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 Les tourments de Kaarl Von Krenest

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Kaeros
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MessageSujet: Les tourments de Kaarl Von Krenest   Ven 22 Mar 2013 - 23:29

Bonsoir a tous,

je commence tout doucement a revenir dans l'univers de WHB. J'ai donc repris, après plusieurs années de non jeu, les comptes vampires.

Pour ce retour, je me suis donc crée un background en tout cas le début pour jouer cette armée Smile

-------------------------------

Kaarl Von Krenest était un ancien magistère du collège doré. C’était même l’un des premiers élèves de cette Académie, mais un jour, tout bascula et voici son histoire.

Kaarl venait d’être promu au titre de magistère du collège doré dans la grande cité impériale d’Altdorf. Son nouveau grade lui permit de rejoindre l’ordre secret des chasseurs de magistères noirs à travers toutes les terres du vieux monde. Sa haine contre le chaos se fit alors telle qu’il serait prêt à tout pour le combattre et le repousser par-delà la terre des trolls.
C’étain l’ancien maitre de Kaarl, un alchimiste du nom d’Ens Vorak, qui lui avait apprit qu’un ordre particulier de son école s’était donné pour quête de détruire les mages corrompus par le chaos dans les terres du vieux monde. Au vu du passif de Kaarl, son mentor ne pouvait que lui conseiller de rejoindre cette caste d’élite. Ens lui donna donc le nom d’un contact à Kislev : Elinda. C’était un de ses amours de jeunesse. L'idylle avait duré jusqu'à ce qu'elle fusse obligée de partir, pour des raisons encore inconnues à ce jour, pour les terres froides du nord. Depuis, Ens et Elinda s’envoyaient régulièrement des missives pour entretenir des relations amicales et cordiales.

Kaarl prit donc son cheval à l’écurie d’Altdorf, un étalon à la robe immaculée que l'on eut pu confondre avec le moiré de sa toge. En effet, Kaarl possédait quelques pièces d’armure en Gromril que son ami Timgrin lui avait confiées en souvenir de leurs exploits passés à combattre une invasion peau verte devant la forteresse naine de Karak Varn. En effet, quand Kaarl n’était encore qu’un simple compagnon sorcier, son ambition et sa soif de pouvoir étaient démesurées. Il avait entendu un nain parler de la triste histoire de la forteresse de Karak Varn. Kaarl s’était mis à rêver de libérer cette grande et fière cité naine pour y être reconnu comme héros et laisser à tout jamais son nom dans l’Histoire. C’est lors de cette quête perdue d’avance que Timgrin vit en lui un grand courage. Peut-être avait-il vu de la folie en lui ? Quoi qu’il puisse en penser, le maitre nain avait décidé de l’accompagner dans sa folle aventure et avait forgé des pièces d’armure d’une qualité rare. Hélas, le petit groupe qu’il avait constitué ne parvint pas à se rendre plus loin que le baraquement peau verte établi devant l’immense cité perdu. Par-dessus cette armure partielle, il revêtait une toge tout aussi blanche à capuche finement tissée. Toutes les coutures de cette robe étaient brodées au fil d’or tandis que son poitrail arborait fièrement le symbole de son ordre. Son visage était obscurci par un masque d'or ne laissant apercevoir que ses yeux verts. En fort contraste avec sa tenue lumineuse, une lourde cape chaude aussi noire que les ténèbres elles-mêmes alourdissait ses épaules.

Kaarl était une personne très propre sur elle, qui essayait par-dessus tout d’avoir une tenue et un comportement des plus chevaleresques auprès du peuple. Il tenait ça de son éducation. Issu de la noble famille von Krenest, se serait un jour à lui d’assumer le titre de marquis quand son père viendrait à rejoindre le royaume de Morr. Malgré son caractère que certain pourraient prendre pour de l’arrogance voir du mépris envers les autres, Kaarl était un être qui cherchait juste à se faire aimer de tous. Son rêve le plus fou était de devenir un jour le grand Patriarche Suprême des collèges de magie de l’empire. Il serait alors puissant et adulé, reconnu dans toutes les terres pour ses exploits et sa grandeur d’âme. Mais la suite de l'histoire dira le destin du héros serait amené à prendre une toute autre tournure.

