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 L'Eveil du Baron de Lestac; Dialogue avec la bête.

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Vassily Baron de Lestac
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MessageSujet: L'Eveil du Baron de Lestac; Dialogue avec la bête.   Mar 25 Jan 2011 - 11:35

" Les hommes mourront sans autre forme de procès.
La moitié des femmes serviront à allumer et à nourrir les bûchers.
Quant à l`autre, nous danserons autours comme des singes, puis nous les tuerons à petit feu.
Qu`il ne reste plus une seule de ces catins avant l`aube.
Je veux les voire brûler, mortes ou vives !
J`aime à les entendre pleurer.
Quand la tuerie sera à l`apogée, quand la fumée sera montée et que les monts ne seront plus que de rouge de noir et d`argent, alors ce ne sera que la fin.
Il nous faudra trouver autre chose…"

"Ils marchent les Vampires dans les plaines verdoyantes.
Ils brûlent les forêts pour qu`à jamais l`on se rappelle de leur passage.
Ils tuent avec passion, violent pour le plaisir et volent dans le but d`assouvir leurs besoins matériels toujours grandissants.
Ils trahissent, empoisonnent empereurs et conversations, sans jamais demander aux anciens si ce qu`ils font est bien ou mal."

Un jour quelqu`un me demanda pourquoi nous écrasions des insectes alors que c`étaient des empires tout entiers qui cilleraient à notre passage.
Tout d`abord je ne su que lui répondre.

La flemme peut être.
La peur ?

J`hésitais un moment puis la réponse me vains comme un soulagement.
Pourquoi se baisser alors que le fruit est là, tout proche?…

La vérité est que j`aime le gain facile, et vous seriez bien menteur en me disant le contraire.
Point d`honneur ou de finesse, seule l`étendue de mes terres et l`ampleur de mes coffres semblent compter quand il est temps de batailler.

Je crois que c`est la seule raison.

[…]

" Quand ils s`en vont, reste l`odeur du brasier et des cadavres pourrissant sur place.
Alignés dans le désordre, les yeux ouverts vers le ciel, les morts admirent leur propre spectacle.
Les vers de terres auront bientôt finit le travail et alors ne seront ils plus qu`un souvenir pour eux mêmes. Un souvenir mort. "
Dans la guerre l`art est rare.

La discipline se doit de prôner.

La lame passe et tranche.
Eviscère et tue.
Empoisonne et liquide tout espoir.
Blesse et lacère sans se préoccuper de la matière de la personne, de son odeur de sa vie, sa famille ou de son histoire.

La distance la plus courte pour aller d`un point à un autre est la droite.
Nous couperons toujours tout droit pour être sûrs de ne pas perdre notre temps.
Celui ci est précieux.
On ne peut rattraper le temps qu`on perd à regarder passer les autres.
Quand ils seront loin, ils seront obligé de nous attendre ou de nous semer.

Tuons proprement.
Ou salement pour que par delà les contrées on leur apprenne ce qu`est une guerre d`après nos règles.
A force de rumeur, on finira par évider l`affrontement.
On finira par craindre les ombres.

Les aubes sont noires. Qu`ils regardent autours d`eux pour conforter leur doute. Moi je n`en ai aucun.
Ils seront nos chiens.
Nous les ferons remper à nos pieds, enfoncerons leur encéphale dans la terre quand ils oseront lever les yeux vers leurs maîtres.
Le dressage des hommes est à peu près similaire à celui de l`animal.

D`abord lui montrer qui domine.

Il reçoivent beaucoup de coups et mangent très peu.

" Tu n`est rien. Une crevure. Un mange-dans-la-main. Tu es mon chien je suis ton maître. Tu vois ma main ? Si elle te désigne, c`est que je vais te frapper. Si elle désigne un objet, tu iras me le chercher."

Il est rare que le sujet resiste plus de quelques jours aux tortures morales et physiques qu`on peu infliger à un être dont on n`a cure.
Au pire meure t il.
Et alors ?

