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 Les frères des ténèbres

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Gildaar'k
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MessageSujet: Les frères des ténèbres   Mar 14 Avr 2009 - 9:41

Chapitre 1
L'arrivée en Sylvanie

Il y a parmi ce monde des choses qu'il ne faut pas connaitre pour sa santé mentale. Il y a des choses qui ferait mieux de rester secrètes.
Et d'autres qu'il ne faut pas approcher.

Gabrielle posa son regard vers le taudis dans lequel vivaient ses cibles. Elle avait attendu ce moment depuis longtemps. Sa mère attendait ce moment depuis longtemps. Comme sa grand-mère et son arrière grand-mère.
Elle réfléchit, ses cheveux bruns ondoyant dans le vent.
Puis elle repartit d'où elle était venue. De loin.

--------------------------------------------------------------------------------------

- Kiar’sh, dans ce monde, il faut de l'expérience. Que ce soit pour être embauché comme adjoint de cuisine, ou comme Général de l'Empire. Tu es mature mais… tu as l’air trop jeune.
Tu as beau être doué.... mes relations ne peuvent pas t'aider à acquérir de l'expérience. L'Empereur n'est pas fou. Il n'embauchera pas le 1er passant. Où même toi, qui pourtant est extrêmement doué.
Il te faut un nom que tu auras forgé toi-même. C'est pour cela Kiar'sh, que je te donne ma bénédiction. Pars d'ici l'esprit tranquille, en sachant que ta tache ici est finie. Et même si ton frère n’est pas aussi doué que toi, il faut qu’il puisse faire quelque chose de bien de sa vie, comme…...
Si tu deviens général en chef des troupes du Reiksmark, ton frère pourrait devenir capitaine, lui aussi. Après ton voyage, ne t'avise plus de me demander de l'aide. Tu devras te débrouiller seul.
Cependant rappelle toi qu’aucune rancœur ne dois exister chez ton frère parce que tu es le génie de la famille et… tu seras toujours bienvenu ici.

Otto Draask était extrêmement fier de son fils, au point qu'il avait du mentir lors de son discours : si son fils connaissait l'échec, il le tuerai de ses propres mains, avant de se suicider. Il ne pouvait pas risquer d'être déshonoré par son fils.
Il baissa la tête et se dit que son fils avait grandi bien vite…
Il soupira et reprit : Après toutes ces années passées à vous entraîner, toi et ton frère, vous allez pouvoir tester votre force dans le vrai monde. Au revoir, mon fils…
----------------------------------------------------------------------------------------------




Kiar’sh se leva et marcha jusqu'à la porte. Il se trouvait dans une salle aux murs jaunâtres. Elle n’avait qu’une table basse et un récipient en fer posé dessus. L‘hygiène était impeccable pour eux, mais une personne du rang de son père ne serait jamais entré là dedans. En fait, elle ne serait jamais allé dans cette ville.
Devant lui, un homme grand et costaud, au visage buriné, avec un regard chaleureux mais dur le dévisageait. Il avait un tissu à peu près propre devant son œil. Une ceinture était attachée au dessus avec la boucle au derrière la tête. L’homme portait une armure argentée aux bords dorés avec en dessous un uniforme aux couleurs du Reiksland. Cet homme était son père, Otto Draask.
A coté d‘Otto se tenait une femme élancée aux traits joufflus qui portait une robe verte devenant marron à force d'être portée. Son nom était Helen Oserstein et était sa mère.
Sa famille avait tout donné pour qu'ils aient, son frère et lui, la meilleure éducation possible. Son père était un capitaine qui approchait de la retraite avec ses 42 ans. Il était exceptionnellement âgé pour un soldat, car avec toutes les batailles à mener, la fatigue, le stress, les morts, les carrières habituelles ne duraient que 3, voire 4 ans. Kiar’sh sortit péniblement de sa réflexion pour répondre à l'interrogation silencieuse de son père.
- Bien, je vais informer Gildaar’k tout de suite.
Son père le rattrapa et prit son épaule.
- Mon fils, tu dois me rendre un dernier service. Fais une escale à Bordelaux afin de porter cette missive à un vieil ami, le comte Alderbert von Ludmi. Tu pourras te reposer là et il t’envoiera une escorte de ses meilleurs chevaliers ou si, tu refuse, tu pourras toujours bénéficier de son hospitalité pendant un moment.
Il temps d'avertir ton frère et après... Après vous partez.

Kiar’sh quitta la pièce et ouvrit la porte. Il s'arrêta devant le seuil, plongé à nouveau dans ses réflexions. Il fallait trouver son frère. Ils se ressemblaient comme des gouttes d’eau : ils étaient grands ( 1m80 environ ), costaud, des cheveux bruns et des yeux bleus.
Kiar’sh portait des vêtements amples et confortables qu’il pouvait porter sans qu'il ne le gênent si il devait se battre. Il n’avait pas d’armure car elles l’empêchaient de se mouvoir rapidement et si il bougeait rapidement, il n‘était pas blessé. Il flânait dans les rues, sans but précis. Même si il sentait qu’il était très proche de son frère, il ne savait pas où il était…

En attendant, il se plongea dans ses souvenirs…
- Papa, papaaa! Montre moi un nouveau mouvement.
- D’accord. Regarde, tout d’abord tu pivote, comme ça, puis tu attaques en courbe, non, un peu plus courbé...
Son père l’avait entraîné dès son plus jeune age au combat avec son frère. Ils s’entraînaient avec des bâtons. Le style d’Otto était brutal, court et efficace, ce qui correspondait à l‘utilisation d‘un marteau, son arme de prédilection. Kiar’sh se battait d’une toute autre manière, il communiait avec son arme, ses mouvements étaient longs, précis et il se battait avec grâce. Sa danse de mort était alors tout aussi, sinon plus efficace que celle de son frère.
- Dit Kiar’sh, on s’entraîne?
- Quand tu veux, petit!
- Je suis plus âgé que toi, alors du respect, d’accord?
Kiar’sh lança l’offensive. La pointe de sa lame dessina une arabesque dans l’air et fonça vers la tête de son frère qui bloqua son attaque sans trop de difficulté. Gildaar’k le poussa et lança une pluie d’attaques, lourdes, puissantes et brutales, que Kiar’sh détourna sans peine, d’un coup ample. Son frère était surpirs : Kiar‘sh avait beaucoup progressé depuis la dernière fois et il était dur de tout repousser . Kiar‘sh en profita pour lui donner un coup de coup de la poitrine qui eu pour effet de faire tomber Gildaar’k, il enchaîna alors avec un coup sur le ventre et pour finir, il mit sa lame sur la gorge de son frère.
- Alors?



- Kiar’sh, tu es réveillé?
Gildaar’k se tenait devant lui et le secouait.
- Quoi? Hein, oui. Écoute, on doit partir. Rien n'a changé, mais on doit d’abord donner un truc à un comte Bretonien.
- Désolé, pas tout de suite. Je dois aller en Sylvanie, je dois déloger des zombies, goules... Des trucs du genre. C’est un ordre du Graf Alberich Haupt-Anderssen. C'est une sorte de "petit boulot", mais il m'a dit que si je réussissait, je pourrais peut-être me mettre à son service définitivement en tant que Chasseur de Vampires!
-Vraiment? Mais c'est génial! Tu l’a dit à père, au moins?
- Oui, je suis surpris qu’il ne t’en ait pas parlé.
- Bizarre. Je suppose que ça fait partie du voyage, alors... je viens!

Ils rentrèrent chez eux en courant. Il pleuvait des cordes à présent. Des corbeaux fuirent en les voyant arrivé, fait rare car d'habitude, il n'y en avait pas. Et c'est à cause de leur rareté et de leur couleur qu'en voir était un funeste présage.

Une fois arrivés devant chez eux, ils passent dans leur minuscule écurie : leur père sacrifiait la plupart de son argent pour leur éducation et pour de nouvelles armes et armures.
L’écurie était à coté de la maison. Le bois dont elle était faite était rongé par plusieurs variétés d’insectes et des champignons poussait entre deux dalles. Partout dans l’écurie, on pouvait observer un nuage de poussière épais, pareil à du brouillard. La lumière entrait à peine. Ils tâtonnèrent plusieurs minutes avant de trouver leurs chevaux. Il les préparèrent avec grand soin, ce qui leur prit une demi-heure.
Une fois que tout cela fut fait, ils montèrent sur leurs chevaux et partirent. Ils chevauchèrent hors de la ville, s’endormant parfois à cause du bruit hypnotique des sabots contre les gros pavés.
Peu de gens voyageaient en hiver. La route était donc déserte. Ils s’endormaient à tour de rôle et l’un réveillait l’autre. Après deux jour de ce rythme insoutenable, ils arrivèrent à la frontière qui séparait leur terre et la Sylvanie.
Le soleil était couché depuis très longtemps lorsqu’ils arrivèrent à l’auberge connue sous le nom de "Le pire vent".
Avec le peu d’argent qu’ils avaient emportés, ils ne pouvaient dormir autre part. Ils entrèrent dans l’auberge. Le nom n’était pas qu’un jeu de mot : c’était vrai dans le sens où le vent qui filtrait dedans était glacial et sentait le skaven mort.
Finalement, ils firent des économies en sortant immédiatement de l’auberge. En sortant ils virent un panneau à moitié détruit qui indiquait Wurtb… . Le reste du nom avait été effacé par le temps et les intempéries. Sur le panneau, un fanatique avait gravé « REPENT ». Ils continuèrent une heure avant de s’arrêter à la lisière d’une petite foret. Gildaar’k bailla avant de dire :
- Si on s’arrêtait ici pour la nuit?
- Ouiii dit Kiar’sh en baillant.

Ils attachèrent les chevaux à l’arbre le plus proche et trouvèrent un emplacement convenable pour dormir. Ils s’endormirent sans aucun problème notable. Le matin, alors que le soleil pointait faiblement entre les branches, un inconnu pale et blafard tenait les chevaux. Son armure était rouge, visiblement lourde et usée. Il avait une longue épée rouge.
Pendant un moment, ils se demandèrent si elle était rouge à cause de tout le sang qu'elle avait versé. Ils soupesèrent cette idée, puis ils l'oublièrent, plus par besoin de sécurité qu'autre chose.

Ses cheveux étaient coupés courts et ses yeux aux reflets glacials et bleutés les défièrent. Il prit la parole :
- J’espère que vous serez plus consistants que les roturiers contre lesquels je me bats. Si vous me mettez à terre, j’ai un cadeau pour vous.

Sa voix était assurée : il avait fait ceci avant et pas qu’une fois. Les frères se consultèrent du regard. Un signal imperceptible passait entre eux. Kiar’sh se leva et sortit un petit poignard de son étui caché dans une doublure de sa botte. Le poignard avait était conçu de manière à ce que seul Kiar’sh puisse l’utiliser. Ce n'était pas un mécanisme connu des humains. C'était une magie ancienne.
Quand Kiar’sh mit la main dessus, la lame grandit et devint rouge. Elle était à présent plus grande de la jambe de Kiar’sh. L’homme dit :
- Je vois que tu as reçu son cadeau. J'ai toujours cru en ton potentiel.
-…
- Seul quelqu’un avec ton potentiel peut l’utiliser. Battons nous et je verrai ce que tu vaux. Ce que je peux faire de toi. Ah... (il s’humecta les lèvres ) Walach Harkon.
-....

Kiar'sh restait impassible, mais il se demanda comment cet homme lui avait répondu avec la même précision que si il...
Kiar'sh frissonna.

Ce nom était plein de promesses, dur, solide selon Kiar'sh. Mais Gildarr'k avait peur. Il était le "magicien" de la famille. Il percevait des choses que les autres ne percevaient pas. Ce nom était vieux et sentait la mort. Cet homme était connu mais il y avait longtemps de cela. Pendant un moment, Gildaar'k crut que l'homme en question était plus vieux que Sigmar, puis il se ravisa, se disant que ce qu'il avait pensé était sûrement un blasphème.
Il regarda son frère et lui fit signe de refuser. Son frère grogna et fit l’air décidé que Gildaar’k détestait. Un air qui disait "Tu peux toujours rêver si tu penses me convaincre"
Il haussa les épaules.

-Je pense que tu sais que je suis un des plus grands guerriers du monde… c’est courageux d’avoir accepté.
-Ce n’est pas juste une question de courage. J’ai un code que je respecte et mon but est de devenir beaucoup plus puissant. De trouver mes limites… Et de les franchir. Que j'ai peur ou non ne change rien.
- .......