Avant de partir pour Kislev, il prit un paquetage contenant des vivres, quelques bandages et le nécessaire pour dresser un campement de fortune afin de passer les nuits au chaud dans les terres glacées de la contrée.

Kaarl se mit donc en route le long des rives du fleuve Talabec vers son objectif. En chemin, passant par la forêt qui entoure Altdorf, il rencontra un ami, Torendil, l'elfe Sylvain devenu rôdeur fantôme peu de temps auparavant. Ensemble ils firent donc le chemin vers Talabeim en se remémorant l'anecdote de Torendil, qui avait décoché une flèche d’argent de Kournos en plein dans la tête d’un démonette de Slaanesh au cœur de la cité de Nuln.
En effet, pendant que Kaarl et Timgrin cherchaient un moyen efficace pour reconquérir Karak Varn, ils firent la connaissance d’un elfe du nom de Torendil. Celui-ci, était en ville à la poursuite d’un homme qui avait assassiné sa sœur. Kaarl voyant qu’il pourrait gagner en notoriété en aidant cet elfe à rechercher et attraper ce meurtrier, entraina Timgrin avec lui dans cette chasse au criminel. Nos trois compagnons étaient loin d’imaginer qu’ils filaient un groupe d’adorateurs du chaos. Usant de ruse et de finesse, les trois camardes purent, au bout de plusieurs mois, se faire inviter à une soirée privée au théâtre dans le quartier des mille plaisirs. C’était un bal où tous les invités devaient être masqués. Le programme officiel annonçait un spectacle de danseuses venues toutes droit des terres chaudes d’Arabie. Torendil reconnut immédiatement l’animateur sur scène. C’était son sourire. Le soir où il avait découvert le corps encore chaud de sa défunte sœur, il avait vu cet homme courir au loin arborant ce rictus en coin de ses lèvres avant de s’échapper dans les rues sombres de Nuln. Kaarl et Timgrin durent retenir la fougue du Torendil pour qu'il ne saute pas sur scène pour abattre le meurtrier de sa carmélite.
Une fois le spectacle fini, nos trois amis durent descendre du balcon où ils étaient logés par les escaliers de bois menant au couloir qui donnait dans les loges. Mais quelque chose d’étrange se produisit. Alors que tous les convives étaient réunis, munis de leurs masques, ils commencèrent à se déshabiller devant un autel impie placé au bout de la scène. Derrière ce reposoir, l’assassin de la sœur de Torendil, vêtu d’une toge pourpre et d’un demi-masque commençait à incanter. Les vents noirs du chaos tournaient autour de lui et sur l’autel, la matérialisation lente et vaporeuse d’une créature à la beauté étincelante et dénudée faisait lentement son apparition. Elle avait plusieurs bras et deux d’entre eux étaient munis de pinces acérées. Nos trois compagnons comprirent qu’ils étaient dans l’antre de la secte des adorateurs de Slaanesh. Pendant que Timgrin cherchait de quoi faire bruler les tentures du théâtre, Torendil et Kaarl se retournèrent au balcon au-dessus de la scène pour essayer d’éradiquer cette menace grandissante au cœur de Nuln. Quand les draperies qui entourait les murs de bois du théâtre prirent feu, Kaarl lança de ses mains sur la créature fraichement invoquée, des flèches d’argent magique. Torendil quant à lui avait réussi à dissimuler son arc et ses flèches bénies par Kournos, son Dieu. Il réussit à faire tomber le meurtrier de sa sœur ainsi que la demonette de Slaanesh. La foule apeurée piétinait les plus faibles en cherchant une issue à ce qui devait devenir leur tombeau.
Personne ne sut à Nuln ce qui avait bien pu se passer dans ce théâtre et comment un incendie avait pu se déclarer en causant autant de morts. Seuls nos trois amis gardèrent le secret. Kaarl ne put en tirer aucune gloire mais il avait vu ce que les forces du chaos pouvaient déchainer et ce jour-là, il se jura d’éliminer toutes traces du Chaos dans l’empire.
Le voyage vers Talabeim coula avec la facilité d'une onde de printemps. L'elfe laissa finalement Kaarl aux portes de la cité en lui souhaitant bonne route.