Les souffrances physiques engendrent les blessures morales.
Torturer quelqun est tout un art.
Il faut faire mal tout en faisant prendre consience à sa victime qu`elle ne mourra pas de la suite de ses blessures.

Il faut trouver où ça chatouille, où ça gratouille, où ça dérange, où ça fait mal.
Poser beaucoup de questions.

"- Tu as mal ?"

S`il ne repond plus, c`est un signe.
Parfois se retrouvent ils figés dans un mutisme total, il faut alors mettre fin à leurs jours.
Il arrive aussi que la douleur soit si attroce qu`ils soient alors incapables de parler. Cela se calme généralement en quelques jours pendant lesquels on doit intensifier ses efforts sur le dialogue qui doit se trouver en dehors de toute réalité.

" - Tu ne vas pas t`en sortir. Tu me vois ? "

S`il nous regarde, on écrase sa tête contre le sol pour que sa langue rape contre le sol.

Il est important de laisser son chien dans le noir quelques semaines avant de pouvoir en faire ce que l`on veut
Son première jour de sortie, il n`y verra rien.
Puis il s`habituera à nous. On pourra le nourire au pain dur et à l`eau sale...

Le pire c`est qu`il finira de façon certaine par éprouver de l`affection pour son bourreau.

Le plus joussif est de le tuer sans ciller après des mois ou des années.
Après tout, ça ne sont que des chiens d`humains.

Je t`aime pas, je te déteste, je te hais, je te crache dessus, j`aime pas ta tête, ta taille ne me revient pas, tu parles comme un enfant de quatre ans, tu sens mauvais cela m`insupporte, sac à mite, je veux te faire la peau, te trouer les yeux et en faire sortir ta cervelle incompétente, qu`elle dégouline du sol au plafond; je veux exploser ta tête contre le sol et la frapper de mes mains jusqu`à ce qu`on ne puisse plus faire la différence entre ta face et une omelette de déjections.

Je veux te couper tes talons d`Achille, te voire ramper en souffrant; serpent je veux arracher ta langue avec mes dents et la cracher contre le mur, t`obliger à la mâcher, à l`avaler, puis à la régurgiter comme le font les moutons qui ruminent.

Je te ferais croasser, bégayer, gémir, tu pleurera ton ancienne condition, tu pleurera tes parents qui te battaient, mais,

Qu`est ce que j`en ai à foutre de ta vie ?

Pour moi tu es un jouet sans importance que je veux amener à la mort par sa propre volonté.

Tu me suppliera de te tuer prétextant un tas de problèmes, mais,

Qu`est ce que j`en ai à foutre de ta mort bordel, regardes moi bien !

Tu crois que t`es important pour moi, ha ça oui, tu le crois.

Je vais écarter tes bras autant qu`ils seront obligés de céder, je vais frapper tes jambes si fort qu`elle ne pourront même plus te mettre à genoux devant moi, je fracasserait les os de ta mâchoire pour qu`à jamais tu ne puisse ouvrir ta bouche insecte !
Je découperais les lèvres de ton visage, tu me ferais presque pitié.

Tu ne pourras plus embrasser personne, de gré ou de force pardon, ne me dit pas d`arrêter, par pitié, ne me dit pas de cesser.
Chacune de tes paroles allongera ton supplice,

Mais merde, tu vas fermer ta gueule !

Je ne t`ai rien fait, ou peut être un peu, montres moi ta main. Arraches toi les ongles, à ta place j`aurais honte, grattes les sur le sol.
Tu as mal,

Je m`en fout

Moi aussi, n`entends tu pas mon dos qui craque quand je me lève?
Non, tu ne vas pas mourir.
Tu es bien trop précieux pour cela, et je n`ai pas finit de te suivre pour te payer de façon honnête.
Car je suis honnête, tu le sais ça,

Tu le sais ?

