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 entretien avec Dame Claudia

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Kratoss
Squelette
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MessageSujet: entretien avec Dame Claudia   Mer 6 Mai 2009 - 14:09

et bien voila la première partie du récit de la vie de ma chère générale, j'ai nommé Dame Claudia. Je dit vie, et pas non-vie, car ce premier récit relate son existence humaine, avant de recevoir le baiser de sang. La suite arrivera très prochainement. Bonne lecture!


" Alors comme cela vous voulez entendre mon histoire ? Soit, je n’y vois pas d’objections puisque ce soir vous servirez de dîner à mon époux…Mais si je veux être claire et précise je vais devoir commencer mon récit par mes jeunes années, celles ou je n’étais encore qu’une frêle jeune fille sans pouvoirs. Cela risque d’être long, aurez vous la patience ? Très bien, allons y alors…

Tout commença véritablement l’année de mon dix septième printemps. J’étais fille d’un riche propriétaire terrien de la côte de Lustrie et nous vivions ma famille et moi dans un somptueux manoir, en bordure des plantations où les ouvriers de mon père travaillaient. J’étais alors tout ce que l’on peut attendre d’une enfant de bonne lignée, je suivais des cours de musique, de chant, j’apprenais à manier le verbe et à maîtriser l’étiquette. Lors de mes rares moments de temps libre je galopais sur ma jument au milieu des plantations, consciente que je provoquais un effet certain sur les jeunes ouvriers qui souvent rougissaient lorsque leurs regards croisaient le mien.

Tout se déroula ainsi jusqu’à un drame terrible qui changea mon comportement du tout au tout. Ma mère avait contracté une violente fièvre locale, et elle ne tarda pas à en périr. La jeune adolescente que j’étais à l’époque ne put supporter un tel choc émotionnel. Je devin morose, je m’enfermais des jours entier dans ma chambre à ne rien faire. Mon père tentait comme il le pouvait de me réconforter, mais ses jérémiades de père compatissant m’énervaient et je hurlais à en perdre haleine pour qu’il me laisse tranquille. Comme souvent après ce genre de disputes à sens unique, je m’enfuyais, courant à travers les plantations et parfois poussant même jusqu’au bois qui les jouxtait. Puis quand mon corps n’en pouvait plus je m’effondrais et pleurais à chaudes larmes avant de rentrer, ma robe souillée de boue.

C’est lors d’une de ces crises que je fis une rencontre qui bouleversa ma vie. J’avais poussé ma course plus profondément que d’habitude dans la forêt, et non habituée que j’étais aux balades champêtres, je me perdis. Alors que j’errai sans but, la nuit tomba et je fus prise d’une peur viscérale, alimentée par les contes de mon enfance qui relataient ces histoires de loups et autres créatures dévorant de pauvres filles perdues. Prise de panique je courrais sans même regarder où j’allais lorsqu’une vive douleur me mordit la cheville et me cloua sur place. Un piège à loup. Je me maudissais de ma sottise et tentais de me libérer des dents métalliques qui lacéraient ma chair et me faisaient souffrir le martyre. C’est alors qu’il apparu, un jeune homme, vêtu sobrement, une lourde cape cachant son visage. Il s’empressa d’ouvrir le piège et de panser ma blessure. Je ne pus le remercier car je m’évanoui sous l’effet de la douleur.

Lorsque j’ouvrais les yeux j’étais allongée sur une paillasse, couverte de couvertures de laine. Ma cheville était bandée mais la douleur était encore là. Je voulu me lever mais à peine mon pied effleura le sol que j’abdiquais et m’allongeais de nouveau. J’étais dans une sorte de chaumière, du genre de celles des ouvriers de mon père. Puis il entra, ce même jeune homme qui m’avait secouru et certainement ramenée jusqu’ici. Il m’expliqua que ma blessure se remettrait vite et que je pourrais bientôt rentrer chez moi. Il se nommait Kratoss.

Je restais trois jours entiers alitée, trois jours au cours desquels j’en appris plus sur mon sauveur. Il appartenait à une bande de brigands qui volaient les convois de riches marchands de la région. Loin de m’effrayer cette vie de maraude attisait ma curiosité et je lui demandais maints détails quand aux expéditions de sa bande, leurs attaques, leurs butins. Je ne sais pas pourquoi il me racontait tout cela, j’aurais très bien pu vouloir les piéger et raconter tout ce que j’aurais entendu aux autorités, mais apparemment il me faisait confiance et j’en était flattée.

Après ces trois jours merveilleux je pus enfin marcher et je du rentrer chez moi. Kratoss m’avait rapporté que mon père remuait terres et mers pour me retrouver et que si les autorités me retrouvaient ici, lui et sa bande auraient des ennuis. Je partais donc à regret, me promettant de revenir dès que possible.

Le retour à la vie de châtelaine fût difficile. Je n’avais passé que trois malheureux jours en compagnie des brigands, et encore je les avais passé au lit, mais cela m’avait suffit pour déjà me croire des leurs. J’avais envie de vivre des raids, de sauter sur les cochers pour les désarçonner pendant que mes camarades s’emparent du butin, de festoyer après une belle prise, je voulais de l’aventure.

C’est pourquoi, dès que je le pouvais je prétextais partir galoper et rejoignait Kratoss dans la forêt. Je ne le trouvais pas toujours, moins souvent que lui ne me trouvait à vrai dire. Mais chaque fois il me faisait le récit de ses aventures et chaque fois je le priais de m’emmener avec lui. Il refusait toujours, argumentant le fait que ce n’était pas une vie pour une Dame. Je ne pouvais lui en vouloir, il ne désirait que mon bien, mais je rentrais souvent déçue.

Un an s’écoula ainsi, où je multipliais les escapades en forêt, de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues. Plusieurs fois, Kratoss fini par accepter de m’emmener avec lui sur des raids sans réels dangers. Lorsque mon père s’inquiétait, je n’avais qu’à lui dire que ces balades me remontaient le moral et m’aidaient à tenir le choc et il abdiquait. Au cours de cette année mes liens avec Kratoss se solidifièrent, et nous devînmes vite inséparables. D’abord amis, nous fûmes bientôt amants et les périodes passées l’un sans l’autre furent des tortures. Si bien que nous fîmes un choix, une idée de fou, une idée qui ne peu germer que dans les esprits de jeunes inconscients que nous étions, nous allions nous marier.

Estimez vous heureux mon ami, vous avez gagner un jour de plus à contempler la lumière du soleil. Le jour va se lever et je n’ai pas terminé mon histoire, et j’ai horreur de commencer un récit sans l’achever. Demain soir je vous raconterais la suite de ma vie, et demain soir vous direz adieu à ce monde. Alors à demain."
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