Arrivé dans la ville, Kaarl en profita pour faire escale dans l’auberge du tonneau de verre, pour y passer une nuit confortablement niché auprès d’un feu de cheminée, dans un bon lit, avant de repartir vers le nord.
Le lendemain matin, aux aurores, il se rendit à la sortie de la ville en direction du port. Là, il fit la connaissance d’un capitaine de navire qui répondait au nom de Borgio. C'était un Tiléen qui taillait la route jusqu’à Kislev pour y porter des marchandises venues de tout le vieux monde. Borgio accepta Karl à bord avec sa monture contre rémunération.

En arrivant sur le pont, Kaarl admira la structure de bois et de métal qui constituait ce magnifique bâtiment à deux mâts. Le capitaine lui montra l’endroit où il pourrait se reposer le temps de la traversée. C’est dans la cale du bateau qu’un hamac lui fut proposé dans un dortoir commun avec les autres marins. Loin du confort que Kaarl pouvait avoir dans ses demeures de Nuln ou d'Altdorf, cela ferait l’affaire le temps de la traversée.

Quelques jours plus tard, après un ennui aussi long qu'épique, Kaarl qui était accoudé au bastingage vit enfin approcher le port de la grande cité de Kislev, le joyau du nord. Un vif reflet brillait au dessus d'elle. La froidure de la région se faisait sentir et Kaarl acheta une cape en fourrure à Borgio pour pouvoir survivre à des températures en dessous de zéro degrés. La première chose qui le frappa à peine le pied posé sur le quai, fut l'immense tour de glace qui dépassait des murailles blanches de la cité. C'était elle qui resplendissait de si loin. Il avait bien entendu connaissance des rumeurs concernant cette ville mais n'avait jamais eut l’occasion d’y mettre les pieds.
Kaarl remercia Borgio pour la traversée et il fit route vers la grande cité en direction de son rendez-vous avec une Elfe du nom d'Elinda. A ce que l'on disait, elle avait des informations sur un mage qui aurait voué son existence même aux dieux sombres du chaos.
Au bout de quelques heures il parvint à trouver sa demeure : une petite maison dans le quartier des érudits, non loin du temple de Verena.
Le visage angélique de l'elfe laissait néanmoins transparaître quelques printemps, mais avec les elfes on ne peut jamais réellement deviner... Elle était vêtue d’une belle robe de satin violet orné de magnifique dentelle et de rubans blancs. Un tatouage étrange dépassait légèrement de son décolleté qui laissait entrevoir un croissant de lune. Mais très vite elle le dissimula avec son grand manteau de fourrure blanche, comme si elle ne voulait pas que Kaarl le voit. Il avait l’impression de le reconnaitre mais il n’arrivait pas à restituer les circonstances de cette rencontre. Pour éviter de la vexer, Kaarl ne lui posa pas la question, d’ailleurs. Sa beauté insolente troublait le jeune mage qui cherchait encore où il aurait pu l’apercevoir par le passé.
Elle l'informa donc qu’un ancien mage elfique avait abandonné la raison pour les arcanes sombres du chaos et vivait reclus sur les bords de la "montagne du bout du monde" dans le fort Kinkorvaar. Elle le mit aussitôt en garde contre sa puissante magie qu’il tirait d’un artefact chaotique. C’était un bâton d'ensorceleur fait de crânes humains. Elinda lui fit comprendre qu’il faudrait impérativement le détruire et qu’elle était en mesure de pouvoir le faire.