Œil pour œil dent pour dent, allé, arraches toi les molaires, j`en ai rien à foutre
Fous les toi dans les yeux, j`en ai rien à foutre, manges toi,

Manges toi bordel,

Je sais que tu aimes manger. Tu aimes le sucre, tu ne seras jamais mieux servi que par toi même, allé, prends, je vois des tripes qui dépassent. Ca a l`air très bon, allé, mets tout ça dans ta bouche, étouffes toi avec, vomit moi poumons et cœur, je te promet que j`y marcherais dessus avec plaisir…

Du feu au bout des lances.

Il fallait avancer en silence afin de ne pas éveiller le moindre soupçon.
En silence pour qu`ils se taisent pensant la descente.

Nous sommes des bêtes, est ce bien pour cette seule raison que nous sommes jugés comme tels ?
Rien à faire, il faut marcher.
Leur marcher dessus, ils ne comprennent que cela.

La main a cinq doigt qui ont l`habilité de construire ou de détruire.
En te détruisant je construit ma prospérité, je sens que je n`en suis plus très loin.

Tout ce que je dis n`a aucun sens, et l`embêtant est que je ne dis pas toujours ce que je pense.
Je ne pense pas que ça soit un mal, vous ne comprendriez pas.
Vous ne comprendriez pas, non pas parce que vous êtes trop bêtes, quoique que cela ne soit pas évident pour cetains, mais parce que nous ne sommes pas pareils.

Il est impossible de comprendre absolument tout ce que je sens.
Chaque personne a des raisons de faire ce qu`il fait, je rajouterais qu`il ne faut pas se tromper et que le mot personne ne peut pas définir qui que ce soit. Avant il faut connaître …
Je suis un Seigneur Noir ce qui ne veut pas dire grand chose, mais veut dire assez pour qui cherche à savoir.

Des cendres sous les cadavres.
Le soleil est haut. Je le vois bien à travers un ciel bleu dégagé par un vent frai.
Je m’appuie contre mon dossier.

-Combien de temps cela fait il?
-Aucune idée.

Je ne sais plus bien, regarde autours de moi afin de me remémorer des éléments...

Une fenêtre ouverte, un lit, sur ce lit une femme.
Elle dort, mais je ne suis plus sûr de rien.
Peut être fait elle semblant...

Je ne sais pas bien. Je regarde mes mains, et celles si semblent recouvertes d’une substance étrange.
Je mène alors mon enquête qui n’aboutira pas tout de suite.
Je finis par regarder à mes pieds.
Quelques feuilles jonchent le sol, rien d’anormal. Après tout, peut être reviens je de forêt...
Je prends l’une d’elles entre mes mains, la touche puis la sent.
A ma grande surprise, l’odeur m’est familière. Mieux, j’ai le même goût sur la langue.
Surpris, j’en absorbe un petit morceau avant de me rendre compte que le goût est bien amer.
Aussi j’avale l’intégralité de la feuille.

-Pourquoi ?
-Pour que le goût amer ne me perturbe pas trop longtemps.

Il n’y a personne, à part cette fille et moi.
Je parle tout haut, me répondant comme si je n’avais pas été à l’origine de la question.
Je me demande ce qui m’a poussé à faire ça.

Le goût se propage le long de ma gorge. Je la sens comme anesthésiée.
Puis, plus rien.
Etrangement, il n’y a aucun bruit nulle part, et ce même quand je bouge dans ma chaise qui grince d’habitude.

-Quelqu`un a dû passer la réparer.
-Non, tu fabules.

Je bouge alors un pied contre le sol. Aucun bruit...
Je ne m’affole pas tout de suite, mais la fenêtre claque violemment. Aucun bruit...
Je soulève ma main afin de la claquer contre ma poitrine et je remarque que celle-ci est très loin de moi.
Ma main se referme, je ne contrôle plus rien.
Elle se pose au dessus de mon épaule, mes bras se croisant, mais tout est loin.
J’aimerais bien les rattraper, mais déjà je sens mes jambes qui tremblent.

-Combien de temps que je divague, combien de temps que je ne sais pas bien ce que je fais, que je ne sais pas ce qui se passe ?...
-Quelques minutes à peine.

