troubles émotionnels, alors on l'a placé en hôpital psychiatrique. Là ils ont jugé que ses réactions de violences inouïes quand la colère le prenait le rendait inapte à une vie normale sans qu'on encoure le risque de le voir commettre un massacre contre des innocents au premier coup de colère. Je me trompe ?

Arthur : Je n'ai jamais fait de mal à qui que ce soit d'innocent et de faible ... hors du cadre de la violence j'ai été jugé inoffensif.
Zeus : Et où sommes-nous aujourd'hui ? Nous sommes sur une **** d'île déserte où nous devons nous battre tous les jours, et tu as déjà massacré l'équipe espagnole dans un de tes accès de colère ! Que te faut-il de mieux comme cadre de violence ?
Arthur : C'était ... de la légitime défense ... je ... je voulais tellement bien faire ...
Zeus : L'alarme ne s'était pas déclenchée dans cette banque, si tu ne t'en étais pas mêlé rien de tout cela n'aurait dégénérée ! Et c'est exactement la même chose que ce qu'il s'est passé cette nuit là !

Arthur allait lui répondre, il aurait pu trouver des centaines d'arguments, mais au fond de lui, il comprit que Zeus avait raison, rien ne serait arrivé s'il n'était pas intervenu .... tout était de sa faute. Alors, il s’effondra à genoux, le regard aussi vide que ce jour là, des gens étaient morts par sa faute. Sans un bruit, il versa une larme .... François comprit qu'il tenait là tout ce qu'il lui manquait pour atteindre ses objectifs, alors d'un coup de crosse il assomma Arès.

Zeus :Faites attention, il s'est évadé à quatre reprises de l’hôpital où il était séquestré et à chaque fois pour des périodes de plus d'un mois sans être rattrapé. Je doute que vous arriviez à le retenir aussi aisément.
François : C'est bien ce que je craignais, il va falloir prendre les mesures adaptées ...
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Arken
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Mer 1 Jan 2014 - 15:05

Je ne m'attendais pas à cette folie, au sens propre du terme. Mais ce qu'il s'est passé la nuit du massacre est encore un mystère... Peut-être une crise de violence après qu'Artémis ait repoussé ses avances ?  Camouflé Ninja 

Au moins, ils ont réussi à vaincre les titans... Mais est-ce que l'alliance va tenir encore longtemps ? Et surtout, comme les ados ont vaincu la flotte titanesque, quel sera le niveau suivant ? A moins que l'organisation des cycles va changer...  Fou 

Suite !  Clap

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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    Jeu 2 Jan 2014 - 11:42

Arken a écrit:
Peut-être une crise de violence après qu'Artémis ait repoussé ses avances ?  Camouflé Ninja 

Garde tes hypothèses pour toi démon ! A vrais dire cette intrigue ne prendra pas fin dans le premier tome (oui, même s'ils ne font pas la longueur d'un livre conventionnel, j'ai divisé l'histoire en trois tomes distinct d'à peu près 50 jours chacun car l'histoire elle même se divise en trois phase : guérilla hésitante - escarmouches mal affirmées - guerre totale. Le début du tome 2 que j'ai déjà écrit, voit l'arrivée du personnage clé de l'histoire : Thanatos. Or j'avais prévu de révéler l'intrigue entourant celui-ci vers la fin du tome 2, mettant en suspens le mystère du massacre espagnole.

Toi qui est mon sempai par l'expérience, je te demande ton opinion : Dois je révéler ce mystère le plus tôt envisageable pour ne pas frustrer le lecteur ou au contraire le passer sous silence jusqu'à ce qu'on l'ai oublié pour l'envoyer en pleine figure ? Voir la solution intermédiaire initialement prévue ?
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MessageSujet: Re: [Récit non WHB] Hells Island    

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