Armées Comtes Vampires et mort-vivants


 
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 Historique d'armée CV

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Ptitgarou
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MessageSujet: Historique d'armée CV   Ven 10 Oct 2008 - 13:38

Voici une présentation romancée de mon armée, ce texte a été réalisé pour un tournoi qui demande un peu de Hobby. Le récit est en 2 parties.
Vous trouverez la liste correspondante ici:
http://whcv.forumactif.com/liste-d-armee-v7-f28/2000-pour-tournoi-t1694.htm

Ludovik patientait accoudé au comptoir du Marcassin Baveur. Cet immonde bouge le répugnait au plus haut point. L'endroit était depuis longtemps le repaire de tous les moribonds du coin, on y croisait même quelques apprentis nécromants accompagnés d'un ou deux pitoyables zombies à peine capables d'avancer. Située au beau milieu des marécages Sylvaniens, cette vieille taverne aux boiseries pourries était dirigée par un vieil alchimiste colérique et gâteux qui n'apparaissait que rarement dans la grande salle. Le bar, quant à lui, était tenu par un vieillard apathique dont la peau parcheminée lui donnait l'air d'avoir des siècles et son teint blafard lui donnait une apparence presque fantomatique.
L'heure du rendez-vous était déjà passée depuis plus d'une heure et en temps normal, Ludovik sera déjà reparti depuis belle lurette. Mais cette rencontre était très importante pour le Maître et Ludovik ne voulait pas lui déplaire. Il s'apprêtait à commander son troisième verre, mais c'est alors qu'elle fit son entrée. De taille moyenne, elle était vêtue d'une longue robe bleue nuit dont le velours reflétait l'éclat des torches fixées aux murs. Elle portait un corset de cuir noir lacé d'un ruban rouge vif qui répondait à celui de ses lèvres et mettait en valeur sa poitrine et sa peau d'albâtre. Ses longues manches en mousseline blanche touchaient presque le sol lorsqu'elles ne virevoltaient pas au rythme de ses pas.
Le jeune vampire resta un instant interdit. Il ne s'attendait pas à rencontrer une jeune femme si gracieuse dans un tel endroit. Malgré l'apparente incongruité de sa présence, nul ne semblait troublé ou même surpris dans la taverne. La belle s'avança droit vers Ludovik:
« Bonsoir, je suis Marianne. Enchantée. »
Elle tendit sa main pâle ornée d'une pierre bleue sombre vers Ludovik, qui, ayant repris ses esprits lui prit la main en la saluant d'un signe de tête.
« - J'allai partir, j'espère que vos informations satisferont nos attentes.
- Elles le feront, je puis vous en assurer, jeune homme... Emilien! Apporte-moi une chope d'eau bouillante, s'il te plaît, dit-elle en s'adressant au barman. »
Le vieillard déposa une chope fumante sur le bar devant la belle vampire. Elle glissa la main l'intérieur de son petit sac dont elle sortit un étui métallique qu'elle posa sur le comptoir avant de l'ouvrir. L'étui contenait de petits rouleaux de tissu imbibés de rouge desquels pendait une courte ficelle blanche. Elle saisit délicatement une ficelle et fit tremper le cylindre de tissu dans l'eau chaude avant de nouer la ficelle autour de la hanse.
« - Ses infusions sont infectes, j'apporte toujours les miennes. Avez-vous ce que j'avais demandé à votre maître ? »
Ludovik plongea la main dans la poche de son manteau pour en sortir un petit coffret en acajou sculpté. Marianne prit le coffret et caressa délicatement le serpent sculpté sur le couvercle. Ludovik crut entendre une sorte de chuintement et le coffret s'ouvrit, laissant apparaître un médaillon composé d'une chaînette dorée et d'un pendentif finement ouvragé orné d'une serpentine de belle taille dont les reflets ocre et verts semblaient se mouvoir comme un nid de serpents entrelacés.
« - Il est magnifique... Me feriez-vous l'honneur ? »
Elle tendit le médaillon à Ludovik qui le saisit d'un air renfrogné avant de se lever pour passer derrière la jeune femme. Celle-ci releva ses longs cheveux noirs découvrant sa nuque et le serpent tatoué qui remontait sa colonne vertébrale. Ludovik accrocha le bijou et se rassit sur son tabouret.
« - Bon. Puis-je enfin avoir ce pourquoi je suis venu ?
- Quelle impatience! Ma compagnie est-elle si déplaisante ?
- Je n'ai que faire de vos minauderies. Je n'ai pas de temps à perdre. Le seigneur Kuerten attend mon retour et nous avons encore beaucoup à faire pour atteindre nos objectifs. »
Le regard de Marianne s'assombrit et elle se pinça les lèvres.
« - Alors prenez ça et déguerpissez! »
Elle posa un papier sur le comptoir devant Ludovik. Le document représentait une carte approximative avec des coordonnées. Le vampire le saisit et quitta la taverne sans un mot. Il récupéra sa monture et disparut dans la nuit au grand galop.

Le seigneur Pieter Kuerten passait ses troupes en revue: ses squelettes qu'il invoquait avec une grande facilité, ses chevaliers aux armures usées par le temps, leurs armes aux tranchants encore acérés malgré leur vétusté luisaient sous les reflets lunaires; ses chauves-souris géantes qui planaient au-dessus d'eux et ses deux disciples.
Il fut interrompu dans ses pensées par les glapissements de sa meute de loups qui revenait de leur mission de reconnaissance avec Frantz à leur tête.
« Te voilà enfin. Alors ? Est-il là ? Est-il seul ?
- Oui, je l'ai vu. Il est énorme et accompagné d'une trentaine de goules.
- Parfait. Alors allons-y. Préviens Ludovik et pars devant avec les spectres.
- A vos ordres. »
Frantz repartit aussitôt suivi des trois silhouettes spectrales et disparut dans la nuit nimbé d'un étrange halo de brume.
Le seigneur Kuerten mit son armée en marche. Ce renseignement lui avait coûté cher, mais s'il parvenait à rallier ce Varghulf, son armée commencerait à devenir une réelle menace, et les quelques goules qu'il pourrait récupérer seront un bonus intéressant.


