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 Nécrøsis

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vg11k
Comte de la Crypte 2014
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MessageSujet: Nécrøsis   Lun 19 Juil 2010 - 19:39

Mais d'où il sort celui là avec un pseudo imprononçable me direz vous ?
J'ai trouvé verrouillé le post de présentation (je croit ou alors je suis plus très doué...) alors je vais faire ici en bref

joueur cv depuis un an maintenant, j'adore écrire et lire, c'est une passion
malheureusement, entre la pile de bouquins que j'ai déjà à mon chevet et le médaillon des quatre du warfo que j'ai entamé tout récemment je suis un peut débordé, et n'ai pas encore put lire les œuvres en vogue ici... J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur, car je rattraperais cela à la première occasion.

Venons en à la raison même de ce post. J'ai vite entamé un cda en ligne avec un ami pour constituer mes CV, cda malheureusement à l'agonie, où nous évoluions principalement par fluffs intercroisés. J'ai cependant décidé de pousser la chose en écrivant le passé de mon personnage. Je m'excuse par avance des éventuelles fautes d'orthographes et incohérences fflufiques, et ferais en sorte de les corriger lorsqu'elles ne contrarient pas mon histoire de façon majeure.

Sur ce, amis lecteurs qui avez eu le courage de lire ce pavé, bonne lecture.


MANESH'K


Un soleil de plomb… et ce n’était que le début de la matinée…
La poussière tourbillonnait autour des belligérants. Loin à la ronde résonnait les échos de leur lutte. Le choc du métal contre le métal, le vent sifflant dans le corridor. Mais pas un mot, pas un cri. Le cercle de combattants restait silencieux. Attentif à chaque passes d’armes. Ceux-ci feintaient, virevoltaient, esquivaient et contre-attaquaient avec adresse, chaque frappe mesurée avec soin. Les cheveux du premier, tressé avec soins, volaient en tout sens à chaque passes d’armes, contrairement à son adversaire blond, le crâne plus sec que de la paille. Il était pourtant dégoulinant de sueur. Avec une joie procurée par sa performance, il fit rouler son épée sur le dos de sa main, souriant, et se remit en garde. Mais l’autre resta immobile, en lentement, rengaina son arme.
- Tu avais raison Shenar, ce jeune a un certain talent, déclara le premier sans regarder son interlocuteur.
Avec un nouveau sourire, le concerné rengaina son arme dans le fourreau dont la ceinture retenait le pagne. Il fit un pas en avant, mais d’un geste rapide, l’autre frappa le sol du pied, projetant une motte de terre droit sur son visage. Instinctivement, il ferma les yeux et fit un pas en arrière, levant les bras. Lorsqu’il les rouvrit, avec stupeur et colère, il réalisa avec effroi que l’épée du lieutenant se trouvait entre ses bras et sa gorge.
- Ne baisse jamais ta garde, cracha-t-il en le rejetant d’un coup de botte à l’estomac, et efface moi ce sourire orgueilleux de ton visage. Tu n’était rien hier, et tu ne sera rien demain encore.
Sous le regard courroucé du blondinet, il enfila le plastron intégral que lui tendait son bras droit, et alla à sa monture sans un mot. Tous sauf un le suivirent, et en quelques instants, ils partirent en galopant en direction du palais.
- Je le tuerais…cracha le jeune en se relevant péniblement, saisi de haut-le-cœurs.
- N’y compte pas mon garçon, répondit indifféremment Shenar, son officier. Il t’arracherait le cœur sans même y penser…
- …
Lentement, il remis ses sandales et passa son armure légère. Soldat de la garde de Lahmia… quelque blague.
Ils ne prononcèrent pas un mot de plus en rentrant à la caserne miteuse que dirigeait Shenar. Ce n’est qu’en arrivant qu’ils y découvrirent une effervescence peu courante. L’officier les calma rapidement, la menace de patrouilles nocturnes supplémentaires étant plutôt persuasive pas les temps actuels. Brièvement, on leur expliqua que le Commandant de la garde de Lhamia venait de décéder, et que Neferata avait déjà choisis son successeur, l’actuel sous-commandant : Abhorash.
Peu après un messager se présenta. De par le bouleversement dans la hiérarchie militaire de la ville, Shenar voyait son grade monter, et il était désormais réclamé au palais. Haussant les épaules, il jeta un œil à la soixantaine de regards impatients l’observant. Quelqu’un allait monter en grade. Le blondinet senti son cœur battre soudain plus fort, mais à sa grande déception, se fut un autre qui fut nommé.
Il l’interpella en le rattrapant à l’écurie.
- Pourquoi Solicar ? Il ne vaut rien avec une épée !
Shenar soupira tout en sellant sa monture.
- Tu es doué, c’est incontestable. Cependant, j’aurais crut que l’événement de tout à l’heure t’aurais quelques peu refroidit.
- Mais…
- Cesse de jouer les héros, tu n’en es pas et n’en sera jamais un. A continuer ainsi, tu mourra d’ici un mois à peine, entrainant toute la caserne avec toi. Solicar à quelque chose qui te fait défaut et qui ne peut s’apprendre qu’en vivant : il a de l’expérience.
Sur ce, il grimpa sur son cheval maigre et boiteux. Il déclara sans se retourner :
- Reste en vie Manesh’k, si jamais tu survit, tu pourrais devenir quelqu’un.




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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Lun 19 Juil 2010 - 21:45

Alors pour commencer, le sujet des présentations est bien ouvert, vu que je viens d'y poster.

Sinon, que dire ? Ce texte est magnifiquement écrit, et les mots me manquent. Tu as un style incomparable, et une excellente plume, qui me font regarder mes propres écrits avec dégoût. Je ne vois vraiment pas par quels mots je pourrais faire l'eloge de ce texte, et pour tout dire, je lis actuellement le trône de fer (saga magnifique, je vous la conseille), et ton écrit n'y déparerait certainement pas.

En espérant avoir la chance de bientôt lire la suite, pour en apprendre plus sur ces personnages.
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Lun 19 Juil 2010 - 23:40

Très bon texte, l'histoire se met en place tranquillement, on connait immédiatement le tempérament du héros, et c'est superbement écrit !
Je suis d'accord avec Arcanide, ton style est vraiment très bon.

J'espère lire a suite très vite.

P.S.: J'espère pouvoir retrouver dans ce récit certaines armes significatives des Lahmians, telles que les batons dragons.
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mar 20 Juil 2010 - 20:36

@ arcanide valtek :
en effet je me suis embrouillé sur le sujet de présentation =p

Tes remarques enthousiasmes me font chaud au cœur, c'est toujours encourageant à continuer ce genre de commentaires
Courage pour tes écrits, j'y jetterais un oeil bientôt, j'ai également hâte de découvrir tes héros nocturnes =D

@ nagash72380 :
merci également, de même qu'arcanide valtek, cela me fait vraiment plaisir ce genre de commentaires

concernant les armes typiques des Lahmians, je crains que pour le moment cela soit compliqué =s
j'ai décider de suivre les enfants de la nuit à la sortie du dernier livre qui ne traite que d'une seule et unique lignée, je connais donc assez mal les autres, ainsi que leurs armements typiques...