Kiar’sh attaqua le ventre de Walach qui para sans problème. D’un geste ample, la lame de Kiar’sh remonta l’armure et trouva son défaut : le cou et le visage n’étaient pas couverts. Il enfonça sa lame dans la gorge de son adversaire et…Walach n’était plus là.
Kiar’sh sentit une vibration dans son dos, se retourna et plongea sa lame à nouveau vers le cou de Walach. Qui avait à nouveau disparu.
Walach en profita pour contre-attaquer mais Kiar’sh avait réussi à trouver un appui. Il s’élança en l’air, repoussant l'arme de Walach avec toute sa force et se propulsa derrière vers l'arbre qui était derrière Walach. Il pivota et porta un coup d’une puissance telle que Walach recula… mais ce n'était pas suffisant.
Walach fit un pas de coté, il avança vers Kiar'sh, sa lame filant sur l'arme magique de son adversaire. Une fois arrivé à la fin de lame il baissa la lame qui plongea naturellement dans le ventre de Kiar’sh.
Walach était tellement rapide que Kiar'sh avait l'impression de bouger au ralenti. La force de Walach était telle qu'il se sentait minuscule, impuissant.
Et cela, Kiar'sh détestait.
Kiar'sh tomba sur ses genoux, sa lame glissait, elle lui échappa des mains et tomba à terre.
Il rassembla ses dernières forces, reprit sa lame et porta un coup ultime vers le cou de Walach, qui le croyait mort. Il entailla une des grosses veines du cou de Walach et plongea dans l'obscurité la plus totale.


- Kiar’sh, tu m’entends?
Kiar’sh était étendu sur un lit douillet. Il était presque nu : il n‘avait que son caleçon. Devant lui se tenait Walach et son frère. Il était dans une petite pièce avec un sol et des murs de pierre gris foncés. Il y avait une odeur étrange - un mélange de vieux et de chandelle neuve.
- Où…suis-je?
- Walach t’a emmené chez lui car tu t’es blessé.
- Et…le du…el?
- Quel duel? Tu as fait une chute, c’est tout.

Kiar’sh examina son frère et regarda ses yeux. Gildaar’k était sincère. Pourquoi et comment avait-il pu oublier le duel qui avait vu la blessure de Kiar‘sh? Walach… Il devait se souvenir, lui. Il regarda son cou. Il ne portait aucune trace de cicatrice. Ce duel avait-il été inventé par Kiar'sh pendant qu'il délirait? Tout cela n’était qu’un rêve?
- Walach…je dois te…parler.
- Gildaar’k, peux-tu nous laisser?

Gildaar’k se leva et sortit de la salle par une porte en bois vermoulu. En sortant, il fait un signe de tête à Walach.

- As-tu…effacé la mémoire…
Kiar’sh n’avait pas besoin de finir sa phrase, Walach comprendrait si il l‘avait fait.
- Oui. Tu m’as blessé au cou…Seuls les plus puissants guerriers .... ont réussi cet exploit ..... et l’un d’entre eux…cet homme est le guerrier le plus puissant de la terre. Je vais te donner ton cadeau…
- Walach, qui es-tu? Réellement?
Dans la voix de Kiar’sh, Walach ne trouva aucune peur, juste de la curiosité.
- Je suis le Grand Maître de l’Ordre des Chevaliers de Sang.
- .........
Kiar'sh prit une profonde inspiration. Sa question changerait sa destinée - il le présentait.
- Et quel est ce cadeau ?
- C’est l’immortalité et plus de puissance qu‘aucun humain de l‘Empire n‘a eu…

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Voila Very Happy c'était mon la première partie du premier chapitre Happy
J'espère que ça vous as plu. Je précise que c'est le fluff de mon armée par la meme occasion Very Happy
Je modifie souvent mes chapitres ( je suis maniaque sur ce point la
Very Happy )
Toutes vos suggestions sont les bienvenues!

Vampire Gildaar'k


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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mar 14 Avr 2009 - 14:17

Gildaar'k a écrit:
Le poignard avait était conçu de manière à ce que seul Kiar’sh puisse l’utiliser. Ce n'était pas un mécanisme connu des humains. C'était une magie ancienne.
Quand Kiar’sh mit la main dessus, la lame grandit et devint rouge. Elle était à présent plus grande de la jambe de Kiar’sh. L’homme dit :
- Je vois que tu as reçu son cadeau. J'ai toujours cru en ton potentiel.

XD cela ne fais pas un peu Jedi ça hahahaha!!!
Sinon c'est pas mal^^ mais il y a des passages farfelu que je n'ai pas très bien compris.
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mar 14 Avr 2009 - 18:08

Blink mince, mon subconscient a pris le contrôle pendant que j'écrivais ça XD mnt tout le monde sait qu'il a sombré du coté obscur Vampire x) ( faut dire que j'aime bien Star Wars Very Happy )
Je vais tenter s'éclaircit les passages farfelus...
Patience jeune Padawan! Very Happy

La suite ce soir, à 20h30 au plus tard Sun glasses


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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mer 15 Avr 2009 - 19:53

Chapitre II
L’apprentissage



Kiar’sh se réveilla dans la même salle… Il n’en revenait pas : il était à présent un vampire, comme Walach, un inconnu qu’il avait rencontré….
A vrai dire, Kiar’sh avait perdu toute notion de temps ; ces derniers… temps avaient étés passés dans la douleur, dans la souffrance : il était mort pendant ce procédé… où pas...
Il ne savait plus dire ce qu’il c’était passé, mais il savait qu’il avait beaucoup souffert.
Il frissonna, et une douleur ( ancienne ou récente ? ) dans le cou. Il se crispa en attendant que ça passe.
Il décida de mettre au point son état : il n’était ni mort, ni vivant mais entre les deux. Il était un vampire et par là il était un non-mort.
Il ne savait pas quoi faire de son avenir… Rester ici et apprendre plus sur sa nouvelle existence ?
Cela semblait être la meilleur solution… pour l’instant.
Et après ? Que faire après avoir tout appris, tout lu, tout appris par cœur ?
Il ne savait plus quoi penser et cela lui faisait peur d’une certaine manière ; il changea alors de sujet.


Finalement, il avait toujours voulu devenir ainsi sans le savoir : en apprenant à se battre, il avait tenté de rallonger sa vie. D’ailleurs, tout le monde tentait de rallonger sa vie ; les guerres étaient faites pour avoir plus de territoires, donc plus de terrain de chasse, donc plus de nourriture, donc une façon de mourir éliminée.

La vie était une quête pour la prolongation de celle-ci, et à la fin on arrivait toujours au point où l’on voulait devenir immortel.
Il en était un de ces rares immortels, et cela le…
Il ne savait pas décrire ce qu’il ressentait. De la joie ? de la reconnaissance ? de l’adoration ? une espèce de peur ? de l’incompréhension ?
Walach lui avait permis de devenir un immortel et pour cela, Kiar’sh lui en serait toujours reconnaissant. Il allait donc lui obéir jusqu’à ce qu’il lui soit supérieur en magie comme au maniement d’armes.

Kiar’sh tata son estomac. Il n’avait plus mal : il était guéri.
Il chercha ses vêtements et son épée. Ils étaient sur un petit bureau qu’il n’avait pas remarqué avant ainsi qu’un bol de liquide rouge, probablement du sang. Cela le dégoûtait d’en boire mais il avait soif. Il plongea ses lèvres dans l’épaisse substance. Il en avala un peu.
Le goût de fer atypique du sang se diffusa dans sa bouche. Un instinct primal autrefois conservé au fond de lui se réveilla. Il finit rapidement son bol mais il sentait que le sang aurait pu être meilleur, pris d’une victime soigneusement choisie, chassée, dont il se servit directement. Il se lécha les « babines ». Son corps se prépara à bondir quand il se rendit compte de sa réaction. Il s’assit sur son lit, désemparé.

Une fois « rétablit » , il s’habilla. Il sortit son épée et quand il la toucha, elle réagit et grandit à nouveau. Il fit quelques moulinets et sentit que sa force était accrue. Une armure semblable à celle de Walach était à coté de ses affaires. Il l’essaya. Contrairement à avant, cette armure ne le gênait pas du tout. Elle était faite pour lui comme pour l’épée.
Malgré son envie de l’essayer, il repensa aux étranges circonstances de la découverte de l’épée…

L'anniversaire de ses 17 ans, son père confia à Kiar'sh une mission de "la plus haute importance" : il devait trouver un camp orc qui se situait dans ce bois puis revenir pour que les hommes de son père viennent tuer discrètement le chef du camp.

Kiar'sh se baissa afin d'éviter la branche qui le gifla quand même. Il n'y avait aucun camp orc aux alentours : juste une foret normale. Son père avait probablement inventé ce camp orc pour le faire partir de la maison, mais son hypothèse ne tenait pas debout : il avait reçu en main propres un lettre cachetée du sceau de l'administration impériale. Il n'y avait rien ni personne dans cette foret, à part lui et les arbres.

Kiar'sh était ainsi plongé dans ces pensées lorsque son cheval se rua. Kiar'sh se concentra alors sur les environs et repéra la cause de la ruade de son cheval : au loin, on voyait un espace entre les branchages d'ou émanait une lumière bleutée.
Kiar'sh descendit de son cheval et avança prudemment vers la lumière. Il y avait les traces d'un massacre récent : des cadavres d’orcs étaient éparpillés partout. Qui avait fait ça? Une tente d'orc, assemblage hétéroclite de peaux de bêtes se tenait là. Des crânes étaient attachés aux coutures de la tente. Kiar'sh entra dedans.

Le chef orc, massif, deux fois plus grand que lui, avec un long tatouage sur l'avant-bras s'était noyé dans son propre sang. Un chaman gob était tombé sur lui, égorgé et ses tripes fumantes étaient étalées par terre. Kiar'sh recula devant la violence encore palpable de celui ou celle qui avait fait cela.
Il se retourna, lorsque du coin de l'œil, il vit le reflet métallique provenant du dos d'un squig qui accompagnait probablement le gob. Un poignard était coincé dans le dos du squig. Kiar'sh tira dessus et le poignard sortit en un horrible bruit de succion. Il examina le poignard de plus près. La lame était neuve et tachée du sang des orcs et gob jusqu'à la garde. Le pommeau était doré avec une inscription dessus, mais malheureusement, elle était en elfique où dans une autre langue étrange. La seule chose dont Kiar’sh était sur c’était que c’était une vieille langue, qui n’était pas parlée par les humains ordinaires…

Kiar'sh fit quelques moulinets avec. L'arme semblait être forgée pour lui. Il s'imagina remportant moult victoires avec ce poignard. Il entendit un bruit de dehors : son cheval.

Il était tant abasourdit par la sinistre découverte qu'il avait relâché son cheval! Il sortit mais il était trop tard : il s'était enfui.
Kiar'sh perçut un mouvement à gauche et il se tourna. Au loin, une marée de gobelins approchait. A pied, il serait rapidement rattrapé, il devait donc se battre. Il se prépara à sortir son arme du fourreau, quand il s'arrêta. Il prit le poignard et se prépara à l'utiliser. Il chercha d'autres trouvailles et vit le fourreau de l'épée. Le fourreau était de cuir rouge avec des dorures sur les cotés. Le responsable du massacre devait être riche pour avoir une arme pareille… et l’abandonner !

Il attacha le fourreau du poignard et il se concentra sur le combat à venir. Soudain, le manche du poignard se réchauffa. Cette chaleur ne le brûlait pas, en fait, il se sentit plus puissant et cela le décontracta. Il ouvrit les yeux et vit que le poignard avait disparu. Ou plus exactement s'était allongé et avait grossi afin de devenir une splendide épée à deux mains. Il corrigea sa posture et évalua la distance qui le séparait des gobelins.

Dans environ deux minutes, ils le verrait et trois minutes après, ils seraient sur lui.
- Gren chef, y a ain umein la-baa. On fonss?
- On fonss!
La marée verte fonça sur Kiar'sh. C'étaient des gobelins de la nuit, des créature humanoïdes miniatures avec la peau verte. Ils avaient tous les yeux rouges, un gros nez, une robe noire en loques, une épée courbée ébréchée et un bouclier de bois avec un symbole étrange dessus. Tous les gobelins avaient ce bouclier représentant une lune jaune, ayant à peu près le même visage que les gobelins.

