En 1440, Gilles de Rais meurt pendu puis brûlé. Gilles de Rais est connu avant tout pour avoir été un compagnon de Jeanne d'Arc, qui la suivit sur le champ de bataille avec ferveur. Son corps est toutefois retiré assez tôt et enterré dans l'église que le seigneur breton avait désigné en ultime requête, à laquelle les prêtres ont accédé suite à sa rédemption soudaine dans la nuit précédent son exécution. Fin de parcourt d'un des plus grands criminels de l'histoire - et sincèrement, pas uniquement l'histoire française.
Il faut savoir, en préambule, que Gilles de Rais n'est tombé qu'indirectement pour ses crimes. Ils ne seront jamais prouvés de vive voix, pas en son temps. Quelques témoignages viennent pourtant décrire, trop succinctement, des zones d'ombre où seraient tapis la réelle atrocité du baron. Rais est inculpé avant tout pour une action à l'encontre d'un homme d'église, qu'il aurait très simplement battu. Lorsqu'il est arrêté, les chefs d'inculpation s'élèvent à quelques irrégularités dans les dimes et autres tribus qu'il doit au roi de France, piège retors pour que le Baron, sûr de lui, accepte de se rendre et de se défendre seul contre les accusations. C'est à ce moment que l'Eglise révèle les réels motifs contre lui : sodomie, sorcellerie et assassinat. Il n'est pas même condamné pour le moyen, uniquement pour le but. On dit de lui qu'il aurait pratiqué alchimie et satanisme. L'alchimie n'est pas directement un péché, attention, un pape aurait même écrit un essai à son sujet, sur ses valeurs curatives... Mais le satanisme, évidemment. Pour s'apporter richesse et longue vie, explique-t-on. Plusieurs historiens ont avancé la thèse plus atroce de l'ennui, simplement. Du dégoût de la religion après le sort réservé à Jeanne d'Arc. Ou de la maladie mentale. Mais qui à l'époque aurait pu soigner un homme qui présentait - nous l'aurions su de nos jours - de sérieux troubles psychologiques ?
En fait, on ne connaît pas l'étendue exacte de ses crimes (même si wikipédia avance 140 morts). Il a violé, torturé et tué (et parfois pas toujours dans cet ordre) des enfants de huit à douze ans, de tête, il me semble. Les scènes évoquées dans les dernières confessions de Poitou et Henriet, ses deux serviteurs et plus proches complices dans ses exactions sont tout simplement des cauchemars incroyables.
Un monstre dévorateur, un espèce de vampire à sa façon, réel pour sa part, qui s'est tout de même essayé (avec une grande naïveté) aux arts occultes tout en pratiquant les pires infamies. La page wiki, c'est par
ici. Le livre de Jacques Heers s'appelle "
Gilles de Rais", tout simplement, recadrant précisément le personnage dans son contexte, et "
Là-Bas", c'est toujours de Huysmans, avec de très beaux passages sur Gilles de Rais
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"Nous cherchions activement un terme positif pour remplacer la sinistre appellation "mort-vivant". Finalement, nous avons opté pour un terme très intéressant. "Personne en post-vie"
, ou "post-vivant"
. Voilà le début de notre République."Ossement Plaqué-Os, Post-Vivant et fier de l'êtreMon blog :
The Eternal Journey