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 Resurrection

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vg11k
Comte de la Crypte 2014
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MessageSujet: Resurrection   Jeu 4 Nov 2010 - 0:17

c'est encore moi !
et oui je fait un nouveau post (et j'ai la permission d'un admin hoho...pardon.)

alors vala, ce n'est pas vraiment un nouveau récit étant donné qu'il a été commencé il y a maintenant un an, et que j'avais l'intention de le réaliser en croisant les récits d'autres auteurs. Petit a petit, nous sommes tombés en friche, et cela m'étonnerais que ca reparte.
voila pour le pourquoi
j'ai pas mal de chapitres, aussi je les posterais au compte-goute (Devil  je suis diabolique)
autant vous prévenir tout de suite, vous pourrez avoir des surprises, aussi bien coté scénario que incohérences fluffiques, et je m'en excuse d'avance

bonne lecture !

I



La lune était haute dans le village de Dol'Valhar, et un brouillard glacé semblait monter du cimetière tout proche. Gimrik se pelotonna davantage encore dans sa couverture. Il détestait les nuits de pleines lune. Sa mère lui avait souvent raconté des histoires de héros fantastiques tel Valten ou Frantz leur bon roi, mais lui n'avait retenu que les démons et horribles créatures qu'ils avaient affrontés. Il frissonna de peur. Mais pourquoi son père était-il le fossoyeur du village ? Pourquoi justement Son père ?

Un rayon de lumière passa finalement entre ses volets cassés. Son paternel avait été trop occupé récemment avec les corps de fantassins retrouvés dépecés et écorchés pour les réparer, et Gimrik en payait maintenant le prix. Il était terrifié.

Il crut soudain entendre un sifflement aigu qui monta rapidement en intensité, faisant bourdonner ses oreilles. Il se recroquevilla davantage, fermant les yeux.

- Il n'y a rien dehors, il n'y a rien dehors, il n'y a rien dehors..Murmurait-il inlassablement, les joues humides, serrant sa couverture rappeuse contre lui...

Le bruit s'intensifia, et soudain une lumière traversa ses paupières étroitement closes.

- Il n'y a rien dehors, il n'y a rien de...

Son lit tremblât soudain, en même temps que tout l'édifice, lorsque qu'un choc violent ébranla toute la region.

Un corbeau poussa son sinistre croassement à l'extérieur, et passa en furie sous sa fenêtre, faisant un raffut de tout les diables, hystérique.

- Mamaan... murmura-t-il, souillant sa couche.

Il entendit bien les cris de panique de ses parents, se précipitant dehors à leur tour. Mais il ne vinrent pas au petit garçon. Leurs voix chutèrent en direction du cimetière proche, et son cœur se resserra. Plus que jamais il se sentait trahit. Ils l'avaient abandonnés. Une étrange lueur verdâtre semblait émaner de l'extérieur, mais il ne put la voir, encapuchonné dans sa couette humide.

Un cri de surprise déchira soudain la nuit, suivi d'un second hurlement, d'effroi. Sa mère puis son père criaient depuis le cimetière.

- Il n'y a rien dehors, il n'y a rien dehors, il n'y a rien dehors... ce n'est qu'un cauchemars, pleura-t-il.

Sa mère poussa un nouveau cri, avant d'être coupée net. L'écho se dissipa rapidement, et le silence revint. Pas un oiseau, pas la moindre brise, pas le moindre insecte ne se faisaient entendre. Un calme morbide régnait en maître. Seuls ses sanglots montaient à ses oreilles, le terrifiant davantage encore. Il lui semblât demeurer une éternité, terrifié, pleurant de peur et de colère envers ses parents.

- Ce n'est qu'un cauchemars, ce n'est qu'un cauchemars... recommença-t-il à se répéter.

Un craquement lugubre lui vint de l'extérieur. Il eu un frisson de terreur. Gimrik se pelotonna davantage encore, sa couverture humide sur le point de se déchirer. Il y eu un tocquement, et il ouvrit prudemment un œil. Sa chambre était illuminée par une lueur verdâtre venant de l'extérieur. Ses parents ne donnaient aucun signe de vie au cimetière. La brume montante semblait s'insinuer dans sa chambre, étendant ses tentacules intangibles.

Alors il la vit. Les yeux écarquillés d'horreur, quelque chose se trouvait sur le bords de sa fenêtre. Un rat ? Non, c'était visiblement trop gros. Le regard emplis de larmes chaudes, qui dégoulinaient sur ses joues, il vit la « chose » remuer. Des doigts semblaient palper le bois à la recherche d'un prise pour se hisser à l'inter rieur, il perdit tout contrôle de sa vessie en reconnaissant bien une main, baignée de volutes brumeux et éclairée par cette lueur verdâtre pulsant plus fort que la pleine lune.

Il ferma à nouveau les yeux et se cacha sous sa couverture. Lentement, une sorte de râle lui vint en même temps qu'une étrange odeur, qu'il reconnu pour l'avoir assez souvent humé sur son père : celle de la mort. La pourriture, la fange, le sang coagulé, la chair en décomposition... il flairait tout cela à cet instant. Mais ce n'était rien comparé à cette odeur de mort qui s'engouffra dans la chambre quand le plancher craqua. Une sensation de panique inconnue jusqu'alors l'envahi. Tout ses poils et cheveux se dressèrent, l'émotion stoppant soudain le flot de larmes. Un nouveau silence pesant envahi soudain la pièce. Il n'aurait sut dire si ou non il était seul, si ce n'était cette odeur...

- C'est un cauchemar, c'est un cauchemars...recommença-t-il à murmurer.

Il ne bougea pas lorsque, lentement, sa couverture glissa sur lui, et ne chercha pas non plus à la retenir. L'odeur était plus fort que jamais, et vint s'y mêler celle du sang frais et d'une haleine fétide. Il ouvrit grand les yeux écarquillés d'effroi lorsqu'une voix d'outre tombe lui susurra à l'oreille :

- Le cauchemars ne fait que commenssser...


Dernière édition par vg11k le Dim 11 Juin 2017 - 1:32, édité 3 fois
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Resurrection   Jeu 4 Nov 2010 - 0:36

Terrible! Quelle ambiance les enfants!
Par contre, le texte mériterait d'être attentivement relu, vg11k.
Des fautes d'orthographe/conjugaison et des répétitions comme ça, ça ne te ressemble pas.

Bon sang, si la suite est du même tonneau ça promet une nouvelle réussite dans cette section.

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MessageSujet: Re: Resurrection   Jeu 4 Nov 2010 - 0:38

Hohoho, ça part bien. C'est vrai qu'on sort complètement du contexte de ton autre récit. Je trouve que la description de la peur grandissante du petit garçon est vraiment très réussie.

On se sent vraiment à la place du pauvre Gimrik alors que sa terreur augmente peu à peu dans sa chambre. C'est vraiment splendide.

EDIT : Que veux-tu dire quand tu dis que tu vas utiliser d'autres récits ?
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vg11k
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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 8 Nov 2010 - 20:24

II
Le pauvre garçon était recroquevillé dans sa cage, vêtus de seuls fluides vitaux et excréments. Sa cage... Sa raison avait vacillé quand il avait vu ce que la créature avait fait de ses parents, et s'était effondrée en constatant ce qu'elle avait décidée d'en faire. Ce seul souvenir suffisait encore à le faire sombrer dans l'horreur. Tout ce qu'il pouvait aujourd'hui raconter à mi-voix, c'était qu'ils étaient sa cage, avant de sombrer dans une nouvelle crise de démence, sautant et hurlant à la mort, les yeux révulsés et la bave aux lèvres. Il avait rapidement oublié qui il était, et ce qu'il était. L'horreur l'avait facilement emporté.
La créature qui avait saigné, écorché et démembré ses parents ne cessait d'admirer Le bloc de pierre lumineuse. Plus grosse qu'un poing, elle tenait juste dans sa main sombre et luisait d'un éclat terne et verdâtre, et il pouvait rester des journée entière plongé dans sa complentation de son artefact, le regard vague, ignorant les besoins primaire de son détenu. Lorsqu'il sortait de sa torpeur, il montait les marches, et disparaissait. Et, chaque fois qu'il revenait, c'était avec le corps à l'agonie d'un nouveau malheureux, la gorge généralement à moitié arrachée. Alors il prenait tout son temps, se délectant des souffrances de son « invité » comme de son prisonnier. Lorsqu'enfin il pressentait qu'il était sur le point de rendre son dernier souffle, il l'achevait avec une violence inouïe, mutilant le corps et l'esprit sans aucun remords, au paroxysme de son exultation. Puis tout cessait aussi soudainement que cela avait commencé. Alors il se tournait vers celui qui auparavant s'appelait Gimrik, le regard brulant de haine. Alors, sans un mot, il jetait avec violence des morceaux des cadavres mutilés, sachant pertinemment que son estomac auraient finalement l'avantage sur la répulsion, ce qui prit de moins en moins de temps au fur et a mesure que les semaines passait.
Rapidement, il ne sut faire la différence entre aliments et ce qu'il lui donnait. Langues humides, morceaux de chair tendre, oeils encore chaud ou cervelle dégoulinant d'un crâne éclaté contre la pierre froide... Tout comme un chacun la folie l'emporta.

Vint finalement le jour où un sourire étira sa peau régénérée, révélant ses crocs saillant.
- Enfin, murmura-t-il de sa voix maléfique.
Ce qui fut Gimrik leva lentement la tête. Depuis cette nuit fatidique qui avait vu la mort de ses parents et le début de son emprisonnement, il s'agissait de la première fois qu'il entendait sa voix, et de la première voix autre qu'un hurlement de souffrance.
La créature nocturne se tourna vers son animal de compagnie, sans sa cage d'ossement que jamais il n'aurait tenté de briser. Sa raison y était solidement emprisonnée, le retenant bien mieux que l'os de ses parents. L'enfant méconnaissable sous sa crasse, le sang séché et ses lacérations se recroquevilla aussi loin que les barreaux. La créature passa un doigt entre ceux-ci, souriant.
- Je te l'ai promis, sssela ne fait que commenssser...
Il se redressa lentement, et, portant la main à sa pierre luisante, ferma les yeux, cachant ses iris d'un noir obsidien. Il susurra quelques paroles, alors que la pierre semblait pulser de radiance. Terrorisé, l'enfant poussa un cri, s'agitant dans sa cage. Les horreurs vécues avaient aiguisés ses sens, et il parvenait à percevoir l'agitation à l'extérieur du frêle mausolée. Des choses s'agitaient dans la terre, des morts de tout ages se retournaient dans leurs tombes sans comprendre où ils étaient. Mais la créature à la pierre lumineuse se contenta d'ignorer tout cela. Un grincement en haut des marches résonna dans la pièce, devenue un véritable charnier putrescent. Lentement, craquant et tombant en morceaux, les cadavres à divers stades de décomposition descendirent rejoindre leur maître.
Ssset endroit n'a plus rien à nous offrir, susurra la créature dans un souffle. Il est temps...
Alors, comme s'il le leur avait intimé, les revenants s'écartèrent, lui faisant une haie morbide dans laquelle il s'engouffra, sa pierre au poing. Il sorti. Les morts-vivants le suivirent sans un mot, leurs odeurs de poussière et putréfaction rendant fou l'enfant. Il était inconscient lorsque les derniers ressuscités soulevèrent sa cage et l'entraînèrent dans les marches...
Lorsqu'il revint à lui, une nouvelle vision cauchemardesque s'offrit à lui. Sa cage avait été pendue à un arbre par une corde, et lui offrait une vue implacable sur la scène se déroulant sur la petite place du village. Les enfants pleuraient, les femmes imploraient la pitiés. Tous étaient dépassés. Les morts soumettaient les vivants. Près de la moitié du village échauffait déjà la terre de leurs fluides, alors que le sang et la mort emplissait les narines de l'enfant. La créature semblait jubiler. Le reste du village était agenouillé devant elle, soumise par leurs propres frères et sœur, parents et grands parents, méconnaissables. Un élan de lucidité perça un instant à travers la soif de la créature, qui prit la parole de sa voix doucereuse, levant sa pierre étincelante à la vue de tous.
- Humains, contemplez ssselui qui vous offre la vie éternelle ! D'isssi peut, chacun vous redoutera, et tousss trembleront en entendant le nom que la mort glisssera à leurs oreilles, ssselui de Mandrak von Nécrøsis !
Et devant les yeux horrifiés de Gimrik, dont l'esprit avait refait surface à la vision de ses anciens pairs, tous roulèrent à terre lorsque leurs proches défunts les égorgèrent d'un geste brusque et simultané.
- Un VaaAAaampiiIIiire...murmura-t-il avant de sombrer à nouveau dans l'inconscience.
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 8 Nov 2010 - 22:23

Tout simplement énorme: le manuel du bon éleveur de Goules!
C'est vraiment percutant comme récit, je trouve que c'est de mieux en mieux (et ça c'est très fort quand on sait ce que tu as déjà écrit sur ce forum).
Le lien avec les aventure de Manesh'k est subtil mais immanquable.

Si je devais juste faire une toute petite critique, ce serait encore une fois les fautes d'orthographe probablement dues à l'inattention. Une petite relecture ne serait pas de trop.

Encore toutes mes félicitations, je suis sous le charme

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MessageSujet: Re: Resurrection   Mar 9 Nov 2010 - 1:47

Je suis complètement abasourdi par la qualité de ce passage. Clap . L'horreur vécue par le petit garçon est presque palpable tellement on s'y croirait.

Le lien avec ton premier récit est effectivement ténu, vu qu'il tient en un seul mot. Cependant, j'ai du mal à faire corroborer les époques, vu que j'ai l'impression que ce récit là ce passe dans un temps plus avancé et dans un autre lieu.
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MessageSujet: Re: Resurrection   Mar 9 Nov 2010 - 16:55

Je ne peux qu'approuver ce qui a déjà été dit, l'ambiance est super bien retranscrite ! A force de "vivre" avec les morts au quotidien (j'entends par là les jouer, leur mettre de la peinture dessus, s'intéresser à leur fluff...), on finit par oublier la terreur qu'ils sont sensés inspirer, et ton texte nous la transmet très bien
Je suis curieux de savoir ce que le vaaAAaampiiIIiire ( ) compte faire du gosse, si c'est juste de la cruauté ou si il compte en faire son toutou, voire même un vrai vampire (ça serait drôle de voir les actions de Mandrak à travers les yeux d'un humain dégénéré casi-goule n'empêche).
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Resurrection   Mar 9 Nov 2010 - 16:57

Cette "incohérence" ne peut signifier qu'une seule chose Arcanide: un des personnages du premier récit survivra jusqu'à une époque beaucoup plus récente!

