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 Chroniques d'un boucher

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Arcanide valtek
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un boucher   Jeu 18 Nov 2010 - 0:30

Mais c'est la mode, dites moi, de reprendre des récits que l'on croyait abandonné.

Et celui-ci est très agréable à lire, d'autant que le point de vue de l'officier est assez intéressant. Il semble que tu nous entraînes là dans une sombre histoire, et j'ai hâte de découvrir la suite.

Bonne continuation. Cool
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un boucher   Jeu 18 Nov 2010 - 12:37

Merfi pour ces commentaires Bon ,je confesse que le style d'écriture de Vg11k m'a inspiré ! (je fais référence aux premiers chapitres de Necrøsis, l'enquête à Lamhia tout ça )
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un boucher   Jeu 18 Nov 2010 - 18:34

Voilà la suite ! Bon, je sais c'est un double post mais si j'avais juste édité, le nouveau message n'aurait pas été affiché. Vous pourrez fusionner mes deux postes siouplait m'sieurs les modos ?

Doutes


- ???- Quel fou !Il l’avait envoyée à l’abattoir, pas en reconnaissance ! Si il n’avait pas les faveurs du maître …
Maugréant contre sa périlleuse aventure sur les toits de la ville, Drachele Mordini, nécromancienne de son état, continua sa progression à travers les ruelles sombres de la ville. Vêtue d’une robe de soie pourpre ne laissant aucune partie de son corps apparente, elle ressemblait à une apparition fantomatique. Au moins, pensa t-elle, être éthérée lui aurait évité les périls de cette cité. Depuis qu’elle était arrivée en ville, quelques jours auparavant, Il n’avait cessé de l’envoyer « reconnaître le terrain »,et elle avait failli par deux fois se faire attraper. Comme elle s’y attendait,ce fou ne respectait qu’a moitié les ordres du maître, n’en faisant qu’a sa tête.A ce rythme, ils seraient morts tous les deux dans moins d’une lune. Ses réflexions prirent fin alors qu’elle arrivait à leur repaire. Au bout d’une ruelle abandonnée, une statue de Sigmar trônait fièrement. Mais ici, qui pouvait la contempler ? Les Humains étaient définitivement stupides, pensa t-elle en se félicitant de ne bientôt plus faire partie de cette sous-race. Si une chose la retenait de fuir ce fou furieux, c’était bien la promesse d’une vie éternelle.
Un fois devant la statue, elle sorti une longue dague effilée de sa ceinture. Elle releva son vêtement, laissant apparaître la peau blanchâtre de son bras, couvert de cicatrices. Sans hésiter, elle passa sa dague le long du membre, laissant un mince filet de sang s’écouler de la plaie.Enduisant son index de sang, elle s’agenouilla et dessina une rune étrange sur la pierre grisâtre. Quelques secondes plus tard, un raclement se fit entendre,signalant que la plaque sacrée, qui indiquait les hauts faits du « dieu barbare », s’était décalée. Furtivement, elle se glissa dans l’ouverture et referma le passage derrière elle.
Drachele se retourna et progressa dans l’étroit couloir creusé dans la roche. De loin, elle pouvait entendre des cris, mais elle ne s’en n’étonna pas. Décidément, cet être était complètement ravagé par sa folie, et il s’était encore plongé dans une de ses crises. A l’entendre, elle se demanda ce qui l’empêcherait de lui bondir dessus et de lui déchirer la gorge comme on éventrerait une poupée. Ses restes de raison, certainement.
Inspirant profondément, elle poussa la porte qui la mènerait au repaire. D’ignobles bruits de succion lui indiquèrent l’emplacement de son allié, dont l’attention était accaparée par le corps de sa dernière victime, qu’il était occupé à vider méthodiquement de son sang. Les éclaboussures d’hémoglobine sur les murs lui indiquèrent que le malheureux avait du connaître une mort violente. Profitant de l’inattention du vampire,elle le regarda longuement. La mort incarnée, voilà ce qu’il était. Néanmoins,elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine attirance pour ce monstre.Au moins, se rassura t-elle, sa fascination mêlée d’angoisse ne venait pas de ses désirs propres, mais du charme exercé par tous les vampires sur les vivants. Prenant conscience de la présence de son hôte, l’être se retourna. Un instant,Drachele crut discerner dans les yeux du vampire un semblant de raison.
«Te revoilà, Drachele. Ont-ils découvert quelque chose ? »
« Je crois. L’un d’entre eux a failli me découvrir. Ace rythme, ils nous trouveront d’ici quelques semaines, il faut être plus discret ! »
« Qu’ils viennent », ricana le vampire, « je suis impatient ! Reposes toi, cette nuit, la traque reprend. »
« Sois prudent, Alexeï. Nous ne devons pas échouer.Surtout pas. »
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Arcanide valtek
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un boucher   Jeu 18 Nov 2010 - 20:15

Mais c'est que ça continue, et assez vite en plus.

Ce chapitre est assez intéressant, car on y revoit enfin Alexeï, après l'avoir abandonné dans la caverne du maître vampire, et il semble avoir pris totalement conscience de la puissance qui est la sienne.