Kaarl se mit en route vers le bastion en question. À ce moment, il se rappela de la prophétie au temple de Morr, révélée peu après sa naissance. « Quand tu seras seul et abandonné de tous, Morr sera ton ami ». Beaucoup de nobles impériaux allaient voir les prophétesses du dieu pour connaitre le destin de leurs enfants.
Kaarl regardait devant lui. Il faisait face à l’Est et le vent glacial venait fouetter son visage. Il ne savait pas si c'était le froid intense qui régnait ici ou là peur de partir seul à l’aventure dans ces montagnes qui faisait trembler tous ses os. Il ajusta sa cape chaude de fourrure et se lança dans les terres gelées de la région de Kislev. Après plusieurs jours de cheval, et quelques haltes dans les différentes auberges de village, il arriva sur les lieux.
Le fort Kinkorvaar s'avéra être une ruine et ne semblait pas avoir été habité depuis plusieurs dizaines d'années. Les pierres qui jonchaient le sol avaient du autrefois servir de mur. L'ensemble dessinait un sinistre paysage. Kaarl ressentit presque instantanément les vents d’une sombre magie à l’œuvre en ce lieu oublié. Il attacha son canasson à un des arbres morts qui entouraient les ruines et se risqua dans le bâtiment. Des lierres morts défiguraient les tours encore debout. Dans le ciel on ne pouvait voir que des nuages menaçants parcourus d’éclairs et de grondements. Une pluie fine et glaciale commença à tomber lamentablement.

Durant ce voyage en terre gelée, le moral de Kaarl en avait pris un coup. La neige ayant laissé place à cette précipitation semblait une pluie de lames sur sa peau devenue fragile comme le verre. Mais il était enfin arrivé à destination et le fait de penser à l’élimination de cet être corrompu, souillé par le chaos lui réchauffait un peu le cœur, lui redonnant force et endurance.

Une fois à l’abri à l’intérieur du fort, Kaarl entendit des bruits de craquement comme si la boiserie du fort tenait absolument à le faire repérer. Il s’aperçut assez vite que ce n’était pas le plancher mais le craquement des os de squelettes qui s’avançaient vers lui. Des dizaines, une centaine peut-être. Ce n’était pas là la demeure d’un mage du chaos mais l’antre d’un puissant nécromancien.

Après quelques sortilèges et un rude combat contre ces morts-vivants, Kaarl, rompu, tomba sous le nombre des assaillants.
À son réveil, il découvrit qu'il était attaché par des chaines aux pieds et aux mains contre le mur glacé d’une immense pièce éclairée par des torches et quelques bougies posées sur des cranes. Au centre, on pouvait voir la gigantesque carcasse d’un dragon vieux de plusieurs siècles. Derrière celui-ci, une silhouette semblait se dessiner et avancer vers le jeune prisonnier.

Kaarl se dit que c’était la fin. Comment avait-il pu se laisser avoir aussi facilement ? En regardant mieux autour de lui, il se rendit vite compte que ce n’était pas là un lieu voué au chaos mais à la mort. Un lieu voué à un art sombre et interdit. Un lieu voué à la nécromancie…

- Que fais-tu ici, jeune mage doré ? Tu es bien loin de tes terres !
- Je suis ici dans le but de trouver un mage exerçant de viles pratiques chaotiques mais au vu de ces lieux, je pense m’être trompé d'endroit, à moins que…


La silhouette s’avança et pénétra dans le halo de lumière d’une torche, exposant son visage au mage captif. Il n’avait rien d’un elfe mais ressemblait plus à un vieil homme habillé de haillons bruns et d’une capeline noire à capuche. Son crâne était dégarni et il tenait dans sa main un bâton de bois orné de trois crânes humains. L’homme semblait confiant et sûr de lui, avançant doucement, curieux de sa prise.