Vivement la suite

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MessageSujet: Re: Resurrection   Mar 9 Nov 2010 - 18:40

hoho, voila que les commentaires prennent une tournure intéressante, je vais peut être vous laisser mariner dans ce cas (d'autant plus que je trouve le chapitre suivant un peut moyen)


note à parts : chronologiquement vous avez vu juste, mais se sont ces textes-ci qui ont été écris en premier il y a plus d'un an.

edit :
III


Une seule question continuait de le hanter après tant de temps : pourquoi ? Pourquoi cette horrible créature l'avait-elle gardé en vie ? Pourquoi continuait-elle de le trainer dans son sillage sanglant, l'obligeant à voir de ses yeux mortifiés les horreurs qu'elle commettait, le torturant aussi souvent que possible ? Une réponse commençait à lui venir à l'esprit : cela la distrayait. Ni plus ni moins.
Petit à petit, son esprit s'était métamorphosé, et son corps avait rapidement suivi. Pour le plaisir, Mandrak continuait à le traîner dans sa cage dont il n'était jamais sorti, mais il ne rechignait plus à dévorer avidement les morceaux de carcasses qui lui étaient jetés en pâtures, quand bien même ceux-ci bougeaient encore. Gimrik n'était plus.
Nécrøsis avait aisément conquis le comté de Dol'Valhar, et déjà des tombes gémissaient dans les cimetières de la plus proche cité humaine : Mikalsdorf. Les fossoyeurs et soldats ne surent vite plus où donner de la tête. Une hordes de goules avait ravagé la ferme d'un paysan, et nulle trace de celui-ci ou ses proches n'avait été retrouvée. Des chasseurs avaient été surpris par le brouillard en pleine journée, et avaient aperçus une macabre procession de créature ni mortes ni vivantes, arpentant sans but apparent un sentier forestier. Un enfant fut kidnappé et les soldats emprisonnèrent ses parents, qui jusqu'à l'échafaud jurèrent avoir vus une créature ailée emmener leur fils.
Ces détails n'attisèrent pas la méfiance des ducs et duchesses, mais le comte de la proche Sylvanie ne fut pas dupe. Une délégation partie de Drakenhof, forte d'une dizaine de chevaliers aux armoiries écarlates, chevauchant de nuit et disparaissant durant le jour, fondit sur Mikalsdorf, ne laissant que mort et folie dans leur sillage.

Mandrak von Nécrøsis ne se présenta cependant pas aux émissaires de la nuit, et demeura insaisissable. Les kazstellans et leur sombre meneur exterminèrent nombre des créatures récemment acquises par Mandrak, sans jamais le trouver. Cela n'eut pour effet qu'attiser le courroux des envoyés de von Carstein, en particulier leur meneur. Pendant tout un hiver, les émissaires de Drakenhof sillonnèrent les forêts, abattant toute forme de vie et semant la mort sur leur passage. Rien n'y fit. Il n'y eut pour conséquence que d'y avoir davantage encore de matière première pour le nécromant et alarmer Mikalsdorfs sur la présence de terrifiant faucheurs de vie. Le comte de Sylvanie s'empressa de rapatrier ses émissaires, qui revinrent à Drakenhof bredouilles.

Cependant, l'agitation ainsi créée avait forcé les dirigeants de Mikalsdorf à intervenir. Des groupes de mercenaires nains provenant de Karak Kadrin avaient été recrutés, et avaient suivis les massacres sans pouvoir intervenir. Mais le départ des kazstellans changea la donne. La première nuit succédant au départ des émissaires, un groupe fort d'une dizaine de guerrier fut attaqué, sans aucune somation. La lutte fut brutale, et le carnage à la hauteur de leur réputation. Nombre de goules et zombis périrent sous leurs haches. Cependant, face aux morts-vivant dont même les membres tranchés continuaient de ramper pour assaillir les mercenaires, aucune victoire n'était envisageable. Lorsque la lune fut au zénith, il n'en demeura qu'un, exténué. De nombreuses blessures étaient visibles sous sa tunique déchirée et sa cuirasse déformée. Cependant, la barbe poisseuse autant des fluides de ses victimes que de son corps, il leva une fois encore sa hache maintenant ébréchée en voyant s'avancer une sombre silhouette. Nécrøsis était en personne venu au combat. Derrière lui, trainant sa cage d'os brisés, une misérable créature difforme l'observait, les yeux injectés de sang.
Durant sa vie, et principalement cette nuit, il avait vu et affronté nombre d'horreurs. Mais ce qu'il vit là le pétrifia. Cette créature était plus morte que vive, et pourtant dans son regard, il crut un instant déceler une innocence désormais perdue. Qu'était-il donc arrivé à cette malheureuse créature ?
- Désire tu réellement le sssavoir ? Susurra Mandrak, lisant ses pensées.
Le nain secoua la tête, se reprenant, mais le danger était passé. Une foule de membres suintant et puant se saisirent de lui, et malgré ses efforts il fut mis à terre. Il pouvait sentir leurs doigts avides le palper, leur haleine fétides souffler sur sa peau et leur appétit sans fin prêt à se rassasier. Pour la première fois depuis bien longtemps il pleura. Son sang coula comme les mâchoires se refermaient, lui arrachant malgré ses efforts arme et protection. Implorant une fin rapide, il cessa finalement de lutter.
- Sss'est très bien, souffla à nouveau la voix maléfique comme soudain la marée s'immobilisait.
Il n'en crut pas ses yeux lorsque, lentement, ils reculèrent, formant un couloir entre lui et le nécromant, ainsi que son horrible familier. Le nain ne put que rester muet, une main posée sur sa gorge blessée. Quand bien même fut-il indemne, il serait resté pétrifié. Tout autour de lui, les morts-vivants semblaient retenus par quelques magie, les empêchant de se jeter sur lui. Repensant à ce à quoi il venait d'échapper, il eu un haut-le-cœur.
- Que désires tu ? Lui demanda la sombre apparition.
Il s'essuya barbe et lèvres du poignet. La voix tremblante, il répondit :
-Vivre.
Un sourire cauchemardesque s'étira sur le visage de Mandrak, révélant des canines sur développées. Le nain en eu la chair de poule.
- J'ai un travail à te confier, déclara le vampire, sans se départir de son monstrueux sourire. Sculpte un objet pour moi, et je te récompenssserais...
- Plutôt crever, crâcha-t-il dans un élan, osant un instant faire affront au nécromant.
Sans s'offusquer, le seigneur de la nuit balaya le champ de bataille ressemblant désormais davantage à un charnier. Le courage du nain vacilla quand son regard se posa sur ses compagnons.
- En es-tu sssûr ? Tes amis aimerais sssans doute pouvoir te conssseiller, qu'en penssses-tu ?
Tout en parlant, il tendit un bras vers l'un des cadavres, qui tressauta soudain. Le nain faillit tomber à la renverse, alors que les goules, les entrailles fumante du mort entre leurs crocs, avaient un sursaut de surprise.
- Je peut t'épargner sssela, continua-t-il comme les nécrophages reprenaient elles leur funeste festin avec plus d'avidité que jamais. Tu es en vie. Pourquoi te mentirais-je alors qu'il est sssi fasssile de te tuer ? Sssculpte un objet pour moi !
Le nain se ragaillardit progressivement, écartant toute traces de remords. Alors qu'il croyait tout perdu, qu'il avait renoncé à la vie, un échappatoire lui était offert. Dans sa jeunesse, avant de perdre sa femme et devenir mercenaire, il avait été ciseleur à Karak Kadrin, et ne se séparait jamais de ses outils. Nécrøsis lut son soulagement sur son visage, et la réponse l'accompagnant. Le nain ravalait sa fierté, et acceptait de le servir. Quel misérable insecte.
Mandrak tendit le bras, et le nain put enfin voir Le bloc. Celui-ci pulsait, émettant une lueur verdâtre qui lui hérissa les poils. Il frémit d'admiration, et il n'était pas le seul. La créature vautrée aux pieds du suceur de sang contemplait elle aussi la pierre lumineuse d'un air stupide, révélant ses dents brisées et suintantes.
- J'attends ! Cracha soudain Mandrak.
Ce fut comme un électrochoc pour le nain, qui s'ébroua, toute blessure oubliées, et constata que la marrée gémissante c'était reculée en lisière de la clairière où gisaient ses compagnons. Le cœur serré mais porté par l'espoir, il se précipita sur son sac et les mains tremblantes en retira ses outils de tailleur. Il se retourna et étouffa un hoquet. Mandrak était apparu dans son dos sans aucun bruit, alors que son hideux familier le rejoignait en gémissant, bavant sur son menton décharné. Mandrak lui brandit le bloc à hauteur des yeux.
- Taille dans la pierre un crâne parfait, et tu vivra, nain ! Gronda-t-il. Abime là, et je te ferais regretter l'éternité de n'être pas dès a présent dans l'essstomac de ssses immondissses !
Les yeux grand ouverts, tremblant de terreur, il ne put que hocher la tête, l'éclat de la pierre lui brulant les yeux. Son regard était plongé dans celui de Mandrak, et il pouvait y lire la haine infernale qui y faisait rage. Il ne s'agissait pas de menaces en l'air. Déglutissant, il leva lentement la main à la pierre, et le vampire la lui remis entre ses doigts poisseux. La douleur fut telle qu'il faillit en lâcher le bloc. Il aurait damné son âme que plonger le poing dans une forge incandescente aurait été plus clément.
- Au travail ! Rugit Mandrak.
En pleurs, le membre en feu, il s'agenouilla devant Mandrak, et calant dans la terre le bloc, se soustrait enfin à la douleur infernale. Là où sa peau avait été en contact avec le bloc, elle avait viré au noir, et il pouvait presque voir ses phalanges calcinées saillant en-dessous. Jamais il ne pourrait réaliser pareille chose. Mais la volonté de Mandrak von Nécrøsis était implacable. Il s'empara de son esprit, et par sa détermination de fer, plia le nain à sa volonté. Il se mit au travail.
Toute la nuit il s'affaira sur la pierre, l'ébavurant, la taillant et la creusant. Avec toute la science de sa race, le talent de ses ancêtres coulant dans ses veines et le pouvoir de Mandrak le poussant au-delà de la souffrance intenable qu'il éprouvait au contact de la pierre radiante, il sculpta.
Lorsque l'aube vira au violet, il parvint à lever un regard implorant au vampire. Chacun de ses doigts n'était que moignons sanguinolent et fumant. Les pointes de sa barbe crépitaient de pouvoir. Mais il y était parvenu.
Le crâne reposait là, entre ses genoux, les éclats fumants dans la fange, perdant lentement leur pouvoir. Mais le crâne, lui, irradiait plus que jamais. Ses dents impeccablement ciselées étaient ternis du sang du nain, dégoulinant des orbites vides creusés sur plus d'un pouce vers l'intérieur. La pierre c'était révélée pratiquement incassable, mais ses outils portaient les runes naines de tailleurs de Karak Kadrin. Ils s'étaient brisés, mais il avait néanmoins persévéré, pleurant eau et sang son malheur. Il fut incapable de tendre l'artefact ainsi forgé au seigneur de la nuit, trop épuisé physiquement et mentalement. Au fur et a mesure de son travail, il avait senti ses yeux le bruler, et désormais il ne pouvais voir que le crâne radiant. Sa tâche l'avait pratiquement rendue aveugle.
Sans un mot ni un regard pour lui, le vampire se pencha, et ses doigts blafard se refermèrent sur le précieux objet. Il le contempla en silence, les yeux écarquillés. Le nain osa lever la tête, et parvint à discerner, les yeux plissés et rouges de fatigue, le sourire satisfait de Mandrak.
- Sss'est très bien...susurra-t-il. Vraiment parfait...
La joie du nain fut sans commune mesure. Ses efforts n'avaient pas été vains. Il allait pouvoir vivre et retourn...
Le courroux du vampire s'abattit sur lui tel un ouragan. Gémissant pitoyablement, son familier fit un bond en retrait, terrifié. L'hémoglobine éclaboussa en cascade la pierre, jaillissant de la gorge déchiquetée du nain. La gueule grande ouverte, le vampire lui déchira artères et trachée à grand coups de crocs, s'éclaboussant le visage autant que la pierre irradiant de pouvoir qu'il tenait collée contre la plaie au flot sans fin. Les spasmes du corps du nains s'arrêtèrent brusquement lorsque sa colonne vertébrale céda finalement sous la mâchoire du mort-vivant, qui laissa retomber le corps flasque sur lequel se précipita la horde affamée. La tête méconnaissable du nain à la main, Mandrak se délecta de la surprise et l'horreur qui luisait encore dans les yeux de la vermine, plongeant la pierre luisant d'un éclat pourpre tellement elle s'était imbibée, glissée à la gorge. Mandrak, la créature qui avait autrefois été Gimrik sur les talons, pénétra tranquillement dans la sombre foret, se léchant le menton sans cesser d'admirer son artefact de malepierre nouvellement créé. Il abandonna la tête à son familier qui s'empressa d'en gober des yeux encore tièdes, alors que goules et zombis se repaissaient du reste du corps...


maintenant un petit lien qui peut-etre va justifier ce chapitre : ici
et oui, je rapelle que cette suite-ci de récit c'est déroulée dans le cadre d'un choix des armes Vampire


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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 15 Nov 2010 - 16:11

Yeah... Je suis sur le cul.

Et je note avec plaisir que tu as spontanément édité ton précédent message! Une gommette verte pour Vg11k Sun glasses

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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 15 Nov 2010 - 20:26

De mieux en mieux. Ce pauvre nain n'a décidément pas de chance, mais ça lui apprendra à faire confiance à un vampire. Devil

Par contre, je n'ai pas pu voir le lien que tu donnes, alors je ne suis pas capable de profiter de ton choix des armes...
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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 15 Nov 2010 - 21:10

C'est bien,même si j'aime moins que les deux autres, pour être honnête . J'commence à en avoir marre des persos débiles comme ton nain , comment il peut croire qu'il aura la vie sauve, c'est stupide . Le pire, c'est dans 24h chrono, les gentils obéissent sous la menace de l'arme et hop, ils sont font crever juste après, mais bon je divague. BIENFAIT le nabot !!
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 15 Nov 2010 - 22:34

Bah, dans une certaine situation tu ferais n'importe quoi pour t'en tirer non?
La situation est désespérée, tous ses compagnons se sont fait dégommer les uns après les autres, il a vu des créatures mi-mortes leur bouffer les entrailles et s'est fait lui même quelque peu grignoter... Alors quand quelqu'un lui offre une chance, si mince soit elle, je crois qu'il est bien normal qu'il s'y cramponne.

Alors hors contexte on pourrait dire que ce Nain est bien crédule, mais au vu des circonstances je trouve que ça donne très bien.

Pour en revenir à ta comparaison avec 24h chrono, je me demande qui est le personnage le plus improbable entre le "gentil" qui veut croire que le type qui le menace va finalement le laisser filer ou celui qui joue les durs tout au long de la série et qui est encore capable de tabasser des types à la chaine après avoir encaissé les pires merdes pendant 23h12 ?!
Perso ça ne fait aucun doute.

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MessageSujet: Re: Resurrection   Dim 19 Déc 2010 - 21:02

Aller, pour cette semaine, un petit massacre en règle =)
bonne lecture à tous

chapitre 4


La malepierre. Elle était leur origine, leur vie et serait leur mort. La chance avait voulue qu'ils se trouvent près de la surface lorsqu'elle celle-ci y avait plu. Retroussant ses babines humides, il tâta avec respect les fragments que contenaient sa besace. Le haut-prophète du clan serait satisfait. Mais Skrash désirait davantage.
Devant lui sa poignée de guerriers reniflait le sol et fouillait les tombes défoncées de l'intérieur. Mais Skrash n'avait pas besoin comme eux de se baisser pour sentir ce qui était si évident : une poussière de puissance planait encore ici, bien qu'aucun fragment conséquent ne soit présent en ce lieu.
A son côté, son adepte assigné par le haut-prophète faisait frémir ses moustaches. Il flairait également la pierre, selon toute évidence.
- Nous nous mettons en chasse, articula Skrash dans leur langue composée de couinements en feulement incompréhensible aux autres races. L'objectif a été volé.
- Il était temps, lâcha l'adepte assassin en reniflant, ses pattes antérieures posées sur ses hanches où pendaient les fourreaux de ses dagues.