Le premier fut décapité dans un revers de l’épée ainsi que les deux autres gobs qui étaient derrière lui. L’épée semblait être très lourde, pourtant il se battait avec fluidité et très rapidement. Il fit un moulinet en arrière, puis il se tourna vers son flanc. A chaque fois qu’un gobelin mourrait, trois prenaient sa place. Malgré son talent, Kiar’sh ne pouvait pas gagner à moins d’un miracle.
Les gobelins le touchait souvent, mais ce n’était que des égratignures mais un gobelins le toucha, lui enfonçant son épée dans la jambe. Kiar’sh était tant concentré qu’il ne sentait presque rien, mais il sentait ses forces fondre comme neige au soleil…
Il était sur le point de s’évanouir lorsque la lame de l’épée devint rouge et un sorte de champ magique, rouge lui aussi, s’en dégagea, repoussant les gobelins qui étaient au loin et tuant les gobelins les plus près. Kiar’sh eut le temps de souffler pendant quelques minutes le temps que les gobs se ressaisissent et ils reprirent le combat. Kiar’sh virevoltait entre les rangs adversaires et chacun de ses coups apportait la mort à une poignée de gobelins.
Malgré sa blessure, il dominait, aurait pu gagner si il continuait ainsi lorsque les orcs arrivèrent. L’issue du combat, qui était déjà incertaine, devint claire : Kiar’sh allait mourir.
Les orcs étaient différents, tout en étant similaire au gobelins : ils étaient grands, plus grands que lui, avec des gros bras et avec une peau plus sombre. Ils avaient des armes peu sophistiquées et mal entretenues qu'ils tenaient à deux mains. Ils étaient beaucoup plus coriaces que les gobelins mais tout aussi nombreux.
Kiar’sh n’avait qu’à espérer que les orcs et gobs se chamaillent. Le chef de la troupe gob et celui des orcs se parlèrent pendant quelques secondes et, pour une fois, ils étaient d’accord : il fallait se « vangé ». Ils se jetèrent tous ensemble sur Kiar'sh.
Le combat était rude ; la marée se resserrait autour de lui et pour chaque ork ou gobelin qu'il tuait, l'un d'entre eux le touchait. Malgré ses multiples blessures, Kiar'sh continua. Au bout d'une minute de ce rythme effréné, il tomba.
Au moment où tout semblait perdu, un cavalier arriva au loin. Il était devant la tente où Kiar'sh avait trouvé le poignard. Il avait une armure rouge assortie au caparaçon de son cheval. Il descendit, car à cheval, il n’atteignait pas les gobs et sortit deux armes, semblables au poignard magique de Kiar’sh. Il avait un bouclier avec de nombreuses éraflures, signe qu’il était un vétéran de plusieurs batailles, qui représentait un dragon noir sur fond rouge. Il enleva son armure et son bouclier, ne gardant que ses épées et son heaume et entra dans la mêlée.
Dès son arrivée, tout bascula : il était inébranlable, chacun de ses coups tuant plusieurs créatures. Il se fraya un chemin sanguinolent parmi la marée. Les peau-vertes, démoralisées, s'enfuirent. Tout avait fini aussi rapidement que ça avait commencé... Kiar’sh leva la tête vers lui, ne pouvant plus bouger, son corps entièrement zébré d’éraflures, avec au moins deux blessures mineures et une blessure majeure. Il rassembla ses (avant) dernières forces et lui demanda :
- Pourquoi ? Comment puis-je m'acquitter de la dette que j'ai envers vous ?
- Tu n’as nul besoin de savoir. Nous nous reverrons un jour...
- Quel est votre nom ?
- Tu n’as nul besoin de savoir cela. Tout vient à point à qui sait attendre.
Sur ces mots, il partit.
Kiar'sh était impressionné par cet homme : il émanait de lui une force et un charisme implacable, qui ferait lever des armées par un simple mot. Ce n'était pas qu'un simple chevalier ; il était bien plus que cela. La seule pensée que cet homme put être qu'un simple chevalier révolta Kiar'sh jusqu'au plus profond de son être car il était invraisemblable qu'il ne soit pas haut gradé. Ce n'était même pas une indignation faite par le fait que cet homme était cent fois supérieur à lui en une multitude de chose ; ce n'était pas SON honneur qui était blessé, mais celui de l'homme.
Ce jour là, Kiar'sh se fit la promesse de faire tout son possible pour le retrouver.




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Fin du 2ème chapitre, si il y a des choses incompréhensibles, des critiques, dites-le moi!


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Dernière édition par Gildaar'k le Ven 17 Avr 2009 - 21:20, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mer 15 Avr 2009 - 20:05

Et quand est 'il de Gildaar'k? est'il vampire aussi? c'est quoi cette amitié bizar avec Wallach, normal c'est son pote et tout XD, je comprends pas tout ça?! a moins qu'il était déjà vampire bien avant, et qu'il a trouvé un moyen pour que son frère le devienne aussi?!
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Gildaar'k
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mer 15 Avr 2009 - 20:13

Les réponses aux questions que tu poses sont dans le 3 et 5ième chapitre qui est cours de construction
En plus tu dois te douter que j'ai un ego ( même minime ) et que je ne vais pas prendre comme pseudo un 2ème rôle qui n'apparait pas dans l'histoire...
Donc, de toute façon, Gildaar'k aura une place importante dans la fic...
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mer 15 Avr 2009 - 21:17

hey hey!!! impatient de voir tout ça alors^^, cela dit Wallach a intérêt d'avoir un charisme de grandiose parce que pour l'instant il parait comme un vampire normal(pour moi hihi)
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Gildaar'k
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mer 15 Avr 2009 - 21:20

Chapitre 3
Manipulation


Walach entra dans la pièce et ferma avec soin la porte.
- Alors Kiar'sh? Que comptes-tu faire?
- Moi? Rien... En tout cas, je te dois quelque chose et je vais payer ma dette.
- Mais non, tu ne me dois rien! D'ailleurs, ça te dirais si je t'aidais à améliorer ton maniement d'arme, et un ou deux sorts. Je suis pas très doué en magie, mais c'est mon choix! Il y en a qui font tout avec la magie, mais... ça me tente pas, je veux indépendant de tout ça!
- Je pense que... je vais accepter ta proposition, mais j'insiste sur le fait que je dois payer mes dettes envers toi!
- Écoute... si tu y tiens tellement... je pense que je pourrais attaquer l'Empire. Ils nous traquent sans arrêt et sans raison!
- D'accord. Je t'aiderais.
- Merci Kiar'sh.

Walach eut un petit sourire : que cet imbécile était naïf, stupide!
Il était tombé dans le panneau. Walach devrait faire attention à ce qu'il lui apprendrait : Kiar'sh avait un réel potentiel, et il ne devrait pas le rendre trop dangereux...

---------------------------------------------------------------------------------------


Le lendemain, Walach réveilla Kiar'sh de bonne heure et lui fit combattre toute la journée. Le soir, il donnait un bol de sang à Kiar'sh.
Cette routine se prolongea pendant quatre mois.
Walach déclara que "Tu as atteint un excellent niveau, plus besoin de t'entraîner!" mais Kiar'sh n'était pas dupe. Il avait vu que Walach lui apprenait le minimum car il risquait d'être dangereux.

Kiar'sh ne voulait pas être à sa merci, alors il s'entraîna la nuit et but du sang frais chassé 3 fois par semaine.
Il observait sa cible pendant 2 nuits avant de l'attaquer, de lui perforer la gorge, avant de la vider de son sang.

Puis il s'entraînait dans la foret, contre un épouvantail. Il testait ses techniques, puis les répétait encore et encore, jusqu'à la perfection.
Lorsqu'il se battait contre Walach, il ne se battait pas de toutes ses forces ; il devait garder sa force réelle inconnue.

A la moitié du dernier mois d'entraînement, Walach lui appris un nouveau sort , "Invocation de Nehec". Ce sort était le B.A.B.A. de tout vampire, le premier sort connu par les gens qui n'avaient pas étudiés la sorcellerie.
Désormais, Kiar'sh pouvait faire "marcher" les morts. Il savait ce sort essentiel, capable de changer l'issue d'une bataille, alors il sacrifia son - temps d'entraînement avec son épouvantail ( qu'il avait déjà remplacé 6 fois ) afin d'étudier ce sort dans la foret.
Le problème était qu'il n'y avait que peu de morts dans la foret, la plupart avait été rapatrié dans le cimetière le plus proche.
Kiar'sh s'entraîna alors la, et à la fin de son entraînement officiel, savait invoquer, ressusciter une bonne soixantaine de morts.
Son frère passait tous les vendredi pour voir si il était rétablit.
Kiar'sh faisait alors semblant d'être toujours en convalescence jusqu'au jour où son frère se mit en tête de le ramener à la maison...

---------------------------------------------------------------------------------------

Gildaar'k s'éclaircit la voix, puis demanda :
- Frérot, tu te sens mieux ?
- Beaucoup mieux grâce aux soins prodigués par Walach, mais je suis toujours trop faible pour partir d'ici.
Kiar’sh sentait que son frère était inquiet et si il était encore vivant, il l’aurait davantage rassuré mais à présent, il devait trouver un sens à sa non-vie autre que l'apprentissage et le remboursement de sa dette, et pour cela, il n’avait besoin de frère lui : il avait trop de principes religieux ; hors le culte de Morr n'aimait pas les vampires... En fait aucun culte ne les aimait ( ou presque )

- On va pouvoir rentrer chez nous maintenant que tu peux parler de nouveau. On y va ?
- Non, je vais rester ici plus longtemps.
- Kiar'sh, tu rentres avec moi à la maison.
Gildaar'k avait une voix posée, calme, mais son regard était agressif ; il n'aimait pas qu'on le contredises.
- Non, je ne peux pas.
- Tu es sur que vas bien ?
- Je me sens très bien ici et pas ailleurs.
- Tu es…très…trop distant aujourd’hui. Tu peux tout me dire frérot.
- Je reste ici, un point c'est tout.
- Kiar’sh arrête, tu commences à m’énerver.
- Dans ce cas là, je n'ai fini de t'énerver.
- Arrête.
- ...
- Allez, parle moi un peu au moins !
Gildaar'k était exaspéré, le voyage, les responsabilité, l'anxiété... La colère pointait le bout de son nez, ce qui ne l'empêcha pas de verser quelques larmes.
- Pathétique. Tu crois que je suis aussi pathétique que toi? Tu parles trop, tu pleures pour un rien. Ah... tu savais que le graf ne t'avait engagé parce que père lui avait demandé?
- Arrêtes de raconter des conneries! Tu me cherches? Eh bien tu m'as trouvé!
La dernière fois que Gildaar'k parla en tant que frère à Kiar'sh fut cette fois là, et ces paroles étaient crachées avec dégoût par son frère qui était visiblement déboussolé par la conduite de Kiar'sh et se reprenait lentement.
Kiar’sh sentait que son frère était à bout et il allait l’achever. Il sourit d’une manière qu’on qualifier de sadique, ses longues canines étant révélées à son frère qui, heureusement pour Gildaar'k ne regardait pas. Il sortit son poignard, qui se transforma en épée, comme d'habitude. Il prit la parole avec un ton sarcastique:

- Tu as fait tes affaires ? Parce que je te renvoies à l'expéditeur!
- Kiar’sh…je ne t’épargnerai pas, même si tu es…était mon frère. Je ne sais pas ce que tu as, mais je te ramène avec moi…
Walach intervint alors : il était là depuis le début et il semblait être amusé par la conduite du frère de Kiar'sh :
- Il est amusant le petit. Ah! Croire qu'il peut battre un génie comme toi... Fait moi plaisir, Gildaar'k, rentre chez toi, après tout, je veux te renvoyer en plus ou moins bon état chez tes parents...
- Occupez vous de vos oignions, c'est une affaire de famille.
Walach prit un air faussement étonné.
- Au revoir, monsieur Walach.
- ? Mais je suis chez moi ici! Je ne veux pas partir et vous laisser ma demeure!
- ( Gniié ! )Je ne voulais pas dire ça, je voulais dire que vous devriez vous occuper autre part et ne pas regarder la façon dont on règle les problèmes chez nous.
- Ah... d'accord! Je vais aller à la bibliothèque!

Walach n'allait évidemment pas partir : il voulait regarder son disciple se battre. Son seul problème était que sa connaissance des sorts était véritablement limitée, et qu'il ne pouvait que regarder magiquement par intervalle d'un crâne, et qu'il ne savait pas se changer en chauve-souris, comme les Von Carstein.
Par chance, il avait lut un livre qui parlait de la vengeance d'un prince, qui disait à un moment "To be, or not to be? That is the question!" à un crâne. il avait aimé l'idée d’en avoir un installé dans l'un de ses pièces, et le seul qu'il avait installé et préparé était dans la "chambre d'ami".
Il allait pouvoir admirer le spectacle!
--------------------------------------------------------------------------------------
Kiar'sh avait décidé de jouer avec son frère, de le faire tourner en bourrique et puis... de le tuer. Il devait trancher ses liens affectifs, et pour cela, il devait tuer son frère et sa mère.
Il s'occuperait de son frère lors de l'attaque contre l'Empire. Son père serait là à coup sur en tant que Capitaine des Armées du Reiksmark.
--------------------------------------------------------------------------------------
Gildaar'k était triste : il avait perdu un frère, un ami, un confident, bref, quelqu'un d'exceptionnel. Il essayait de convaincre qu'il n'y était pour rien mais il n'y arrivait pas. Il aurait du voir ce qui clochait, il aurait du sauver son frère mais... il avait échoué. Il était en colère, certes, mais à présent, seul son chagrin le préoccupait.
C'est le cœur lourd qu'il se prépara au combat.
--------------------------------------------------------------------------------------
Les deux combattants se regardèrent, les yeux dans les yeux. Il sembla à un moment qu'un courant d'énergie passait entre ces regards meurtriers, mais ils balayèrent tous cette hypothèse absurde.
Gildaar'k se lança le premier : il avança sa jambe gauche et fit un puissant coup de marteau vers Kiar'sh qui bloqua avec un désinvolture incroyable cette attaque.