Sur ce, je vous poste dés maintenant la suite, en espérant qu'elle soit à la hauteur de vos encouragements enthousiastes =D

II



D’un rythme détendu mais régulier les dix soldats longeaient les abords de la grande cité. Les patrouilleurs parlaient entre eux de leurs familles ou futures conquêtes, mais volontairement, Manesh’k restait en retrait.
Abandonné par les siens durant son enfance, il avait mendié, des années. Volant parfois pour survivre. Non pas que Lahmia ne prospérait pas loin de là, mais les quartiers étaient peu sûrs. Ce n’étaient que bicoques de bois et de boues entassés dans l’enceinte sud, débordant de mendiants, voleurs et autres rebuts de la société. Après un temps il s’était résigné à gagner sa pitance. Il était entré dans la garde extérieure. On lui avait remis une tunique de cuir troué ainsi qu’une lame émoussée, mais avec sa dague, il s’agissait de ses seules possessions.
Rêveur, il leva son regard en direction du désert, s’étendant à perte de vue. A quelques jours de cheval, quelque part, se trouvait les restes de Khemri, l’immense cité de celui qu’on appelait le grand mage des ombres. Bien avant sa naissance, les prêtres-rois des autres cités l’avaient assiégé et mis à bas. Mais les stigmates de cette guerre sans commune mesure marqueraient encore le pays bien longtemps. Des créatures étranges erraient sans but dans le désert lors des nuits sans lune, la vermine infestait nombre d’oasis aux eaux troubles et non potables... Manesh’k frissonna. Sondant l’horizon obscur du regard, il espérait bien de jamais voir les ruines de cette puissante cité.
C’est avec un soulagement non dissimulé qu’il rejoignit son hamac à l’aube, les discussions des autres patrouilles lui revenant en mémoire. Il eu un sourire fatigué...

Solicar le réveilla quelques heures plus tard à peine, tout comme le reste de la patrouille nocturne.
- Avez-vous remarqué quelque chose hier soir ou durant la nuit ? Les questionna-t-il sans perdre de temps.
Surpris, tous répondirent négativement. Il soupira et les entraina à l’extérieur. Le soleil était encore levé depuis peu, mais ses rayons étaient déjà sans pitié, se faufilant entre les deux plus grande pyramides. Il les mena à l’Est des bas-quartiers, droit sur le cimeterre local tandis que le blondinet défiait l’astre solaire du regard, admirant les édifices colossaux. Avec cet éclairage, il était certains que les lumières à leurs sommets était des reflets sur de l’or pur. Solicar le tira de ses rêveries. Un attroupement peu courant agitait le lieux de repos. Ils dépassèrent les fosses communes et leur vrombissement d’insectes et se faufilèrent entre les quelques tombes présentes. Les gens y parlaient à voix basse, la peur dans le regards. Ils s’écartèrent à leur arrivée. Au centre de cette assemblée étaient postés quelques gardes, dansant nerveusement d’un pied sur l’autre. Entre eux, sous une modeste crois de bois, le sable avait glissé. Il avait mit à jours le sol sec et craquelé. Manesh’k eu un haut-le-cœur. La terre n’avait visiblement pas été retournée, mais avait été repoussée du dessous comme le font les racines. Sauf que ce qui apparaissait là était tout sauf végétal. Une main où la chair décomposée se détachait de l’os et des tendons saillait hors de terre, déjà investie par les insectes nécrophages.
-Quand as-t-il été découvert ? Demanda un soldat.
-Ce matin, et cela fait presque un mois qu’il est là-dessous...
Le doute assaillit le jeune homme. Cet homme avait-il été enterré vivant, et tenté de s’extraire de sa gangue mortuaire sans que personne ne le remarque, ou bien...


Dernière édition par vg11k le Mar 27 Juil 2010 - 20:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mar 20 Juil 2010 - 21:22

Tu es agréable à lire, heureusement que j'ai commencé à lire à seulement 2 posts, car ton histoire à l'air d'être longue Smile. 2 ou 3 fautes par ci par là mais rien de méchant. L'ambiance est bien rendue, mais j'ai eu quelques confusions par endroits, sans doutes parce que je lis trop vite.

Continue sur ta lancée, vivement la suite !
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mar 20 Juil 2010 - 21:43

ou bien était ce un mort vivant ?

Toujours aussi bon, continu !
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mar 20 Juil 2010 - 22:19

Citation :
ou bien était ce un mort vivant ?

Oh non pas de spoil ! Tongue
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mer 21 Juil 2010 - 0:22

Le suspense nous prend déjà. Des morts-vivants à Lahmia, serait-ce W'soran qui commence à s'exercer ?

Toujours est-il que ce deuxième chapitre est aussi bon que le précédent, et déja j'aimerais connaître la suite.
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Abhoren
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mer 21 Juil 2010 - 11:59

J'aime beaucoup ton récit. C'est bien écrit, dynamique pour le premier chapitre et intriguant pour le suivant. Quelques petites fautes qui devraient s'en aller avec une ou deux relectures.

Une chose me tracasse. La "modeste croix de bois". C'est un symbole chrétien si je ne me trompe pas. A l'époque de Lamhia et dans l'univers de Warhammer, j'aurai vu autre chose comme une petite stèle en forme de pyramide (bois ou pierre) (très en vogue à l'époque). Bref la croix me parait ne pas être adaptée.

Continues comme ça en tout cas, ça me redonne envie d'écrire quelques textes.

Ab.
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mer 21 Juil 2010 - 19:17

merci à tous pour votre lecture, ainsi que vos encouragements

@ Abhoren :
"Une chose me tracasse."
A la réflexion, ta remarque est amplement justifiée, j'y repenserais pour la suite =)


à présent le 3e chapitre (je ne tiendrais pas éternellement le rythme d'un chap/jour...) qui va quelque peu s'éloigner des précédents et... on en reparleras plus tard =)
j'espère juste qu'il ne vous décevra pas, moi même je trouve la transition brutale...