Mandrak humait l'air nocturne, ses narines pourtant immobiles. Aucune inspiration n'agita sa poitrine. L'air puait l'humus. Il sentait aussi la cendre, le chaume, le sang... lentement, un sourire macabre se se peignit sur ses traits. Avec une coordination sans faille une multitude des créatures s'avancèrent sur l'allée principale du village, trébuchantes, claudicantes, mais animées d'une volonté sans failles. D'un mouvement paisible le seigneur de la nuit enjamba le cadavre égorgé et exsangue du garde-porte de Stalimvil. Aussitôt la créature voutée sur ses talons se précipita sur le corps, y fourrant son visage. La carcasse remua comme il s'acharnait à en arracher les entrailles à grand coups de dents, la face maculée de pourpre.
La marée de morts-vivants se déversa dans le village. Les revenants entraient dans les maisons d'un pas mal assuré, et peut après résonnaient à l'intérieur les cris d'horreur et d'agonie comme une femme, un fils, se réveillait en panique pour voir un proche parent ou amis se faire dévorer vivant. Griffant les murs, les goules escaladaient les murs et pénétraient dans les bâtisses directement par les fenêtres, portant la chair tiède de nouveaux-nés ou adolescents à leurs crocs. Au milieu de l'allée se promenait le responsable de l'orgie de sang, avançant paisiblement au milieu des cris et gémissements. Au centre du village, au pied d'un arbre mort au tronc noueux, il rejeta en arrière la cape usée prélevée sur l'une de ses créations, et leva le crâne lumineux, se plongeant avec délectation dans son regard vide. La pierre l'avait ramené à la vie une seconde fois, et il saignerait cette terre en l'honneur de celle-ci. Il resta un long moment en contemplation, le chaos l'entourant se calmant progressivement comme les villageois passaient de vie à trépas, avant de finir dans l'estomac des zombis pourrissants. Trainant une poignée d'entrailles odorantes derrière lui, le familier vivant vint s'assoir à ses pieds pour déguster son trophée.
Mais Mandrak se détourna un instant de l'artefact, un sourcil froncé. Quelques mouvements rapides l'avertirent au dernier moment, et d'un cri de rage il déploya un champ d'énergie verdâtre, puisant dans la magie du crâne. Les projectiles s'y écrasèrent lamentablement avant de tomber dans la boue, effrayant le chétif nécrophage qui vint se blottir contre la cape de son maître. Les crocs apparents et ses yeux rouges lançant des éclairs, Nécrøsis avisa les silhouettes évoluant sur les quelques toits à double étage du village. Une multitude d'yeux également rougeoyants le scrutaient avec colère.
Il leva haut le bras, la malepierre étincelant alors qu'il formulait son invocation de sombre pouvoir. D'une animation commune, les morts-vivant infestant tout le village se détournèrent de leur festin morbide, les cadavres mutilés se levant à leur tour pour leur emboiter le pas, et affluèrent vers le cœur du village et ses plus imposant bâtiments. Les rares personnes encore en vie virent le cauchemar sortir de lui-même par portes et fenêtres des habitations, encore pétrifiés par la terreur.
Skrash contempla de ses yeux ébahit ce que ce cadavre ambulant détenait à la main. Sans nul doute il aurait le pouvoir de détrôner le technomage du clan Keare avec un tel objet de pouvoir, et peut-être même intégrer le prestigieux clan Skryre ! Sans hésitation, il porta la poigne à sa bourse, et fit rouler les pierres de pouvoir dans sa paume. Comme elles semblaient ternes en comparaison au crâne irradiant de pouvoir ! Ses moustaches frémirent d'excitation, et un frisson le parcourut du museau au bout de la queue, celle-ci ondulant d'impatience dans son dos. Il aurait le crâne, coûte que coûte.
D'un geste, l'adepte lança les guerriers à l'assaut, alors que les rues en-dessous semblaient s'animer comme lors de nuits de fêtes, macabre parodie des événements passés. Les hommes-rats dévalèrent les murs à la verticale, se jouant de la gravité. Des goules putrescentes jaillirent soudain des fenêtres, agrippant les Skavens avant de les entraîner dans leur chute, en un déluge de crocs, de griffes et de fourrures. Les premiers atteignirent rapidement le sol, et ondulant entre les lents mort-vivant de mouvements vifs, se frayèrent un chemin en direction du vampire.
Après un renâclement de dégoût, l'adepte assassin lui même se résolut à prendre part à la bataille. Il bondit souplement du toit de chaume, entraînant un frère et l'un des répugnant cadavres animés jusqu'alors en lutte verticale dans sa chute. Tenant ses dagues aux poings et à la queue, il entreprit de mutiler les corps, tranchant la chair décomposée et arrachant à grands coups de crocs les têtes des créatures.
Skrash puisa dans la force des pierres et, indiquant de son doigt griffu le vampire qui ne s'était pas déplacé, projeta un rayon d'énergie verdâtre, les fragments de malepierre s'échauffant contre sa peau. Mais levant l'imposant bloc, Mandrak intercepta le rayon qui fut proprement absorbé par le crâne qui fusa de plus belle. Il en feula de frustration, sa fourrure d'un brun sombre se hérissant de colère. Le sorcier tira d'une seconde besace son poignard gravé de rune au nom du Rat Cornu, et s'entaillant la queue, aspergea les pierres qui burent son sang sombre alors qu'il levait de nouveau la patte. Une dizaine de rayons fusèrent cette fois.

Ce sorciers agaça rapidement Mandrak lorsque les rayons percèrent son bouclier radiant, trouant le sol autour de lui. Terrifié par le duel magique, la créature lui servant de familier s'était réfugiée dans ses jambes, se collant à lui. Il la chassa d'un violent coup de pied, l'envoyant rouler prêt de la mêlée en gémissant, où elle resta inerte.
Les traits déformés par la rage, il brandit le crâne lumineux. Animé d'une sombre magie, ses dents de malepierre s'écartèrent en grinçant, et ce fut une pluie de rayon vert incandescent qui jaillirent en direction de la vermine. Apeurée, celle-ci disparut aussitôt à sa vue comme les restes de son sort criblaient le bâtiment, y laissant de profonds impacts cernés de cendres. Aussitôt une multitude de goules en émergèrent et se ruèrent à l'assaut du toit en bavant d'impatience. Il reporta son attention sur la bataille. Les rats taillaient ses zombis en pièces, mais pour chacun de ses pions perdus, deux nouveaux surgissaient en gémissants, alors que le corps du premier tentait d'entraver la vermine depuis le sol. Uns par uns, ils se faisaient dévorer.
Satisfait, Mandrak se détourna, faisant un pas en direction d'une ruelle au nord, et s'immobilisa de stupéfaction. Une unique forme le fixait avec un calme désarmant. Nécrøsis plissa les yeux de colère. Sous son armure écarlate gothique où était incrustées nombre de pointes, un autre seigneur de la nuit le jaugeait. Il raffermit lentement sa prise sur le crâne, et le chevalier dégaina une lame de son fourreau en écartant son écu siglé. Ses yeux brillant sous son casque orné d'ailes d'acier, le kasztellan bondit en avant. Sa cape miteuse claquant dans son dos, Mandrak s'élança à sa rencontre, serrant dans sa main droite le crâne de malepierre.

Avant d'être enfin au corps à corps il bondit lestement sur le mur longeant la partie droite de la ruelle, et comme l'autre vampire plantait un pied dans la fange pour s'immobiliser dans son élan, il lui sauta à la gorge. D'une vitesse inhumaine le chevalier pivota sur son bassin, et Nécrøsis heurta l'écu lisse, glissant sur celui-ci et glissant au sol dans une projection de boue comme la lame sifflait au-dessus de lui, tranchant dans le tissu de sa cape. En un éclair il fut debout et percuta le combattant en armure déséquilibré par sa rotation et son violent moulinet. Celui-ci tituba en arrière, se tournant de nouveau face au premier vampire, plus agile, qui de nouveau tentait de se faufiler à l'opposé de son épée. Il fit volte-face, sa lame cinglant l'air face à Mandrak qui dut se jeter en arrière afin de passer sous l'épée. Mais celle-ci ondula soudain d'une magie perverse et mordit son épaule gauche, le jetant au sol.
Il roula au sol, serrant ses dents et s'entamant les lèvres. Le chevalier se précipita sur lui, et toujours au sol, Mandrak tendit son bras valide, sa main au doigts refermés sur le crâne s'illuminant sous la lumière de celui-ci. Plusieurs traits lumineux fusèrent, percutant de plein fouet le chevalier en armure écarlate. Des pointes d'acier volèrent et tout un coin de son écu se couvrit de cendre, mais aucun tir mortel ne le toucha. Il abattit sa lame comme Mandrak levait désespérément le crâne.

La machoire du cadavre ambulant se refermant sur l'oreille de Skrash sur laquelle il s'acharna. Dans une giclée sombre, celle-ci se déchira. Il poussa un glapissement de douleur. Arquant le dos, il enroula soudainement sa queue autour du cou du mort-vivant mastiquant son organe auditif, et le délogea de son dos, ses griffes laissant plusieurs sillons sanglant sur les flancs couverts de fourrure du skaven. Crachant des sonorités discordantes, il se retourna brusquement et colla sa paume ensanglantée contenant les pierres sur le front d'une seconde goule. Il y eu une explosion de lumière verte, et celle-ci bascula dans la rue, répandant sa cervelle poisseuse. Mais trois autres encore lui faisaient face, leurs dents ébréchées dégoulinant de bave. La chair pourrie se décollant de leurs os défendit le skaven de tenter de les mordre de ses crocs aiguisés. Un frisson de répulsion parcourant sa fourrure, il fit volte face et bondit lestement de l'autre côté de la rue, plantant ses griffes dans la chaume et ses pattes postérieures patinant dans le vide. Péniblement il se hissa et, se redressant vivement, avisa les trois créatures sautant dans le vide à sa poursuite. Il regretta un moment que l'adepte n'ai pas laissé quelques guerriers à ses côtés, avant de bondir avec agilité de toit en toit, se fiant à son flair pour retrouver le porteur du crâne.

La frêle créature se recroquevilla lorsque deux corps enlacés lui roulèrent dessus, chacun cherchant à mordre l'autre, amas confus de bras et de fourrures. Le rat géant planta ses crocs dans la gorge de l'autre, avant de le sectionner le cou d'un mouvement vif de ses incisives, s'aspergeant de fluides coagulés. Le museau trempé d'hémoglobine noire, il tourna son regard fou vers le familier terrifié. Retroussant les crocs, il agita la queue et le souleva de terre d'un coup de patte, lui lacérant l'abdomen. Voyant la créature voutée inerte au sol, il se redressa, satisfait, avant de se ruer à nouveau dans la mêlée.

La lame ensorcelée et le crâne de malepierre se percutèrent violemment, grésillant d'étincelles lumineuses. Serrant les crocs, tout deux concentrèrent tout leur pouvoir sur leurs artefacts respectifs. La lame se teinta progressivement de vert clair en partant de la pointe, alors que le crâne pulsait toujours plus puissamment de sa lueur jaune-vert. Soudain dans un grand éclat de lumière, les deux objets se repoussèrent. Le chevalier recula, secoué, le poignet d'épée tremblant. Ignorant la douleur engendrée à son avant bras, Mandrak bondit sur ses pieds et, bondissant, frappa son écu du crâne qui sembla hurler d'un rire lugubre. Une nouvelle explosion retentit alors que l'écu fumant retombait derrière le kasztellan sonné qui s'adossa au mur pour ne pas s'effondrer. Continuant sur son avantage, Nécrøsis plaqua le poignet d'épée du chevalier au mur, et lui planta le crâne jubilant contre le casque qui vola en éclat. L'autre poussa un hurlement étouffé et tout son corps s'agita un instant tandis que le bloc de malepierre lui labourait le visage à grands coups de dents, s'enfonçant dans l'habitacle d'acier. Le corps s'affaissa brusquement, mais Mandrak continua d'enfoncer la pierre avide, de l'hémoglobine et de la cervelle lui jaillissant sur le poignet et coulant le long de son bras. Avec un soupir de satisfaction il retira la pierre, et le corps s'effondra misérablement. Son épaule se refermait déjà.
Soudain un feulement lui fit faire à nouveau volte face. Dans un grand fracas, un nouveau chevalier en armure à pointes plaqua au sol l'un des rats géants qui geignit de surprise, coupé en plein élan. Dégainant deux épées, il l'éviscéra sans une hésitation et le jeta au loin d'un coup de botte. Le regard fou sautant de détail en détail, il dévisagea le cadavre de son compagnon et son assassin. Plissant ses yeux sombres et dardant la langue le long de ses crocs, il articula d'un voix rauque :
- Mandrak !
Nécrøsis ne put retenir un sourire de se dessiner son son visage blafard.
- Ainsi Vlad a parlé de moi à ssses chiens de chassses, déclara-t-il en faisant sauter du sol l'épée ensorcelée d'un mouvement rapide du pied.
Il s'en saisi habilement, mais garda néanmoins la pointe vers le bas, le crâne aux mâchoires refermées pulsant dans sa main droite. L'autre grogna comme une bête sauvage, une lueur maléfique dans le regard, ce qui fit sourire le ressuscité. Derrière lui la bataille semblait finalement terminée. Il entendait les fourrure les vermines craquer comme ses mort-vivant s'arrachaient les cadavres à dévorer.
- Je vais te renvoyer là où le maître lui-même t'a expédié, menaça le chevalier de sang en levant ses deux lames.
- L'abyssses n'a pas voulue de moi, répondit Mandrak en levant son épée, le bras plié et prêt à projeter sa magie. Le pouvoir afflue toujours à ssseux qui le méritent, affirma-t-il en faisant crépiter le bloc de malepierre.
L'autre ricana. Les morts-vivants approchèrent « discrètement » dans son dos, se traînant avec peine. L'affrontement avec les skavens en avait abimé une bonne partie, estima silencieusement Mandrak, mais ils pouvaient encore être suffisant.
Alors même qu'il pensait cela, il entendit dans son dos le bruit d'une lame que l'on tire de son fourreau. Ou pas...
- Tu dis vrai, Nécrøsis, répondit le chevalier aux deux épées. C'est pourquoi je vais pouvoir m'accaparer ce que tu as là une fois ta tête aux pieds du maître.
- Tu trouveras sssela plus fasssile à dire qu'à faire, chien des Carstein ! Cracha-t-il.
L'autre le prit alors de court, partant d'un rire dément, la gorge déployée et ses crocs surdimensionné largement visible. Toute créature vivante l'entendant se recroquevilla. Folie et meutre allaient mains dans la mains dans ce rire.
- Pauvre ignorant, je suis Konrad von Carstein ! Le..
- Le toutou de Vlad, coupa Mandrak. Qu'es-tu venu faire isssi ?
- Je suis venu chercher ta tête ! Cracha-t-il, sa fierté blessée. Après je ramasserait ce que tu tiens là qui accompagnera la livraison du maître !
- Quelle livraison ? Tenta de le questionner le vampire acculé, sentant les autres chevaliers en armure dans son dos prêts à lui bondir dessus.
- Crois-tu que ce que tu tiens à la main soit le seul fragment de malepierre tombé il y a peu ? Pauvre ignorant ! Ce n'est là rien, rien !
Il leva ses lames pour charger quand soudain une imposante forme le renversa, toute en fourure et en muscles, ses crocs et griffes raclant contre l'amure de Konrad.
- Pierre pour moi ! S'écria une voix aigue dans une averse de rayons verdâtres.
Les chevaliers eurent un instant d'hésitation devant le barrage du sorcier skaven, mais pas Mandrak. Protégé par le bouclier du crâne, il pivota, et la lame ensorcelée au poing, bondit sur le toit opposé au sorcier. Celui-ci feula en le voyant s'échapper, sa queue ondulant de colère. L'ignorant, Mandrak jeta un oeil à Konrad. Il était plaqué au sol par le Skaven éventré plus tôt, son ventre gonflé d'où débordait un monticule de chair bouffie n'existant pas auparavant. De la bave mousseuse dégoulinait de sa gueule aggrandit. Ce sorcier savait utiliser la malepierre à bon escient. Mais cet imbécile avait mentionné un fait intéressant : un gros gisement de malepierre se trouvait visiblement quelque part dans la région, non loin. Il lorgna le sorcier feulant de rage, les chevaliers se dispersant pour les attaquer, eux et aberration affrontant Kondrad. Une idée lui vint soudain.
Puisant dans le crâne, il se propulsa de l'autre côté de la rue, et avant que Skrash ne réagisse, le frappa au crâne du pommeau de son épée. Celui-ci s'effondra comme masse au pied de Mandrak, qui fit face au premier chevalier, bondissant de la façade, et d'un revers de l'épée, le fit dégringoler du toit. Les morts-vivant submergèrent soudain le combat entre Konrad et l'abomination, et les chevaliers hésitèrent entre leur donner la chasse et prêter main forte à leur meneur. Ce fut un temps suffisant pour que Nécrøsis disparaisse, emportant le corps de fourrure innanimé.
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MessageSujet: Re: Resurrection   Dim 19 Déc 2010 - 21:33

Tiens, tu n'as pas posté de chapitre de necrosis cette semaine. À la place, tu nous as sorti ce superbe chapitre de Résurrection, qui tient vraiment ses promesses (c'est un vrai massacre).