Gildaar'k tenta plusieurs attaques de la sorte, balayant à droite, à gauche, tentant de trouver une faille dans la défense de Kiar'sh.
Les coups étaient tellement puissant qu'ils faisaient comme une sorte de ventilateur, et Kiar'sh trouvait cela très agréable, mais Gildaar'k sentait que son bras s'engourdissait à chaque fois.


Il devait terminer le combat, et vite! Et pour cela, il devrait lancer une attaque utilisant toutes ses forces, mais en même temps utiliser une feinte, chose dure à faire surtout avec un marteau : l'attaque vers la tête le déséquilibrait déjà, alors, si il voulait pivoter et attaquer le ventre...
C'était très facile pour Kiar'sh de faire cela, car il avait une épée, arme beaucoup moins lourde qu'un marteau.

Il lança l'attaque, son coup fusant vers la tête de Kiar'sh qui, contre toute attente, fit simplement un pas de coté et, trouvant que le combat avait assez duré, perfora le ventre de son frère.

Le sang de son frère se répandit à une vitesse incroyable sur les dalles de pierres, l'hémorragie étant très important ( il savait de quoi il parlait, vu qu'il était presque mort comme ça! ). Si on ne l'arrêtait pas, son frère mourrait. Kiar'sh le contempla, avec son air hautain et impassible qui ne quittait plus son visage depuis sa transformation.
Son frère était ridicule, humain… Pour qui se prenait-il pour l'avoir menacé ? Cependant, grâce à lui, il s'était trouvé un autre but : éliminer ses liens affectifs. Ce n'était pas un plan qui durerait longtemps, mais il verrait après.
Kiar’sh rangea son épée dans son fourreau. Il regarda quelques seconde cet être pathétique, qu'il appelait autrefois "frérot" qui perdait son sang puis avança, avec un nouveau but.

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Chapitre terminé ( je les sors vite hein? Very Happy )
J'ai fait des recherches sur Walach donc je vais un peu modifier son caractère... enfin, je dois encore me décider...


Dernière édition par Gildaar'k le Ven 17 Avr 2009 - 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Jeu 16 Avr 2009 - 13:38

Chapitre 4
Diplomatie



- Bravo Kiar'sh! C'était un combat... amusant! Mais rappelles-toi que tu me dois toujours quelque chose... tu te souviens? L'attaque de l'Empire?
- Oui Walach. Mais pourquoi? Ton but est de te battre pour prouver ta valeur, comme Abhorash, non?
- La vengeance. Mon fils Mikael est mort lors d'un raid sur un temple sigmarite ; quand la forteresse de l'Ordre fut détruite par les impériaux, mon Aurora est morte. Mes chevaliers furent massacrés un par un par les prêtres de Sigmar et les répurgateurs. Notre vengeance contre l'Empire doit être accomplie.
- Très bien. Et tu vas y aller avec moi et... ?
- Les chevaliers. Nous marcherons sur dans une semaine.
- Eh bien... vous êtes tous à cheval. Et moi? Je cours derrière?
- Il ne sera pas dit que l'un des mes chev... hum... tu auras ton cheval.
Kiar'sh fronça les sourcils : il savait que Walach le voulait dans son ordre mais jamais il n'avait eu de confirmation vocale.
- Et si tu perds?
Walach devint rouge et hurla :
- Les Dragons de Sang ne mourront jamais à cause d'humains de merde!
Ils sont là pour être bus ou pour devenir des vampires. C'est tout!
- Mais ils ont réussi à tuer plusieurs vampires de ton ordre.
- ... Tu vas t'entraîner à l'équitation sur le chemin vers ton village.
- Je sais déjà comment monter un cheval, Walach.
- Bien. Ça m'économisera du temps.

Ils se mirent en route le lendemain. La route était pavée de souvenirs, souvenirs humains que Kiar'sh balaya de la main.
Une fois arrivés, Kiar'sh sentit comme une boule dans son estomac. Il se sentait... étrange.
En moins de 4 mois, il avait complètement changé, d'être, de façon de penser, d'état mais il continua vers son ancienne maison.
Il était résolu à faire ce qu'il devait faire : tuer ses parents.

Il était clair que ses parents ne l'attendait pas. Sa mère leva la tête vers lui, ravie, jusqu'à ce qu'elle voie qu'il était en armure complète l'épée à la main.
Il s'approcha d'elle et la tua rapidement.
Son père arriva en courant, en beuglant :
- Helen, où est-tu?
Il s'arrêta en voyant Kiar'sh. Sa bouche était grande ouverte, ses yeux s'étaient écarquillés.
- Toi! Où est passée ta mère? Et... pourquoi as-tu autant traîné? Tu aurais du rentrer plus tôt! On se faisait du souci pour t...
Kiar'sh baissa la tête et fixa le cadavre de sa mère.
- Elle est là.
Otto fut abasourdi devant la sinistre découverte. Sa voix descendit de plusieurs tons et devint inaudible. Il partit en courant vers l'intérieur de la maison.
Quand il revint, Kiar'sh était toujours là.
- Kiar'sh? Ce n'est pas possible... Gildaar'k nous avait dit que...
- Gildaar'k est mort.
- Hein? Bien sur que non, il était là il y a ... merde. As-tu vu qui a tué ta mère?
- Oui. Il ne vous as rien dit?
- Où est-il passé? Le meurtrier?
- Je vais devoir tout t'expliquer.
- De quoi tu parles?
- Ferme-la. Tu me dis ce que tu sais puis je te racontes tout.
- Gildaar'k nous as dit que tu avais beaucoup changé et que étais devenu dangereux. Ta mère ne l'a pas cru. Moi... oui, mais en partie seulement. La pression a du te monter à la tête, ça arrive souvent tu sais...
- Hum hum... Je vois. Il ne vous as rien dit. J'ai tué mère et Gildaar'k, mais il est revenu à la vie... j'étais sur qu'il était mort...
- Tu dis que tu es un meurtrier? Que tu as tué ceux qui t'étaient chers... comme ça?
- Oui, c'est ce que j'ai dit, il me semble. Pourquoi me demandes-tu cela? Tu n'avais pas bien compris?

Sur ce, son père lui sauta dessus à main nues. Au dernier moment, Kiar'sh tendit son épée vers le bras de son père, qui fut transpercé. Il ne prit pas la peine de retirer son épée, il prit tout simplement la gorge de son père et l'étrangla.
Est-il utile de mentionner qu'il est inutile de se débattre quand un vampire nous tient la gorge? Il y a une seule solution : ( la manifestation! xD ) le vampire doit relâcher sa victime.
Et c'est ce que Kiar'sh fit, alors que son père allait mourir. Il le balança contre le mur, l'impact cassa plusieurs planches de bois et la jambe de son père craqua, comme sa nuque.
Mais Otto était toujours vivant. Kiar'sh voulait le faire souffrir lentement, mais le temps était un luxe qu'il ne pouvait pas se payer. Il s'approcha du corps de son père et but son sang goulûment.
Le sang ruissela sur son menton, le rendant poisseux. D'un geste vif, Kiar'sh essuya le sang du dos de sa main, puis sortit de la maison.
Leur prochaine étape était de payer sa dette.
--------------------------------------------------------------------------------------
La veille de la bataille
Tristan était toujours en deuil. Son idole, la personne qu'il idéalisait, était morte. Otto Draask était mort, tué par des morts-vivants.
Tristan n'avait jamais eu peur des morts-vivants, et ce, depuis son plus jeune age. Son idole l'avait donc déçu quand...
- Tristan? Tu paries combien?
- Heum...
Tristan jeta un rapide coups d'œil sur les 2 joueurs. L'un avait un bon jeu depuis le début, surement du à la chance et l'autre trichait ( comment expliquer qu'il ait que des 6? )
Il paria donc sur le deuxième homme et attendit que les deux se préparent quand on l'appela.
Tristan se dirigea vers l'origine de la voix - une belle tente non loin du feu - feu où il était actuellement ( pas dans le feu Gniié ! à coté! ).
Il se leva et entra dedans où le capitaine et le prêtre-guerrier l'attendaient, lui et les 5 autres Champions d'unités.
- Aujourd'hui est peut-être votre dernier jour sur terre. Votre dernier jour avec vos amis, votre femme, vos enfants. Demain, nous nous battrons contre les morts. Contre des blasphémateurs. Demain est un grand jour pour nous tous.

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Ses nouveaux sens étaient d'une certaine manière similaire aux loups, hors ceux-ci peuvent sentir la peur.
Et Kiar'sh sentait la peur, faible odeur - ils avaient de la foi, chose étrange qui provenait sans doute du prêtre - qui plainait au-dessus des tentes.
Kiar'sh se sentait fatigué, d'une certaine manière. Mais c'était normal, Walach lui ayant parlé pendant 2 heures des principes des Dragons de Sang. Kiar'sh n'avait pas l'impression que Walach lui disait la version intégrale, celle qu'Abhorash avait appris à ces disciples.
Impression confirmée, car Kiar'sh avait lu un livre soi-disant caché, livre qu'il n'avait même pas du chercher pour trouver, qui relatait l'histoire de la lointaine Lahmia, et il admirait la sagacité et la force d'Abhorash, aussi considérait-il d'un bon oeil le fait qu'il pourrait devenir un Dragon de Sang.
Mais il ne voulait pas être dominé par Walach. Walach était, disait-on, un homme de fer, méprisant les humains, mais il était "noble", d'une certaine manière.
Eh bien Kiar'sh savait la vérité, et il savait donc que tout cela état des sottises.
Walach était manipulateur, certes fort, mais il n'était pas quelqu'un que Kiar'sh aurait voulu être.
Kiar'sh voulait être comme Abhorash, et il se promit juste avant la bataille de porter son art à la perfection. Et pour se rapprocher de son but, il prononça les mots du serment original :
"Que mon épée soit mon unique vérité, que la mort soit mon unique réponse et que ma quête n'ait pour seul objectif que de me mener à me dépasser moi-même."
Il se sentit plus confiant, plus sur de lui-même après avoir dit cela.
Il était prêt pour l'attaque.

--------------------------------------------------------------------------------------

Le jour J

- Chargez!!!
La voix de Walach était tellement puissante que Kiar'sh eut mal aux oreilles. Mais le massacre sonore n'était pas terminé : ils étaient dix Dragons de Sang, sans compter Walach et lui - ça ne ferait pas trop de bruit - mais les dégâts qu'ils allaient causer dans les lignes ennemies...
Sa réflexion s'arrêta la, car il devait charger.
Il fonça en avant, son "cheval" semblait flotter au-dessus du sol tellement il allait vite.
Il se rapprochait à grande vitesse des humains, donc il dégaina son poignard et se prépara à l'impact.

Il franchit les dix premiers mètres sans se rendre compte qu'il piétinait des humains. Une fois qu'il se rendit compte du fait qu'il était au centre du régiment d'épéiste, il arrêta son cheval, et commença le massacre.
Les humains mourraient tellement vite, leur sang baignait désormais le sol, le rendant glissant.
Devant tant de sang, Kiar'sh eut soif. Si il avait tenté de cacher son identité de vampire, il n'aurait pas bu leur sang, mais c'est pour une toute autre raison qu'il se maitrisa : il devait devenir indépendant de cette soif.