III

Il regarda la mère en larmes repartir d’un pas incertains. Cela le peinait de la voir dans un tel état mais il n’y pouvais rien. Il s’agissait de la septième disparition signalée depuis le début du mois, et les dieux seuls savaient celles qu’on ignorait... Enfin, entre cela et le cadavre exhumé à moitié sorti de sa tombe, les gardes n’auraient plus la paix. Ils n’étaient pourtant d’aucun secours pour ces types d’événements. Haussant les épaules, il prit en direction du centre-ville. Observer la garde du palais durant leurs exercices, comme lorsqu’il était plus jeune, lui changerais les idées.
Comme nombre de gosses débraillés, il s’accouda à la barrière. Plusieurs le dévisagèrent un moment, mais se désintéressèrent vite. Il était connus que les officiers laissaient la population observer les exercices de la garde du palais. Ce qu’ils ignoraient c’est que ces démonstrations évitaient la majeure partie des incidents dans la cité : l’effet dissuasif n’était pas négligeable. De l’autre côté du cercle de de sable se trouvaient des jardins menant directement au palais, dans l’ombre d’une des immenses pyramides.
Vêtus d’armures lourdes, ils évoluaient par groupe de deux ou trois, affinant leurs talents de bretteurs. Les conseils avisés de plusieurs maîtres d’armes avaient formés plus d’un de ses puissants combattants, et même davantage. C’est en écoutant attentivement et reproduisant leurs mouvement que Manesh’k avait débuté l’escrime. Aussi continuait-il d’observer en silence, ne perdant rien, à l’écoute et l'œil vif.
L’un des trois maitres d’armes de la cité prodiguait des conseils et expliquait une technique de désarmement, détaillant des mouvements que les gardes suivaient avec attention, se déplaçant au ralenti, leur permettant de suivre et comprendre sa gestuelle. En le voyant se mouvoir avec cette grâce féline, Manesh’k senti son cœur battre de plus en plus fort. Il admirait les maitres d’armes, absorbant chaque notions de leurs enseignements. Il invita ensuite l’un des gardes à croiser le fer avec lui, et ils appliquèrent ces mêmes mouvements, commentant leurs postures et détaillant leurs jeux de jambes, les mouvements souples malgré les armures lourdes qu’ils portaient sous le soleil. Les soldats autour d’eux hochaient la tête en silence, acquiesçaient et questionnaient. Après un temps, tout deux posèrent leurs armes, et prirent des équivalents de bois. L’excitation de Manesh’k monta d’un crans. Ils allaient se mettre en conditions réelles d’un combat, utilisant néanmoins des épées inoffensives. Il parcourut rapidement du regard les soldats concentrés, et échappa une grimace en voyant parmi eux l’officier l’ayant corrigé quelques jours plus tôt. Celui-ci arborait un masque dépourvu d’émotions.
Un claquement sec retentit, et il se maudit intérieurement d’avoir manqué ne serais-ce qu’un instant du combat factice. Le garde brettait avec vitesse et efficacité, mais les mouvements habiles du maître rendaient inutiles les efforts du premier. La différence de niveau entre eux était effarante. Et lorsque d’un mouvement flou tant il fut rapide le maître exécuta la technique de désarmement, enroulant sa lame de bois autour de l’autre, l’épée vola en l’air pour retomber dans le dos de son propriétaire. Il semblait essoufflé par ce bref mais intense duel, alors que le maître conservait une respiration calme et posée.
Alors qu’il allait réclamer un volontaire pour refaire l’exercice, une clameur parcouru les citoyens autour de Manesh’k. Celui-ci en chercha la source et en eu le souffle coupé. Dans une armure de plates pourpre et or, talonné de son second, le commandant en personne des troupes de Lahmia vint à leur rencontre. Un seul nom fut sur toute les lèvre : Abhorash.
Le maître les salua, alors qu’il contemplait les hommes d’un œil évaluateur. Ses prouesses de guerriers avaient dépassées les murs de la cité, et plus d’un maître des cités voisines c’étaient inclinés devant lui. Il n’avait jamais connus la défaite.
Un instant il conversa avec le professeur, et après un hochement de tête de celui-ci, donna sa lame à son second. Il saisit la garde d’une épée de bois, et s’adressant aux soldats d’une voix que tous entendirent il dit :
- Le quel d’entre vous viendra me montrer les résultats de l’enseignement du maitre Varison ci-présent ?
Manesh’k en tremblait de plaisir. Ses rares démonstrations c’étaient toujours déroulées dans un déluge d’adresse, de maîtrise et de sérénité qui laissait le jeune soldat rêveur. Abhorash était un seigneur parmi les guerriers-nés.
Il eu un sursaut de surprise en voyant l’officier l’ayant rossé s’avancer d’un pas mesuré. Une mine confiante gravée à présent sur sa face, il saisit la seconde épée de bois et fit face au commandant. Celui-ci le dévisagea un instant, et sans un mot se mit en garde, ses chevilles pivotant lentement dans le sable. Manesh’k avisa un détail que peu apparemment avaient remarqués : il avait conservé son arme à la ceinture. Cependant le combattant émérite ne sembla pas en tenir rigueur. Il fonça alors brutalement, jetant aussitôt toute ses forces dans la bataille. Il semblait avoir aussitôt poussé ses talents à leur paroxysme à la différence de son duel avec Manesh’k, et pourtant, celui-ci réalisa qu’il n’était visiblement pas si supérieur à lui que cela. Le commandant demeurait calme et repoussait sans efforts chaque attaques, impassible. Si le combat précédent était déséquilibré, il n’y eu rapidement plus aucune comparaison avec celui-ci. L’officier était totalement incapable de menacer le commandant. Et pour cause, alors que l’écho des chocs de leurs armes se prolongeait et que le premier ne cessait de tourner et virevolter, Abhorash n’avait pas encore décollé ses pieds du sol ! Chaque frappe visant un point vital sans chercher à le dissimuler, l’officier cherchait clairement à blesser son adversaire, et pourtant, chaque fois la pointe de lame était déviée dans le vide. Enrageant, il tenta une frappe violente, mais soudain le commandant bondit et avec une vivacité qui surpris jusqu’au maître d’arme, il exécuta la manœuvre de désarmement précédemment vue Un craquement sec retentit, et tous se retournèrent pour contempler l’épée de bois retombant dans le gazon en deux morceaux, brisée à la garde ! Hébété, l’officier avait les yeux grands ouverts, serrant son poignet douloureux.
- Soit moins précipité, tu as des trous dans ta garde, déclara simplement Abhorash d’un ton neutre, abaissant sa lame de bois.
Manesh’k n’en croyait pas ses yeux. Tout avait été si rapide... Et la foule à présent réunie était visiblement de son avis. Soudain, devant cette assemblé, un rictus haineux déforma le visage de l’officier. Il dégaina son épée et se rua sur Abhorash qui resta totalement immobile. Tous retinrent leur respiration avec stupeur.D’un coup de botte, du sable vola au visage d’Abhorash qui entra brusquement en mouvement. En une fraction de seconde il pivota, la poussière passant dans son dos durant sa rotation, et esquiva l’acier mortel qui siffla au-dessus de sa tête nue, et frappa a main nue dans l’estomac bardé d’acier de l’autre. Il s’écroula aussitôt.
D’un regard sans émotions, Abhorash l’observa se relever lentement, la foule retenant son souffle. Il fit volte face en hurlant... et se prit au niveau de l'estomac le genoux du commandant, le coup accentué par l'élan des deux hommes se percutant. Avant qu'il ne puisse pousser un cri, l'épée de bois se fraya au niveau des cotes un chemin entre les interstices du plastron et l'acier protégeant le dos. Manesh’k en eu le souffle coupé alors qu’une gerbe de sang giclait des narines du condamné. Un silence pesant venait de tomber alors qu’il tombait à genoux, sa lame lui échappant des doigts. Lentement, Abhorash repris la poigne et l’extirpa du corps. Sans un regard pour le vaincu, il se pencha et ramassa l'épée d'acier, et plongea son regard dans celui terrifié de l'officier. D’un geste vif,il envoya la tête voler aux pieds de Varison, avant de jeter négligemment l'arme souillée. Il fit lentement face à l’assemblée, tout les regards convergeant vers lui.
- Tant que je serais votre commandant, tout soldat s’abaissant à ce genre de méthodes de combat n’aura sa place parmi les troupes de Lahmia.
Sans un mot de plus, il récupéra son épée et s’en fut, son second laissant Varison après avoir échangés quelques mots.


Dernière édition par vg11k le Mar 27 Juil 2010 - 20:53, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mer 21 Juil 2010 - 19:54

Abhorash est arrivé et à fait preuve d'une grande adresse.

Manesh'k n'avait surement aucune chance de victoire. Comment va réagir ce jeune homme qui est pourtant si fier de son talent ?
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mer 21 Juil 2010 - 22:07

Très bon ! Clap
Nous voyons Abhorash de son vivant, ce récit peut aller très loin si le héros suit Abhorash dans sa sombre destinée.

Donnez moi un V ! Donnez moi un G ! Donnez moi un 11 ! Donnez moi un K !

VG11K !

Hum. Ca doit pas être pratique à crier quand même.

La suite ! Happy
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Jeu 22 Juil 2010 - 4:39

Abhorash dans toute sa splendeur de guerrier légendaire. Le récit est comme toujours écrit par une plume de maître, et comme toujours on en redemande.