Le fait de faire intervenir trois factions (ou même quatre si on compte les villageois) dans un même affrontement est une idée brillante. La venue des Skavens et des Kasztellans est parfaitement bien imaginée, et ce qui devait être un simple massacre à sens unique est devenue une bataille pour la puissance. Splendide !

Le fait de faire intervenir Konrad est assez osé, même si je n'ai rien à dire sur le sujet. Toutefois, j'ai encore du mal à identifier les buts réels de Mandrak, qui pour le moment passe son temps à chercher de la Malepierre et à massacrer de pauvres humains. N'a-t-il que ça dans la non-vie, ou bien a-t-il un but plus élevé ?
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 20 Déc 2010 - 11:09

Très bon chapitre, vg11k!
Le coup des trois factions donne vraiment du rebondissement, c'est très agréable à lire.
J'aime tout particulièrement les passages avec les Skavens

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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 20 Déc 2010 - 14:18

Très bonne histoire,
ce qui m'intrigue le plus reste le familier du vampire,
Je suppose qu'il s'agit de l'enfant qui désormais n'est plus en cage.
Mais dans ce cas que va-t-il bien advenir de lui maintenant qu'il c'est fait lacérer et que son maître c'est enfui ?
Je suppose (encore une fois) qu'un vampire qui disparaît ne prend pas la peine d'attendre ses zombies vue leur vitesse, comment vont-ils réagir vis-à-vis du familier maintenant que leur maître n'est plus là ? il s'agit toujours de chair vivante faute d'être fraîche....

Beaucoup de question pour quelque chose peut-être sans importance mais j'espère bien avoir la réponse un jour dans la suite de tes histoires !

Continu comme ça =)

Bien à vous, L.
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 20 Déc 2010 - 14:49

Bah, aujourd'hui il est plus proche d'une Goule que d'un humain ordinaire...
Les Zombies devraient le laisser tranquille à mon avis.

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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 20 Déc 2010 - 15:07

Fort possible,
mais il reste toujours les autres vampires, ainsi que les skavens !
C'est que je m'y suis attaché a ce petit enfant ^^
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vg11k
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MessageSujet: Re: Resurrection   Dim 16 Jan 2011 - 11:56

aller du résurrection pour cette semaine
je sens que certains vont baver d'impatience =°


V




Misérablement, se tordant de douleur à chaque mouvement, la frêle créature avançait, pas après pas. Il l'avait abandonné, mais elle ne cherchait qu'à le retrouver. Des images terrifiantes continuaient de la hanter, son maître le repoussant violemment, les horreurs de fourrures, les immenses chevaliers rouges... son tourment avait semblé ne jamais prendre fin. Mais tous étaient partis, et il s'était relevé avec le soleil, les yeux déchirés par la lumière qu'il n'avait contemplé depuis des mois. Titubant dans les ruelles dévastées, des cadavres trainant encore ici et là, démembrés, alors qu'une poignée de survivants humains tremblaient derrière leurs portes closes. Il les sentait, mais n'avait d'yeux que pour son maître. Même les grands chevaliers avaient préférés traquer le Nécrøsis qu'achever la racaille humaine. S'enfonçant sur la piste du maître, il s'enfonça dans le sous-bois en direction de sa plus récente tanière...

Skrash revint brusquement à lui. Tournant la tête en tout sens, ses moustaches frémirent en reconnaissant l'odeur du vampire sur et près de lui. L'horrible créature avait chassé son propriétaire légitime d'un imposant cercueil, et restait à présent debout, en compagnie de quelques autres, immobiles, à observer vaguement dans sa direction. Si la plupart n'était qu'un amas de chair pourrie, quelques autres en revanches étaient de véritables sacs d'os, scrutant la paroi opposée de leurs orbites vides. Skrash renâcla en reconnaissant l'odeur d'un de ses compagnons dans le lot. Ainsi leur assaut avait été défait. Machinalement il porta la patte à sa besace contenant ses pierres, mais trouva celle-ci vide. Sa fourrure se hérissant de rage, il se tourna vers le cercueil où le vampire était parfaitement immobile, les yeux clos. Il ne lui inspirait nulle terreur. Pas après toutes les choses auxquelles il avait été confronté durant sa courte vie. Non, toute son attention allait à ce que le suceur tenait serré dans sa main droite, irradiant d'une lumière verdâtre qui éclairait le tombeau profané et ses sinistres occupants. Prudemment, Skrash s'approcha. La malepierre sculptée lui parlait, l'attirant vers elle comme un phalène une torche. Il s'approcha, ne pouvant résister à son appel, son sang bouillonnant du désir de s'emparer de l'artefact. Il leva la patte au-dessus en direction du crâne... et fut soudain arraché de terre, pris à la gorge par la poigne implacable du mort-vivant. Celui-ci, assis dans son cercueil, le souleva aisément de terre, comprimant sa gorge de sa main libre. Les pattes du rat géant patinèrent dans le vide alors qu'il cherchait désespérément à agripper le bras du vampire, égratignant ses avant-bras, sans toutefois sembler le gêner. Des étoiles envahirent son champ de visions comme sa queue fouettais l'air dans son dos, l'air et le sang ne parvenant plus à son cerveau. Puis soudain, le seul contact qu'il ressenti fut celui de la pierre froide et poisseuse où il s'était réveillé. Les yeux du mort-vivant luisaient d'une colère sourde comme la vue lui revenait progressivement.
Le nécromant l'observa un moment, puis, avec aisance, s'extirpa du cercueil. Les morts-vivants demeurèrent immobiles alors qu'il s'accroupissait à hauteur du skaven sonné, le crâne au poing, tout sourire. Ses crocs blancs contrastaient avec l'organe sombre qui lécha ses lèvres. Le poil du sorcier skaven se hérissa tout le long de son dos..
- As-tu peur de moi ? Le questionna le mort-vivant.
Skrash plissa les paupière, réduisant ses yeux à deux fentes reflétant la lueur radiante du crâne.
- Non, je le voit dans ton regard, répondit lui-même le vampire en levant sa main blafarde, effleurant les moustaches du rongeur.
Il frémit de colère. Chez les siens un tel geste se finissait généralement en combat à mort. Cependant il parvint à réfréner ses pulsions. Son instinct l'avertissait qu'il aurait vraisemblablement été réduit en charpie. Soudain Mandrak lui attrapa le museau qu'il comprima violent, le skaven se plantant les crocs dans la langue de surprise. Il tenta de se débattre mais la poigne du vampire ne lui laissa aucune chance. Sa queue ondulant furieusement, ses moustaches immobilisées le brulant, il fut forcé de rendre son regard au vampire implacable.
- Je vais t'apprendre à me craindre ! Cracha-t-il, impitoyable, ses yeux injectés de sang flamboyants.
Puisant au fond de lui-même, Skrash parvint à se retenir de matérialiser un rayon d'énergie, oubliant dans sa colère qu'il n'avait plus ses précieux fragments de malepierre. Ses deux pattes antérieures étaient immobiles sur le poignet de Mandrak, mais sa queue s'enroulant et se déroulant sur elle-même comme un énorme lombric comme du sang gouttait de sa gueule. La panique commença soudain à lui nouer les entrailles, mais la lumière émanant du bloc de malepierre fut pour lui un plancher lui permettant de ne pas faire le faux-pas fatal.
Le vampire le rejeta en arrière, visiblement amusé.
- Tu possèdes un sssurprenant courage pour une vermine de ta rassse, le félicita-t-il en ricanant.
Alors que l'homme-rat frottait sa patte contre son museau meurtri et sanguinolent, la douleur lui lacérant la langue lui fit onduler la queue, il suivit du regard le Nécrøsis.
- Je sssais que tu convoite mon crâne de malepierre, susurra Mandrak, attirant l'attention du sorcier. Mais il ne t'appartiendra jamais. En revanche ssse que j'ai à te proposer pourrait t'interessser. Il ssse trouve qu'une partie de mes congénères ont déssselé un important gisement. S'ils mettent la main desssus ils risssquent d'être...gênants.
Un grincement au-dessus d'eux attira l'attention du skaven. Mandrak ne se retourna pas lorsque la ridicule créature vautrée à ses pieds lors de son combat avec Skrash dégringola l'escalier menant au fond de la tombe, geignant comme un nouveau-né. Le vampire l'ignora alors que celle-ci se traînait à ses pieds. Skrash renifla de dégoût.
- Mes créasssions ne me permettent pas de combattre seul un pareil adversssaire, reprit Mandrak. Acsssepte de me servir, et je te promet que je te ssséderais plus de malepierre que tout le clan Keare n'en as jamais vu.
Les yeux du skaven s'agrandirent de surprise à la mention de son clan natal prononcé dans la langue de la surface.
- Je sssais bien des choses sur toi, Ssskrash, siffla-t-il, une lueur amusée brillant dans ses yeux morts.
Il lui tourna le dos, marchant tranquillement jusqu'au cercueil, à laquelle était adossée l'épée dérobée au cadavre, sa lame teintée d'un bleu nuit malgré l'éclairage luisant du crâne de malepierre. Il s'en saisi, son pitoyable familier sur les talons.
- Ne sssous-essstime pas mes pouvoirs. Deviens mon ssservant... ou bien meurt ! Lui laissa-t-il le choix en pointant la lame ensorcelée vers lui.
Le regard du skaven alterna lentement entre l'œil funeste du vampire, la lame sombre et le crâne luminescent...

Le rat géant eu un hoquet de surprise en émergeant à la surface sous un ciel étoilé. Combien de temps diable était-il resté inconscient ? Il décocha un regard sombre au nouveau maître des lieux, une crypte abandonnée en pleine forêt... celui-ci observait la lune, son crâne de malepierre luisant dans une main et l'épée ensorcelée dans l'autre. Il avait été assez serein pour se reposer aux côtés d'un skaven inconscient pouvant se réveiller à tout moment, mais n'avait-il pas retardé ce réveil en question par quelques magie ? La forêt était silencieuse autour d'eux, et seul les pas traînants des sombres créations sortant progressivement du caveau arrivaient à ses oreilles à l'ouïe aiguisée.
Mandrak leva la pierre à la hauteur d'homme et y plongea son regard, entrant dans une sorte de contemplation morbide. Derrière eux les morts-vivant décharnés s'agglutinaient stupidement sur le seuil, empêchant les derniers de sortir qui les bousculaient bêtement. Deux goules sortirent accrochées au plafond telles des araignées, bavant sur leurs cousins décérébrés, avant de grimper sur l'édifice de pierres grises taillées par le temps. L'odeur dégagée par cette masse, entourée d'une nuée de moucherons, était tout simplement abominable. L'homme rat plissa les narines, mais l'odeur entêtante ne le quittait pas maintenant qu'il était resté enfermé avec eux.
- Sssais-tu où ssse trouve le gisement de malepierre dont à parlé ssset imbésssile de chien de chassse ? Demanda doucement la voix de Mandrak.
Le skaven haussa les épaules. S'il avait sut où trouver un gisement de malepierre plus imposant encore que celui du cimetière il s'y serait directement rendu.
- Moi non plus, ricana Mandrak en levant haut le crâne, scrutant intensément ses orbites vides.
Il entama soudain une phrase incompréhensible pour le sorcier skaven qui frissonna en ne l'entendant plus accentuer les consonnes "s". D'un voix alternant entre sons gutturaux et chuchotements pernicieux, Mandrak incanta, une légère brise soufflant soudain entre les arbres, hérissant le poil du rat géant. Les morts-vivants s'agitèrent brusquement derrière eux, n'osant avancer mais piaffant sur le sol en tendant les bras vers Mandrak et Skrash d'un air affamé. Un cri retendit parmi eux, et bousculant ses congénères, le chétif et ridicule familier du nécromant roula vers eux, des marques de morsures aux bras et au cou. Le sorcier eu un haut-le-cœur en s'imaginant un instant piégé dans cette masse grouillante, que seule la volonté du Nécrøsis maintenait debout, mais les empêchaient également de les dévorer vifs.
Soudain le vampire interrompit son flot de paroles d'un coup sec, les squelettes et autres immondes zombis se figeant soudain. Skrash se tourna lentement vers Mandrak, alors que les plaintes d'agonie de la goule-familier résonnaient dans son dos. Le vent semblait souffler vers eux, allongeant sa fourrure sombre contre son corps. Une forme blanchâtre et translucide faisait face au vampire qui la contemplait avec un sourire sadique, ses crocs largement apparents. Gémissant, ballotée par les vents de la non-vie, l'apparition torturée échappa un grognement de colère, son corps intangible se reformant partiellement. A présent ils avaient face à eux un homme nu et musclé, les observant avec colère, ses yeux dans blanc laiteux. Son corps flottait au-dessus du sol alors que ses cheveux longs ondulaient dans le vent. Le fantôme ouvrit la bouche pour parler, mais Mandrak le prit de vitesse.
- Je ne t'ai pas rendu ta tête pour t'entendre m'injurier mais pour que tu réponde à mes quessstions.
Une grimace méprisante déchira le visage du revenant, et Skrash réalisa son erreur. Pas un humain...
- Où ssse trouve le gisement que Vashanesh cherche à acquérir ? Interrogea Mandrak sans préambule.
- Sale vermine puan...la phrase du spectre s'étouffa dans sa gorge comme lui et le crâne irradièrent soudain.
L'apparition étincela d'un blanc éclatant alors qu'elle se recroquevillait sur elle-même. Un hurlement d'agonie déchira la nuit, résonant à la fois comme celui d'un homme torturé à mort et de mille verres cristallins jetés au sol. Mandrak demeura impassible comme le tourment du spectre se prolongeait. Lentement, le cri se tut, déchirant encore les oreilles sensibles du skaven.
- Je ne le répéterais pas, menaça Mandrak. Où se trouve le gisement ?
Le spectre sembla haleter quelques instants, oubliant un moment tout orgueil, avant de jeter un regard emplit de haine au nécromancien.
- Tu paieras...murmura le vampire-fantôme.
Mandrak garda le silence comme le crâne de malepierre étincelait de nouveau. Une fois encore l'apparition se recroquevilla, poussant un second hurlement qui résonna dans les sous-bois. Toutes créatures sur plus d'une lieue se terrèrent dans leurs nids et terriers, paniqués. Le Nécrøsis fouetta soudain l'air entre lui et le spectre qui cessa soudain sa plainte d'agonie. De ectoplasme gluant éclaboussa l'herbe. Se redressant lentement, le revenant observa Mandrak, interdit. Son visage était couvert de la substance gélatineuse, et une plaie suppurante lui barrait à présent le tronc. Ils se défièrent un moment du regard, et les entrailles du skavens se nouèrent en songeant à ce que Mandrak lui ferrait s'il osait encore le défier.
- Dois-je répéter ? Demanda-t-il en levant à nouveau l'épée sombre, celle du spectre lui-même.
Le crâne commença une nouvelle fois à luire quand l'autre répondit précipitamment, les yeux écarquillés par la peur :
- A Mordheim ! Le météore est tombé à Mordheim ! Révéla-t-il en montrant ses paumes ruisselantes au vampire, l'intimant de ne pas réitérer son sortilège.
Lentement, le sourire sur le visage de Mandrak se dessina. Déjà il devinait les changements qu'engendreraient cette révélation. Il observa avec une joie non dissimulée l'artefact lumineux.
- Je te laissse le choix...commença-t-il lentement, relevant la tête. Rejoins mes rangs ou...
- Plutôt endurer mille tourments ! Cracha le spectre avec un regain de fureur.
Skrash inclina la tête de côté, attendant la réaction du nécromancien, tout comme le revenant, regrettant visiblement déjà ses paroles osées. Lentement, la légère brise animant les cheveux du spectre gagna en puissance, se muant en violentes bourrasques.
Le ridicule familier geignit de terreur alors que les rafales secouaient les arbres et agitaient le revenant, des gouttes d'ectoplasme glacé arrosant tout le sous-bois.
- Sssoit. Tu es exausssé, déclara sombrement Mandrak, ses yeux brillant de haine.
L'invoqué ouvrit la bouche pour protester, avant de soudain avoir les membres écartés à leur extension maximale. Le crâne s'embrasa soudain, brulant les yeux du skaven surpris. Derrière lui il entendit la vingtaine de morts-vivants gémir en se marchant dessus les uns les autres. Le familier nécrophage pleura de terreur, se roulant en boule dans la boue, ses blessures dues aux skavens et aux mort-vivants se recouvrant de vase. Le hurlement saisissant de l'agonie du vampire-fantôme emplis les sous-bois. Durant plusieurs heures ses cris résonnèrent dans les sous-bois.
En silence, Mandrak enjamba la flaque d'ectoplasme encore frémissante. Visiblement, il était parvenu à tenir parole...