--------------------------------------------------------------------------------------

Tristan sentit son ventre se nouer en voyant les hom... choses dévaster le régiment d'épéiste. Une des choses était en plein milieu, deux autres était restée devant.
Il y avait trois autres régiment dans la même situation et la seule raison pour laquelle son unité hallebardiers avait survécu, était qu'ils étaient en réserve.
Il prit son courage à deux mains et chargea en chantant un cri de guerre qu'il tenait de son prédécesseur.
Les plus jeunes, hésitèrent, et un ou deux soldats partirent en courant en courant.
Tristan prit le temps qu'il fallait pour rapidement évaluer la situation, mais il était trop tard : il avait foncé, sans ce soucier du terrain, du moral de son armée et de son unité, et du meilleur trajet à prendre : sans s'en rendre compte, il avait traversé les réserves, la ligne d'appui, et il était sur le point de traverser l'unité& d'épéistes en danger.
La décision qu'il avait prise allait peut-être changer l'issue de la bataille, et à cette idée, son cœur se gonfla de fierté.
Il pausa, et indiqua rapidement le meilleur chemin à prendre pour avoir l'avantage sur l'ennemi.
Il contourna rapidement l'unité d'épéiste, qui fut déconcentrée un bref instant.
Le chevalier en profita, et tua rapidement ceux qui avaient baissé leur garde.
Le reste de l'unité regardait, les bras ballants, leur amis, camarades se faire massacrer, comme si ils étaient dans un rêve ( plus exactement, un cauchemar )
Tristan tenta de leur faire comprendre qu'il fallait agir, mais ils étaient totalement inactifs, d'un niveau cérébral.
Il se mit alors à gesticuler, tentant de leur faire comprendre qu'il fallait taper l'ennemi.
Certains comprirent, et attaquèrent en vain le chevalier, mais la majorité ne bougerait pas trop effrayée.
Tristan hurla alors "Bougez vous, bon sang!!!"
Et les épéiste bougèrent.
Mais dans la mauvaise direction : ils coururent loin de l'adversaire, dans la panique la plus totale. Les soldats tentaient de partir par le moyen le plus efficace : courir droit devant, de façon à ce que tous s'écartent devant eux.
Rapidement, la panique gagna l'armée, qui se mit à fuir le plus loin possible.
Tristant conserva son sang-froid, et intima aux rares à être rester de faire une dernière charge.

--------------------------------------------------------------------------------------

Chapitre terminé ( je fais + ou moins 2 chapitres par jour ( mais c'était les vacances, là ça vait ralentir I don't want that ) Very Happy ( les gens qui lisent auront besoin de lunettes à la fin de l'histoire xD))

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Dernière édition par Gildaar'k le Dim 7 Juin 2009 - 12:05, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Jeu 16 Avr 2009 - 14:11

Wallach c'est quand même un sanguinaire sans borne, je le trouve un peu trop réfléchi et sympathique(enfin pour moi).
Cependant je ne m'attendais pas a cette tournure de l'histoire XD, trop arrogant le frère hahahaha.
J'attends la suite et j'aime bien ton histoire(je ne suis pas très difficile) Very Happy
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Dim 7 Juin 2009 - 11:57

Chapitre 5
L'héroïsme ne paie pas

Tristan sentit son estomac se nouer, l'appréhension grandir, son repas monter. Mais, pire que tout cela, il voulait se retourner et fuir, partir de ce cauchemar, mais il ne pouvait pas. Son honneur, son courage, et la perspective de sortir glorieux le poussait en avant plus que tout.
Si il fuyait, son nom serait oublié, sa carrière serait un échec, et sa famille mourrait dans le déshonneur.
Il serra son poing, tentant de se rassurer en faisant ce geste de défi.

Le chevalier les observait, comme un scientifique regarde des fourmis, créatures insignifiantes mais pourtant indispensable à l'équilibre de la vie. Son regard les scrutait, les jaugeait, et Tristan eut l'impression qu'il les sélectionnait.
Face à ce guerrier accomplit, il se sentait proie, et non prédateur, si il reprenait les mots de son prédécesseur.

Quelques hommes craquèrent et partirent en courant, tentant de se frayer un chemin dans la foule. Le regard du chevalier se fit froid, méprisant mais Tristan eut l'impression que cet homme s'amusait. Tristan fronça les sourcils en pensant : celui qui s'amuse sur un champ de bataille n'est pas un homme, c'est un monstre .
Le chevalier sembla percevoir la pensée de Tristan et fit virevolter son cheval de façon à se retrouver en face de lui. Une bonne dizaine de mètres les séparait, mais c'était si peu....

Plus que quelques secondes avant l'impact, estima Tristan. Son attention fut brièvement détournée par la chute de l'homme qui était à coté de lui. Tristan ne se retourna pas, ne voulant pas voir l'homme se faire écraser. Il entendit cependant les cris du malheureux, ainsi que le bruit sourd produit lorsque plusieurs os se brisent simultanément.

Puis ce fut l'impact. Le chevalier et les quarante soldats se rencontrèrent en un bruit assourdissant de chants de guerre mêlés aux bruit de douleurs de ceux qui étaient touchés. Il y avait bien sur le bruit du fer contre le fer, de l'acier contre l'acier.

Les hommes au contact n'arrivaient à rien : à peine avaient-ils levés leur arme qu'ils mourraient. Ceux qui ne mourraient pas n'arrivaient pas à blesser le chevalier. Le cheval lui, était entièrement caparaçonné. Le petit détachement que Tristan avait désigné contournait lentement le chevalier. Tristan se mordit la lèvre. Pourvu qu'il ne se retourne pas, Sigmar, fais en sorte qu'il ne se retourne pas!

Les autres chevaliers regardaient l'affrontement de loin : ils avaient finis leur combat, et là où ils étaient passés, ils ne restait plus que des amas de corps, des armes brisées, de la cendre dispersée....

Tristan reporta son attention au combat. Le chevalier avait toujours l'avantage. Son armure avait de nouvelles éraflures à de nombreux endroits, mais il n'était pas touché. Il ne s'était pas rendu compte de la présence des hommes qui étaient dans son dos, mais cela n'avait aucune importance. Ces hommes meurent trop vite. Mes hommes meurent trop vite. Il faut que je détourne son attention...
Tristan savait déjà que faire mais il hésitait. Ce qu'il allait faire le tuerait à coup sur. Il leva les yeux vers le ciel, puis regarda l'horizon, où les plaines étaient encore verdoyantes. Je dois protéger ma patrie. Je sortirais victorieux de ceci, je serais mort, mais victorieux!
Un sourire apparut sur son visage.

Il prit son hallebarde fermement, et fit signe à ses guerriers de reculer. Ensuite, il donna ses instructions à son bras gauche, Loik.
- On veut déjà se rendre? dit le chevalier, visiblement déçu
- Jamais! Cependant, je te propose un marché. Nous allons nous battre. Si je gagne, tu pars. Si je perds, tu auras le droit de passer.
Le chevalier fit mine de réfléchir, puis dit :
- Très bien. J'accepte ce défi. Mais tu dois dire à tes hommes de ne pas interférer et de ne pas frapper mes soldats?
Quels soldats? Il n'a pas de soldats autres que les autres chevaliers, et vu leur niveau de participation...
- D'accord. Mais dit moi...
Le chevalier ne l'écoutait déjà plus. Il marmonnait quelques mots en un ancien langages, avec des intonations rauques, mais mélodieuses.
La terre se mit tout à coup à trembler. Des mottes de terre se formèrent de nulle part, comme si les taupes tentaient du fuir.
Soudain, la terre se fissura, et toutes sortes de créatures qui vivaient dedans sortirent ; il y avait des vers de terre; des taupes ; des limaces ; et beaucoup d'autres.
Que se passe-il ? Et que font des limaces dans le sol?
Mais ce n'était que le début de ces surprises : une main osseuse sortit du trou le plus proche. Elle agrippa fermement la terre et hissa le bas de son corps.
C'était un squelette humain, plus ou moins entier : son bras gauche était tranché, et sa tête penchait mollement.
Un plus petit trou se forma à coté, et le morceau d'os qui manquait à son bras gauche en sortit. Le squelette le pencha et le tint à proximité de son bras. La lueur bleue qui sortait des globes oculaires de la chose en sortit et se dirigea vers le bras.
Stupéfait, Tristan se rendit compte que les légendes étaient vraies ; des terribles créatures coupables de nombreux crimes n'entrent pas dans le royaume de Morr... Et du coup reviennent à la vie quant des nécromanciens se trouvent à proximité!
Mais ce n'était pas un nécromancien. Les nécromanciens sont faibles, et leur peau tombe en lambeaux, c'est bien connu.
Alors quelle était la véritable identité du chevalier? Qu'était il? Un apôtre corrompu de Morr, ou bien pire?
Quand Tristan revint sur Terre, il se rendit compte que le bras du squelette était réparé. Il murmura une courte prière à l'adresse de Sigmar, puis évalua rapidement la situation : onze autres squelettes étaient sortis de terre. La plupart avaient des armures rouillées et de vieilles armes, mais l'un d'entre eux était plus jeune.
- Tho... Thomas? Non... non... c'est pas possible... , disait l'un des ses hommes - Florian - en reculant, cherchant à échapper à la vision d'outre tombe. Tu... es mort... c'est mon héritage... LE MIEN! Tu ne peux pas me prendre... non...
Tristan secoua la tête : c'était impossible! Et pourtant.... Il allait se battre contre ça...
Puis il se rendit compte que les squelettes avançaient. Il se tourna vers le chevalier, qui ne fit aucune remarque, aucun geste pour lui expliquer ce qu'il se passait.
Tristan était ébahi, mais, étrangement, il ne pensait pas que le chevalier allait essayer de tricher.
Et il avait raison. Il s'avéra que les squelettes formaient un cordon de sécurité. Le dernier squelette attendait visiblement que Tristan entre. Et Tristan entra.
En voyant le squelette fermer le cordon, il se sentit terriblement las...mais il devait se battre, si il voulait occuper l'attention de la chose. Il n'avait pas le choix. Il se prépara alors à l'attaque du chevalier et se mit en position défensive.
Rien ne se produisit. Tristan se rendit compte qu'on l'attendait. C'était à lui d'attaquer. Il ne chipota pas, et attaque directement. Son hallebarde fit un magnifique arc de cercle vers la tête de son adversaire, mais malheureusement, l'arc de cercle fut brisée par la riposte du chevalier.
Sa riposte était si puissante qu'elle remonta le long de l'arme vers les bras de Tristan. Celui-ci sentit son bras s'engourdir. Il serra les dents.
Il attaqua à nouveau, espérant prendre le chevalier au dépourvu. Celui-ci semblait s'attendre à cette attaque et fit une riposte encore plus puissante que la précédente.
Chacune de ses attaques étaient parées avec une force qui allait en crescendo. Les forces de Tristan, elles, diminuaient à une vitesse hallucinante.
Quand il sentit qu'il serait bientôt à bout de force, il reprit sa formation défensive. Cette fois, le chevalier attaqua. L'attaque fut si puissante que Tristan fut jeté à terre. Sa tête heurta quelque chose de dur et il sentit que tout son corps s'engourdissait.
Il tata du bout des doigts l'objet qu'il avait heurté. Il était grand et lisse, et au milieu de ce rocher, il y avait un trou.
Il s'aggripa au bas du rocher, qui semblait avoir de longues excroissance de l'autre coté et se hissa en utilisant le rocher. Il faisait plus ou moins sa taille et quand Tristan ouvrit les yeux, il vit que ce n'était pas un rocher. C'était un squelette.
Tristan recula, puis faillit trébucher sur un autre rocher. Il se retourna et vit qu'il avait faillit trébucher sur sa hallebarde!
Lorsqu'il voulut la prendre, il lui glissa des mains. Il vit alors que ses mains étaient ensanglantée. Il passa sa main sur l'endroit où il avait heurté le squelette, et sentit du sang frais lui couler le long de la nuque.
D'une main tremblante il palpa la blessure. Heureusement pour lui, c'était une fine estafilade, donc il pourrait tenir jusqu'à la fin du combat sans trop de problèmes.
Il s'essuya les mains sur son uniforme, puis reprit son hallebarde.
Le chevalier l'attendait toujours, calme, impassible.
Tristan s'avança à nouveau, se préparant à esquiver la prochaine attaque. Le chevalier frappa à l'endroit où Tristan se trouvait il y avait une seconde, puis, sans regarder, il frappa de son poing gauche Tristan, qui s'était mis à la gauche du chevalier.
Le poing cueillit Tristan à l'estomac, et l'armure qui le protégeait se fissura à l'endroit où il avait frappé. Tristan se tenait l'estomac; un fin filet de sang sortait de sa bouche et de son nez. Pendant qu'il se remettait du choc, le chevalier enleva son heaume, dévoilant son visage à tous.
Sa peau était effroyablement blanche, mais malgré cette "pureté" que le blanc symbolisait, il n'était pas un enfant de Sigmar. Son nez était droit et pointu, sa bouche fine et quand il sourit, les soldats furent surpris de voir que ses dents étaient blanches - la plupart d'entre eux avaient des dents jaunes, voire même noires - et pointues. Ses cheveux étaient en bataille et une fine mèche barrait son front. Ses yeux étaient noirs et profonds, et en les regardant, Tristan fut assuré que ce chevalier était tout sauf humain.
Il avait l'air jeune, vers les dix-sept, dix-huit ans, et Tristan se sentit malheureux en voyant qu'à cet age là, ce garçon était déjà plongé dans la violence.
Puis il revint à lui, et se demanda quelle race de créatures envoyaient les leurs à cet age là au combat, et sentit de la pitié.
Puis le chevalier sortit une autre épée, qui était cette fois accrochée à son dos.
A la grande surprise de Tristan, ce n'était pas une épée que le chevalier sortit mais un poignard. Le chevalier le prit avec les plus grandes précautions, puis la prit avec sa main droite, transférant son épée dans sa main gauche. Et chose plus surprenante encore, au contact de la main droite du chevalier, l'épée s'allongea.
Combien d'autres choses étranges verrais-je aujourd'hui? se demanda Tristan
Il n'eut pas le temps de trouver une réponse, car le chevalier passa à l'attaque. D'un revers de l'épée gauche, il frappa avec énergie son hallebarde, qui faillit s'échapper des mains de Tristan. Puis, d'un coup bien ajusté de l'épée droite, son hallebarde s'envola dans les airs et se planta dans un squelette.
Tristan n'avait plus d'arme en main, son armure était fissurée par endroit, ses bras lui faisaient mal de partout et la blessure, aussi fine soit-elle, qu'il avait eue à la tête le rendait de plus en plus faible.
Il vit le chevalier lever son arme, et le taper au cou.
La douleur parcourut tout son corps, puis tout devint noir....