Un détail me tarabuste cependant. L'officier qu'a tué Abhorash, Manesh'k ne pourra plus le vaincre désormais, mais j'imagine qu'il y a une bonne raison pour sa mort. Vouloir à ce point tuer Abhorash, ça ne s'explique pas que par de la jalousie, ça sent à plein nez l'histoire scabreuse, ce qui ne fait qu'augmenter mon envie de lire la suite.
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Abhoren
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Jeu 22 Juil 2010 - 9:41

Pas mal du tout.

Par contre le fait qu'Abhorash empale sur une épée de bois son attaquant me parait un poil gros surtout que celui-ci est en armure. Là ou ça ne va pas c'est quand avec cette même épée de bois il décapite son opposant. Là ça ne va plus. Il faudrait revoir ce passage à mon avis. Ayant reçu du sable dans les yeux, Abhorash ne joue plus. Il pivote et dans un geste précis, tire sa lame de son fourreau. Dans la continuité du mouvement, il décapite froidement son opposant dont la tête vient rouler jusqu'aux pieds de Varison.

Ca parait plus plausible.

Ab.
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Jeu 22 Juil 2010 - 9:51

Je pense qu'Abhorash voulait montrer que la force d'un vrai guerrier ne se mesure pas à l'arme qu'il utilise. Mais c'est vrai que le fait de s'empaler sur une épée en bois m'a surprit aussi. S'il n'avait pas eu son armure, cela aurait fait moins étrange.
Surement qu'Abhorash ne voyait la nécessité de souiller son épée pour un chien comme lui Happy
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Jeu 22 Juil 2010 - 18:13

Merci à tous pour votre lecture et vos com's avisés =D

@ Lanoar :
"Hum. Ça doit pas être pratique à crier quand même."
ben mes proches (gamers j'entends) disent vigik ou vigeek, c'est plus simple =)

@ Abhoren :
Je sais que c'est gros, je voulais en mettre plein la vue, peut-être ais-je un peut trop poussé... Néanmoins, je tenais à ce que lui respecte à la lettre les règles de l'entrainement - mis à part abattre le partenaire. En un sens, lui n'a pas "triché".
Peut être qu'il ramasse l'épée de son adversaire après l'avoir sérieusement blessé serait mieux. Je vais y réfléchir, je me prononcerais en soirée =)

"Ayant reçu du sable dans les yeux, Abhorash ne joue plus."
En effet, sauf que j'ai peut-être été rapide ici. je tenais a avoir un passage dynamique et j'ai jugé qu'une description supplémentaire ralentirais l'action alors qu'elle est à son comble.
"du sable vola au visage d’Abhorash qui entra brusquement en mouvement. En une fraction de seconde il pivota, esquiva l’acier mortel,"
si on détaillais davantage l'action, je verrais plutôt qu'inextremis il effectue sa rotation et que le sable ne fait que le frôler et que dans la foulée il fléchit pour passer sous l'arc de cercle décrit par la lame




ce que j'aime quand on écrit une histoire et qui est montrée illico à son public, c'est que celui-ci à tendance à évoquer des péripéties non prévues par l'auteur mais qui vont considérablement enrichir l'histoire =D
mais chut, c'est un secret ;..;

la suite ce soir. Je retape le chapitre d'encore après, car tout comme d'autres j'ai crut comprendre, j'aime avoir au moins un texte d'avance sur mes publications ^^


EDIT :
Citation :
D’un coup de botte, du sable vola au visage d’Abhorash qui entra brusquement en mouvement. En une fraction de seconde il pivota, esquiva l’acier mortel, et frappa a main nue dans l’estomac bardé d’acier de l’autre. Il s’écroula aussitôt. D’un regard sans émotions, Abhorash l’observa se relever lentement, la foule retenant son souffle. Il fit volte face en hurlant... et s’empala sur l’épée de bois qui perça de part en part l’armure lourde. Manesh’k en eu le souffle coupé alors qu’une gerbe de sang giclait des narines du condamné. Un silence pesant venait de tomber alors qu’il tombait à genoux, sa lame lui échappant des doigts. Lentement, Abhorash repris la poigne et l’extirpa du corps, avant de le décapiter d’un geste vif, la tête volant aux pieds de Varison.

devient :

D’un coup de botte, du sable vola au visage d’Abhorash qui entra brusquement en mouvement. En une fraction de seconde il pivota, la poussière passant dans son dos durant sa rotation, et esquiva l’acier mortel qui siffla au-dessus de sa tête nue, et frappa a main nue dans l’estomac bardé d’acier de l’autre. Il s’écroula aussitôt. D’un regard sans émotions, Abhorash l’observa se relever lentement, la foule retenant son souffle. Il fit volte face en hurlant... et se prit au niveau de l'estomac le genoux du commandant, le coup accentué par l'élan des deux hommes se percutant. Avant qu'il ne puisse pousser un cri, l'épée de bois se fraya au niveau des cotes un chemin entre les interstices du plastron et l'acier protégeant le dos. Manesh’k en eu le souffle coupé alors qu’une gerbe de sang giclait des narines du condamné. Un silence pesant venait de tomber alors qu’il tombait à genoux, sa lame lui échappant des doigts. Lentement, Abhorash repris la poigne et l’extirpa du corps. Sans un regard pour le vaincu, il se pencha et ramassa l'épée d'acier, et plongea son regard dans celui terrifié de l'officier. D’un geste vif,il envoya la tête voler aux pieds de Varison, avant de jeter négligemment l'arme souillée.



l'action gagne en crédibilité et est plus facile à comprendre je pense
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Jeu 22 Juil 2010 - 22:37

Allez chose promis chose due
je l'avais écrit en deux fois car il est long mais je poste tout (et double post pour l'occasion mais c'est pour la bonne cause)

bonne lecture à tous

IV

Solicar se redressa, le visage crispé. Les poings tremblants de colère, il se tourna vers la vingtaine de soldats présents D’une voix dure perçant avec peine les cris de désespoir de la mère, il prit la parole :
- Demain, à l’aube, je veut la tête de celui qui a commis cet acte, plantée devant la caserne ! Il n’est pas question de laisser ce malade écumer les rues !
Sondant ses hommes lentement, l’auditoire à présent attentif pour la majorité, il reprit :
- Galtek, Simonesh, Manesh’k, vous vous répartirez chacun une quinzaine de soldats. Personne ne rentre à la caserne tant qu’on ne lui a pas réglé son compte.
Fulminant, il fit un pas alors qu’autour d’eux des commentaires sur sa décision commençaient à s’élever de la foule, et son regard tomba sur le dernier intégré, jeune. Il devait mieux savoir manier la truelle que l’épée...
- Shiing ! Tu ne quittes pas Manesh’k d’une semelle, ordonna-t-il d’un œil sévère en avisant le blond qui hocha la tête.
La foule autour d’eux s’écarta rapidement comme les gardes de la périphérie de Lahmia se dispersaient. La nouvelle aurais rapidement fait le tour des bas-fonds : une chasse à l’assassin dont personne ne savait rien aurais lieux ce soir. En d’autres termes, quiconque serais trouvé dehors serait arrêté et vraisemblablement exécuté. Manesh’k fut l’un des derniers à partir, ne quittant pas le cadavre mutilé des yeux. Ses membres disloqués n’avaient même pas bleuis sur le corps exsangue à la gorge en charpie. Le regard sans vie était encore imprégné d’une terreur sans nom lorsqu’ils recouvrirent le corps blême. Remarquant que le jeune Shiing était lui aussi absorbé par la contemplation de la dépouille, il le força à le suivre. Bon sang mais qui aurais put faire ça à un gosse ?