A sa suite les "agiles" nécrophages s'extirpèrent de l'eau, le suivant dans un silence relatif ponctué de frémissement et de sons spongieux n'ayant pas tous pour origines leurs pas sur le sol sec. Il flaira l'air, les moustaches frémissantes. Ce n'était pas encore l'idéal, mais leur odeur de viande pourrie et de sueur entêtante était largement atténuée. Grommelant, il repris sa marche vers le nord, les immondes morts-vivants sur les talons.
- Part dans ssset direction et cherche l'odeur des chevaliers, avait-il ordonné.
Et pour faire bonne mesure, ce cadavre ambulant à la peau pâle l'avait flanqué de deux goules réticentes à le suivre dans la lumière. Portant la patte à sa bourse, il trembla de rage. Sur ses cinq fragments, le vampire ne lui en avait rendu que deux... Son pelage sombre se hérissa rien que d'y penser, sa queue bousculant le nécrophage stupide le suivant. Il poussa un glapissement en sursautant, avant de montrer ses crocs brisés et darder une langue faisant trois fois celle d'un individu normal. Le sorcier Skaven ne s'en offusqua pas le moins du monde. Une telle créature le dégoutait, mais après avoir vu de ses propres yeux les créations du clan Moudler, plus rien ou presque ne parvenait à l'effrayer. Rien...Il repensa au sort qu'avais subit le spectre rebelle, sort qui aurait très bien put lui arriver s'il ne s'était finalement plié au caprice du vampire. Le dégout et la honte l'avaient assaillit un moment, mais à présent il estimait précieux le don qu'il avait reçut en échange.
Il s'immobilisa soudain, l'une des goules lui rentrant stupidement dedans. Il fit un bon sur le côté en sifflant de colère, montrant les crocs, la fourrure maintenant poisseuse ondulant sur son corps. Craintivement, les deux créatures reculèrent, l'effet produit accentué par l'éclairage. Soupirant d'exaspération, le sorcier Keare se retourna face à la trouée. Selon Mandrak, il s'agissait de la plaine d"Eisig". Quel nom stupide. Mais peut lui importait. Quelque part, non loin au nord, se trouvait Mordheim, et c'est à Mordheim qu'était tombé le météore de malepierre selon le chevalier-fantôme. Avec un calme rare pour ceux de sa race, il prit le temps de bien inspirer, sa cage thoracique se gonflant. Il ne souffrait plus à présent des griffures aux flancs récupérées lors de... il écarquilla ses yeux noirs en reconnaissant soudain l'odeur traversant ses narines. Des orques !
Ses babines se retroussèrent, et son pelage se hérissa. Cette hideuse et crasseuse race était présente dans la plaine, non loin et en grand nombre d'après les effluves qu'il percevait. Les rats possèdent un flair hors du communs, qui dépasse largement celui des canidés. Et les Skavens en faisaient rarement cas, bien que l'utilisant plus souvent que leurs yeux. Aussi parvint-il à localiser leur camp uniquement avec son organe olfactif. Ses moustaches tremblèrent d'adrénaline. Un sourire se dessinant jusqu'à ses oreilles, le mutant s'élança soudain, les deux nécrophages mettant un moment à réagir derrière lui.
Il galopa quelques minutes dans le vent, les yeux fermés, se fiant uniquement à son odorat, silhouette brun-gris fusant entre les collines. Il grimpa rapidement une dernière colline avant de s'immobiliser juste à deux pas du sommet. Il se laissa tomber au sol, et avec la vigueur d'un serpent, rampa jusqu'au sommet. Il avait bien évidement vu juste. Un campement aux allures de bidonville humain particulièrement bancal siégeait à une centaine de mètres. Plissant les yeux, il vit les peaux-vertes errer bêtement à leurs occupations. Orques et gobelins confondus. Il ferma de nouveau les yeux, tentant de compter au flair le nombre d'individu. La crasse régnant la le fit renâcler, mais après quelques minutes il parvint au nombre approximatif d'une soixantaine d'individus peau-verte, ainsi qu'une poignée de ses ridicules animaux de compagnie formés d'une simple gueule béante.
Alors que l'odeur des goules approchait avec une lenteur exaspérante, il décela encore une nouvelle odeur, triant mentalement la tapisserie olfactive que lui soufflait le vent capricieux. Ses poils de moustaches tremblèrent de colère en reconnaissant cette nouvelle odeur nauséabonde. Il étaient une vingtaine à venir du sud.

« Héla toi ! Le gros orque vert ! Là bas sur le mur ! Est-ce toi le chef de cette merde qui vous sert de village ? » parvint-il à entendre malgré la distance.
Il se redressa soudain. Les deux nécrophages étaient dressés debout de pars et d'autre de lui, allongé au sol. Sifflant de colère, il les fit redescendre la butte. La queue s'enroulant sur elle-même de colère, il reporta son attention sur les créatures non loin. Tournées vers les nouveaux venus, personne ne les avaient remarqués. La bataille qui éclata soudain fut brève et violente, peaux-vertes et gnomes à la barbe ridicule s'entretuant avec une fureur qui le fit frissonner d'excitation. Il retint à grand-peine les deux morts-vivants qui commencèrent à tressaillir et baver de façon répugnante lorsqu'elle captèrent finalement l'odeur des tripes à l'air des orques. Finalement, une dizaine de peaux-vertes réussirent à prendre la fuite, courant comme des dératés en direction du nord, et de Mordheim. Les nains se rassemblèrent également du côté nord après un moment, alors qu'enfin Skrash laissa les deux goules affamées se ruer sur les corps exposés au soleil. Lui prit néanmoins le temps, dissimulé dans un buisson d'épines, d'observer les vainqueurs. Ils étaient une quinzaine, tous plus laids et répugnants que les autres, avec leur membres trapus et leurs poils faisant une crinière tout autour de la tête. L'un d'eux notamment, vêtu d'un pagne, arborait une fourrure rousse et s'exclamait exagérément fort. Lorsqu'enfin ils furent loin, il pénétra dans le camp que les mort-vivants affamés étaient déjà en train de saccager. Il avaient même déterrés des gnomes tombés durant le combat, qui avaient été inhumés sur le bords du camps.
Un mouvement furtif attira soudain son attention. Avec une grimace sadique, ses babines largement retroussées, il approcha du gobelin éventré. Celui-ci était trempé de sueur, souffrant visiblement le martyr, les boyaux exposés au soleil. Il poussa un glapissement en voyant qu'il s'était révélé, et tenta de se trainer à l'opposé du Skaven qui avança avec un calme mortuaire. Les incisives d'un skaven pouvaient tout trancher. Tout...


Dans le sous-sol de la cabane isolée au cœur de la forêt, Mandrak restait songeur, assis sur une table où le cadavre de l'ermite s'agitait à chaque coup de dents du ridicule nécrophage. Il était de nouveau plongé en contemplation dans le regard vide du crâne de malepierre l'ayant ressuscité. La lame maléfique de Vashanesh avait pourtant percé de part en part, la cicatrice sur son thorax en témoignant. Il avait senti son âme s'effilocher alors que le puissant seigneur de la nuit partait d'un grand rire, toute la force vitale de Mandrak allant à son rival et assassin. Mais aujourd'hui il était là. Il n'existait nul lieu après la mort pour les damnés. Lui comme Vlad avaient but avec avidité la coupe de l'immortalité, se condamnant à vivre mort-vivant pour l'éternité, ou rejoindre le néant sans aucun échappatoire.
Pourtant, la pierre l'avait rappelé...tout comme elle avait rappelé le chevalier vampire dont elle avait arraché la vie. La malepierre pouvait ramener à la non-vie les damnés condamnés au néant, désormais il en était persuadé. Et alors, il pourrait la ramener...
S'égarant dans ses pensées, le bras ensanglanté du corps l'effleura. Avec un appétit féroce, barbouillé de sang et du contenu des entrailles de l'humain, l'ancien enfant humain avait achevé une nouvelle métamorphose. Mandrak l'observa avec amusement. Les fragments de malepierre avaient eu un effet tout à fait imprévisible sur lui, la peau se détachant soudainement de son corps, mettant ses os et organes suppurants à nus, tout en régénérant ses blessures dues aux Skavens et autre mort-vivants. Qui savait quels autres effets secondaires les pierres du sorcier auraient sur lui ?
Le sorcier... Il fut de nouveau songeur un moment. Jamais auparavant un mutant n'avait été exposé au fluides d'un seigneur de la nuit. Ce n'était qu'une goute, mais tout comme cette amusante créature, qui pouvait prédire quels miracles elle engendrerait ?
Le regard calme, il se replongea dans sa contemplation, la créature parvenant à briser une côte au corps avec un craquement sonore, qui fut suivit par un glapissement de joie, triomphal...
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MessageSujet: Re: Resurrection   Dim 16 Jan 2011 - 14:08

En un mot : j'adore. Quand je lis ça, et qu'ensuite mon regard se porte sur mon propre récit, je me demande comment je fais pour le poster sans rougir.

Tout est génial, tout. Même si Thomov va certainement le trouver bourré de fautes d'orthographe, je ne les ai même pas vues, tant j'étais prit par ton histoire. Il faut absolument que tu continues comme ça, parce que des textes de ce niveaux, on n'en a jamais assez.
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kaass
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MessageSujet: Re: Resurrection   Dim 16 Jan 2011 - 15:16

Encore une belle histoire, bien écrite avec des retournement digne de toi Wink (c'est un compliment hein Very Happy)

Magnifique vraiment

J'avoue que j'adorerais voir se mêler à tous sa les anciens rois de la terre des morts, mais je me fais surement des illusions etant donnée le peu d'impact qu'ils ont dans le monde.

Ah oui, une dernière chose: j'adore le skavens =)
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Resurrection   Dim 16 Jan 2011 - 18:56

Très bon, meilleur que le reste même (et ça, c'est très fort!).
Concernant les fautes d'orthographe, je n'en ai pas relevé (juste un " l' " qui manque, mais rien e gênant); là tu gères vg11k!

EDIT: Arca, tu rigoles ou quoi? Ton récit est lui aussi excellent! Alors pas d'excuse et au boulot mon vieux! "claquement de fouet"

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MessageSujet: Re: Resurrection   Dim 6 Fév 2011 - 12:05

merci de vos commentaires enthousiastes
même si je n'ai en ce moment pas trop de temps à consacrer à l'écriture, c'est vraiment toujours des plus motivant

aller chapitre 6 !
bonne lecture =)

Skrash observa le manège du mort-vivant avec une curiosité non feinte. La pitoyable créature était méconnaissable depuis le début de sa métamorphose. Une corne d'os massive avait poussé sur le côté de son crâne, déchirant le vêtement sombre dont le vampire l'avait affublé. Lui aussi se désintéressait momentanément des corps des elfes pour étudier le comportement imprévisible de son immonde familier. Contrairement aux goules ou à leurs récentes recrues de petite tailles, il ne c'était pas rué sur les corps. Non il avait erré un moment, se déplaçant en tanguant tel un manchot entre les corps, avant de s'immobiliser devant le cadavre d'un porte-bannière à l'armure défoncée. Mais là encore il avait ignoré les tripes à l'air de l'elfe, et avait vigoureusement agrippé le manche de la bannière.

Immobile sous la lune, Skrash discerna le sourire amusé qui ornait les traits du vampire se caressant machinalement le menton, alors que partout autour d'eux montaient les bruits horribles de mastication écœurants, succions, moelle qu'on aspire hors de leurs habitacles. Dans une odeur d'entrailles mises à nu sous la lune qui faisait frémir les moustaches du skaven, Mandrak avança. Il attrapa l'extrémité du tissus soyeux de la bannière avec laquelle la créature luttait pour lever son sinistre trophée, et arracha ce qu'il restait d'étoffe. Il contempla un moment ce qu'il tenait à la main. Le phénix, emblème de cette race, avait soigneusement été découpé. Mandrak eu un léger rire en imaginant les orques violer le symbole des oreilles pointues alors que son familier poussait des glapissements ravi en agitant le support de la bannière en tout sens. Il frappa sur le crâne l'un des gobelins aux poignets plongés dans un cadavre froid, le menton dégoulinant d'hémoglobine, un morceau d'intestins dépassant entre ses petites dents pointues.

Au campement fortifié des orques il avait lut dans les entrailles de l'une des peaux vertes, et après quelques minutes de silence, avait relevé une trentaine des plus petit personnages, pour le plus grand plaisir de son aberration de compagnie. A la bâtisse de l'ermite il avait laissé une vingtaine des morts-vivants humains, peut discrets, le skaven partant en avant chercher un refuge pour la prochaine nuit.