---------------------------------------------------------
Voila la fin de ce chapitre, j'espère que vous avez aimés Mr. Green rassurez-vous, je vais me remettre sérieusement à écrire Very Happy ( je suis surement en train de causer dans le vent, mais c'est pas grave )

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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mar 4 Aoû 2009 - 14:56

J'ai revu totalement l'histoire. Elle reste la meme dans les grandes lignes, mais...
1. Plus d'enseignement de Walach
2. Plus de Walach
3. Scénario un peu différent
4. Pas d'arme magique
5. Plus réaliste.
Donc je reprends du début (nnnnnnnnnooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn! Lol ! )
Je n'éditerais pas mes anciens messages, je garde les anciens chap., à titre de comparaison.
Le chapitre en question :

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Chapitre 1
Introduction

Les rues du petit village étaient vides. Le clapotis de la pluie contre les pavés résonnait en boucle dans les oreilles de tous. Le village était silencieux. C'était un silence de mort.
Le paysage était morne. Un petit chemin pavé relié ce trou perdu à Wurtbad, le lieu où le compte électeur du Stirland vivait. La cité du vin. Le nom promettait aux voyageurs moultes divertissements, mais le Stirland n'était pas connu pour son esprit festif. Non loin du village, un vieux bâtiment décrépit se dressait vers le ciel. C'était un bâtiment militaire. Il y avait plus de militaires que de civil dans ce petit village.
La raison de cette sur protection?
Non loin de cette caserne, il y avait une foret. Cette foret n'était pas n'importe quelle foret. La frontière entre le Stirland et la Sylvanie passait dans cette foret.

Une silhouette sortit de la vieille caserne. Voyant la pluie, elle mit son capuchon, puis se mit à marcher lentement vers le village. Une mèche de cheveux blancs sortaient du capuchon. Des yeux bleu glacés fixait la route attentivement. Le jeune soldat tournait de temps en temps la tete vers la foret, puis fixait à nouveau la route.

Le jeune homme s'arreta devant une maison, puis frappa à la porte. La maison n'était ni plus grande, ni plus petite que les autres. Elle se fondait parfaitement dans la masse.
Une femme ouvrit la porte, puis voyant le soldat, s'écarta et le laissa entrer.
Le soldat entra dans la maison, et se dirigea vers un autre jeune homme, qui avait l'air d'avoir son age, puis enleva sa cape, dévoilant ainsi son identité.
Il avait des cheveux blancs dont de fines mèches retombaient sur ces sourcils gris. Ses yeux bleus contrastaient avec la pâleur de son visage. Celui ci était plutot fin*. Il portait une chemise noire avec des traits rouge vif. Son pantalon était, tout comme la cape, noir, et déchiré à plusieurs endroits. Ses chaussures étaient brunes, et un peu trop grandes pour lui. La paleur de son visage contrastait merveilleusement bien avec ses vetements, et créeaient une sorte de magnétisme. Il était plutot grand, et peu musclé à permière vue.
Son ami, lui, avait des cheveux noirs, une chemise blanche et un pantalon noir. Il avait des bottes brunes trouées. Son visage était moins elfique. Ses yeux était gris et ses sourcils noirs.
Les deux avaient de nombreuses cicatrices aux mains et aux avant bras.
L'ami du soldat soupira, puis dit :
-T'as pas besoin de faire ton cinéma Kiar'sh. Alors?
-Tout c'est passé à merveille, meme si on a été attaqué par des trucs bizarres. Des espèce de rat géant.
-Je vois. Tu me fais marcher.
-Mais non! En tout cas, je compte quitter l'armée, et faire plus de trucs de ce genre. C'est plutot sympa de voyager.
L'interlocuteur de Kiar'sh le regarda avec attention, en essayant de voir si il mentait. Visiblement, Kiar'sh ne mentait pas. L'ami de Kiar'sh soupira à nouveau, puis dit, avec une pointe de jalousie dans la voix :
-Mais ça va pas? Tu es le chef de plusieurs hommes...
-Douze hommes...
-Oui, bon, tu es le chef de douze hommes, et tu va tout plaquer... pour visiter la Bretonnie?
-C'est pas parce que c'est ce voyage qui m'a convaincu que je vais passer tout mon temps là bas voyons... je parle de visiter le monde, moi!
-Tu n'as aucune ambition ou quoi frérot?
-Ecoute, c'est pas ma faute si père ne te laisse que des missions d'éclaireur...
-Les meme que celles que tu faisait il y a 4 ans! Et... j'ai eu une mission.
-Bravo, félicitations!
-Oui enfin..."On" a eu une mission. J'ai accepté pour toi.
-QUOI !?
-Ecoute, c'est une mission où tu emmène ton unité, et où on me confie une unité.
-Ok... C'est quoi comme mission?
Le frère de Kiar'sh fit une pause, comme pour savourer l'instant.
-C'est une mission... qui consiste à... tuer des mort-vivants!
-Ah... ok... j'accepte.... Quand part-on?
-Heu... demain? Mr. Green
- Gildaar'k... Je suis arrivé avec trois jours d'avance. A quoi ça rime tout ça?
-Heu...

Pile à point nommé, un autre homme arriva. Il était grand, buriné, la machoire inférieure en avant, exibant une longue cicatrice qui partait du haut de son front jusqu'à son menton. Il avait un vieux bandage jauni par le temps sur son oeil. Quelques rares cheveux parsemaient l'arrière de son crane, plus de cheveux blancs que de cheveux noirs. Une barbe bien taillée passait sur le bas de son menton, faisant comme un gros trait au feutre. La barbe s'arretait à un bord de la cicatrice, et repartait de l'autre. Sa barbe ne comprenait pas de moustache. Il avait des gros sourcils qui rendait son regard menaçant en toutes occasions, suaf quant il était très heureux. L'homme avait de nombreuses vieilles cicatrices sur les bras et les avant bras et des cals aux mains. Il portait une sorte de chemise bouffante noire avec des armoiries dorées en-dessous d'un pardessus gris -autrefois blanc-. Son pantalon de toile lui arrivait sur ses bottes brunes. C'était manifestement un ancien militaire.**

-Kiar'sh. Détaille moi la mission. C'est une réussite j'espère?
-Réussite avec succès. Trois bretonniens se sont joint à mon unité et j'ai eu... une décoration d'honneur bretonnienne.
-Laquelle?
-Un truc du genre "Protecteur honorifique de la Dame". Protéger la veuve et l'orphelin... Quoi de mieux?
-Mouais. Rapport de mission?

Faisons le clair dans votre esprit. Il est clair que Kiar'sh et Gildaar'k sont des frères. Otto (l'homme avec lequel Kiar'sh parle) est leur père. Et la femme qui les a accueilli n'est d'autre qu'Helena, leur mère.
Leur père était un capitaine de renom, Otto Draask. Il démissionna à la naissance de ces enfants. Il a actuellement 67 ans. Malgré les nombreuses pièces gagnées par leur père, Kiar'sh et Gildaar'k ont vécu dans la pauvreté. Leur éducation fut une éducation militaire en grande partie, éducation très stricte.
Kiar'sh est le favori d'Otto, et eut donc à des missions en tant qu'éclaireur dès l'age de 14 ans, tandis que son frère dut attendre d'être un homme pour pouvoir se distinguer.
A 16 ans, alors qu'il devenait un homme, Kiar'sh eut une autre mission d'éclaireur, la dernière. Cette mission fut fort étrange, mais pas au point de troubler Kiar'sh. Celui-ci progressa très vite parmi les rangs de l'armée, tandis que son frère pataugeait dans les missions d'éclaireur.
-------------------------------------------------------------------------------
Le lendemain, à la lisère de la foret, Kiar'sh, Gildaar'k, et leurs 17 hommes.

Kiar'sh stoppa son cheval à la litière et dit d'une voix forte :
-Halte! Je vous rappelle les instructions. Faites le moins de bruit possible. En cas d'attaque, ne hurlez pas. Ditez d'une voix forte : Ennemi! C'est tout. Rappellez vous qu'ils ne sont plus humains. Rappel...
-Mais ils ont quand meme une famille.
Kiar'sh ignora superbement l'homme.
-...lez vous qu'ils sont morts. Rappellez vous qu'ils n'ont plus de sentiments. Si vous voyez quelqu'un que vous connaissez, ne tremblez pas. Il est mort. Il veut votre mort. Essay...
-Hého! Tu m'ignores, hein? Juste pa'cque votre père est un p----- de bourgeois veut pas dire qu'tu peux me donner des ordres!
-Qui a dit ça?
-Moi!
L'homme en question fit avancer son cheval d'un pas et tendit la main vers le ciel. Il était jeune, 17 ans, le meme age que Kiar'sh. Il avait un visage carré, avec un nez assez fin et de longs cheveux noirs noués en queue de cheval. Son uniforme était troué, couvert de boue, mais il sentait le parfum, et il s'était soigneusement brossé les cheveux. Il avait une armure bizarre, qui avait deux sangles au niveau des épaules lqui l'empaichait de glisser. Un certain charisme sortait de ce curieux personnage.

"Un agitateur"pensa Kiar'sh, "Il faut s'en débarasser. Avec la parole et le charisme. En avant!"

-Et toi, t'es pas un fils de bourgeois?
-Nan! Moi, j'...
-Très bien. Alors pourquoi as-tu mis du parfum? Comment peut-tu te payer du parfum?
-Avec mon salaire de soldat!
-Qui est de 20 pistoles par mois? Alors que le parfum que tu portes doit en valoir 250?
-Ben... ouais! Avec mes économies!
-Donc ça fait.. environ 2 ans que tu es un soldat?
-Ouais. Et qu'est que ça t'...
-Et tu es toujours éclaireur?
-Beh... ouais.
-Et les éclaireurs gagnent 12 pistoles par mois. Donc tu travailles en tant qu'éclaireur depuis 4 ans?
-Euh...
-Je suis soldat depuis 1 an et demi, et je suis chef de ma propre unité. La qualité fait la différence.
-Ouais mais t'es pistoné! Sale fils de bourge!
Kiar'sh sourit, puis interrompu à nouveau son interlocuteur.
-J'en suis arrivé là par la sueur et par le sang. Pas comme toi, en tout cas.
-...Tu as été pis...
-Tu dis que je ne vaux pas mon rang? Hein? Alors tu me défies?
-Euh... no...
-Tu as mis ma dignité et mon honneur en cause. Tu vas donc payer. Cher. Je te défies en duel! Si tu gagnes, tu prend le commandement de cette expédition. Si je gagne, tu es viré. De l'armée.
-Un duel? Un truc de bourge... mais... si tu veux perdre... 'chuis d'accord.
-Pour gagner, il faut assommer son adversaire.
-Ah. On utilise pas nos épées?
-Tu reves. On les utilise, et pas qu'un peu.
L'agitateur avala sa salive, puis s'humecta les lèvres.
-Euh.... ok... je marche...
-Quel est ton nom?
-Karl.
-Tu ne fait pas honneur à ton prénom. Ton nom de famille?
-Je.... ça ne te concerne pas.
-Très bien, Karl. Tu vas quitter l'armée en quatrième vitesse.
-Nan. JE vais gagner.

Kiar'sh descendit de son cheval, et dégaina son épée. Il sortit aussi sa dague. De la main gauche il tenait la dague, de la main droite l'épée.
L'agitateur prit son épée de la main gauche.
Les deux adversaires se jaugèrent du regard. L'agitateur s'avança, et frappa une première fois. Kiar'sh esquiva habilement l'attaque en faisant un pas de coté. Karl frappa une deuxième fois, sa lame décrivant un arc de cercle scintillant. Kiar'sh avança vers Karl, et bloqua aisément le coup.