- ‘Parais qu’y a d’ja une trentaine de disparus, chuchota l’un des hommes de Manesh’kà son voisin.
- Tu crois qu’y leur est arrivé la même chose ?
- J’en sais trop rien...
D’un regard, Manesh’k leur intima le silence alors qu’ils arpentaient les ruelle obscures, les habitants n’ayant pas les moyens de se payer de chandelles. Marchant à sa suite, l’adolescent portant une torche faisait de son mieux pour dissimuler l’angoisse qui le rongeait. Peu concluant.
Nombre de questions le tourmentaient à présent, alors qu’il s’efforçait de rester attentif au moindre indice. Comment le tueur avait-il saigné l’enfant sans qu’une goutte écarlate ne soit visible autour du corps ? Pourquoi l’avoir torturé aussi atrocement ? Combien d’autres avaient subis le même sort?
La colère vibrant dans ses veines balayait le malaise d’arpenter les rues désertes où il avait grandi. Soit les habitants de lieux c’étaient cloitrés chez eux, soient ils avaient déguerpis du quartiers. Dans tout les cas, les soldats étaient seuls dans les rues. Il assura sa poigne sur la garde de l’épée lui battant la cuisse. Les ombres refluaient sur leur passage, ondulant autour d’eux. Elles demeuraient insondables entre les volets des baraquements fragiles et les sentiers serpentant entre ces derniers. Il prenait peu à peu conscience qu’il ne trainait réellement aucun vagabonds. Même les ivrognes abonnés à la rue avaient déguerpis. La majorité étaient allés s'agglutiner aux portes du palais où la garde les tenaient tant bien que mal en respect depuis le coucher du soleil.
Un bruit dans le couloir formé par deux bâtiments attira son attention. Lame au clair, il fit s’immobiliser ses compagnons et s’approcha rapidement, silencieux. Les autres retinrent leurs souffle, s’agglutinant les uns contre les autres à un pas de lui. Il leur jeta un regard noir alors que la lueur de la torche trahissait leur présence. L’estomac vrillé par l’angoisse, il passa la tête à l’angle du mur de planches, et se retrouva nez à nez...avec une paire d’yeux lumineux. Il faillit faire un bond en arrière, alors que le rongeur affolé bondissait du tas de caisses, disparaissant dans la nuit. Il maugréa. Si la vermine commençait à les effrayer...

Durant plusieurs heures, ils patrouillèrent ainsi dans une atmosphère tendue, quadrillant l’imposant quartier de Lhamia déserté de ses occupants indésirables. L’attroupement au palais devait être totalement chaotique... En effet, ils croisèrent les autres groupes, leurs confirmant l’agitation aux portes de la demeure de la grande reine, le groupe de Simonesh étant dépêché en urgence pour assister les gardes dépassés. Ils n’étaient donc plus que trois quinzaines dans les rues silencieuses. Bien plus tard, la marche ayant considérablement ralenti, la patrouille revint bredouille à la caserne. Ils étaient les derniers. Solicar les observa sans grand espoir, ce que la mine fatiguée du soldat blond ne changea pas. Deux irréductibles et un homme trop soul pour leur répondre avaient été les seuls personnes croisées cette nuit. Tous inoffensifs. Exténués et trainant les pieds, ils se tournèrent vers la caserne et les hamacs soudain si accueillants...
- Où qu’il est Sonshy ? s’éleva soudain une voix.
Tous se redressèrent en entendant aucune réponse à la question d’un des leurs, et c’est avec peine que Solicar parvint à réfréner l’agitation naissante. En effet, un soldat manquait à l’appel. Solicar jura.
- On fait quoi ? Demanda Shiing à un ainé, retenant difficilement un bâillement.
Ses yeux comme les leurs étaient injectés de sang. Tous étaient partagés entre la colère que l’un d’entre eux ai été prit pour cible et la fatigue entrainée par la nuit blanche, la seconde successive pour vingts d’entre eux. Ce n’était pas le genre de situation que la garde périphérique de Lhamia avait l’habitude d’affronter...
Solicar parcourut ses hommes du regards. Le sien affichait une détermination qui les regaillardis.
- Galtek ! Appela-t-il.
- Je n’ai rien remarqué, et mes gars non plus ! Affirma-t-il aussitôt, le disparut ayant été affecté à son groupe, qui s’empressa de témoigner son soutien au concerné.
Solicar hocha la tête. Ils n’étaient pas dans leurs habitudes de se mentir ici, quand bien même ils en auraient eu une raison. Qu’un garde soit retrouvé mort au petit matin ferait tout sauf arranger leurs affaires. Il pivota.
- Simonesh ! Au palais ! Aboya-t-il. Qu’ils retiennent encore un peu les mendiants !
Comme le concerné disparaissait aussitôt dans la nuit, il enchaîna :
- On y retourne, par groupe de deux minimum, et vous ne vous quittez pas des yeux ! J’écorcherais vif le premier que je trouverais seul ! Retrouvons Sonshy !
Sans plus tarder, la soixantaine de soldats s’éparpilla de nouveau dans le quartier, encore secouée par l’avertissement de Solicar, habituellement réputé pour son calme apaisant. Les visages assombris par des cernes noires, ils commencèrent une vaste battue. L’aube n’allait pas tarde, aussi les hommes éreintés par la nuit blanche et toutes ces disparitions n’hésitèrent pas longtemps avant d’approfondir leur recherches avec violence. Ils tambourinèrent aux portes pour en réveiller les occupants, voir les enfonçant sans somations par endroits, déterminés à inspecter chaque demeure de boue et de bois à la recherche de leur camarade.
Manesh’k, les mollets douloureux, avait déjà fouillé une quinzaine de taudis, Shiing sur les talons. Sa torche était presque entièrement consumée, dégageant davantage de fumée piquante que le lumière. Il frappa à la porte suivante, ébranlant l’édifice entier. Pas de réponse. Sans un remord, il l’envoya voler à l’intérieur et s’y engouffra. La vie de Sonshy était peut-être en jeu, et il en aurait fait autant pour chacun d’eux. Une table encombrée de vaisselle sale, une paillasse puante dans un coin, une chaise et un panier en osier pour tout mobilier discerna-t-il dans l’obscurité. Il n’était pas ici. Moins d’une minute après être entré il ressorti du bâtiment vide et fut comme pétrifié sur place. La torche s’éteignait en sifflant dans la poussière, dominant presque les protestations étouffées de Shiing, plaqué au mur d’en face par une silhouette enveloppée de ténèbres, les pieds s’agitant dans le vide.