- Nous avons donc le même but à quelques détaille près... Murmura l’homme encapuchonné.

A ces paroles, la porte du donjon se trouvant sur la droite de Kaarl s’ouvrit avec fracas. Le jeune mage eut un sursaut en entendant le bruit sourd de la lourde porte percutant le mur de pierre. Un homme en armure écarlate venait de faire sont entrés. Sa chevelure blanche contrastait avec l’obscurité qui les entourait. Sur sa lourde cape noire qui lui pesait sur les épaules, Kaarl sembla entrevoir le blason d’une noble famille impérial, mais malgré sa connaissance en héraldique, il ne le reconnut pas. Le chevalier vermillon, qui venait de faire interruption dans la pièce, n’avait pas fait attention à leur nouvel invité. Il semblait préoccupé ou soucieux et même les deux peut-être. Il pointa de son gant métallique le nécromancien avant de s’adresser à lui :

- Arkiko ! Réveille tous les morts et les autres créatures ! Des horreurs de Tzench approchent accompagnées de leurs mages perfides vers les terres Kislevite ! Nous allons les prendre par surprise! Je hais ces créatures !

A ces mots, le sang de Kaarl ne fit qu’un tour. La présence du chaos était réelle, mais il restait attaché à ce mur, impuissant, seul et abandonné de tous…

- Oui seigneur Kaeros, immédiatement. Répliqua le nécromancien. Mais, que dois-je faire de ce mage doré ?

Le chevalier se retourna vers l’homme assujetti. Kaarl vit alors son visage. Ses yeux ardents brillaient d'un feu non naturel. Il pouvait distinguer la colère qui l’animée. De sa bouche, particulièrement bien dessinée, il pouvait apercevoir deux canines bien plus développées que de nature.

- Nous verrons plus tard ! Nous n’avons pas le temps pour le moment. Répliqua le paladin de sang.
- Bien maitre.

Les deux quittèrent la pièce, laissant Kaarl attaché au mur. Il regarda sa toge maculée de sang, son propre sang, qu’il avait dû perdre contre la horde de squelettes. Au bout de quelques temps, Kaarl réussit à faire jouer le métal qui le tenait au mur afin de se libérer de ses entraves. Comment avaient -ils put croire que de simples chaines de métal pourraient retenir un aussi puissant magistère de l’ordre doré ? Alors, il se dirigea vers le balcon de la tour où il était enfermé. Devant lui, il découvrit un spectacle qu’il n’avait jamais vu auparavant.
Les forces du chaos se battaient contre des hordes de mots vivants, Kaeros en première ligne sur son sombre destrier, fonçait vers les mages et seigneurs du chaos pendant qu’Arkiko semblait relever les morts peu à peu. Kaarl ne s’attendait pas à voir un tel spectacle. Avait-il trouvé ici des alliés ou un nouvel ennemi ? Pouvait-il s’allier décemment avec des manipulateurs de morts vivants ? Toute sa vie, Kaarl avait entendu dire que l’usage de la nécromancie était banni. Mais le fait de l’utiliser contre le chaos permettait d’éviter les pertes inutiles d’hommes au combat. Kaarl ne savait plus vraiment quoi faire ni penser.
Devait-il les aider au combat ou fuir ce fort maudit ? Qu’avaient ils prévu pour lui ? Si c’était la mort cela serait déjà fait… Mais Pouvait il regarder les mages du chaos et se retenir de les combattre?