Des le lendemain, le sorcier skaven du clan Kaere rattrapa les nains qui avaient ravagé le campement, avançant lentement et trainant de lourds paquetages. De nouveau allongé au sommet d'une colline, il observait ces créatures vivant habituellement dans les montagnes. Ils étaient absolument tous pourvu d'une imposante toison de fourrure sur la partie inférieure du visage. L'hurluberlu arborant une crinière rousse beuglait et riait si fort que Skrash l'avait entendu bien avant de sentir leur présence,et ce malgré son odorat sur-développé. Cependant, l'un des guerriers nains pointa soudain son doigt boudiné dans sa direction en frappant son voisin du coude. Le mutant retroussa les babines de dégout et hérissa le poil, avant de brusquement faire volte-face et détaller dans les collines. Un conflit ouvert sans malepierre ni l'autorisation du vampire lui aurait probablement coûté cher...

A la mi-journée, il parvint finalement à trouver une ruines dont les entrailles satisferaient le mort-vivant, et rebroussa chemin. Cependant, à peine après avoir dépassé de nouveau les nains, et cette fois prit garde de ne pas être repéré, il flaira l'odeur de chair en état de putréfaction qui peut à peut devenait habituelle pour lui. En moins d'une chandelle il fut sur eux. Les créatures mortes-vivantes se trainaient dans sa direction, avançant d'un pas lent et sans conviction. Un nuage d'insectes les entouraient à présent, les suivant comme une ombre morbide. Mais ils s'immobilisèrent en le rejoignant, et restèrent debout, immobile, sous l'œil étonné du skaven aux moustaches que l'odeur faisait frémir.

Il balaya nerveusement le sol de sa queue. Visiblement le maître avait décidé qu'ils parcourraient une plus grande distance cette nuit, car sans ces cadavres réanimés la distance qu'ils auraient déjà parcourus serait bien plus importante. Hérissant le poil, il s'élança de nouveau vers le nord, les créatures reprenant aussitôt leur avancée sans but, poussés par la volonté implacable du vampire nécromancien.

Il fut de retour aux ruines peu avant le couchant, et, pour la première fois depuis bientôt quatre jours, se roula en boule et put se reposer, la fatigue des aller-retour pour analyser la région avant l'arrivée de Mandrak saisissant la moindre parcelle de son corps. Ainsi lové dans les entrailles du bâtiment, il s'endormit instantanément. Il avait dut réaliser un large détour pour éviter des nabots barbus, car les cadavres n'avaient nullement le réflexe de se dissimuler ou contourner l'ennemi, se contentant de suivre la direction la plus rapide pour suivre le skaven.



Un peut avant minuit, Mandrak dévisagea avec un rictus méprisant la créature recroquevillée sur la pierre froide. Ses flancs amaigris ces derniers jours ondulaient au rythme de son souffle sifflant. L'homme-rat ne perçut à aucun moment la présence du vampire et son familier serrant contre le lui la hampe de bannière. Le crâne lumineux contre sa hanche, le seigneur nocturne tendit un index osseux aux veines visibles sous sa peau blême. Murmurant du bout des lèvres d'anciennes paroles, la température de la pièce chuta brusquement, une légère brise animant les poussières. La fourrure sombre du skaven frémis lentement, et sa queue ondula doucement. Lentement, une silhouette blafarde et silencieuse prit forme, gémissant et implorant sans bruit l'invocateur. Mais celui-ci, implacable, désigna le corps, et, mue par une volonté supérieure, l'esprit fut poussé vers le corps frémissant. Un halo de lumière nimba la jonction entre le spectre et le sorcier, mais, malgré les cris d'agonie inaudibles et ses supplication, l'essence du revenant se déversa dans le corps. Peut à peut sa taille diminua, seul son visage restant apparent.

Soudain Skrash repris conscience et bondit sur ses pattes, fouettant l'air entre Mandrak et lui et le menaçant instinctivement de ses crocs. Mais alors que la créature difforme a son côté se précipitait contre les bottes de son maître, celui-ci les ignora tout deux et acheva son envoûtement, les résidus de l'invocation brutalement inspirés par les narines du skaven. Ses yeux s'exorbitèrent subitement et il s'écroula en suffocant. Misérablement, il agonisa quelques instants sur le sol, aux pieds du vampire souriant

- Je t'avais prévenu. Je t'apprendrais à me craindre. On ne refuse pas mes présents, déclara-t-il en virevoltant soudain.

En geignant, la créature enfoncée dans sa capuche de gobelin se précipita gauchement sur ses talons, traînant sa hampe derrière elle, rebondissant et raclant sur sol à chacune de ses petites enjambées.

Les minutes défilèrent, paraissant des heures à la créature. Il sentait... il sentait cette présence en lui, ondulant furieusement afin de se libérer de cette enveloppe la retenant, meurtrissant le sorcier homme-rat. Son corps s'agita de spasmes violents, une sueur gluante suintant de chaque pores de ça peau. Il sentait cette présence, là, contre lui, violant chaque parcelle de son corps, menaçant de l'anéantir, ravageant son corps... et soudain sa colère prit le dessus.

Guidé par une froide détermination forgée au cours des années écoulées dans la lutte de chaque instant de la nation skaven, Skrash écrasa soudain l'autre esprit, le broyant sans pitié avec une puissance qu'il ne se connaissait pas. Alors que l'instant précédent il se mourrait, il avait anéanti de sa simple volonté l'esprit ayant profané son corps. Encore tremblant, il se redressa, sa queue gisant mollement dans son dos. Ses moustaches pendantes frémirent. Et, lentement, il prit conscience d'une énergie jaillissant soudain en lui. Il redressa son museau allongé, chaque partie de son corps s'agitant de cette force l'investissant. Il gronda d'orgueil, et bondit soudain hors du sous-sol.


Une jambe en balancier, Mandrak attendait patiemment l'arrivée du sorcier. Un sinistre sourire s'étira sur ses lèvres comme l'homme-rat déboulait soudain et bondissait dans sa direction avec une colère palpable. Tout crocs et dagues à nus, il se rua sur Mandrak... et s'immobilisa aussi soudainement face à lui qu'il était apparu, faisant trébucher de surprise la créature osseuse et suintante qui s'emmêla dans son vêtement en poussant de petit cris. Grimaçant de rage, chaque partie de son corps tendue à se rompre, Skrash fusilla le vampire du regard.

- Tu ne pensssais pas qu'en t'offrant mes dons je te laissserais me trahir, susurra-t-il sans s'offusquer des efforts du skaven pour défaire les liens invisibles le retenant. Inutile de te démener, créature velue, cracha le vampire. Les liens qui te retiennent ne sssont pas matériels. Ils sont isssi... déclara-t-il doucement en touchant de l'index la tempe de la créature. ET ICI ! Cracha-t-il soudain en arrachant la moitiés de l'oreille droite du sorcier d'un mouvement vicieux de l'index dans une gerbe écarlate.

Mandrak se releva et dirigea dans la foulée sa cohorte morte-vivante au nord, laissant le skaven désemparé dans la ruine. Seul demeura le familier monstrueux, observant bêtement le mutant des deux boules rougeoyantes lui servant d'yeux. Laissant son étrange hochet au sol, il approcha timidement, et tendit un doigts osseux comme l'avait fait plut tôt son maître. L'œil jaunâtre et tacheté de vermeil du rat mutant se tourna brusquement dans sa direction, et l'instant suivant l'aberration osseuse roula a plus d'un mètre en piaillant, la queue noueuse et puissante de Skrash ondulant avec vivacité autour de lui. Il se tourna lentement vers l'astre lunaire, et ses babines se retroussèrent se colère, dénudant ses crocs.



Toujours bouillonnant de rage, le skaven rejoignit Mandrak en plein milieu des bois, alors que la lueurs tremblante d'un feu de camp au-delà d'épais buissons l'éclairait par instant bref. Les créatures étaient demeurées loin en retrait, et il pouvait sentir la présence d'une quinzaine d'humains face à eux. Il retroussa a nouveau les crocs, et fit un pas en avant, mais fut immobilisé par la volonté inébranlable du vampire.

- Ssstupide rongeur. Ne sssens-tu pas les émanasssions du talisssment dans sssette roulotte ?

Sa haine envers le mort-vivant s'atténua légèrement comme sur son intimation voilée il étendit les parcelles de son pouvoir encore intactes malgré le manque de malepierre réclamé par son corps. Il sentait les quelques humains éveillés surveillant le camp et les corps enroulés dans leurs couvertures miteuses, à même le sol ou dans les ridicules chariotes. Il entendit même avant de sentir la présence malodorante d'un orque parmi eux. Mais c'est son instinct animal et ses sens invisibles qui perçurent la puissante aura émanant de l'une des-dit chariots. Ses babines se retroussèrent une fois de plus. Il fit un pas en avant. Cet objet, quel qu'il soit, lui permettrait de rivaliser avec la sorcellerie de ce maudit mort-vivant, et des multiples malédictions qu'il faisait pleuvoir sur le skaven. Mais Mandrak le retint comme une silhouette se levait dans la limite de la zone éclairée par le feu.

- Nous ne sssommes pas ici pour sssela, pour le moment... et ignorant la seconde silhouette sondant l'obscurité, il cligna des yeux une dernière fois et fit demi-tour, talonné par l'ombre lilliputienne oscillante à chaque pas.

Skrash demeura néanmoins un moment à espionner les humains visiblement mal à l'aise. Il aurait put si facilement les détruire et s'emparer de l'artefact, si facilement... mais la volonté du vampire, courant dans son sang et dans son esprit, l'emporta, et il suivit sans un bruit le seigneur de la nuit.



- Nous devons arriver au plus vite à Mordheim, lui confessa Mandrak deux nuit plus tard, en rejoignant le skaven sa cohorte de cadavres ranimés. Les chevaliers de l'ordre du sssang pourraient déjà être sssur les lieux, et ne pas être ssseuls.

Tout en prononçant ces mots, il observait l'astre lunaire, loin au nord. s'asseyant à ses pieds, la créature ridicule ne le quittant plus jouait inlassablement avec son "hochet" redimensionnée, alors que Skrash suivait le regard de son maître. Il eu un haussement d'épaules indifférent. Les conflits des morts-vivants n'étaient pas les siens. Lorsqu'il aurait mis la main sur le gisement de malepierre recherché à Mordheim, il anéantirait Mandrak, s'emparerait du crâne puis de l'artefact mystérieux des humains, rencontrés deux nuits auparavant. Là, plus rien ne pourrait se dresser sur son chemin, et il pourrait prendre la tête du clan Kaere, siéger au conseil des treize !

- En route, ordonna Mandrak en s'avançant dans la nuit, interrompant les projets futurs du mutant.



A la différence de Skrash et toute les créatures mortes-vivantes, le vampire ne prenait pas la peine de marcher lors de leurs avancées nocturnes. Par le biais de ses pouvoirs nécromantiques, renforcés par l'artefact de malepierre, il matérialisait une créature inconnue du skaven. La lumière de la lune passait au travers de l'apparition bleutée, nimbée d'une brume glaciale. Celle-ci se déplaçait sur ses deux pattes arrières, hochant de la tête, laissant des trainées incandescentes là où ses yeux d'un rouge sanguin fendaient la brume. Nul doute que de son vivant, il s'était agit d'un terrible prédateur. Où le vampire avait-il put le rencontrer, cela demeurait un mystère.

Au milieu de la nuit, les tours hautes des ruines de la cité des damnés étaient enfin en vue, et à leurs vues perçantes, ils purent voir l'imposant nombre de lumière tremblantes, témoins des campements provisoires entourant la cité. Le skaven renâcla à approcher davantage des autres races, la sueur, la bière et la crasse empestant de partout, mais le vampire s'avança sans plus d'hésitation. Skrash le suivait, progressant tantôt sur ses pattes postérieures tantôt sur les quatre pattes, demeurant non loin de le l'invocateur et sa créature trottinant derrière lui en couinant. Derrière et à leurs côtés avançaient péniblement une flopée mixe d'humains et de peau-vertes, gémissant et claudicants.

N'importe quel humain croisant leur route aurait été prit de folie à la vue d'un tel cortège. Aux odeurs les entourant, le skaven put deviner que le campement qu'ils approchèrent le plus était composé d'orques et d'une poignée d'humains, décidément en bons termes dans cette région. Sa fourrure se hérissa de dégout. Ce n'est qu'en approchant des haut murs de l'imposante métropole que le vampire tendit d'un geste nonchalant son poing vers le skaven. Lorsqu'il l'ouvrit, il révéla trois pierres non taillée desquelles émanaient une lueur douce jaune-verte.

Ils se présentèrent aux portes sud de la cité sans rencontrer le moindre incident, les bêtes sauvages et rares humains rencontrés fuyants à leur approche. Les immenses portes renforcées d'acier gisaient lamentablement à terre, brisée et soufflée à plusieurs mètres par quelques maléfices. Un groupe hétéroclite d'humains et de halflings jaillit soudain des ouvertures abimées dans les corps de garde, sautant sur leurs victimes, et regrettèrent vite leur méprise lorsque celle-ci s'avancèrent vers eux, tendant leurs mains décharnées pour les saisir, leur soufflant leur haleine putride au visage. Ceux restés sur les hauteurs furent pétrifiés de terreur en voyant et entendant leurs compagnons de fortune se faire dévorer vifs, et après un instant, décochèrent plusieurs tir d'arbalète dans la masse de créatures claudicantes. Ceux-ci furent inefficaces, et provoquèrent seulement l'assaut d'une quinzaine de morts-vivants aux membres déformés ignorant les quelques traits les ciblant, escaladant la parois verticale. Les archers paniquèrent et tentèrent de faire demi-tour, mais un feulement de colère résonna soudain à leurs oreilles avant qu'ils se soient enrobés de lueurs vertes radiantes.

Ignorant les combats dans les hauteurs et les cris des agonisant auquel ont dévorait les entrailles, Mandrak releva la tête, sa cicatrice au menton largement visible. Un nouveau sourire éclaira son visage. Il dissipa sa monture spectrale et repris son avancée, la horde de mort-vivant reprenant leur marche macabre dans son dos, suivant leur seigneur. Sans un bruit, le skaven bondit d'un toit et vint se positionner à sa gauche, l'aberration encapuchonnée trainant encore et toujours son jouet sur sa droite.

Ainsi escorté, Mandrak sillonna la rue principale de la cité, les rares vivants fuyant à leur approche en hurlant de terreur avant d'être implacablement abattus par les éclairs émeraudes. Guidé par les vent de magie sombre, Mandrak alla au nord, l'appontement rocheux s'élevant sur leur gauche, au milieu du fleuve, et un Colisée massif tenant encore sur ses fondations les surplombant sur la droite. En un temps records, ils furent suivis par une nuée de volatiles, corbeaux sombres et chauves-souris aux yeux globuleux fendant le ciel dans leur sillage. Finalement, en vue des docks, le vampire s'immobilisa.

Face à lui, de l'ouverture béante qu'une grille défoncée de l'intérieure remontait un souffle froid et pestilentiel. Il s'attarda un moment sur les alentours, alors que les premiers rayons du soleil perçaient le ciel nocturne. Il avisa une bicoque en bois où blanchissait un squelette humain incomplet, à moitié effondrée. Sur l'enseigne délavée, il pouvait encore voir en langage commun "visite catacombes". Il remarqua alors la porte métallique en centre de la grille sur laquelle sautait le petit bouffon en cape sombre, agitant son bâton de métal elfique. Il eu un sourire amusé et embrassa du regard la masse de créatures immobiles, fidèles dans la mort, et le sorcier skaven à son côté, observant distraitement les bâtiment alentour, les narines frémissantes et la queue s'agitant dans son dos. Il fit volte-face et s'engouffra dans les ténébres. Oui. Le cauchemar prenait forme, et il ne faisait que commencer !