Kiar'sh avait évalué le niveau de son adversaire. Karl était un épéiste moyen, mais il ne se déplaçait pas assez, du coup il avait le meme niveau qu'un débutant.
Kiar'sh frappa une première fois, avec son épée, la tete de Karl, Karl recula, para et repoussa la lame de Kiar'sh qui en profita pour frapper les lanières de l'armure de Karl. La lanière de l'épaule gauche fut coupée, génant ainsi Karl lors de ses coups. Celui-ci devint rouge, puis riposta. Encore une fois, son coup fut paré, et Kiar'sh en profita pour couper la deuxième lanière, celle de l'épaule droite cette fois. L'armure commença alors à glisser vers le sol. Kiar'sh fit une attaque lente vers le coeur de Karl, à présent découvert. Karl para, mais Kiar'sh commença un joute à ce niveau là : il poussa son arme vers le coeur, tandis que Karl le repoussait. Kiar'sh s'avança d'un pas vers lui, et lui donna un coup de poing sur la tete. Karl n'arriva pas à bloquer le coup et il était insuffisant pour l'assommer. Mais il était distrait, et relacha sa garde. Kiar'sh donna un coup de pied dans le ventre de Karl, dégagea son épée et frappa du plat de la lame le crane de Karl, qui tomba à terre, K.O.

Tout les soldats s'étaient arretés pour regarder la joute. Gildaar'k prit la situation en main, demanda à deux hommes qui était dans son unité de porter Karl un peu plus loin de la foret et demanda aux autres de se préparer à entrer dans le bois.
Il fit un long soupir : ce fameux Karl était dans son unité. Une main se posa sur son épaule, et il se retourna pour voir à qui elle appartenait. C'était Kiar'sh.
-Ne te décourage pas frérot. Tu feras du très bon boulot.
Puis Kiar'sh se dirigea vers ses hommes, et dit d'un voix puissante et assurée :
-Maintenant que ce problème est réglé, partons vers les morts!
--------------------------------------------------------------------------------
En espérant avoir fait un meilleur récit,
Gildaar'k
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Pasiphaé
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mer 5 Aoû 2009 - 19:05

La V1 m'avais soulé dès le deuxième paragrapahe... Là j'ai tout lu et j'ai bien aimé, c'est peu dire si il y a un mieux!

Il y a tout de même une chtite critique : et pourquoi il a comme pr hasard les cheveux blanc le gas mmmh? Il aurait été préférable qu'il acquière cela par la suite... Ou que tu trouve une explication valable... du coup on aurait vraiment un texte réaliste.

Pasiphaé, qui aime une capillarité capilotracté mais tout de même expliqué!
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Gildaar'k
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mer 5 Aoû 2009 - 20:01

Hein? Il a les cheveux blancs parce que na Gniié !
Plus sérieusement, c'est parce que j'ai commencé du RP ( j'en profite pour dire merci à konrad le bisournouse Wink ) et je joue Kiar'sh, et vu que mon historique a changé, et que je voulais modifier les Frères des Ténèbres, j'ai sauté sur l'occasion.
Je vais d'ailleurs changer d'avatar.

Je suis content que ça t'ai plu Happy
Et puis, quand je dis réaliste... ça veut dire qu'il y a aura un peu de fantaisie... Wink

Gildaar'k
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MessageSujet: Re: Les frères des ténèbres   Mar 6 Avr 2010 - 11:29

MAJ ; et départ à zéro depuis ce point, càd que tout ce que j'ai fait avant est en fait bon à supprimer... Mais je le laisse pour montrer la différence entre les deux.
N'hésitez pas à laisser des avis, et surtout, bonne lecture !
( oh et ne prêtez pas attention aux (1) et (2), j'ai juste la flemme de les retirer )


L'être était troublé. Caché en dessous du balcon de la maison, le dos calé contre le mur et ses mains tâtonnant dans le noir, essayant de se hisser par la seule force de ses bras vers cette plateforme salutaire, il cherchait en vain ce qu'il avait fait la nuit précédente. Et celle d'avant. Ainsi que toutes les autres nuits qu'il avait vécues depuis l'évènement.
Il avait essayé - vainement - d'oublier ce qu'il avait fait. Et d'oublier qui il était. Il arrivait encore à balbutier son nom, entre deux secousses nerveuses, comme pour se rassurer. Sauf que le fait de se souvenir de lui, de sa vie et de ses origines n'était pas salutaire. C'était ce qui le plongeait dans un puits de désespoir.

Qu'aurait-il dit, ce fier jeune homme promis à un brillant futur, en se voyant seul, hagard, recouvert de sang séché et d'autres choses autrefois liquide, essayant d'entrer par effraction dans une maison quelconque pour boire à sa soif?
Il aurait détourné le regard.

La frêle créature tremblotait. Elle parvint néanmoins, dans une dernière tentative, à se hisser sur le balcon, sans savoir comment. Une fois dessus, il tapota à la porte qui le mènerait à une chambre de la jeune fille qu'il avait suivie dans les rues, malgré son état. Il tapota à la porte, puis attendit. La jeune fille ouvrit doucement.

Sa peau était pale, ses longs cheveux blonds mis en queue de cheval, et elle respirait l'innocence et la pureté. La chose s'étrangla. La jeune fille eut un hoquet de surprise en voyant un jeune homme aussi sale, maigre et aussi crotté - en effet, il faisait sombre et l'on ne pouvait savoir que c'était du sang qui recouvrait ses habits, mais on sentait une odeur étrange -. Sa première réaction fut d'essayer de le pousser sur le balcon, et de s'enfermer dans sa chambre, mais en silence, afin de ne pas créer de rumeurs néfastes à son image. Alors qu'elle posait ses mains sur les épaules de celui qui était entré et poussait de tout son poids, le jeune homme n'eut qu'à la toucher du bout du doigt pour qu'elle soit presque projetée contre le mur. Presque. Elle se contenta de tomber vers le sol... pour se faire rattraper par le jeune homme. Il s'était déplacé de plusieurs mètres en une fraction de seconde, et était à peine fatigué. Mais les beaux yeux qu'elle voyait étaient... trop beaux. Elle plongea alors ses grands yeux bleus dedans et dit d'une voix douce :

« Avez-vous besoin de quelque chose, monsieur? Je vous ai aperçu, derrière la ruelle, à me guetter... Seriez-vous tombé sous mon charme? »


Le jeune homme hocha lentement la tête. Il la serra plus fort contre lui... Ils respiraient à l'unisson. Elle semblait serrée dans son corset, constata-il. Il la regarda, leurs yeux plongeant l'un dans l'autre, perdus dans des lieux connus à seuls les amoureux... Il se pencha pour l'embrasser dans le cou, fiévreusement, comme si il s'en retenait depuis le début de la soirée, encore et encore.

Et c'est là que tout devient moins idyllique. Tandis que la jeune femme se pâmait d'avoir trouvé un amant pareil, celui-ci passait le bout de sa langue sur ses deux petites canines. Pas si petites que ça, car elles semblaient tout de même plus grandes et pointues que les canines ordinaire. En effet, on aurait plutôt dit des crocs. Qui pénétrèrent doucement la peau de la jeune femme, laissant deux petites marques, pour percer l'une de ses veines. Puis le jeune homme se retira, avant de revenir à l'assaut, au meme endroit. Il suça doucement le sang de la femme.

Ils vivaient tout deux un moment d'extase, où le sang circulait de l'un pour aller chez l'autre qui l'absorbait goulument. La jeune femme avait renversé sa tête, et la hocha vaguement quand l'homme susurra :

« Tu es mienne, et je t'aime. Je ne peux me passer de toi, et tu ne peux te passer de moi mais tu ne diras rien à tes parents... Ils ne voudraient pas nous voir ensemble. »


Il se retira alors, revigoré. La jeune femme ne remarqua pas que sa peau était plus colorée - il faisait toujours noir, bien que l'aube ne tarderait pas à poindre - ni le fait qu'il semblait plus énergique et sur de lui, et bien plus charismatique et fort que quand il était venu. Comment était-il venu, d'ailleurs? Il fallait grimper le long du mur sans aucune aide... Ah! Il devait avoir une corde, n'est-ce pas? Bien sur. Il ne lui ferait jamais de mal... Tout ceci laissait la jeune femme en émoi. Elle se sentit un peu faible, et décida de se coucher tout de suite.

Quand au jeune homme... Il était content d'avoir trouvé une nouvelle proie. Il la saignerait sans état d'âme. Après tout, elle le méritait, elle avait essayé de la pousser hors du balcon. Elle le méritait, non? Non. Mais de toute façon, il n'aurait nul souvenir de cette nuit. Alors pourquoi s'en priver?

***


« Tu ne dois jamais, mon fils, jamais, avoir honte de tes origines. Tu dois toujours etre fier de qui tu es et de qui tu descends. De nombreuses gens ne s'assument pas, et c'est là leur plus grande faiblesse. »

« ... Oui père.»
concéda mentalement Kieren "Kiar'sh" Drask (1). « Vous avez, comme toujours raison. Mais comment m'accepter tel que je suis, si je suis un monstre, une abomination? »

Une main calleuse se posa sur son épaule. Ferme, mais douce. Tout comme la voix qui suivit. Sans regarder, Kiar'sh savait qui était là. Son père. Non pas son père de son flashback, celui qui l'avait engendré avec sa mère, mais celui qui l'avait fait devenir ainsi. Il était intimement lié à lui, par le sang qui coulait dans ses veines, par sa nature que nul ne pourrait comprendre à moins d'être comme lui, et par mille autres liens qu'il sentait sans connaitre leur nature. Il n'avait nul besoin de se retourner pour le saluer ; accepter sa présence était assez.

« Tu as passé le premier test. J'espère que tu passeras le deuxième avec autant de succès. »


La remarque fit enrager Kiar'sh, et il s'écria :

« Mais! Quels tests! Me combattre, bien! Mais me laisser mourir dans une ville aussi grande et dangereuse que Nuln! Je ne vois pas, et je doute point que je ne verrais jamais l'usage de telles pratiques! »


Son père pencha la tête, intrigué par la colère du nouveau-né.

« Oui, oui, fort bien, fort bien... »
, fit-il, se redressant pour mieux lancer une tirade théâtrale, accompagnant son monologue par des gestes forts éloquents quand à sa perplexité, « Bien? Excellent! Vous, vous êtes bien bâtit, fort, premier test, et malgré une baisse de régime caractériel, je vois que vous n'êtes pas devenu une chiffe molle, oui, oui, deuxième test, et finalement, le dernier test doit venir... ! », puis se ravisant, « Ah, mais! Le deuxième test n'est pas fini, il me reste des choses à voir... Oui, oui... »

Kiar'sh le fixait, attendant qu'il ait fini de parler ainsi pour essayer de le raisonner. Mais Marcus avait déjà reprit sa progression, mais il ne monologuait plus.

« Tu vois... Nombreux sont ceux qui m'ont déçu. Ils se sont détournés de la Quete, pour profiter de leurs nouveaux talents comme bon leur semblait, sans foi ni loin, sans... compassion. Mais toi... Toi tu m'as l'air d'en valoir la peine... Je dois juste... vérifier une ou deux choses. »
Marcus planta ses yeux rouges dans ceux de Kiar'sh et continua. « As-tu déjà tué... quelqu'un de pur, d'innocent? »

Kiar'sh baissa les yeux, incapable de supporter le savoir et la puissance de ceux de Marcus trop longtemps. Incapable de supporter son reflet dans les yeux de celui qui l'avait Changé.

« Non. »

« As-tu déjà bu le sang de quelqu'un de tel ? »


Oui. Celle de la jeune femme de la nuit précédente, et celles d'autres personnes... Dont les noms et visages restaient flous, car il ne voulait pas s'en souvenir, pas encore.

« ... Oui mais je n'av... »

« Sache que je le savais déjà. Vu que tu es ma dernière recrue en date, je t'ai surveillé de loin pendant longtemps. Je voulais juste voir si tu allais mentir ou non. Si tu avais menti... Et bien, disons que mon sang serait retourné chez moi... N'est-ce pas... Donc, donc... Je ne vais pas te laisser seul bien longtemps. Mais... »
, ajouta Marcus en voyant une étincelle d'espoir dans les yeux de Kiar'sh, qui avait décidé de soutenir son regard,
« Mais pendant peu de temps. Très peu de temps, alors prépare toi à te réveiller, un jour, et à regarder à tes cotés, où j'étais la nuit précédente, pour n'y voir que de l'herbe foulée par tes propres pieds, toutes traces de ma présence effacée. Et continue sur la voie de la Quête. Ne te détourne jamais. Jamais. »

***

« Prends ton arme. Prends la, te dis-je! »


La pointe de sa lame était posée en-dessous de la pomme d'Adam du soldat, si bien qu'à chaque fois que celui-ci déglutissait, une nouvelle goutte de sang coulait. Mais il n'avait pas soif, juste envie de se divertir un peu. Il était faible, cependant... Après tous ses combats, après toutes ses nouvelles connaissances, il était normal qu'il soit un peu chamboulé. Mais il allait mieux ; il avait trouvé son juste équilibre, il avait trouvé la voie de la Quête. Elle le rassurait, le cajolait, le fascinait... Elle était pure et juste, et semblait être devenu aussi importante à ses yeux que son premier amour; même plus. Elle était son tout, son double, sa moitié, sa raison de vivre, son objectif, bref, elle lui était plus essentielle que le sang qu'il buvait. Son mentor aurait été fier de lui. Il aimait la Quete, sans être dépendant d'elle. Il l'aimait parce qu'il voulait l'aimer, pas parce qu'il avait besoin de l'aimer.