- Lâche le ! Rugit Manesh’k en bondissant, sa lame jaillissant à son poing.
L’ombre s’immobilisa en entendant la voix du soldat, sans pour autant relâcher l’adolescent qui se débattit de plus belle. En vain.
- Tu vas le lâcher sur le champ, et...
Sa voix s’étrangla dans sa gorge comme l’autre pivotait légèrement sa tête encapuchonnée d’ombres sur le côté, le défiant visiblement de l’attaquer. Seule le haut de la tête de Shiing était visible dans la semi-pénombre que les tout premiers rayons se glissant entre les deux grandes pyramides commençaient à faire chuter. Il eu un frisson de panique en avisant les yeux révulsés du garçon, visiblement bâillonné par la poigne de fer de l’inconnu. Avec une lenteur calculée, l’autre pivota, gardant son prisonnier contre le mur, les deux mains agrippées à son poignet, incapable de le repousser. Et alors que son habit d’ombre semblait s’effilocher autour de lui, Manesh’k, prêt à tailler en pièces l’inconnu, croisa son regard. Le doute le transperça sournoisement quand il lut toute la malice contenue dans les globes écarlates, luisants comme deux braises incrustées dans ce corps d’acier, maintenant à bout de bras un individu de plus d’une soixantaine de kilos. Il sentit son bras d’épée fléchir alors, absorbé par la contemplation aveugle des yeux maléfique de la créature. Il ne pouvait voir autre chose, était incapable de s’en détacher. Un mince sourire se traçant sur les lèvres fines de l’inconnu, il releva la tête, ses lèvres se décollant...
- Manesh’k !
L’appel fut comme un électrochoc sur le soldat, l’autre détournant soudainement le regard en direction du nouveau venu, talonné par trois autres soldats des bas-fonds. La créature les toisa un instant, et, incrédule, Manesh’k vit leur détermination fondre comme neige au soleil. Ils furent soudain hésitant à les rejoindre, stoppant leur course en un pas beaucoup plus mesuré, prudents, soudain peu rassurés.
Mais lorsque son regard tomba sur le corps tremblant de Shiing, affalé au sol, son sang ne fit qu’un tour. D’un unique geste fluide, il saisi la vieille dague de sa ceinture et la lança comme il avait si souvent vu les gardes le faire, comme il s’était si souvent lui-même entrainé à les imiter. Par quelques instincts inattendu, il pivota le regard au même moment, prenant conscience de la menace. L’arme se perdit dans un enchevêtrement de volutes obscurs, l'intrus lui jetant un dernier regard empreint d’une haine incandescente avant de tourner les talons.
Abandonnant Shiing aux soldats perplexes vis à vis de leur propre attitude, il le prit en chasse. Habitué à régulièrement courir depuis toujours, il était doué d’une endurance peu courante chez ses congénères. Pourtant, que ce fut la nuit blanche ou la terreur, l’autre le laissa littéralement sur place. Il perdit sa trace après avoir passé seulement trois ruelles et un étroit couloir de ce dédale. Tournant la tête de part et d’autres, prêt à de nouveau faire face, il resta sur ses gardes dans le jour naissant. Mais nul ne vint le défier.


Dernière édition par vg11k le Mar 27 Juil 2010 - 20:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Jeu 22 Juil 2010 - 23:32

C'est long mais c'est bon, comme on dit. Fallait appeler Grissom pour trouver le meurtrier ! Hum hum, pardon.

Cette histoire prend une ampleur intéressante. Ma faible connaissance de cette période de l'histoire vampirique ne me permet pas d'anticiper la suite, j'attends donc avec impatience.
Et on va arréter de dire que t'écris bien, tu vas prendre la grosse tête sinon Tongue
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Ven 23 Juil 2010 - 13:43

Une chasse à l'homme dans les bas-fonds de la ville de Lahmia, et qui risque de se terminer dans les tours du palais.

Il me semble que c'est durant cette période que les vampires de Lahmia se nourissaient sans précautions. Je suis sûr que l'on vient de voir un de ces nobles Lahmian qui ont jugé que le bétail était trop bête pour les trouver.
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Dim 25 Juil 2010 - 9:19

Je viens juste de finir la lecture de tes textes depuis le début et je dois dire que je suis agréablement surpris. Le niveau d'écriture est assez bon, on retrouve de l'action, de l'ambiance et du suspense et l'intrigue se déroule dans un cadre pour le moins inhabituel.
J'attends la suite avec impatience.

Si je peux me permettre cetrains conseils malgré tout, je dirais qu'il faudrait que tu relises l'entièreté du texte pour en chasser les quelques fautes de frappe et d'orthographe (elles ne sont pas nombreuses mais la lecture n'en serait que plus agréable). Une erreur semble revenir assez régulièrement; la différence entre "peu" et "peut". Le premier signifie qu'il n'y en a pas beaucoup alors que le second est le verbe pouvoir conjugué.

Une dernière chose; dans le troisième chapitre, Abhorash fait tomber son adversaire d'un coup de poing dans le ventre alors qu'il porte une armure.
Et bien je fais de l'escrime médiévale depuis près d'un an et je peux t'assurer que tout ce qu'on peut gagner avec une telle attaque c'est de se casser un doigt! Même avec un gantelet en acier on ne déstabilise pas son adversaire s'il est si bien protégé.

Voilà voilà, je redis que le récit dans son ensemble est excellent et que je lirai la suite avec beaucoup de plaisir.

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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Lun 26 Juil 2010 - 21:52

La qualité d'écriture est indéniable mis à part quelques tournures de phrases (mais c'est une question de goûts) et quelques fautes d'orthographe par ci par là, le texte est très bien écrit. Original en plus, puisque peu de récits se déroulent à une époque aussi reculée
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mar 27 Juil 2010 - 20:47

Merci pour vos com's, conseils et encouragements =)
Aller, poursuivons :