Dernière édition par vg11k le Mar 15 Fév 2011 - 17:26, édité 1 fois
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Resurrection   Mer 9 Fév 2011 - 15:34

Et bien et bien, une arrivée en fanfare dans La Cité Des Damnés!
Je dois dire que c'est peut-être la fatigue qui joue, mais je ne trouve pas ce chapitre très clair; plusieurs fois je me suis perdu entre les différents personnages (on ne les distingue pas toujours très clairement) et je trouve que tu devrais un peu plus aérer ton texte.
De même, une bonne relecture me semblerait fort à propos (une fois de plus hélas).

Cela dit, ça reste très savoureux naturellement!

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MessageSujet: Re: Resurrection   Sam 12 Fév 2011 - 21:40

Super chapitre, je me suis perdu aussi par moment mais comme l'a dit Thomov, peu être est t'il nécessaire de le relire une fois, c'est si bien écrit que sa ne devrais pas poser problème Wink
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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 14 Fév 2011 - 17:29

Je vais relire ce chapitre précédent et traquer ces vilaines vilaines fautes d'orthographe
Il est normal je pense que l'orthographe de mes derniers textes se détériore : plus qu'un chapitre après celui-ci et j'aurais épuisé ma réserve de textes, dans Manesh'k comme dans Nécrøsis (excepté un texte bonus qui attendra =p), et l'équipe de joueurs avec laquelle je rédigeais tout ceci (et qui donc m'aidait dans mes relectures) a été dissoute. Ces derniers textes ne bénéficient donc pas de leur aide.
Cependant je vais redoubler d'effort, tant pour vous fournir des textes avec un minimum de régularité, ainsi qu'une qualité aussi haute que possible


edit : pour les changements de personnages, se sont la présence des elfes/orques au début, puis de la caravane dans le bois qui gênent ?
re-edit : j'ai envi de pleurer, après des modifications intensive du chapitre précédent ma connexion a planté et tout perdu...


aller, la suite, chapitre 8
bonne lecture


- Ils sont trois autres, répondit rapidement le nécromancien sans oser croiser le regards du vampire.
D'un hochement de la tête amplement visible, Mandrak l'encouragea à continuer.
- Birgith est très jeune pour la nécromancie, alors que sa magie est principalement centrée sur des cadavres qu'elle utilise comme domestiques dans un bâtiment de la surface.
Sur le côté, semblant désintéressé mais n'en perdant pas une miette le skaven ricana silencieusement, ses moustaches et sa queue tressautant. A coté d'eux, l'aberration affublée du capuchon gobelin tapait d'un rythme régulier le manche de son bâton ridicule contre un crâne arborant des cornes noueuses. L'écho se propageait entre les guerriers immobiles, statues d'os pullulant dans les galeries alentours.
- Gizrath n'est qu'un mercenaire sans honte, une raclure dégénérée qui s'amuse à relever les cadavres dans les rues pour de l'or et de la malepierre... il joue les mercenaires, et n'est fidèle qu'au plus offrant. Enfin Urgal est pire encore dans le genre, cracha le nécromancien, les yeux luisant de haine. C'est un satyre.
Si Mandrak éprouva une quelconque émotions en apprenant cela, il le cacha à la perfection. Ce ne fut pas le cas du sorcier qui renâcla ouvertement en entendant cela, sa queue tressautant de haine à l'évocation du mutant chaotique.
- L'homme-bête est entouré de revenants appartenant à sa propre engeance. Il s'abreuve constamment de sang mélé à de la malepierre broyée dont il dépouille tout ceux qu'il croise.
Mandrak demeura songeur, ses yeux écarlates dans le vague, alors que Shriiegn osait lever les yeux. Ils restèrent ainsi quelques instants, les toquements constants du lilliputien comblant le silence des galeries souterraines.
- Quels vont être vos prérogatives, mon seigneur ? Lui demanda le vieil humain, le tirant de sa béatitude passagère.
- J'ai besoin d'autant de forssse que posssible, murmura Mandrak, l'évaluant du regard. A commencer par un contact en surfassse. Tu n'es pas fait pour l'acsssion.
Le nécromancien perspicace mit un instant à saisir la question, alors que le skaven penchait la tête de côté, attendant avec une attention renouvelée la réponse du vieillard. Celui-ci sembla un instant plongé dans sa réflexion, bien ouvrit la bouche, sa barbe blanchâtre s'agitant.
- Le meilleur là-haut serait Krael, il dirige un grand groupe d'adorateur des forces chaotiques...
Devant la grimace que commença a afficher le vampire, il se précipita d'ajouter :
- Mais un homme connus sous le nom du "Serpent" pourrais aussi faire l'affaire !
- Et où pourrais-je le trouver ? L'interrogea aussitôt le nocturne.

Shriiegn s'affala dans son vieux fauteuil, usé jusqu'à la moelle. Ils étaient tout les trois partis depuis quelques instants. Leur réunion avait duré moins d'une demi-heure, mais semblait pour lui avoir duré des siècles. Il épongea nerveusement son front ridé et jaunâtre. Un vampire, un vrai seigneur de la nuit, était venu à lui. Nul doute qu'il le considérait à présent comme son esclave, c'est ce que Melkhior lui-même assurait que devaient être les serfs humains. Tout les serfs humains.
Effondré, il jeta un regard triste à la vieille copie du recueil écrit par le maitre nécrarque lui-même. Il n'aurait aucune chance de fuite. Il ne pouvait qu'obéir...
- Hâte-toi de gagner en puissanssse, avait ordonné le mort-vivant. Je reviendrais vous chercher, toi et tes... protégés, sssous peut.
- Et... vous, seigneur ? Avait-il osé demander. Qu'allez vous...
- Je vais m'asservir le Serpent. Et une certaine nécromancienne attends désormais ma visite. Le rat va aller réparer l'affront que constitue cette charogne d'homme-bête.
Le concerné avait aussitôt redressé les oreilles, surpris. Ses babines c'étaient retroussées en une sorte d'horrible sourire...
Cependant, à présent, ce qu'il ne pouvait oublier alors que l'homme-rat avait déguerpis avec les zombis du vampire et quelques squelettes convertis à sa cause, c'était la créature qui semblait suivre le seigneur comme son ombre. Jamais il n'avait vu ou entendu parler de créatures similaires, ni totalement vivante ni totalement morte, sans pourtant avoir a aucun moment été tuée...
Machinalement, il porta la main, ressemblant plus à une serre rabougrie, à son ventre et retroussa ses habits troués et caressa nerveusement l'imposante pierre dissimulée là, luisante d'énergie. La chair était noircie et boursouflée à son contact, mais les quelques veines drainant son énergie et lui permettant de rester en vie après toute ces années étaient amplement visible, saillante sous la peau. Il s'en était fallut d'un rien, et il avait eu une peur panique que le skaven ne la flaire. Mais celui-ci, tellement obnubilé par l'artefact du seigneur, ne l'avait visiblement pas remarquée...

Son étrange familier sur les talons, Mandrak traversa via les souterrains une grande partie de la cité. Contournant instinctivement les cul de sacs et parties effondrées, il passa sous la rivière en furie coupant en deux la ville, l'écho des remous emplissant momentanément les galeries. Mais il entendait aussi autour de lui les déplacements d'autres créatures, sans chercher à les poursuivre. Il ne craignait aucune d'elles. La main éternellement refermée sur le crâne qu'il maintenait terne afin de ne pas attirer l'attention, il progressait dans une nuit totale. Seuls les piaillements et éclaboussures du gamin métamorphosé trahissaient sa présence. Quoique, si d'autres choses-rats erraient ici, elles le contournaient.
Il finit enfin par percevoir la présence non loin d'une nouvelle toile. Elle n'était pas aussi étendue que celle du vieux rapace qu'il avait trouvé dans les profondeurs, mais bien plus subtile. Tournant la tête de droite à gauche, ses yeux luisant dans la pénombre, il chercha un accès à la surface. De plus, patauger dans la boue du sous-sol de la cité commençait déjà à l'énerver. Et sa soif n'était pas pour arranger les choses. Depuis l'ermite dans la forêt, il n'avait rien avalé...

Visiblement, Gizrath n'y était pour rien dans les événements à la porte sud. Les hommes décérébrés, leurs blessures suppurantes infestées d'insectes vrombissant, erraient sans but apparent autour de la dernière demeure que leur marionnettiste avait investi. Celle-ci, sur la rive Est, avait encore son toit intact, ce qui devenait rare avec les effondrements. Jack roula sur le dos en silence. Il rampa en silence jusqu'à l'ouverture dans le toit, face au bâtiment empli de morts-vivants, et ressorti peut après par une ouverture dans le mur opposé. Invisible pour ceux ne s'attardant pas à observer les ombres s'allongeant en cette fin d'après midi.
Aussi discret d'une brise de vent, il traversa tout un quartier, en direction du nord. Ce n'était pas Gizrath. Peut probable que Shriiegn, depuis les profondeurs, se risque à une quelconque sortie. S'il c'était agit des horreurs d'Urgal, Jim les auraient reconnues. Restaient donc Birgith et Krael. Or seule la première se trouvait sur cette rive.
Le temps qu'il traverse les quartiers et avenues, restant dans les ombres pendant qu'une patrouille d'hommes en jaune et blanc passait une large rue, le soleil n'était plus qu'un disque à l'horizon. Mais il atteignit la demeure de la sorcière, encore plus imposante que celle du mercenaire.
De nouveau, il escalada un bâtiment faisant face, et, s'enroulant dans sa cape pour se protéger du froid qui allait immanquablement accompagner la soirée, il se posta face à une fenêtre. Sa respiration calme et mesurée devint inaudible à travers le tissu couvrant la moitiés de son visage. Il attendit, immobile.
Après à peine une heure, il fut convaincu qu'un seul garde protégeait l'accès, extérieur tout du moins, du bâtiment. Mais aucune activité interne ne signalait la présence d'une quelconque forme de vie ou non-vie à l'intérieur. Il frissonna. Les morts-vivants l'avaient toujours effrayé.
Embusqué dans l'ombre de la porte de la bicoque, il attendit patiemment le passage suivant du garde décérébré. Il passerait rapidement dans le dos de celui-ci et s'infiltrerait dans le bâtiment lui-même. Il était peut probable qu'il soit aussitôt assaillis par de quelconques créatures démoniaques, mais dans le doute, il faisait confiance en ses capacités physiques pour distancer les morts-vivants qu'il savait long à la détente et peut dynamiques.
Le vigile apparut, éclairé entre deux ombres par l'une des lunes blafardes. Seul un examen attentif permettait de distinguer sa démarche peu fluide et dépourvue de volonté. Les pouvoirs de Birgith étaient décidément écœurants. Jack retint son souffle lorsqu'il s'apprêta à passer devant lui, mais un cri soudain le coupa en plein élan.
- Monsieur !

Le mort-vivant continua sa ronde, n'ayant visiblement même pas entendu l'appel. En revanche, Jack se tordit le cou dans sa capuche pour distinguer une, non deux, femmes accourant depuis une ruelles sombre, soulevant à bout de bras d'imposantes robes tout à fait déplacées en ces lieux, laissant voir leurs pieds nus. Celles-ci semblaient réellement souffrir de ce détail, grimaçant à chaque pas précipités, les chevilles et la plante des pieds mis à rude épreuve dans ces lieux...

-Monsieur attendez ! S'écria à nouveau la première.
Cette fois-ci le mort-vivant l'entendit, et, lentement, se retourna. Le destin voulu qu'il soit dans une portion d'ombre tandis que les deux femmes claudiquaient jusqu'à lui en pleine lumière.
Jack jura. Elles allaient tout faire capoter !
- Monsieur, on a besoin d'aide ! Continua-t-elle, croyant avoir trouvé une chance de salut. Des orques nous ont capturés et...
Sa voix mourra dans sa gorge lorsque la marionnette de chair leva lentement les bras en avançant vers elles, les yeux révulsés et commençant à baver.
- Foutez le camp, souffla-t-il entre ses dents.
Mais, peur, aveuglement ou stupidité, elles restèrent toute deux immobiles à le regarder approcher avidement.
- Monsieur vous allez bien ? Interrogèrent-elles le mort-vivant.
Alors qu'il n'était plus qu'à quelques mètres, elles réalisèrent avec effroi leur méprise, mais, avant qu'elle tourne les talons, que se fut la présence si proche de nourriture encore chaude ou quelque sorcellerie, le zombi accéléra soudain sa cadence et prit de vitesse les deux femmes. Il agrippa la plus proche par les épaules, coupée dans son élan, et tout deux tombèrent au sol, la seconde déguerpissant en hurlant.
- Ne me laisse pas ! L'implora la première.
Mais, malgré ses pieds nus, son amie avait déjà disparu dans la nuit, ses cris hystériques résonant déjà quelques ruelles plus loin. Elle tenta vainement de ramper, ses pleurs déjà nettement audibles, écorchant ses poignets et déchirant sa robe déjà en piteux état. Mais le poids du zombi gesticulant maladroitement l'entravait, et, progressivement, il parvenait à rapprocher sa mâchoire avide et dégoulinant d'un fluide grumeleux de la gorge blanche que les cheveux tenus en chignon de la femme laissaient largement apparente. Elle poussa un hurlement d'agonie quand les mâchoires claquèrent contre sa peau , implorant une aide qui ne venait pas.
Et soudain, en un coup de vent, la tête cogna contre sa nuque, et elle poussa un nouveau cri de panique, au bord de la folie. Lentement, celle-ci roula sur le côté, comme le mort-vivant gesticulait pour agripper le corps chaud contre lui, les cheveux clairs de la femme inondée d'une humeur poisseuse. Et le corps fut poussé sans ménagement de coté. Avant qu'elle comprenne ce qui lui arrivait, elle fut saisi à la taille et soulevée de terre dans un cri aigu.
Elle vit, en sac à patate sur l'épaule du nouveau venu, le cadavre cherchant aveuglément à les poursuivre alors qu'ils s'éloignaient au pas de course de l'inconnu, celui-ci tenant fermement ses cuisses d'une main gantée.
- Fermez là, ordonna son sauveur, dont la cape claquait contre son visage au fil de sa course effrénée, son ventre malmené par l'épaule musclée de l'individu.
Elle tourna la tête autant qu'elle put pour voir son visage, mais celui-ci était dissimulé par une capuche tombante.
- Qui êtes-vous ? Demanda-t-elle d'une voix tremblante, sans réclamer à être reposée au sol.
- Je vous ai dit de la fermer, répéta-t-il sans cesser de courir.
Elle était depuis longtemps perdu par l'enchainement de rues qu'il leurs faisait emprunter. Elle se retint de laisser sa tête balloter, et se contenta d'examiner le peut qu'elle voyait de lui. Hormis sa longue cape verdâtre, il portait une paire de bottes sombres semblant lui monter jusqu'aux genoux.
Soudain et sans avertissement, il la "déposa" au sol, dans l'ombre d'une ruelle, et s'accroupit pour reprendre son souffle. Elle remarqua qu'il conservait sa capuche baissée, et qu'une écharpe dont elle ne put déterminer la couleur lui enrobait le visage. C'était probablement pour cela qu'il c'était arrêté reprendre son souffle, mais pourquoi ne la retirait-il pas ?
- Eponine, se présenta-t-elle.
Il tourna vers lui son visage dissimulé dans l'ombre, et elle put voir l'agacement et la colère qui irradiait de ses yeux. Elle avait encore parlé. Retenant de nouvelles larmes, elle baissa la tête. Pourquoi tout cela était arrivé ? Depuis leur départ pour Ziegelheim, tout était allé de travers : l'embuscade orque, leur détention, leur évasion puis maintenant... ça.
- Jack, souffla l'inconnu.
Une lueur d'espoir la traversa, et elle tourna un visage illuminé vers lui mais il l'ignora. Lentement, lui tournant le dos, le Serpent se redressa. Elle suivi la direction indiquée par sa capuche et frissonna. Un individu avançait lentement vers eux, une besace d'un coté de la hanche, une épée de l'autre. Sans un mot, il dégaina celle-ci, ses yeux écarlates luisant dans la pénombre dont il émergea et fit face, sous les rayons pales de la lune, aux deux humains.
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vg11k
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MessageSujet: Re: Resurrection   Dim 20 Fév 2011 - 17:31

aller dernier chapitre, maintenant il vous faudra attendre que j'ai le temps de sortir ma plume
bonne lecture à tous


L'odeur de la peur se faisait de plus en plus forte comme il se rapprochait de l'épicentre de la toile nécromantique. Même, elle accourait vers lui. Se retenant de courir à sa rencontre, il mis le crâne luisant dans la besace de cuir pendant à sa hanche. Inutile d'être repéré dans le quartier par sa lueur éclatante. Il se reconcentra. Oui, ils approchaient. La soif prenant pas à pas l'ascendant sur ses convictions, il les vit. Un homme et une femme, tout deux dissimulés dans les ombres d'une ruelle. S'avançant avec une lenteur mesurée, il observa l'homme se redresser en le remarquant, alors qu'une mine terrifiée se dessinait sur le visage de la fille. Un simple regard lui confirma qu'elle aurait peu de chances de fuir.
- Parfait... songea-t-il en dégainant la lame dérobée au sbire de Vashanesh.

