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 Un peu de poésie

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MessageSujet: Un peu de poésie   Jeu 22 Avr 2010 - 22:39

Bonsoir seigneurs de la nuit.

Pour meubler mon éternité, j'ai décidé (grâce à une impulsion déclenché par Thomov, probablement à son insu), de créer une sorte de recueil de poème, écrit par les membres, touchant aux Comtes Vampires.
C'est une idée totalement farfelue, et participe qui le veut bien.

Je commence donc avec deux poèmes, le premier ne vient pas d'un membre du fofo mais est vraiment beau, et pourrais exprimer les sentiments d'un revenant... (bien sûr, en élevant le niveau d'interprétation, cela n'a plus rien à voir avec les morts-vivants... c'est ce qui fait la beauté de ce poème...).


Le second est une modeste tentative de ma main (soyez dur dans les critiques si il le faut).


Citation :


Le Mort-Vivant par Milouse (poète obscur mais de grand talent)


Mon corps est en vie, pas mon âme.
Tel un mouton, je suis le mouvement.
En moi, il n'y a plus de flamme,
Je ne suis plus qu'un mort vivant.

Porté par le flot de mes maux,
Je subi comme un pauvre pantin,
Sans ficelles, sans même un cerveau,
Attendant bêtement le lendemain.

Ma vie toute entière est misère,
Rien sur Terre ne peut m'éclairer.
Je suis arrivé en Enfer,
En fait, depuis que je suis né.

Mon âme m'a été enlevé,
Je n'ai plus aucun choix.
Il me faut obéir sans lutter,
Vous n'entendrez jamais ma voix.

La mort, comme une libération,
M'amènerait la paix éternelle.
Mais mon maitre, par ambition,
N'aura jamais ce geste fraternel.

Mon corps est en vie, pas mon âme.
Tel un mouton, je suis le mouvement.
En moi, il n'y a plus de flamme,
Je ne suis plus qu'un mort vivant.

A tous les morts vivants,
Manipulés par ces tortionnaires
Cupides et enfants de Satan,
Le peuple libérateur est sur Terre

Un poème magnifique, aux multiples doubles sens et interprétations... Vous comprendrez que même si ce sujet dois être un recueil de poèmes écrits par les membres, je me suis senti obligé de faire une exeption

Maintenant, bien plus modeste, un poème que je viens d'écrire, sans le foisonnement du précédent... Bref j'ai fait ce que j'ai pu Blushing c'est bien moins long et j'ai tenté de attaquer à l'alexandrin (bien que j'ai deux vers qui ne sont pas assez longs ^^)


Citation :


L'apparition par Erich Kessler


Lentement, l’âme s’enfuit des restes du corps,
A moins que ce ne soit le corps qui quitte l’âme.
C’est avec souffrance que l’on découvre la mort,
Et c’est alors que l’on s’exclame, déclame ou brame,
Que l’on proteste contre ce si commun drame.
Malgré nos efforts, pour ne pas croire à notre sort,
L’éternelle repos, que l’on refoule à tord,
Sous nos yeux, un corps s’étend sur le macadam.

Craignant pour ses affaires, craignant pour ses enfants,
Regrettant de partir, sans avoir achevé
De nobles quêtes dont on se souviendra longtemps,
L’âme s’agrippe, se cramponne, comme un condamné.
Par la volonté, s’ancre dans la réalité
Et y reste prisonnier pour durant l’éternité…



Voilà, à vous maintenant!
thumright
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Poilu
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Sam 6 Nov 2010 - 13:27

*Nécromancie de post niv 1889*

Ca faisait un loooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooong moment que j'avais envie de partager ça :

Tristan corbière a écrit:
Le crapaud

(Les Amours Jaunes, 1873)

Un chant dans une nuit sans air...
La lune plaque en métal clair
Les découpures du vert sombre.


... Un chant ; comme un écho, tout vif
Enterré là, sous le massif...
– Ça se tait ; Viens, c’est là, dans l’ombre...


– Un crapaud ! – Pourquoi cette peur,
Près de moi, ton soldat fidèle !
Vois-le, poète tondu, sans aile,
Rossignol de la boue... – Horreur !


– Il chante. – Horreur ! ! – Horreur pourquoi ?
Vois-tu pas son oeil de lumière...
Non, il s’en va, froid, sous sa pierre.
................................................................................ Bonsoir – ce crapaud-là, c’est moi.

Tristan Corbière (1845 – 1875)

avec vous. Je trouve ce poème sublime, bien renversant et prenant. Il colle tout à fait à notre univers pour moi...même s'il s'agit plus d'un batracien que d'un mamifère ailé à poils. Mais bon, j' Love (merci les cours de çais-fran du lycée^^)

J'essaierai de vous dégotter quelques autres perles noires...je ne m'essaye pas trop à l'écriture, chacun son truc.

Cordialement,

Poilu

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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Sam 6 Nov 2010 - 19:13

Pas mal tout ça, mais effectivement je ne vois pas le lien direct avec les Comtes Vampires...
Enfin, ça sonne bien et ça parle de clair de lune alors...

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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Jeu 27 Oct 2011 - 18:51

Blood dwarf a écrit:
D’une Forêt

Dans la froide forêt que le givre candide
Eclabousse d’argent en un sillon glacé
Grogne un homme transi dont le râle essoufflé
Obscurcit le vallon de longs échos arides…

Une lueur sale perce un azur pétrifié,
Tandis que l’homme court sous les fins flocons frais,
Tout à coup une larme à sa joue vient perler,
Et il tombe à genoux sous le joug des regrets.