De la tour du fort, Kaarl Entonna des mots de pouvoir et une sphère d’or fut projeté sur l’ennemi créant un vortex magique doré qui se déplaçait et transformait en statues étincelantes tout ce qu’il touchait.
Le sire Kaeros voyant le vortex, leva les yeux vers Kaarl, un sourire au coin de la bouche. Puis ce fut le tour des flèches magiques d’argent qui mitraillaient l’adversaire. Leur chef se tenait sur un disque de métal en lévitation. Grâce à l'action combinée de Kaeros, Kaarl, Arkiko et ses squelettes, la horde du chaos tomba enfin. Les derniers survivants tentèrent de fuir vers le nord, mais furent vite rattrapés par Kaeros.
À la fin du combat, le vampire et le nécromancien se tournèrent vers le fort en regardant sur le balcon. Kaarl les regardait du haut de la tour, puis rentra dans le bâtiment.

Il observa bien les lieux autour de lui pour ainsi prévoir des échappatoires au cas où la situation viendrait à s’envenimer. Cette pièce ressemblait à un laboratoire même s'il n’avait rien de semblable aux ateliers que Kaarl pouvait fréquenter dans l’empire. En examinant l’établi, il ne sut pas reconnaitre la moitié des ingrédients, ce qui le frustra dans son amour-propre, lui qui disait tout connaitre de l’alchimie. Les os de ce vieux dragon posé derrière la grande table de bois pourrie par le temps, semblaient tenir comme par magie les uns avec les autres. Alors que Kaarl allait toucher les restes de ce défunt gardien, une voix se fit entendre.

- Ainsi vous avez réussi à vous libérer et vous nous avez aidés... Pourquoi ne pas en avoir profité pour fuir ou tenter de nous blesser ? C’était le moment parfait non ? S’enquit Kaeros en prenant place dans un fauteuil poussiéreux.
- Je suis ici pour détruire les mages corrompus par le chaos ! dit-il en se retournant vers le nécromancien.
- Je me présente je suis Kaeros seigneur de ces lieux et voici mon assistant Arkiko, un puissant nécromancien, comme vous avez pu le constater.
- Je suis Kaarl von Krenest, Magistère de l’ordre doré ! La nécromancie est un art interdit ! Je crains de devoir vous détruire sieur Arkiko !
- Un art interdit ? Ce sont les belles paroles des collèges de magie ça… Vous a-t-on dit pourquoi cet art est interdit ?
Répliqua Kaeros, un sourcil levé.
- Le respect des morts pour commencer ! Et ces âmes appartiennent à Morr ! Vous jouez avec elle !
- Allons mon ami, leurs âmes sont déjà dans le royaume de Morr, ce n’est plus que leurs dépouilles qui se lèvent. De vieux os animés par magie afin de combattre à la place des vivants. Ainsi le royaume de Morr ne sera pas rempli d'âme inutilement tuées. À votre avis, par quel miracle pensez-vous que les incursions du chaos sur les terres impériales soient si rares ? C’est grâce à la nécromancie. Nous sommes le rempart qui permet à l’empire et aux personnes comme vous de pouvoir vivre tranquillement vos petites vies banales et sans intérêt ! Les collèges de magie vous l'interdisent et vous font croire ce genre de chose car leur dirigeants n’arrivent pas à maitriser cette puissante magie. Et vous connaissez la politique... Qui aimerait voir une autre personne prendre sa place à la tête des collèges de magie? C’est pour brider vos pouvoirs que les académies magiques vous disent qu’il ne faut maitriser qu’une école de magie à la fois. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise magie mais c’est la façon dont elle est utilisée qui en fait un art dangereux ou pas. Si vous le souhaitez, Arkiko peut vous enseigner les rudiments de la nécromancie. Elle ne pourra que vous rendre plus fort, après à vous de voir si vous souhaitez l’utiliser ou pas, mais ainsi vous aurez plus de connaissances pour combattre le chaos que vous semblez tant haïr.