Le soldat se baissa pour ramasser son arme, se dégageant ainsi de l'emprise de Kiar'sh, puis se releva lentement, avant de planter son épée à l'endroit où son adversaire se tenait, pour ne rencontrer aucune résistance autre que celle de l'air... Le vampire avait fait un simple pas de coté, et posa sa main gantée sur la gorge du soldat.

« Ce n'est pas bien de m'attaquer ainsi... Pas très chevaleresque. As-tu oublié toutes tes bonnes manières, petit bretonnien? Ne réponds pas. J'en ai vu et entendu assez de ta part. Meurs. »


Le ton sur lequel le vampire parlait fit trembler le soldat. Il était sec et glacial, et, sans etre hautain, il lui donnait l'impression d'être une fourmi comparé à l'homme qui tenait sa vie entre ses mains. Il sentait qu'il n'avait plus longtemps à vivre. Mais il pensait qu'il pourrait peut-etre le dévier de sa voie, car ses airs n'étaient peut-être que des airs, et il n'était sans doute pas aussi inflexible qu'il ne le laissait paraitre.

« Messire, j'ai foi en votre jugement, et je sais que ce j'ai fait n'était pas bien. Mais ma famille... »

« Ta famille, dis-tu ? Ta famille apprendra à se passer de toi. Et puis, qui te manquera? Que dirait ta femme et tes enfants en te voyant passer au fil de l'épée toutes ces jeunes gens? »


Le soldat se mit à genoux dans la fange, et prit à deux mains la botte souillée de son adversaire, et se mit à pleurnicher.

« Je sais ce qu'ils diraient, mais laissez moi une chance! Vous êtes un bon justicier, vous voyez le bien en... »

« Justicier! Je ne suis pas un justicier! Je tue sans remors... »

« Les villains et les criminels seulement monseigneur. Pas les gens gentil comme moi. »

« Assez! Assez de tes mensonges et de tes flatteries! Le temps est précieux, et tu me le fais perdre! A présent, tiens toi tranquille ou je te couperai la langue avant de te faire connaitre mille supplices ! »

« Vous ne ser... »


Kiar'sh retira sa main, vivement, du cou de l'homme, comme s'il avait peur que ce contact le salisse, puis abattit sa lame, coupant le crane du soldat en deux parties inégales. Le corps de celui-ci s'affaissa et tomba au sol dans un éclat de sang. Il n'avait pas le temps de lui faire connaitre mille supplices. Le vampire se détourna de ce gâchis, et arracha des brins d'herbe avec lequels il essuya sa lame des bouts de cervelle, d'os et du sang qui avait coulé.
Il avait l'impression de ne plus avancer à présent, deux années seulement après avoir été changé. Tout lui semblait trop fade, ses exploits trop in-importants. Il ne se battait que contre des mortels, n'étant pas assez sur de lui pour aller vaincre des trolls, des gobelins et d'autres créatures dangereuses et exotiques. Il sentait au fond de lui qu'il devait affronter ses dernières craintes de mortel avant. Comme sa famille.

« Ce temps viendra. » murmura-t-il, « Je ne dois pas le hâter. Ce serait mauvais de hâter de telles retrouvailles, oui... Il vaut mieux pour l'instant rester loin de père et mère... Et de Gillian(1). »

Il lui sembla soudain entendre la voix de son mentor, venue d'on ne sait où pour le réprimander.

« Tes craintes t'infirment. Un bon chevalier ne doit pas avoir peur, sans toutefois être une tête brulée. Il te faut combattre tes peurs, ou tu stagnera à jamais. Va ! Affronte ta famille en face, et ris leur au nez ! »


« Oui. Oui... »


***

Kieren était lové dans le creux d'une pierre. Il tremblait. Ce n'était pas la soif qui le faisait trembler, mais autre chose. Le choc. Il était ébranlé, dans les fondations même de son être. Il était dans le même état de choc qu'au début. Qu'à sa transformation, mais... en plus violent. Il ne pouvait plus bouger, tellement il était troublé.


« Vermine! C'est là que tu te cachais! »


Le vampire se retourne. Il connait que trop bien cette voix. C'est une voix qu'il connait depuis qu'il est tout petit. Celle d'un être aimé. D'un être qu'il aime, et respecte. La voix est amère, sèche. Elle sonne faux dans cet endroit; elle est déplacée.

« Réponds! Parle! »


Oui, oui, parle à ton frère. Parle. Dis lui que tu n'as pas voulu devenir ainsi. Implore son pardon. Pleure! Non. Tu ne pleureras pas, parce que tu ne vas mentir. Tu ne vas pas dire que tu ne voulais pas devenir immortel, et surpuissant. Tu ne vas pas dire que tu es désolé d'avoir tué cette prêtresse, même si, ça, c'est vrai.

« Regarde moi en face, lâche! »


Retourne toi et regarde. Regarde le bien dans les yeux. Et dis lui... Dis lui que si il ne part pas, tu vas le tuer. C'est la vérité. Tu as soif, tu as faim... Tu veux son cou, cette veine qui bat. Oui, on sait que tu t'es nourri il n'y a pas longtemps. Il y a des cadavres décapités, démantibulés, un peu partout, exsangue. Tu les a tué. Tu les a bu jusqu'à la dernière goutte. Mais tu as encore faim. Après ce combat épique pour les tuer, tu as faim, soif, tu es faible. Allez. Vas-y, retourne -toi!


Le corps du vampire tremblait nerveusement. Encore et encore, il revoyait ses choses... Le combat... Encore et encore...

Il se retourna vivement, et bondit sur ses pieds. L'heure de la confrontation était venue. Il avait du mal à se tenir sur ses pieds, mais il ne retarderait pas ce combat. Il le vivrait, jusqu'au bout. Il serait celui qui survivrait. Pas son frère. Son frère... Son frère allait mourir. C'était inévitable. Mais lui, il était fait pour survivre aux siècles.

« Tu vois, je te réponds, je te parle, et ce pour te dire que j'accepte ton défi. Je sais que tu es venu pour me tuer. Tu as toujours fait preuve d'étroitesse d'esprit. »
Kiar'sh pausa un peu, cherchant ses mots. « Mais j'ai deux choses à te demander ; premièrement, es-tu bien sur que tu souhaites te battre contre moi? Je serais sans pitié. Je te tuerai sans hésitation. Si tu tiens à la vie... Passe ton chemin. Au sinon, tu es le... bienvenu. Deuxièmement, dis-moi... Pourquoi as-tu tué cet inquisiteur? »

En effet, Gillian portait un uniforme d'inquisiteur, et devait l'avoir tué. Après tout, rechercher un vampire était plus que suspect, et Gillian, en bon idéaliste, avait toujours détesté les méthodes brutales de l'Inquisition, et doutait qu'un dieu quelconque existe. Mais, à la place de répondre, Gillian se mit à rire d'un rire rauque mais franc. Puis il se rendit compte que ce n'était pas une blague. Il toisa Kiar'sh pendant quelques secondes, avant de répondre.

« Après que tu a tué cette prêtresse, je fus troublé. Ne comprenant rien à rien, je partis lire des livres occultes afin de mieux... cerner le problème. Mais pour lire ces livres... Il fallait faire partie de l'Inquisition. Je suppose que tu comprends la suite de l'histoire. Je suis ici pour te tuer, sur les ordres de plusieurs de mes supérieurs, et, après t'avoir tué, et bien... Je deviendrais un membre confirmé de l'Inquisition, et, bien que cela ne me passionne pas... on ne vit pas d'amour et d'eau fraiche, n'est-ce pas? »


Kieran était surpris. Quoi, son frère avait abandonné tous ses idéaux juste pour le tuer?! Et bien, il lui donnerai satisfaction. Ce combat serait épique, et il donnerai son mieux. Cependant il sentait ses jambes flancher sous son poids et sa tête tourner, sans rien laisser paraitre.

« Je vois. Tire ton épée. Ou ton pistolet. Ce sera à la mort. »


Gildaar'k hocha la tete, et sortit un sabre finement ouvragé de son fourreau. La lame était bleutée, sans doute faite par le meilleur forgeron humain encore vivant, et le pommeau était orné de nombreuses dorures. C'était du grand art que le vampire ne pouvait qu'admirer. Le tout nouveau inquisiteur le fit scintiller au soleil théâtralement, avant de la pointer vers son frère. Celui-ci avait sorti deux épées, courtes et salies par le temps, et s'était déjà mis en garde. Les combattants se toisèrent, et Gillian passa à l'attaque.
D'un petit bond il se retrouva à portée de frappe de Kiar'sh, qui fit effectuer à son épée un arc étincelant, se dirigeant droit vers la hanche de son adversaire qui para agilement d'un revers de lame. Les combattants firent tous deux un pas en arrière, et cette fois l'inquisiteur prit l'initiative. Il fut rapide, agile, et son coup, bien que direct, fut dur à parer. Les lames s'entrechoquèrent avec un bruit tel qu'il heurta les oreilles du vampires, qui sentait que les tremblements revenaient. L'inquisiteur rompit le contact, pour tenter une botte qui fut esquivée. Le combat continua, et nul semblait prendre le dessus. Cependant, à chaque coup, Kieren sentait sa force décroitre, et Gillian gagnait en assurance. Le vampire parvint cependant à le blesser à la jambe, mais la riposte fut telle qu'il tomba à terre. Il ne pouvait plus bouger sans sentir une atroce douleur liée à la soif, qui l'empêchait de se battre sérieusement, et de réfléchir clairement. Il se releva en un bond, et sa première épée bloqua le sabre de l'inquisiteur. Sa deuxième épée sembla disparaitre pendant un instant, sous l'effet de la vitesse, pour entailler la joue de son adversaire, qui parvint cependant à esquiver partiellement l'attaque. Le sabre de Gillian percuta, trop tard, l'épée, mais réussit à faire voler en éclats la lame de l'épée du vampire. Celui-ci recula, sous l'effet de la surprise, mais parvint à griffer son frère au niveau du poignet, manquant de peu ses veines. Avec un cri de colère, celui-ci donna un coup de pied à la hanche de son ancien 'ami'. Kieren tomba à terre. (2)
La soif commençait à sérieusement affaiblir le vampire, et lorsque tout les bruits lui semblèrent lointains et qu'un voile noir embruma sa vision, il comprit que c'était grave. Le dernier coup de pied de son frère laissa entendre un craquement lui semblant étouffé, mais au fond de lui, il savait qu'un os avait été brisé. Avec un petit râle, il essaya de se relever, mais son frère le plaqua contre le sol avec un violence telle que tout devint noir...
Son corps était désormais agité de soubresauts ; Dieu sait comment, un nerf était touché.


Il se crispa en se souvenant de ces coups. Son corps n'en portait plus les marques, mais il savait qu'il avait alors eu plus d'une cote cassée. Il ne se souvenait plus de grand chose après - juste d'un voile rouge se superposant au noir, et d'une soif, d'une soif comparable à nulle autre -. Il savait qu'à la fin, tout ce qu'il restait de son frère était un corps déchiqueté, à peine reconnaissable, exsangue, couvert de cicatrices, tous ses vêtements en lambeaux. Il ne savait pas comment il avait fait ça, mais il sentait que cette chose qui avait agi ainsi n'était qu'une fourmi comparé au pouvoir de sa bestialité et de la Soif. Le souvenir de son frère le fit se recroqueviller, puis il sombra dans une douce parodie de sommeil...


***

« Heinrich von Klein, je te maudis! »


La voix du vampire résonnait dans le paysage vide du Stirland. Il n'y avait rien autour de lui, à part quelques fourrés éparses et un arbre, au loin. Il se sentait seul, plus seul que jamais. Le deuxième inquisiteur contre lequel il s'était battu avait tué son seul ami vampire, ou au moins compagnon de voyage, sans compter Magnus, Cold. Il était faible à présent, plus faible qu'il ne l'avait jamais été, et son honneur et amour propre semblait être en miettes. Sa vie vampiresque était fragmentée entre des moments de faiblesse et des moments de force ; il lui semblait que la voie de la Quête lui était devenue brumeuse, à présent, voire même inaccessible.

« Non. »
se dit-il, « Non. Jamais, au grand jamais, je ne perdrais de vue la Quête. Elle est mon But, elle est mon Salut. Sur le nom du pourfendeur de dragons, sur le nom d'Abhorash, jamais je ne renoncerai! » (3)
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