V

Sa nuque était bouillante. Foulées après foulées et dégoulinant de sueur, il prolongeait son effort, bien plus que d’habitude. Voilà deux heures qu’il courrait sous le soleil assommant de la fin d’après-midi. Ce type aux yeux flamboyants l’avait distancé. Lui qui avait grandis dans ces rues, éternellement poursuivis par les vendeurs à l’étalage, avait été semé par cet inconnu. Il redoubla d’efforts. Shiing était indemne, bien que secoué. En revanche, Sonshi avait été retrouvé dans le même état que le garçonnet, les traits déformés par l’horreur. Solicar leur avait annoncé la nouvelle vers midi alors que la plupart pendaient encore dans leurs hamacs. Il était bouleversé. La garde décida d’isoler le quartier à risque, empêchant les habitants déjà démunis d’y entrer ou d’en sortir. Mais quelle assurance avaient-ils que l’assassin s’y terrait ?
Le soleil se couchant, il prit le chemin de la caserne, encore essoufflé et les muscles douloureux. Une autre caserne de la ville avait ordre d’effectuer des rondes dans la zone proscrite. Mais Manesh’k doutait qu’une nouvelle disparition ai lieu après avoir faillit capturer le fauteur de trouble. Le capturer... Il se ressassa la confrontation tout en marchant à présent dans les allées du bords de cité. Il n’avait pas sût saisir sa chance face à l’homme désarmé. Comme un enfant il était resté paralysé jusqu’à l’arrivée des hommes de Gilrak. Et ses yeux... Il ne pouvait se représenter son visage tant ses yeux flamboyants l’avaient captivé. Pourquoi avait-il réagit ainsi ?
Une idée effrayante germa soudain dans son esprit comme il observait un rapace filer à travers le ciel, un message réduit attaché à la serre. Il avait partiellement récupéré ses moyens lorsque l’assassin avait détourné le regard au profit des trois soldats, aussitôt coupés dans leur élan. Et si c’était le regard de l’individu qui les avait retenus d’attaquer ? Se pouvais-t-il qu’il soit doué...de pouvoirs surnaturels ? La théorie était plausible, les mages résidant au palais n’étant probablement pas les seuls à manipuler la magie de par le monde, d’autant que cela atténuait sa débâcle lors de sa poursuite. Quoique, cet homme aurais-t-il put être l’un des mages ? Cette pensée lui fit froids dans le dos.
Bouleversé par ce raisonnement qu’il garda pour lui, il salua quelques commerçants, rangeant leurs étals, alors que les derniers rayons de l’astre solaire éclairaient les immenses pyramides et le majestueux palais.
- Manesh’k ! Vieux vaurien ! l’apostropha d’emblée l’un d’eux.
Il eu un sourire sincère. Les griefs à son égard de la majorité des commerçants s’était envolés au profit de la génération suivante, tout aussi entreprenante. De plus, son statut de soldat périphérique, bien que mineur, l’avait aidé à changer le ressentiment qu’ils éprouvaient envers lui.
- Y’ parais qu’t’as faillit chopper la pourriture que tue les p’tits des rues ? Demanda l’un d’eux sans détours.
Il haussa les épaules, à peine étonné qu’ils soient au courant des détails de l’opération.
- Cela peut paraître dur à avaler, mais il m’a semé dans le dédale, avoua-t-il, embarrassé.
Les trois hommes échangèrent des regards surpris. Ils n’avaient jamais réussi à lui mettre la mains dessus quelques années plus tôt...
- Drôle d’oiseau que ça doit être, commenta le plus âge.
Les deux autres acquiescèrent.
- Enfin, ils le chop’ront c’te nuit, y’ à pas put sortir du quartier...
- J’éspére, répondit-il au pauvre homme n’ayant plus que la moitiés de ses dents.
- Dit moi p’tit, tu aurais pas entendu parler d’trucs bizarre ces derniers temps ? Demanda soudain le doyen des trois, grattant nerveusement la barbe couvrant sa peau ridée.
Fronçant les sourcils, Manesh’k l’encouragea à continuer, s’épongeant le front avec une étoffe que lui tendais l’un des larrons en souriant.
- Des tombes ont été profanées au cimetière moyen, à l’Est. Toutes des tombes récentes, et aucun des corps n’aurait été retrouvé...
Un sentiment de malaise s’empara de Manesh’k. L’image de l’homme enterré vif lui revint en mémoire, mais il la chassa avec vigueur.
- Sais-t-on pourquoi quelqu’un aurais agit ainsi ?
- Aucune idée, répondit l’autre en haussant les épaules. Mais c’est pas tout, ajouta-t-il d’un air conspirateur en se penchant. Les derniers caravanistes venus d’orient, y’ affirment qu’il se passe des choses dans le désert. Des bêtes pas naturelles qu’y disent. Les mercenaires, y’ ont dégustés tout le long du voyage, souffla-t-il en agitant douloureusement la main.
Peu convaincu, Manesh’k ne pipa mot. Mais il se garda bien de répliquer, des créatures sans nom erraient effectivement dans ces dunes de sable à perte de vue...
- D’où venaient-ils ? Demanda-t-il néanmoins.
- Du désert en Orient, au-delà de Khemri, affirma le vieux en hochant vigoureusement de la tête.

Paisiblement allongé et huilant avec amour un poignard cranté, Gilnash était heureux. Il avait tout ce qu’il désirait et en abondance : le calme, ses couteaux, sa propre esclave et surtout, surtout, son imposante volière attenante. Nombre de nobles le tournaient en ridicule, prétendant qu’il préférait ses volatiles aux femmes, mais s’inclinaient tous devant l’utilité de ceux-ci : le lien qu’il avait avec ces animaux était si fort qu’il parvenait à leur faire transmettre leurs messages à l’endroit exactes qu’ils lui décrivaient, et dans des temps records.
Il jeta un regard à sa servante. Celle-ci osa un timide mais ravissant sourire, qui le laissa indifférent. Il était tendu. Posant la lame, il se leva dans l’obscurité naissante, et attendit le retour de son protégé, sondant la nuit du regard. Il poussa un soupir de soulagement en entendant le cri atypique d’un grand rapace, le voyant apparaître, battant des ailes d’un rythme effréné. Il enfila son gant et le rapace s’y posa à peine il fut entré dans un nouveau cri de défi.
Heureux, Gilnash le caressa affectueusement, le ramenant à la grande volière. Soudain, l’animal hérissa son plumage en feulant comme un chat, ses griffes se resserrant sur le cuir, tandis qu’un tourbillon effervescent de plumes et de cris prenait place dans la grande cage. Paniquant, il observa les oiseaux affolés, et sans un regard pour l’esclave effrayée, se pencha à la fenêtre, l’oiseau à son poignet dépliant les ailes sans prendre son envol en signe de protestation.
Et il la vit. Imposante, elle planait au-dessus de sa tour, silencieuse, à peine visible malgré les trois lunes. L’ombre tournait lentement autour de la cité comme un charognard guettant une carcasse. Et, sans avertissement préalable, plongea, disparaissant dans les quartiers moyens. Il eu un hoquet comme les oiseaux se calmaient. D’où sortait cette créature volante, totalement inconnue de l’ornithologue ?


Dernière édition par vg11k le Sam 28 Aoû 2010 - 23:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mar 27 Juil 2010 - 22:42

Ha, y a pas à dire, ce topic est vraiment savoureux!
Quelle ambiance, quels décors!
J'adore

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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mar 27 Juil 2010 - 22:46

Je trouve aussi. C'est toujours aussi bon même s'il y a moins d'action. J'aime beaucoup.

Par contre il faut vraiment que tu te relises. Beaucoup de fautes qui gachent le texte. c'est dommage.

Ab.
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mer 28 Juil 2010 - 10:58

Excellent, comme toujours.
Le texte est écrit un peu comme un policier à suspense, c'est sympa et sa change. Et puis là, on sens que sa commence à devenir sérieux !

Continue.
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Mer 28 Juil 2010 - 11:41

C'est vachement bien!! Félicitations!!! Juste une petite remarque, je crois qu'il n'y avait pas de mages en Nékehera, il me semble que c'était les prêtres qui étaient dotés de pouvoirs magiques
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Sam 31 Juil 2010 - 22:24

voila voila
merci à tous pour vos commentaires, qui de nouveau sont réellement encourageant à continuer
je m'excuse pour mon orthographe, je suis réellement abberant là-dessus (avec un clavier j'en parle pas... merci la correction automatique sinon se serrait pire encore....). Je vais voir si un ami peut me relire cela serais plus simple...
sur ce, bonne lecture à tous =)