Kaarl sembla réfléchir aux dires du vampire. Il n’y avait pas que du faux dans les paroles de Kaeros. Mais de là à remettre en question tout son enseignement dûment appris au sein de son école…

- Je vous laisse le temps d’y réfléchir, en attendant vous pouvez vous considérer comme mon hôte. Vous êtes le bienvenu en ces lieux et libre de rester avec nous quelque temps ou partir seul vous battre contre le chaos. Sachez tout de même que je peux vous rendre bien plus puissant. Vous avez le choix, la balle est dans votre camp…

Quelques temps plus tard, Kaarl était installé dans la tour, le seul endroit qui semblait encore tenir approximativement debout dans ce fort. Plusieurs jours passèrent et Kaarl resta seul dans ses appartements sans en sortir. De la nourriture et de l’eau étaient montés régulièrement devant sa porte. Il faisait les cent pas, réfléchissant à la proposition du vampire.
Kaeros semblait serein et calme comme si la bataille qu’il venait d’accomplir n’avait pas eu lieu. C’était la première fois qu’il rencontrait un vampire. Les institutions magiques de l’empire parlaient de ces créatures comme des brutes assoiffées de sang ressemblant plus à des hommes bêtes qu’à de simples mortels. L’académie lui avait-elle menti ? Et si elle avait menti pour les vampires, ce pouvait-il qu’elle ait aussi menti pour la maitrise des vents de magie? Après tout, les elfes y arrivaient bien et les hommes n'étaient pas plus stupides qu’eux... Kaarl était perdu dans ses pensées. Jamais il n’avait eu le moindre soupçon sur la véracité de ce qui était dit dans les collèges de magie : c’était forcément vrai. Mais à force de chercher, il se rendit compte qu’il y avait plusieurs points obscurs dont les collèges ne voulaient pas entendre parler.

Au bout de deux semaines de réflexion, Kaarl descend jusqu’au laboratoire d’Arkiko. Kaeros et le nécromancien étaient présents et se tournèrent vers Kaarl.

- J’accepte l’apprentissage de cet art s’il peut servir à combattre le chaos…

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Et voila pour le début Smile


Dernière édition par Kaeros le Mer 27 Mar 2013 - 21:44, édité 3 fois
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Arken
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MessageSujet: Re: Les tourments de Kaarl Von Krenest   Sam 23 Mar 2013 - 19:24

Un nouveau récit ! Very Happy

Déjà un petit point technique... Tu n'as pas besoin de mettre des couleurs pour différencier tes commentaires du texte et le récit des dialogues. Entre tes commentaires et le texte, suffit de laisser quelques espaces, ou d'en mettre un en italique. Surtout que le orange fait mal aux yeux, et qu'il n'y a que les modos qui utilisent les couleurs... Camouflé Ninja


Citation :
une lourde cape chaude aussi ténébreuse que les ténèbres elles-mêmes
Comme tu utilises le mot "ténèbres", on voit tout de suite de quelle couleur tu parles. Donc pour éviter cette grosse répétition, tu pourrais mettre "noire" au lieu de "ténébreuse". Wink

Ensuite, tu as quelques petites fautes simples à corriger, mais rien de dramatique. Et tu écorches plusieurs fois le nom de ton héros en marquant "Karl" au lieu de "Kaarl", ou inversement Happy

Ton texte est vraiment très prometteur, mais il y a un souci : quand je lis ton texte, j'ai l'impression de lire le résumé des épisodes précédents au début d'un nouveau livre. Au départ je croyais que c'était fait exprès, mais vu que tous les paragraphes sont comme ça, je doute.
Il faut que tu développes beaucoup plus tes passages. il y a un peu de description, mais il manque les sentiments et les émotions des personnages, et ça nous empêche de s'attacher à eux. Surtout qu'avec cette sorte de résumé, la présence des elfes fait assez bizarre au milieu des Hommes.
Pour te donner une idée, chacun des paragraphes présentés pourraient faire une suite à eux tous seuls. Tu pourrais prendre le temps de décrire sa formation, sa rencontre avec les elfes, comment s'est développée sa haine contre le chaos petit à petit, les quelques voyages qui fait, la découverte du vampire... Je ne cite pas vraiment les combats parce que moi même j'ai du mal à décrire ces scènes, mais d'autres pourraient te le signaler.
Et si jamais tu as du mal ou que tu ne veux pas t'étaler sur un passage, tu fais carrément une ellipse. C'est plus agréable de comprendre qu'un passage nous est occulté, plutôt que d'être frustré avec un résumé qui n'en dit pas assez.
J'aurais plein d'autres exemples à te donner, mais ce serait long Happy
Donc si jamais tu ne m'as pas compris, dis-le moi, et je prendrai un exemple concret de ton texte Smile