Les yeux étincelant, il se lécha les lèvres, l'homme faisant un pas dans sa direction. Ils se tinrent tout deux immobiles, se défiant du regard. Une grande cape à capuche dissimulait son visage et la majorité de son corps. Un tissu enroulé autour de son visage lui cachait son expression, néanmoins, aux bottes, aux gants et au pourpoint de cuir qu'il voyait, cet individu était tout sauf un simple mendiant. D'un geste vif il tira des replis de sa cape deux lames perpendiculaires à leur garde, protégeant ses avant-bras et se prolongeant comme des extensions de ses poings. Il pivota sur lui-même en les faisant rouler sur le dos de sa mains en un ballet hypnotisant de lames. Il se mit en garde, la jambe gauche en avant, vouté en une position dynamique et menaçante. Le vampire en eu l'eau à la bouche.

Le crâne pulsant à sa hanche, il fit également une courte démonstration de son habileté à l'épée, faisant rouler celle-ci d'une façon similaire tout en avançant, s'entourant à son tour d'un mur d'acier impénétrable. L'autre pencha sa tête sur le côté, ses yeux sombres apparaissant au clair de lune, calculateurs.



Le nouveau venu affichait avec un calme désemparant une habileté au moins égale à la sienne. Ce n'était vraiment pas le moment pour un duel. Eponine cria lorsque l'autre bondit soudain en faisant un arc de cercle mortel de son épée. L'air siffla au-dessus de la tête de jack comme il se glissait sous celle-ci et, pivotant dans le dos de son adversaire, pliant son coude en offrant la pointe d'acier. Il ne perça que le tissu la cape de son ennemi qui lui assena une frappe verticale en se dégageant dans une grande déchirure de tissu. Il para du bras drois et tressaillit sous la violence du choc, ses genoux fléchissant afin de mieux absorber l'impact. Faisant glisser leurs deux armes l'une contre l'autre, il bondit en arrière. S'il n'avait pas paré, il est probable que son crâne aurait été pourfendu jusqu'à la pomme d'Adam. Il en avait le bras encore tout engourdis...


Mandrak plissa le regard, savourant le doute déjà visible dans le regard de son ennemi. Faisant à nouveau rouler sa lame, il bondit et frappa de nouveau, mais l'humain para encore du bras droit, faisant aussitôt glisser l'épée contre le long prolongement d'acier qu'il arborait en écartant la menace de l'épée. Aussitôt il lança son autre poing devancé de la pointe de métal à la rencontre de l'abdomen exposé du vampire, mais, doué de réflexes surpassant ceux de tout mortel, il attrapa le poignet de l'humain de sa main libre, croisant les bras, la pointe se perdant dans sa cape à un pouce à peine de son flanc. Il plongea son regard dans les yeux sombres de son ennemi entre leurs bras croisés. Contrairement à ses attentes, il ne lut nulle panique dans ceux-ci.



Un sourire s'étira sur ses lèvres alors que ses yeux flamboyaient de plus belle. Alors il vit les deux crocs saillant dépassant de sa bouche, un frisson le parcourut. Cette créature n'avait rien d'humain !

Il tenta de se dégager mais en vain, sa poigne était bien trop forte, lui compressant littéralement la main. Et l'autre, croisée par-dessus, retenait la lame... cependant, s'il ne réagissait pas rapidement, il se ferait broyer le bras droit et s'en serait fini de lui.

Serrant les dents, il s'entoura soudain le cou du creux de son coude gauche, se libérant temporairement de l'épée qui siffla a coté de son épaule droite. Il balaya aussitôt l'air de son bras libéré, tentant d'atteindre la gorge du monstre de sa lame gauche.

Mais, d'une vivacité prouvant qu'il n'était pas humain, l'autre rabattit sa lame sans qu'il comprenne comment, envoyant son bras sur le droit. Il réalisa en un instant la menace et, hurlant, parvint à pivoter suffisamment son poignet immobilisé pour que l'acier stoppe l'épée sans lui trancher la main droite.

Sans prendre le temps de se féliciter, il arma le bras gauche pour l'empaler...mais il s'était décalé, plongeant son visage dans la capuche de Jack, crocs saillants. L'écharpe fut déchirée en un instant comme il était frappé de stupeur, sa vie soudainement aspirée hors de son corps... Le bras sans force, il gémis, incappable de faire plus que poser l'acier contre les côtes de son bourreau, le hurlement de la fille éclatant dans la nuit.



Des hommes-bêtes étaient dans la même cité que lui ! La colère que lui inspirait cette information était palpable. Ses crocs étaient amplement visibles sous ses babines retroussées, et sa queue comme ses moustaches s'agitaient frénétiquement, ses oreilles aplaties contre son crâne. Les fragments à la main, illuminant le couloir, lui permit de voir la salle dans laquelle les pantins débouchaient. Une eau trouble où se reflétaient la lueur des pierres magiques emplissait la majorité de l'endroit, alors qu'un mince chemin sec en faisait le contour. Bien entendu, les stupides carcasses animées, qu'elles soient d'os ou de chair, avancèrent droit dans l'eau insondable. Il secoua la tête, exaspéré. Son contrôle était plus que ténu sur les morts-vivants. Se serait à lui seul de vaincre le sorcier nommé Urgal.

Plongé dans ses pensées, il commença à contourner l'obstacle, alors que les marionnettes continuait bêtement d'avancer aveuglément. Il mit un instant à réagir lorsque dans de grandes éclaboussures, un chaos total engloba les morts. Dans une pluie d'écailles et de colère, des créatures jusque là embusquée réduisirent en charpie les zombis et squelettes les plus proches, leurs bondissant au visage, refermant leurs crocs sur les gorges ou plantant leurs lames dans les corps flasques. Stupéfait, il secoua la tête et se mit à incanter rapidement. Pourquoi diable ne les avait-il ni entendu ni flairé ? Et pourquoi le vieillard ne leur avait-il pas parlé de...

L'une des créatures reptiliennes embrocha une goule qui s'affala dans l'eau en un gargouillis incompréhensible. Elle ouvrit grand la gueule en un grondement de défi. Skrash en eu un frisson, et faillit perdre le fil de son sort lorsqu'elle se précipita vers lui, toutes griffes dehors. Il tendit le bras gauche, tentant de le bruler sur place, mais il balaya l'air de son épée crantée, lui entaillant profondément le bras, lui arrachant une épaisse touffe de fourrure dans un giclement poisseux.

Envahi par la panique, il tenta un bond en retrait, mais s'écroula lamentablement, retenu par son appendice noueux que son adversaire avait vicieusement cloué au sol. La terreur l'envahi lorsque le saurus se dressa, imposant, au-dessus de lui.

La bataille tournait court, les morts-vivants se faisant tailler en pièce, incapable de se coordonner face aux agiles créatures paraissant des milliers. Deux les décapitaient sauvagement de bonds lestes, ici les corps trébuchaient sans raison, s'effondrant dans l'eau. L'une des créatures, le regard luisant et couvert d'hémoglobine, à elle seule aurait put triompher. Elle se taillait un chemin parmi les corps décérébrés, que se soit des goules s'écartant craintivement, des squelettes audacieux ou des cadavres affamés. Elle perdis son arme, l'abandonnant au dernier corps défait en sauvant un de ses semblables, et continua a coup de griffes et de mâchoire sa sanglante moisson.

Les coups pleuvaient sur le skaven. Incapable de prendre la fuite, il ne pouvait que subir, tout le corps envahi d'élans de souffrance et de panique. L'autre le releva, terrifié, il ne put que voir la lame le plonger dans le néant. Il sentit, au supplice, la lame racler dans son orbites, sans pour autant atteindre le cerveau et mettre fin à son agonie. Bavant écarlate, la fourrure imprégnée de sang, il tenta maladroitement de plonger dans la gueule du lézard géant les fragments de malepierre qu'il tenait à la patte droite, mais celui-ci fut plus rapide, et dans un craquement qui transperça son corps entier, lui trancha le poignet d'un coup violent de mâchoire. Portant le moignon à ses moustaches, giclant de fluides et l'os saillant, il vit de son dernier œil le reptile lever son arme alors qu'il était prit de tremblements violents, de douleurs et de panique.

Il se jeta au sol, se libérant au prix d'une partie de son appendice, et tenta maladroitement de ramper, laissant un sillon pourpre derrière lui. L'autre le suivi lentement, pesamment. Il tourna son œil valide vers la salle. Les autres approchaient également. La bataille était finie, et il allait mourir. Mourir...

Non ! jura-t-il intérieurement en prenant sur lui même, parvenant par miracle à repousser les spasmes incontrôlables investissant son corps. Alors qu'une voix humaine résonnait soudain dans son crâne, ajoutant ses cri aux douleurs qu'il éprouvait, il focalisa son attention sur l'ultime fragment serré dans sa patte restante. Son dernier espoir. Non il ne mourrait pas seul... Il susurra de nouveau entre ses dents l'incantation, alors que son bourreau levait sa lame au-dessus de lui.

Avec une vigueur qui le surpris lui-même, il roula sur le dos, hurlant comme le possédé agonisant qu'il était les dernières sombres syllabes qui libérèrent le flot d'énergie. Ils firent un bond en retrait alors que le rayon les ratait tous largement. Il frappa la voute avec une puissance effroyable, et, en un instant, celle-ci se lézarda. Les premiers blocs tombèrent parmi les reptiles surpris qui battirent en retraite par l'autre ouverture alors que Skrash, à bout, pivotait à nouveau et, la voix martelant son crâne hurlant plus fort encore, senti la douleur s'atténuer. Il parvint à ramper quelques mètres dans la poussière de l'éboulement mortel et incontrôlable qu'il avait déclenché.

- Pas...Mourir...geignit-il pitoyablement alors que des pierres roulaient jusqu'à lui, menaçant de l'engloutir. Il s'étouffait presque dans son propre sang se répandant en une flaque sombre autour de lui.

Toute lumière magique s'éteignit lorsqu'il perdit connaissance, couvert de poussière et de gravats, les suppliques de l'esprit torturé par les douleurs partagées le suivant dans le néant...



Mandrak buvait avec avidité. Comme cela était bon, après tout ce temps... Quelques souvenirs de sa victime tremblante lui passant devant les yeux par le biais du fluide aspiré, il écarquilla les yeux de surprise. Violemment, il rejeta l'humain, tremblant, qui le considéra un instant, tremblant, avec de presser un main contre sa gorge pour endiguer l'hémorragie.
Cet humain... Le Serpent !

Non ! Pourquoi fallait-il qu'il tombe déjà sur lui, alors qu'il venait de gouter son divin nectar ? Rendu fou par la privation soudaine, la fille lui revint en mémoire. La fille... Il tourna son regard amplis de folie vers elle, qui poussa un nouveau cri en le remarquant. Sans réfléchir, il lâcha son arme et se précipita à grands pas vers elle, le regard fou et les crocs saillants, la gorge et les joues écarlates. Elle hurla de plus belle lorsque, sans peine, il la prit à la gorge et la leva au-dessus de lui, ses pieds nus s'agitant dans le vide. Un instant, il se permit de humer son fumet enivrant, s'attardant sur ses seins compressés dans la robe en lambeaux et la terreur sans nom qu'elle dégageait.

Il ignora ses suppliques comme le cri du Serpent, qui tentait vainement de se relever. Et, ouvrant grand la gueule, lui déchira la gorge, le sang éclaboussant le muret derrière elle. Elle hurla de plus belle, étouffant, la bouche emplie de fluides, ses pieds battant furieusement alors que sa vie s'envolait. Elle gesticula, se débattit, ses efforts vains allants décroissants. Sans pitié, le seigneur de la nuit la saigna, aspirant avec avidité jusqu'à la dernière goutte d'hémoglobine de ce corps magnifique, ses souvenirs défilants dans son crâne, son enfance, le départ pour rejoindre son bien aimé, son abandon et comment elle avait rejoins la troupe itinérante, la capture et la détention des orques, son évasion... Ses pieds cessèrent de s'agiter. Ivre de joie, il la jeta de côté, rassasié. Son corps exsangue s'affala au sol comme une poupée blanche désarticulée. Et il poussa un rire qui résonna dans les ruelles sous le regard incrédule du Serpent, ne pouvant croire l'horreur à laquelle il venait d'assister. Un démon affamé était lâché dans les rues de la cité des damnés.

Soudain, celui-ci cessa de rire, détournant brusquement la tête en direction du nord, ignorant totalement l'humain encore sous le choc. Une grimace de colère déforma son visage dégoulinant d'hémoglobine, ses crocs menaçants. Puis il coula son regard sur Jack qui ne put retenir un frisson de terreur. Le vampire avança jusqu'à lui, et ramassa son arme à ses pieds avant de s'accroupir, son visage empestant la mort frôlant le sien. Un sourire écarlate éclaira son visage.

- Jack le Ssserpent... J'ai du travail pour toi...

Ce n'était pas une question. Le ton qu'il employa n'acceptait aucune contestation.
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Arcanide valtek
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MessageSujet: Re: Resurrection   Dim 20 Fév 2011 - 18:32

Argh, pourquoi ? Pourquoi nous fais-tu ça, vg11k ? Poster un chapitre comme ça et nous annoncer qu'on devra rester sur notre faim pendant longtemps...ça tient du sadisme. Crying

Superbe chapitre, donc. On a presque pitié pour le skaven, qui a perdu un œil, une main et une partie de sa queue.

J'attends la suite avec impatience.
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Resurrection   Lun 21 Fév 2011 - 12:09

Terrible une fois de plus. Tu sais bien que je vais te demander une fois de plus de te relire mais la qualité du récit n'en est en rien remise en cause.
You rule vg11k

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Dernière édition par Thomov Le Poussiéreux le Mer 7 Sep 2011 - 9:43, édité 1 fois
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