VI

C’est d’un œil mauvais que le soldat observa la délégation pénétrer la grande cité. Arborant un luxe qui envoutait la foule amassée autour des guerriers aux armures hors de prix formant une cordon de sécurité autour de leurs seigneurs, ceux-ci ignoraient les habitants des bas-fond abrutis par les scintillements de l’or et des pierres précieuses. Mais Manesh’k n’était pas affectés par cette profusion de richesses. Il était l’un des rares à autant observer les soldats tout aussi méprisants que leurs dirigeants. Qu’importait l’éclat de l’armure, seule l’adresse de son porteur faisait la différence, telle étaient les paroles qui lui venaient à l’esprit, tirées d’une leçon du maître d’arme Varison voilà plusieurs mois. Il se souvenait que pour appuyer ses propos, il avait proposé un duel, torse nu, à l’un de ses hommes en cuirasse. Ce dernier avait vite mordu la poussière, la lame du vainqueur sur sa gorge.
Revenant à la réalité, il observa le prince qu’avait envoyé la cité de Zandri. Il arborait un sourire chaleureux, bien que son visage reste rivé sur le palais que sa position depuis l’imposant baldaquin lui permettait de voir. Son torse était encombré de colliers, et ses poignets d’autant de bracelets et breloques scintillantes. Affalé dans le velours, son confort contrastait avec la peine que la vingtaine d’esclaves enchainés avaient à porter son extravagant moyen de locomotion. Combien étaient morts de fatigue durant la traversée des dunes depuis la cité de Zandri alors que cet homme se pavanait dans un tel confort ? Il eu un frisson rien que d’y songer.
D’après les dires, il ne s’agissait que d’un des vingts héritiers du prêtre-roi de Zandri. Imaginer que ce qu’il avait sous les yeux n’était qu’un fragment de leurs possessions lui fit tourner la tête. Est-ce que ses propres dirigeants vivaient dans un tel luxe alors que les habitations des bas-fonds, hantées par l’assassin qu’il n’avait put arrêter, pouvaient à peine être considérées comme telles ?
Il haussa les épaules à sa propre question. Après tout, il ne connaîtrait jamais une telle gloire. Et il avait une mission.
- Un prince de Zandri est en train de se ramener à l’improviste, leur avait déclaré Shemar, engoncé dans sa nouvelle cuirasse de cuir rouge sombre. Nous ignorons encore ce qu’il veut, mais tout incidents serraient inopportuns...
- Avec un tueur sanguinaire écumant les bas-fond, je doute que...
- La garde a déclaré que les casernes périphériques devraient veiller à ce que rien ne lui arrive durant son séjour dans les rues, du moins lorsqu’il serait en-dehors du palais, avait-il ajouté en coupant Solicar d’un ton pressé.
Les quelques soixante soldats présents l’avaient alors regardés, sans croire ce que leur ancien capitaine leur demandait.
- Shemar, si on arête de patrouiller dans les rues, le tueur...
- Vous n’avez eux aucuns résultats depuis le début des événements, coupa de nouveau le garde en tenue rouge. Et la sécurité de cet homme passe bien avant les petits méfaits d’un simple fauteur de troubles.
- Sauf votre respect, capitaine, avait déclaré Manesh’k en appuyant le titre, je suis le seul qui ai eu l’occasion de l’appréhender, et je peut vous assurer qu’il s’agissait de tout sauf d’un simple fauteur de troubles.
Shemar l’avait considéré un instant, avant de répondre :
- Venant de toi Manesh’k, cet échec me déçois grandement. Mais après tout, nous ne sommes que des hommes.
Détournant le regard sous la mine abasourdie de son ancien ami, il avait continué :
- Le prince Avinak arrivera ce soir, peut avant le couchant, avait-il déclaré en quittant la caserne.
Et voilà que lui et la quasi-totalité des soldats périphériques se retrouvaient mêlés à la foule, guettant tant bien que mal tout incident. Le prince Avinak bailla, le coucher de soleil dans son dos rendant théâtral cette simple réaction à l’émerveillement des villageois. Non, décidément, Manesh’k ne l’aimait pas. Arrivant enfin en vue du palais, le soleil s’étant enfin couché et les premières torches illuminant les rues, il reconnut le commandant des troupes qui attendait patiemment l'arrivée de l’invité aux portes du palais, encadré de quelques dix gardes en armures lourdes et de son second. Le cortège s’arrêta enfin, et les esclaves épuisés s’agenouillant, le prince se leva, visiblement impatient de retourner se coucher, dévalant rapidement les marches de son énorme baldaquin. Deux esclaves se précipitèrent afin de lui placer un marchepied qu’il emprunta aussitôt sans un regard pour ses esclaves.
Il déclara à Abhorash quelque chose que Manesh’k n’entendit pas. Cependant, le commandant hocha la tête, et sans un mot, lui indiqua de le suivre, les guerriers en armures reflétant les lueurs de torches l’entourant aussitôt tandis que le second et le gardes du palais fermaient la marche. Tant d’efforts pour un seul homme, songea-t-il. Déjà la foule commençait à se disperser, les hommes et esclaves emmenant toutes les affaires personnelles du prince, dont l'extravagant baldaquin, dans l’enceinte du palais. Il se posta à une distance respectable des grilles, les gardes postés à intervalles réguliers le toisant un instant avant de scruter à nouveau le flot de personnes dans le dos de Manesh’k.
Il plissa le regard, observant le prince monter les marches du palais au côté du commandant, tentant vainement d’engager la conversation avec ce dernier. Sortirent alors l'accueillir plusieurs esclaves féminines en grande partie dénudées qui l’entourèrent malgré ses hommes visiblement nerveux le suivant comme son ombre. Trois hommes de haute stature se présentèrent également, et Abhorash s’inclina, chose que jamais Manesh’k n’aurait imaginé possible. Alors que le prince lui-même semblait surpris par l’attitude du grand guerrier, Manesh’k en vit la raison : entourée de deux imposantes panthères noires, une femme somptueusement vêtue, ses cheveux d’un noirs de jais retombant sur ses épaules, se présentait. Pour la première fois de sa vie, il contemplait la grande reine Neferata, et bien qu’elle soit à une centaine de mètres de là, il fut bouleversé par sa beauté à couper le souffle. Ils disparurent tous dans les entrailles du palais aussi vite qu’ils s’étaient présentés, le laissant là, encore secoué par la vision de leur souveraine si prestigieuse.

Étrangement, de toute la nuit, aucun événement particulier ne se manifesta, qu’il s’agisse de troubles dans un cimetière ou d’une nouvelle disparition...
Au matin, alors que la garnison étaient encore plongée dans ses ronflements, Shemar se présenta à nouveau à la caserne. Solicar réveilla quelques uns de ses soldats, dont Manesh’k, les réclamant auprès de leur ancien capitaine.
- Le prince Anivak est venu avec des propositions alléchantes, entama-t-il d’emblée, sautant de regards en regards sur les soldats encore somnolents. Le Vizir Herakhte serait intéressé par celles-ci.
- Qui seraient ? Questionna Galtek.
- Une expédition à la cité de Khemri.
Tous furent soudain tirés de leur torpeur en entendant ces mots. Khemri ? La cité rasé voilà plus de quatre-vingts ans et désormais le repaire de créatures dont l’existence même défiait la raison ?
- Que veulent-ils aller faire là-bas ? Il n’y à plus rien ! s’exclama Simonesh. Les prêtres rois ont mis à bas les pyramides et pillés toutes les richesses !
- Et bien visiblement ils en ont laissés, car nous allons y aller, répliqua sèchement Shemar.
- Comment cela nous ? Demanda Manesh’k.
- Cette caserne fait partie de l'expédition qui ira explorer les ruines, lâcha-t-il d’un ton naturel
Sans un mot de plus, il tourna les talons et sorti de la caserne endormie. D’un pas mécanique, Manesh’k retourna à son hamac, le regard vide. Shiing lui jeta un regard, lui demandant où il était allé de si bonne heure.
- Me changer les idées, répondit-il sombrement.
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Dim 1 Aoû 2010 - 16:39

Toujours aussi sympa.

Ca s'annonce bien pour la suite.

Une petite chose par contre, à cette période, Neferata s'appelle Neferatem en fait. C'est par la suite que son nom changera.

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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Lun 2 Aoû 2010 - 21:43

Les ruines comporteraient-elles la pyramide noire ? On dirait bien que le changement va survenir bientôt.

La qualité est toujours aussi bonne.
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MessageSujet: Re: Nécrøsis   Jeu 12 Aoû 2010 - 12:44

Toujours aussi terrible, ça me donne même envie d'acheter le livre d'armée des Rois des Tombes (mais je crois que je saurai patienter jusqu'à la prochaine édition)!

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