Donc si jamais tu décides de le modifier, surtout ne te presse pas. Prends ton temps. Même si on connais déjà une partie de l'histoire, ça ne nous empêchera pas d'apprécier ces textes Smile

Impatiente de découvrir ce qu'il va en advenir ! Cool

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MessageSujet: Re: Les tourments de Kaarl Von Krenest   Dim 24 Mar 2013 - 10:56

Merci beaucoup pour tes remarques constructives! Smile

En effet c'est la première fois où je me motive a faire une petite histoire avec mes figurines car c'est en vous voyant faire ici que vous m'avez inspiré.

Donc je prends bien en compte tous les points que tu as exposés et je vais essayer de faire en sorte d'arranger ça Smile

Merci encore pour ta critique Arken Smile

ps: oui c'est un peu un "résumé des épisodes précédent" Smile en réalité, la véritable histoire commence après ce prélude. Je suis en train de modifier certains passages et étoffer un peu plus (peut être trop d’ailleurs) les passages du récit Smile
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MessageSujet: Re: Les tourments de Kaarl Von Krenest   Mar 26 Mar 2013 - 22:32

J'ai modifié le texte donnant un peut plus de détail.

Je sais que le texte est long et peu en rebuter certain à la lecture Smile



Dernière édition par Kaeros le Jeu 28 Mar 2013 - 22:19, édité 1 fois
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desmogone
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MessageSujet: Re: Les tourments de Kaarl Von Krenest   Mer 27 Mar 2013 - 20:39

Petite introduction bien sympathique même si sur certans points je reste un peu sur ma fin. Il faut dire que je suis adepte des sagas en plusieurs volumes ...

Le point le plus illogique selon moi, c'est le cadeau de l'armure de Gromril fait par le seigneur nain à notre héros. Il ne le connais ni d'Eve ni d'Adam, c'est un petit jeune en début de carrière et c'est un magicien ! Blink

Sinon, quelques petites fautes que j'ai relevées :
Citation :
ce rictus en coin de lèvre
=> ce rictus au coin de ses lèvres ...
Citation :
Slanesh
=> Slaanesh : Prend 2 A (erreur faite 2 fois), mon quart chaotique slaaneshi risque de fulminer au point que les coups de fouet d'Arken seraient presque de l'amusement à côté Wink
Citation :
La froidure de la région se faisait sentir et Kaarl achète une cape
=> Kaarl acheta : Un seul verbe au présent au milieu des différents temps du passé, ça surprend !

Sinon, pour l'Elfe, robe de satin violet, tatouage en croissant de Lune ? On parlait de Slaanesh juste au dessus ... Whistling

Desmogone, un peu correcteur ...
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Kaeros
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MessageSujet: Re: Les tourments de Kaarl Von Krenest   Mer 27 Mar 2013 - 21:42

Salut Desmogone et merci de m'avoir lu pour commencer Smile

En effet j'avoue que je me suis inspiré d'une partie de Warhammer jdr d’où le coup des pièces d'armures en Gromril.

Pour les petite fautes en effet je vais corriger ça au plus vite Smile

Pour l'elfe c'est une bonne analyse Smile
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MessageSujet: Re: Les tourments de Kaarl Von Krenest   

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