Mais un détail m'échappe. Comment Alexeï est-il devenu totalement fou ? Je dois admettre que dans tes premiers chapitres, il n'était pas totalement sain d'esprit, mais là il semble avoir presque totalement perdu la raison, et la cause nous en est inconnue.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un boucher   Jeu 18 Nov 2010 - 21:19

Patience patience, la suite arrive ! Enfait, Alexeï n'est pas complètement taré (enfin...), mais là c'est Drachele qui juge, et elle le trouve sérieusement dérangé (en plus, là il sort d'une crise de folie, mais à vrai dire il a à peu près toujours été comme ça). Comme vous le verrez, de l'eau a coulé sous les pont !


Souvenirs



-Alexeï- Comme à chaque fois qu’il chassait, il ressentait cette paix intérieure, si rare chez lui. Paradoxalement, c’était au cœur de l’horreur qu’il était le plus calme, comme un enfant à qui on aurait assuré l’obtention de son jouet. Oui, il savait qu’il tuerait bientôt, et cette pensée l’apaisait.Alors qu’il cheminait vers sa proie, un doute s’insinua dans son esprit.Pourquoi allait t-il répandre la mort déjà ? Son maître, lui, le savait certainement. Mais il chassa cette question de son esprit. Les raisons lui importaient peu, en fin de compte. Il n’était que l’exécutant, et cela lui convenait tout à fait. Obéir, tel était son rôle depuis la première fois qu’il l’avait rencontré, il y avait déjà deux ans de cela. Pourtant, le souvenir dece jour ne le quittait jamais. Encore une fois, il se remémora ce tournant majeur dans son existence.

D’abord, la traque jusqu’à la forêt. Puis le sauvetage par le Varghulf et ses goules. Et, enfin,la rencontre avec son maître. La volonté de fer de ce dernier l’avait forcé à écouter, puis à obéir. Lors de cet entretien, le Seigneur vampire l’avait invité à le rejoindre dans sa lutte contre la vie. Au cœur de cette forêt, il avait constitué une vaste organisation d’individus unis par leur lien étroit avec la mort. Qu’ils soient mortels ou vampires, tous lui avaient prêté allégeance.Depuis des siècles, il poursuivait son combat secret contre les vivants,étendant inexorablement son ombre funeste sur les terres de l’Empire. Et, d’après lui, l’arrivée d’Alexeï dans la non vie était le signe que l’heure d’agir était venue. Mais quels étaient ses plans ? Le jeune vampire l’ignorait et, à vrai dire, il n’y prêtait guère attention. Alors, il avait suivi, laissant sa destinée entre les griffes du Seigneur. Au cours des deux années qui suivirent ce jour sombre, il apprît les secrets de la non vie. Jour après jour, il perfectionna sa maîtrise des armes, à tel point qu’au sein de la forteresse souterraine, les bruits de couloirs voulaient qu’il soit désormais plus habile que feu Konrad Von Carstein, dit « la bête ». Suivant le chemin de celui auquel il était comparé, Alexeï ne su développer sa maîtrise des arts sombres de manière aussi poussée que l’auraient voulu les maîtres vampires qui les lui enseignaient. Au cours de cet apprentissage, il n’avait vu qu’une seule fois le ciel nocturne.
Pour le tester, soit disant, son maître l’avait envoyé au dehors.Durant des heures, il suivit le Varghulf à travers la forêt. Il avait appris à respecter la créature, et n’avait cessé d’être intrigué par l’aura mystérieuse qui flottait autour de la bête. Il ne savait pourquoi, mais il aurait juré que le monstre cachait un secret… Après leur longue marche sous les frondaisons,ils sortirent au dehors.
Alexeï fut pris d’un rire dément lorsqu’il reconnut le chemin. Il l’avait emprunté quelques mois plus tôt. Ce chemin reliait la forêt au village, désormais maudit et désert, que le vampire avait ravagé. Doux souvenir que celui de sa première tuerie. Alors qu’ils dépassaient le hameau,Alexeï sentait sa soif de sang monter en lui. La marche et le souvenir du massacre mettaient ses nerfs à rude épreuve, si bien que ses mains se mirent à trembler. Ils arrivèrent au sommet d’une colline. Alors, le Varghulf se retourna, comme s’il avait senti l’impatience du vampire. A la surprise d’Alexeï, celui-ci se mit à parler d’une voix d’outre tombe qui l’aurait fait s’évanouir,s’il était encore mortel.
« Nouuus… Y sommes presque … Le maître … Te rrrécompenssse. »
« La seule chose qui me récompenserait, créature,serait une boucherie. »
Dévoilant ses immenses crocs, comme pour sourire, le Varghulf fit quelques pas sur le côté, dévoilant à Alexeï la vue qu’offrait la colline. Le vampire, à son tour, dévoila ses crocs dans un sourire carnassier.Décidément, son maître savait deviner ses désirs.
En contrebas, un village entier dormait tranquillement,apaisé par la récente fin de l’hiver Sylvanien. Sans un mot, les deux créatures nocturnes descendirent la colline. L’un comme l’autre avaient compris ce à quoi ils allaient consacrer leurs prochaines heures. Doux souvenir que celui de donner la mort. Au terme de cette nuit funeste, la légende du boucher rouge était née.

Et cette nuit, le boucher frapperait à nouveau.
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