Suite: La capture du Varghulf

Morrslieb était haute dans le ciel et d’épais nuages la dissimulaient aux trois quarts alors que le tonnerre grondait au loin. Frantz avançait précautionneusement au travers des ruines du village abandonné. Jeune vampire, son corps n’avait pas encore oublié tous ses réflexes naturels et l’odeur âcre des marécages environnants lui emplissait les narines à chaque respiration.
Il se souvint de la nuit où il était devenu vampire, 72 ans déjà. Frantz Furblud, voleur de son état, était recherché pour divers larcins et actes de violence. Mais cette fameuse, nuit, il s’était attaqué à plus fort que lui. Avec trois complices, il s’était attaqué à un voyageur solitaire dans une ruelle. En quelques secondes, ses trois comparses furent massacrés et Frantz déchaina toute sa rage sur le voyageur qui le maîtrisa pourtant aisement. Avant de la mordre, il avait prononcé ces mots : « dorénavant, il n’y aura plus de limite à ta fureur. » Effectivement, il n’avait pas menti.
Cette fois-ci, il allait s’attaquer à un sacré spécimen. L’énorme créature avait élu domicile depuis quelques lunes dans ce vieux village et régnait depuis sur une trentaine de goules, anciens habitants du village.
Un cri perçant le sortit de ses réflexions. C’était une banshee qui l’avertissait de l’apparition du monstre. Frantz sortit son épée de son fourreau et se glissa silencieusement jusqu’à une fenêtre afin de pouvoir observer la rue.
Le varghulf était impressionnant, malgré sa posture courbée, il dépassait les goules qui l’entouraient d’au moins deux fois leur taille. Son dos musculeux mesurait dans les deux mètres de large et il se déplaçait tel une chauve-souris au sol en s’appuyant sur se longues pattes griffues à l’arrière desquelles semblaient pousser des embryons d’ailes. La pluie se mit à tomber.
C’était la première fois que Frantz rencontrait une telle créature, mais il savait que malgré sa force, il n’en viendrait pas seul à bout. Il devait d’abord l’isoler en se débarrassant des goules. Il fit signe aux 3 spectres de contourner le petit groupe, tandis qu’il s’approchait furtivement de deux goules isolées. Après leur avoir tranché la gorge, il traina l’un des cadavres à l’étage d’un bâtiment et le lança au travers d’une ouverture dans le mur en partie écroulé. Le bruit sourd du corps heurtant le sol et des éclaboussures intrigua le varghulf qui s’approcha avec méfiance du cadavre. Son pelage roux ondoyait en suivant ses mouvements nonchalants. Le monstre approcha sa gueule de la goule et se mit à la renifler. Tout à coup, des cris stridents retentirent à l’opposé de la rue ; les spectres étaient passés à l’attaque et les goules tombaient les unes après les autres, tranchées en morceaux par les faux spectrales. Le varghulf s’était retourné vers les combats, offrant son dos à Frantz qui en profita pour lui plonger dessus, tenant son épée des deux mains, l’une fermement appuyée sur le sommet du pommeau. La lame s’enfonça entre les omoplates de la créature qui poussa un cri terrifiant. Elle se redressa de toute sa hauteur, ruant pour se débarrasser de son agresseur qui fut projeté violemment contre une rambarde qui vola en éclats. Frantz se releva douloureusement tandis que la créature tentait d’extraire la lame fichée dans son dos. Contractant ses muscles dorsaux, elle parvint à pousser l’arme hors de la plaie qui commença aussitôt à cicatriser sous les yeux ébahis du guerrier.
La bête se mit ensuite à avancer vers le vampire ; plus faible et désarmé, il n’avait aucune chance. C’est alors qu’il aperçut dans le ciel, les trois chauves-souris vampires du seigneur Kuerten qui planaient dans sa direction. Il se mit aussitôt à courir vers elles à toute vitesse, suivi de près par le varghulf déchainé. La course dura pas loin d’une minute avant que Frantz n’aperçoive enfin les troupes de son seigneur dans une rue perpendiculaire.
« Donnez-moi une arme ! »hurla-t-il à quelques pas de ses alliés. Le seigneur Kuerten lui jeta une épée qu’il saisit au vol avant de se laisser glisser à plat dos dans la boue, les jambes repliées. Le varghulf emporté par son élan lui passa au-dessus, permettant à Frantz de lui porter un puissant coup de pieds entre les jambes, déséquilibrant le monstre qui s’étala tête la première sur le sol éclaboussant tout autour de lui. Frantz en profita pour se jeter dessus et le rouer de coups d’épée.
La créature, un peu sonnée, se releva et agrippa le guerrier entre ses griffes puissantes.
A l’instant même où la mâchoire du monstre allait se refermer sur Frantz, la bête fut projetée violemment par la charge de Ludovik monté sur son destrier. Frantz se releva lentement, sonné. Le seigneur Kuerten s’approcha du varghulf totalement désorienté et sonné. Il caressa le pelage ruisselant de la bête effaçant sa blessure cuisante ; puis, il ôta son gantelet avant de déchirer son poignet d’un coup de dents et de le frotter contre les babines de la bête haletante.
Pieter Kuerten était satisfait, ses disciples avaient fait leurs preuves et il avait maintenant un puissant varghulf à son service. Sa conquête pouvait enfin commencer.
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