Je me souviens tout à coup d’avoir vu le soleil se lever.
Je me souviens aussi l’avoir vu se coucher.
Je me souviens l’avoir vu il y a peu, alors, je tourne ma tête vers la fenêtre battante.

Tout est noir...

Le soleil s’est couché, il ne me reste plus que la salle en point d’attache.
La salle semble vivante, enfin, je ne sais pas.
Je baisse la tête, ne vois plus mon corps.

Au loin des bougies chancellent avec verve, si bien que je ne suis pas certain que ça ne soit pas un brasier orchestré afin de me tuer.

-Quelqu`un veut me tuer. Il m’a drogué, puis a lié mes mains. Il a alors allumé un feu.
-Non, je divague totalement.

Je tourne un peu ma tête, sous le feu, une fille.
Je crois la reconnaître, en vérité, j’en suis sûr.
Ebène, une robe rouge faisant corps avec les draps de satin, le regard acéré, ou peut être est ce moi qui interprète...
Elle ne bouge pas, mais ma vision se trouble, et je tangue.
Elle semble se lever. Ou bien est ce moi qui me lève. Non, c’est elle. Non, personne... Il n’y a personne.
Je me tourne un peu comme je peux sans pour autant contrôler le moindre de mes gestes. Ceux-ci sont lents, mais je n’y peux rien et les exécutes avec le plus de tact que possible.
Je ne suis pas bien naturel, et à l’évidence, la physique le sait, me faisant valser autant que mes mouvements las me le permettent.
Je regarde alors devant moi.

La fille s’est rapprochée sans que je ne puisse la voire.
Je suis troublé, mes sens semblent ne pas répondre à mes multiples demandes.
Je sens son parfum, je n’ai plus de doutes, mais sa bouche articule des mots que je n’entends pas tout de suite. Je lui demande poliment de répéter. Mais je vois bien qu’elle ne comprend rien à mon charabia à qui je n’arrive pas à donner de forme précise.

Faute de mieux, j’hume l’air. La dame n’a pas l’air à ces aises et je remarque qu’elle porte des bottes.

- La salle est immergée.
- Non, elle doit être nue en dessous des genoux.

Je me demande un instant si je vais bien tout en connaissant la réponse de façon précise.
Elle s’approche encore, frottant l’une de ses bottes contre ma jambe.
Je m’arque boute, cherchant à mes pied la supposée marée boueuse.
Je lui demande alors pourquoi elle a des bottes, mais elle ne me comprend toujours pas.

Des bottes en cuir, pour quoi faire ?
Je pose ma main sur l’une d’entre elles, élastique comme de la peau, ça devait être du très bon cuir. Non, c’est de la peau... La peau de qui ?
Je regarde mes propres jambes pour voir si il n’y a rien de cassé, mais je me ravise quand je n’y vois justement rien.

-Elle a volé mes jambes pour en faire des bottes, c’est maintenant une quasi certitude...

Je cherche alors vainement les causes. Il faut que je lui demande pourquoi avant qu’elle ne me tue.

- Pourquoi ?

- Abrutis, arrêtes.

Je n’ai pas compris grand-chose.
« Abrutis, arrêtes... «
Ces mots sonnent comme un glas dans ma tête qui n’en puis plus. Une injure ...
J’essaie de me lever, puis me lève. Je ne contrôle rien de bien précis, ma colonne vertébrale semble dessoudée du reste de mon corps endoloris.
Je marche mal et m’en rend compte, mais la lute est impensable et je fais déjà du mieux que je puisse.
Rien à faire, ma marche ne ressemble à rien de reconnaissable.

Vite, il faut que je fuie. La fille se lance à ma poursuite très lentement, comme la mort...

-Je dois fabuler, elle veut m’aider.
- Non.

Je tombe sur le sol, ne pensant qu’au fait que je me noierais dans le purin qui m’environne.
Par terre...

Une seconde, deux...
J’ouvre les yeux, proches de la poussière.
J’entends mon cœur.
Non, ça n’est pas le mien, je le sens vibrer vite... Trop vite.
Le sien n’est pas calme non plus.

Je n’entends plus rien.

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