Ruines immaculées de gelées hivernales,
Restes d’une autre vie qu’une agonie glaciale
Ensevelit jadis ; l’oubli fut nécessaire,
Une vaine douleur : le néant est précaire…

Rugis de désespoir, toi que le deuil meurtrit,
Et que l’écume astrale en cette clairière
Frémisse d'innocence et t’arrache à l’oubli,
Face à ces blancs murets qui furent ta chaumière.

Rappelle-toi de tout et crève-t-en les yeux !
O toi que les remords affligent de rancœur,
Illumine tes jours d’aquilons ténébreux,
Ris-en amèrement, rappelle-toi et meurs !

Et l’homme revoit tout de cette nuit ardente ;
Mugissaient au dehors les grêlons belliqueux,
Oscillait dans l’éther une brume rampante,
Riait au firmament un croissant orageux.

Dans la triste maison, point de joies ou de rires,
Seulement le silence et la peur de périr.
Pour l’homme et pour sa femme, une silhouette approche
Et vient gratter la porte, effroyable fantoche…

Ulcéré, pourrissant, son regard est d’albâtre,
Resplendissait aux nues une lune verdâtre,
L’inconnu vient à ceux qui déjà se croient morts
Assassine l’épouse et festoie sur son corps…

Comment ne pas frémir devant ce froid spectacle ?
Hébété, l’homme fuit, abandonne sa femme,
Et vomit de dégoût, dans sa couarde débâcle
Tourmenté, se souillant, des tréfonds de son âme…

Et la neige a poudré les pas et les passés ;
Dans la froide forêt gît un homme apaisé
Embrassant de repos la futaie cristalline,
Courbé dans son trépas à l’ombre des racines…

Et comment mourut-il ? Cela nul ne le sait.
Sous les cieux bienveillants il s’enivre de paix !

Voilà , je voulais rendre à César ce qui appartenait... à Blood dwarf. Je me disais qu'il y avait comme une injustice si ce récit n'apparaissait pas ici

Cordialement,

Poilu

ps :
Thomov a écrit:
Pas mal tout ça, mais effectivement je ne vois pas le lien direct avec les Comtes Vampires...

- Enterré là
- dans l’ombre
- il s’en va, froid, sous sa pierre (tombale?)

J'ai plus l'impression que le poème parle d'un revenant que d'un crapaud




_________________
"C'était un vrai cauchemar de végétarien, un abattoir géant. Une espèce de nuage de chair s'éparpillait au-dessus de la horde.
Rien ne peut survivre à ça, je me rappelle avoir pensé, et pendant un bon moment ça a été le cas... Jusqu'au moment où les tirs ont cessé."

Max Brooks (World war Z, p. 159)


Dernière édition par Poilu le Lun 31 Oct 2011 - 22:02, édité 3 fois
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Thomov Le Poussiéreux
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MessageSujet: Re: Un peu de poésie   Lun 31 Oct 2011 - 8:53

Dans le même esprit, je me permets d'ajouter la participation du regretté Araignée lors du premier Concours de Récits:

La complainte de Noirot

Quand l’effroyable lune verte s’éleva dans la nuit,
Et quand les paysans dans leurs chaumières rentrèrent,
Noirot le nécromant fit de toute prudence fi,
Et se dirigea donc dans l’allée du cimetière.

Noirot l’infortuné bien tristement célèbre,
Suite à cette macabre nuit nommée Geheimnisnacht,
Où il y psalmodia moult paroles funèbres,
Il ne portait point d’armes ne pensant pas combattre.

Les vents d’éther soufflaient de leur obscure puissance,
Alors Noirot cria et les tombes se brisèrent,
Un hurlement sauvage, un râle de souffrance,
Alors Noirot cria et les morts se levèrent.

Les noyés émergèrent de l’onde tumultueuse,
De l’ancienne fosse commune sortirent de lents zombis,
Ils n’ont plus de cheveux et leurs orbites sont creuses,
Amères parodies de leurs anciennes vies.

Les zombis s’avancèrent vers le nécromancien,
Ils étaient très nombreux pantins de chair sans vie,
Mais Noirot le sorcier s’était surestimé,
Et ses ressuscités se retournèrent contre lui.


Quand Noirot l’eut compris il prit une pierre tombale,
Magnifiquement ornée d’une comète à deux queues,
Il asséna aux morts de son arme sépulcrale,
De nombreux coups puissants, la haine dans les yeux.

Noirot frappa longtemps la masse des zombis,
Et beaucoup s’écroulèrent sous ses coups et ses sorts,
Mais ils se relevèrent revenant à la « vie »,
Car le sceptre de Noirot leur empêchait la mort.

Se servant de son sceptre lançant des éclairs noirs,
Noirot se sait perdu combat intensément,
Il combat avec l’énergie du désespoir,
Mais bientôt sur le sol perle doucement son sang.

Il n’était point guerrier et ce lui fit défaut,
Et la masse de cadavres bientôt le dépassa,
Les morts étaient nombreux et essuyèrent l’assaut,
Alors ils attaquèrent et Noirot recula.

Dos au mur du sépulcre, armé d’une pierre tombale,
Noirot est héroïque mais ce ne suffit pas,
Les zombis le tuèrent d’une taillade fatale,
Le mage blessé à mort finalement s’effondra.

Ainsi périt Noirot célèbre nécromant,
Sous les coups de ses faibles mais terribles créatures,
La terre se craquela là où coula son sang,
Telle une abominable et morbide souillure.

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